Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Savoir

  • Avec l'éclairage LED: danger

    Depuis le 1er septembre 2018, les ampoules halogènes sont interdites à la vente dans l’Union européenne et les consommateurs sont invités à se tourner vers les LED. Voici les différents moyens de s'éclairer :

    • les éclairages avec un filament qui chauffe: ce sont les lampes à incandescence (interdites depuis 2013), dont font partie les halogènes,
    • les lampes fluorescentes, qui s’allument grâce à une décharge électrique dans un gaz : ce sont les ampoules fluocompactes et les tubes néons par exemple.
    • les LED qui utilisent le passage d’électrons dans un semiconducteur. Ces ampoules à bas voltage permettent de faire des économies d’énergie.

    Les LED sont souvent scintillantes: l’émission de lumière par la LED ne se fait pas en continu. Les Angliches utilisent le terme de "flicker" pour parler de cette "lumière papillonnante". Ce scintillement n’est pas forcément perçu par l’utilisateur. Or, le "flicker" peut être nocif à la santé : il favorise les migraines et la fatigue oculaire.

    En effet, une recherche à prouvé que le ballast magnétique -qui contrôle l’éclairage fluorescent- produit un flicker avec une fréquence de 100 par seconde. Des ballasts électroniques plus efficaces et meilleurs pour la santé sont ensuite arrivés sur le marché. Pour les LED, certains circuits électriques sont mieux conçus que d’autres, et les lampes plus ou moins scintillantes. Mais les consommateurs, quand ils achètent leurs ampoules, n’ont aucun moyen de savoir si elles seront très scintillantes. Or, d’après le chercheur, le flicker des LED est parfois plus important que celui des pires éclairages fluorescents.

    Le flicker n’est pas le seul problème avec les LED.  En janvier 2017, l’Inserm a dévoilé une étude sur les effets de la lumière bleue sur la rétine, suggérant qu’elle favorise la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Pour ce travail, les chercheurs ont travaillé sur des rats dont la pupille était dilatée. Ils ont d’abord montré que toutes les ampoules sont nocives à la rétine à une intensité élevée : en 24 h d’exposition à 6000 lux, les photorécepteurs sont sujets à l’apoptose (mort cellulaire). Mais en utilisant des intensités correspondant à un usage habituel (500 lux), il est apparu que seul l’éclairage LED était nocif à la rétine, même si les dégâts étaient moins importants qu’avec une intensité élevée. Il reste à savoir si ces résultats sont transposables à l’Homme.

    Cette toxicité des LED serait due à la lumière bleue qu'elles émettent. Pour faire une lumière blanche, les LED combinent en effet une lumière bleue et une lumière jaune. Or la lumière bleue est plus énergétique et plus dangereuse que la jaune, à intensité équivalente. En août 2018, une autre étude, venant de l’université de Toledo, a confirmé que la lumière bleue faisait courir un risque pour la vision. Pour Ajith Karunarathne, chercheur à l’université de Toledo, " Ce n’est un secret pour personne que la lumière bleue nuit à notre vision en endommageant la rétine de l’œil ". Son laboratoire a trouvé que l’exposition à la lumière bleue favorise des réactions qui génèrent des molécules toxiques pour les cellules photoréceptrices. Or ces cellules de la rétine ne sont pas capables de se régénérer; si elles meurent, elles sont définitivement perdues. Les lumières verte, jaune ou rouge ne sont pas nocives comme la lumière bleue.

    Les chercheurs ont aussi trouvé que l’alpha-tocophérol, une forme de vitamine E,  permet d'arrêter la mort des cellules grâce à ses propriétés antioxydantes. On trouve de l'alpha-tocophérol dans des huiles (tournesol, pépins de raisins, colza, olive...), les noisettes, l'avocat, l'œuf...

    Quoi qu'il en soit, pour réduire votre exposition à la lumière bleue, vous pouvez équiper votre écran d'ordinateur d'un filtre spécial. Ou utiliser sur votre ordinateur, votre tablette et votre smartphone des applications comme f.lux ou Twilight qui filtrent la lumière bleue. Evitez de regarder votre smartphone ou votre tablette dans le noir. En été, portez des lunettes de soleil avec un filtre contre les UV et la lumière bleue, car le soleil en émet aussi.

    Pensez à protéger votre rétine avec une alimentation riche en vitamine E et en lutéine et zéaxanthine, des antioxydants connus pour réduire le risque de DMLA, présents comme la vitamine E dans le jaune d'œuf mais aussi dans les légumes verts à feuilles comme l'épinard.

