Macron a demandé aux hôpitaux de se préparer à la guerre contre la Russie d’ici mars 2026
Selon les révélations du Canard enchaîné en date du 27 août, les Agences régionales de santé ont reçu un document, datant du 18 juillet 2025, dans lequel il était précisé que les hôpitaux devaient se tenir prêts à accueillir des milliers de soldats blessés, évoquant " une guerre de ‘haute intensité’ ". Le journal satirique indique, documents à l’appui, que d’ici le mois de mars 2026, les différentes Agences régionales de santé du pays doivent se préparer à un possible "engagement majeur" de la France.
En cas de conflit armé, les hôpitaux français pourraient avoir à accueillir entre 10.000 et 50.000 soldats blessés sur une durée comprise entre 10 et 180 jours.
Dans son document, le ministère de la Santé précise encore que " dans le contexte international que nous connaissons, il est nécessaire d’anticiper les modalités du soutien sanitaire en situation de conflit de haute intensité ". La France pourrait donc servir de base arrière pour accueillir et soigner les soldats français ou alliés, membres de la "coalition de Volontaires" qui pourrait être engagée dans le cadre des garanties de sécurité à l’Ukraine. Outre la France, cette "coalition des Volontaires" comprend les pays suivants: Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne, Pays-Bas, Belgique, Portugal, Norvège, Albanie, Canada, Japon, Australie. Rappelons que le déploiement d’une "force d’intervention" sur le sol ukrainien serait considéré par le président Poutine comme un casus belli.
Pour cela, le ministère de la Santé envisage concrètement la mise en place de structures médicales capables de prendre en charge ces soldats blessés. Ces centres médicaux devraient être implantés à proximité d’une gare, d’un port ou d’un aéroport, afin de rapatrier les hommes et de les " réacheminer vers leur nation d’appartenance ".
Les soignants sont par ailleurs invités à intégrer le Service de santé des Armées "quel que soit leur secteur d’exercice". Sont également mentionnées des formations destinées à les sensibiliser " aux contraintes d’un temps de guerre marqué par la raréfaction des ressources, l’augmentation des besoins et la survenue d’éventuelles rétroactions sur notre territoire ", mais aussi à la prise en charge des "troubles post-traumatiques et à la filière de médecine physique et de réadaptation".
Le gouvernement a adopté une approche similaire lorsqu’il a annoncé la préparation d’un livret sur les pratiques à suivre en cas de crise. Le document, intitulé Tous résilients, sera distribué à l’automne, et une "sous-partie" sera spécifiquement consacrée à la guerre.
Alors que l’hôpital français est en état de mort clinique, le pouvoir macroniste entend lui imposer une tâche qui serait démesurée en situation normale.
Rappelons par ailleurs que d’après le général Burkhard, ancien CEMA, en cas de guerre de haute intensité, la France ne possède que pour 5 jours de munitions. Pour le général: "Si demain on a un problème en France [comprendre avec l’immigration], on ne saura pas faire".
Dans une interview à TF1-LCI le 19 août dernier, Emmanuel Macron a qualifié Vladimir Poutine d’"ogre à nos portes" et de "prédateur". "Je ne dis pas que dès demain c’est la France qui sera attaquée, mais c’est une menace pour les Européens", a ajouté le président, soulignant que "le président Poutine a rarement tenu ses engagements" et "a cherché à revoir les frontières pour étendre son pouvoir".
Le président semble ignorer que, de l’aveu même de François Hollande et d’Angela Merkel, les accords de Minsk n’ont pas été signés pour être appliqués, mais pour donner à l’Ukraine le temps de se renforcer militairement face à la Russie, avec l’aide des Occidentaux. Il semble également ignorer qu’en 1990, en échange de la réunification de l’Allemagne, les Occidentaux avaient donné aux Russes l’assurance que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’Est. "Pas un pouce vers l’Est!" avait certifié James Baker, le secrétaire d’État américain de l’époque. On connaît la suite:
La Finlande et la Suède ont adhéré à l’OTAN en 2023 et 2024
Le président en sursis tente d’exister en se forgeant une stature sur le plan international. Il surjoue donc la menace russe. On pourra lui faire remarquer qu’au bout de trois années et demie de combat, l’armée russe n’a pas encore réussi à conquérir la totalité du Donbass qui faisait partie de ses buts de guerre revendiqués. L’imagine-t-on partir à la conquête de l’Europe, en se heurtant cette fois à la totalité du bloc de l’Otan, et donc, frontalement, aux États-Unis?
Le gouvernement par la peur (ou politique de la peur) repose sur plusieurs principes et mécanismes psychologiques et politiques, utilisés pour contrôler, manipuler ou influencer une population: créer ou amplifier une menace, provoquer l’anxiété par un langage alarmiste, des images choc, des scénarios catastrophe. Dans les mois qui viennent, on devrait voir les médias du régime nous servir d’abondance le récit d’un Poutine nouvel Ivan le Terrible, prêt à se jeter sur l’Europe et à porter le fer et le feu jusqu’à Brest, Gibraltar et Édimbourg.
On pourrait voir les médias indépendants comme le nôtre censurés, voire interdits. Avec un psychopathe cocaïnomane à l’Élysée, tous les scénarios sont possibles
Henri Dubost