    Voir aussi mon site: www.on2nocives.com

     

  • Comment macrouille attaque la dignité des personnes handicapées

     

     

    "On nous parle d’inclusion mais ils réduisent tout ce qui nous permet de vivre en autonomie"…  partage Odile Maurin. Dans une capsule vidéo, la présidente de l’association Handi-social argumente en quelques minutes sa critique de la loi Elan. Comme beaucoup, Odile Maurin accuse des effets d’annonces et un décalage entre un discours et des actes.

     

  • Macrouille : un Président très occupé… à ne rien faire

    En cette rentrée 2018, Emmanuel Macron es extrêmement occupé à des petits riens coûteux et inutiles au regard de tout ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour voir la France regagner du terrain en compétitivité, prospérité et liberté.

    Calendrier politique chargé en ce début du moins de septembre 2018. Qui oserait dire que le gouvernement ne fait rien ? C’est tout le contraire et ça décoiffe! Voyez plutôt: on s’attend à tout moment à ce que le président de la République rende sa décision finale concernant le prélèvement à la source et l’on s’attendait de façon tout aussi imminente à l’annonce d’un remaniement ministériel devenu inévitable après la démission-spectacle de Nicolas Hulot de son poste de ministre de l’Écologie1.

    Sujets d’importance, "choix cruciaux", qui mobilisent la presse et qui demandent à l’évidence réflexions profondes, consultations nombreuses et calculs politiques complexes. Emmanuel Macron et son Premier ministre y ont passé le week-end, nous dit-on.

    Rien de fondamental pour l’avenir du pays

    Et pourtant, une fois que tout ceci aura été fait – peu importe le sens des décisions prises, peu importe les noms qui accéderont au portefeuille ministériel – rien de vraiment fondamental pour l’avenir de la France n’aura été accompli. (Mais ce rien nous aura quand même coûté beaucoup d’argent.)

    Là est le drame de l’action politique telle qu’elle se joue chez nous depuis trop longtemps. Un nouveau Président arrive sur la scène nationale avec l’ambition de tout changer suite à l’enlisement crépusculaire de son prédécesseur. Au rayon des exceptions très malheureuses qui confirment la règle), tous ont prétendu réveiller la France, tous ont tenté au début de faire adopter quelques réformes indispensables pour la remettre au diapason avec les principaux pays comparables.

    Capitulation en rase campagne

    Finalement, pour différentes raisons, tous ont capitulé en rase campagne dans l’année qui a suivi leur élection pour ne plus s’occuper ensuite que de sujets périphériques ou frivoles quand ce n’était pas de sujets carrément nocifs pour le développement du pays :

    Chirac s’est cassé les dents sur les retraites du secteur public et a fini ses mandats en s’occupant d’arts premiers et en inscrivant le principe de précaution dans la Constitution. Sarkozy s’est pris la crise de 2008 dans la figure, ce n’était certes pas vraiment de sa faute, mais le tournant politiquement correct de la solution keynésienne, dont les effets délétères de long terme se font encore sentir sur nos comptes publics, n’a pas été long à prendre. Sa fin de mandat a surtout consisté à courir après le FN en vue de sa réélection.

    Quant à Macron, il a annoncé le printemps. Après le très pluvieux quinquennat Hollande, c’était bien le moins, encore qu’on ait davantage eu droit à des incantations appelant à l’avènement d’un monde nouveau qu’à un programme précis de mesures à prendre pour dégraisser le mammouth étatique et aider la France à rebondir. Eh bien, le printemps macronien est très silencieux et c’est à peine si l’on voit une hirondelle passer à l’horizon.

    Macron après l’affaire Benalla

    Ce que l’on a vu passer, en revanche, c’est l’affaire Benalla. Pas une affaire d’État selon moi, mais une affaire tellement représentative de l’outrecuidance des puissants ! Aucune loi de moralisation de la vie publique, même signée en grande pompe à la télévision comme ce fut le cas, ne pourra faire oublier que les " affaires " s’enchaînent dans le nouveau monde comme dans l’ancien. Après Ferrand, après Saal, après Kohler, après Nyssen, j’en oublie sans doute, l’image de Macron ne pouvait qu’en sortir très écornée.

    En réalité, on a bien vu une petite hirondelle: la fin du recrutement des cheminots au statut dans le cadre de la réforme, par ailleurs trop timide, de la SNCF. Mais si dans un premier temps, l’exécutif est sorti victorieux de son bras de fer avec les syndicats d’extrême-gauche sur ce point hautement symbolique malgré une longue grève de trois mois, je pense que l’affaire Benalla est aussi tombée à point nommé pour offrir rapidement une formidable revanche aux pans les plus archaïques de l’opposition à Macron : mettre un coup d’arrêt à toutes velléités gouvernementales de toucher à d’autres statuts de la fonction publique.

    Le gouvernement toujours sous le choc

    On peut le dire, c’est réussi. L’été a passé, mais le gouvernement semble toujours sous le choc. D’autant mieux réussi que nous entrons prochainement en période électorale. Tout comme nous autres automobilistes avons tendance à lever le pied lorsque nous entrons dans une zone de contrôles radar, l’exécutif déjà fort peu disruptif avant l’été aborde les mois à venir avec des prudences de chat échaudé qui craint l’eau froide.

    Les élections européennes se tiendront en effet le 26 mai 2019. Elles suscitent rarement un grand enthousiasme, l’abstention y est élevée (57 % en 2014), mais elles ont déjà été préemptées par les partis politiques, notamment la France insoumise, comme un " référendum anti-Macron " qui va permettre à chacun de compter ses troupes à la faveur du scrutin proportionnel. Qui aura le titre de premier parti de France, où en sera le parti présidentiel, qui sera le premier opposant ? Voilà ce qui intéresse dorénavant toute notre classe politique, gouvernement compris.

    On mesure aujourd’hui qu’Emmanuel Macron disposait de plus d’une année pour lancer des réformes importantes pour la France sans avoir à se préoccuper outre mesure des contraintes politico-électorales. Et l’on constate dans le même temps qu’il a gaspillé toutes ses cartouches en discours, en com’ et en réformettes qui n’ont pas fondamentalement changé les choses :

    Nous avons toujours un État parmi les plus dépensiers du monde (57 % du PIB), très endetté (pas loin de 100 % du PIB) et toujours plus avide d’impôts et de cotisations sociales (45 % du PIB) pour boucler un budget 2019 acrobatique dont la réduction radicale du déficit s’éloigne avec la fin de la petite période d’embellie sur la croissance que la France a connue fin 2017.

    Nous avons toujours un chômage durablement accroché à 3,7 millions de chômeurs en catégorie A et à plus de 5,9 millions pour les catégories A, B et C (chiffres à fin juin 2018 en France entière).

    Nous avons toujours un système de santé et un système éducatif hyper étatiques et coûteux qui ne remplissent plus leurs missions et qui ne prennent pas franchement le chemin de les remplir en desserrant le carcan au lieu de le consolider.

    Le prélèvement à la source, dont les inquiétants cafouillages politiques, techniques et philosophiques sont très bien expliqués ici, est particulièrement emblématique de l’activisme de façade qui occupe ce gouvernement depuis le début.

    Alors qu’il y a tout lieu de simplifier la démente fiscalité française et ses mille et une niches, alors qu’il y va du dynamisme de notre économie de réduire son poids confiscatoire parallèlement à des coupes effectives dans les dépenses, la mesure envisagée, présentée par Gérald Darmanin comme le nec plus ultra du modernisme fiscal, n’est jamais qu’un changement de calendrier de prélèvement, en aucun cas une vraie simplification de l’impôt et certainement pas l’amorce d’une baisse.

    En fait, le dossier en lui-même est déjà un poste de coûts supplémentaires : si Macron décide d’arrêter les frais, l’État aura quand même dépensé 300 millions d’euros pour préparer sa mise en place, dont 10 millions en communication. S’il décide de poursuivre, la gestion des bugs qui se profilent promet une jolie facture supplémentaire. Comme pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’incurie prolongée de l’État nous plonge de force dans un fiasco insoluble. Payer ou payer, voilà l’alternative.

    Quant au remplaçant de Nicolas Hulot, nul doute qu’Emmanuel Macron aura consacré beaucoup de temps et d’énergie pour trouver l’oiseau rare qui lui permettra de redevenir crédible auprès des écologistes (et de Juliette Binoche) tout en restant "en même temps" un petit peu crédible quand même auprès des chasseurs et des agriculteurs. Apprendre qu’il ait pu songer à Daniel Cohn-Bendit, choix évidemment totalement médiatique, n’est pas pour donner l’impression qu’Emmanuel Macron saura prendre de la hauteur scientifique sur les sujets concernés, notamment le glyphosate et le nucléaire.

    L’enlisement à prévoir

     

    En cette rentrée 2018, Emmanuel Macron est donc extrêmement occupé à des petits riens coûteux et inutiles au regard de tout ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour voir la France regagner du terrain en compétitivité, prospérité et liberté.

    Avec les élections européennes qui se profilent maintenant après le gros coup de semonce de l’affaire Benalla, il est à craindre que le quinquennat Macron entre dorénavant dans l’enlisement caractéristique de ceux qui n’ont pas ou pas assez réformé avant et qui se trouvent privés par leur propre faute de pouvoir de le faire ensuite.

    Dans ce contexte, la sortie du Président sur les "Gaulois réfractaires au changement", remarque plutôt mal reçue par les intéressés, serait moins à lire comme une critique que comme une excuse (plausible à bien des égards) pour justifier l’immobilisme réel de ce gouvernement en apparence toujours sur la brèche.

    Depuis, Nicolas Hulot a été remplacé par François de Rugy. ↩

    Contrepoints.org

  • Arrêt du tabac : vapoter nuirait à l’immunité

    Pour arrêter de fumer, certains se tournent vers la cigarette électronique, mais est-ce une bonne idée ? Une nouvelle étude vient de trouver que vapoter entraîne des effets néfastes sur le corps.

    Pourquoi c’est important

    En France, 34% des 15-75 ans fument, un chiffre largement supérieur à celui d’autres pays développés comme la Grande Bretagne, l’Australie ou le Canada. Et les fumeurs sont de plus en plus nombreux à vouloir arrêter, en particulier les moins de 25 ans d’après un rapport de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). La cigarette électronique a été massivement lancée sur le marché français et environ 12 millions de personnes l’ont déjà testée en France. Elle représente un outil d’aide à l’arrêt très plébiscité.

    L’étude

    Une étude vient de montrer que " vapoter " endommagerait des cellules immunitaires vitales, ce qui rendrait la cigarette électronique plus nocive que ce que certains spécialistes pensaient. Des chercheurs britanniques ont ainsi découvert que les vapeurs de la cigarette électronique pouvaient désactiver d’importantes cellules immunitaires dans les poumons ce qui provoquerait une inflammation dans cet organe.

    Ils ont remarqué que la vapeur causait de l'inflammation et altérait l'activité des macrophages alvéolaires, c'est-à-dire des cellules qui éliminent les particules de poussière, les bactéries et les allergènes potentiellement nocifs.

    Cependant ces résultats ont été obtenus en laboratoire et il est nécessaire de réaliser plus de recherches pour mieux comprendre le mécanisme.

    Malgré tout, les autorités de santé anglaises estiment qu’il est beaucoup moins nocif de " vapoter " que de fumer une cigarette, et que si c’est un bon moyen d’arrêter le tabac, il ne faut pas hésiter à l’utiliser.

    Cependant le professeur Thickett de l’université de Birmingham qui a conduit l’étude, met en garde : " Je ne crois pas que les e-cigarettes sont plus nocives que les cigarettes ordinaires – mais nous devrions faire preuve d'un scepticisme prudent quant au fait qu'elles sont aussi sûres qu'on nous le fait croire. "

    En pratique

    Il est préférable de jamais commencer à fumer, mais si on veut se sortir de ce cercle vicieux, la cigarette électronique peut aider, à condition qu’elle ne remplace pas la cigarette mais vous aide réellement à ne plus fumer.

    De son côté, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) indique que la cigarette électronique :

    • peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage tabagique
    • constitue un outil de réduction des risques du tabagisme même si pour les usagers à la fois de tabac et de cigarette électronique, le débat reste ouvert
    • induit un risque de " renormalisation " de la consommation de tabac compte tenu de l’image positive véhiculée par son marketing et sa visibilité dans les espaces publics.

    En conséquence, le HCSP recommande, entre autres, de poursuivre et d’intensifier les politiques de lutte contre la consommation de tabac et d’informer, sans en faire publicité, les professionnels de santé et les fumeurs, des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique.

    Référence :

    Scott A, Lugg ST, Aldridge K, Lewis KE, Bowden A, Mahida RY, Grudzinska FS, Dosanjh D, Parekh D, Foronjy R, Sapey E, Naidu B, Thickett DR. Pro-inflammatory effects of e-cigarette vapour condensate on human alveolar macrophages. Thorax. 2018 Aug 13. pii: thoraxjnl-2018-211663.

     

    Tabac + sédentarité + alcool + malbouffe = 17 ans de vie en moins