Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

opinions

  • SardineRousseau, la sorcière

    Vous l’avez sans doute deviné, mais je préfère le préciser: quand j’écris “sorcière” dans mon titre, je parle bien évidemment de Sandrine Rousseau, cette militante éco-féministe (sic???) et députée de Paris par laquelle le “scandale” Bayou est arrivé.

    Un substantif qui devrait l’enchanter puisque, pour elle, les sorcières furent de tout temps l’exemple type des femmes persécutées par le patriarcat. Du reste, elle a souvent dit qu’elle préférait largement “des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR”.

    Eh bien, cette sorcière revendiquée, c’est Julien Bayou qui en parle le mieux – et attention, c’est du lourd:

    “Ce qui me chagrine, c’est de voir un parti, Les Écologistes, (…), qui est sous l’emprise, finalement, de Sandrine Rousseau; qui accuse; qui, quand elle accuse, dit ‘j’attends une enquête privée’;

    quand il y a une enquête privée, elle dit ‘non, j’attends la Justice’ et quand la Justice dit enfin ‘il est blanchi’, elle dit ‘non, ça ne me va pas’. (…) J’aspire à tourner la page, mais il y a un précédent à refuser, c’est tout simplement absolument dangereux:

    quand la réalité contredit Sandrine Rousseau, c’est la réalité qui a tort.” (France Inter, 26 février 2025 – vidéo ci-dessous)

    https://x.com/franceinter/status/1894662894924558435

    Il faut dire que Julien Bayou est extrêmement bien placé pour tirer quelques leçons utiles de la façon dont Sandrine Rousseau au premier chef et le parti écologiste dans sa foulée ont complètement oublié les principes de base de la justice et de l’État de droit, à savoir la présomption d’innocence et l’instruction à charge et à décharge. Car depuis deux ans et demi, il fait face à des accusations de harcèlement moral et d’abus de faiblesse, tant de la part de son ancienne compagne que de la part de Sandrine Rousseau et de son propre parti (voir vidéo en fin d’article). Accusations qui l’ont conduit à démissionner de ses fonctions de Secrétaire national des Écologistes et de co-président du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

    Flash-back. En septembre 2022, sur le plateau de l’émission de France 5 “C à Vous”, Sandrine Rousseau balançait purement et simplement le chef des Écologistes de l’époque, Julien Bayou, en direct à la télévision, l’accusant de comportements “de nature à briser la santé morale des femmes” et révélant en outre que son ex-compagne avait fait “une tentative de suicide quelques semaines après, tellement elle allait mal”. Il faut savoir que son accusation se fondait sur une unique conversation privée qu’elle avait eue avec ladite ex-compagne.

    Le lendemain, le journaliste de France 5 Patrick Cohen nous apprenait qu’une fois le micro coupé, Sandrine Rousseau avait ajouté – attention, encore du lourd:

    “Le problème, c’est qu’il n’y a rien de pénalement répréhensible dans cette histoire.”

    Voilà qui donne une bonne idée de la faible épaisseur, pour ne pas dire du vide absolu du dossier d’accusation. Mais c’est typique de Sandrine Rousseau. Peu importe qu’on parle de faits pénalement répréhensibles ou pas, seul compte son jugement supérieur sur tel ou tel sujet, seuls comptent son avis, ses goûts, ses dégoûts et son ambition personnelle. Un comportement de petit caporal de politburo qui aime couper les têtes qui dérangent ou qui dépassent.

    On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que, même si Julien Bayou vient de bénéficier de la part du parquet de Paris d’un classement sans suite de l’affaire pour “absence d’infraction” (et pas seulement pour “infraction insuffisamment caractérisée” comme c’est souvent le cas), et même si l’enquête interne au parti écologiste confiée à un cabinet indépendant d’avocats est parvenue cet automne à la même conclusion, Sandrine Rousseau ne compte ni s’excuser ni en rester là. Elle demande maintenant que soient envisagées les “suites politiques” à donner à ce qui ne relève finalement que de ses propres accusations sans fondement.

    Cela ne finit jamais.

    Peut-être faudrait-il encore que Julien Bayou soit publiquement blâmé et déchu de ses anciens titres au sein du parti et envoyé dans je ne sais quel lieu de correction et de repentance jusqu’à se traîner à genoux pour implorer le pardon de Sandrine Rousseau.

    Julien Bayou avait pourtant quelques raisons de se méfier de cette dernière. En septembre 2021, c’est-à-dire en pleine campagne pour la primaire des Écologistes en vue de l’élection présidentielle de 2022, elle avait accusé son concurrent, le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle, de l’avoir bousculée lors de l’université d’été du parti. "C’était très violent" a confié la protagoniste de l’incident au Figaro.

    De quoi catastropher Julien Bayou qui était à l’époque Secrétaire national des Verts. Le pauvre, il n’est qu’un homme! Il lui était donc parfaitement impossible de porter un jugement fondé sur le degré de " violence symbolique " ressenti par une femme telle que Sandrine Rousseau. Mais il n’était pas dit non plus qu’il reculerait devant ses obligations, pour ainsi dire régaliennes, de chef de parti.

    Après visionnage minutieux des vidéos disponibles, il s’est avéré que " l’affaire " se réduisait en fait à une simple bousculade générale résultant du fait que Piolle, accompagné de nombreux journalistes, avait interrompu Rousseau pour la saluer alors qu’elle était elle-même en train de parler à des journalistes. Sachant qu’il s’était également arrêté pour saluer des hommes qui donnaient aussi des interviews à des journalistes. Ouf, Piolle était innocent de tout sexisme mal placé à l’égard de la candidate et l’honneur d’EELV était sauf!

    Sauf que Rousseau, à son habitude, n’a pu s’empêcher d’insinuer vaguement mais sûrement qu’il se serait bel et bien passé quelque chose de dommageable pour elle, un quelque chose qu’il faudrait exclure du champ de la pratique politique:

    "J’aurais aimé que le secrétaire national explique comment il empêchera qu’il se passe ça la prochaine fois".

    Tout le monde sait qu’Éric Piolle a la fibre très féministe et qu’il est tout prêt à "se déconstruire et se reconstruire "pour expérimenter au plus près ce que vivent les femmes. Il n’empêche qu’aux yeux de la “sorcière” écoféministe Sandrine Rousseau, il aura toujours le défaut d’être un homme.

    À tel point que pour elle, "s’il était vraiment féministe, il se serait désisté en [sa] faveur. " C’est tout dire! Excellente raison, en tout cas, de commencer à aborder le féminisme et la vague #MeToo avec un peu moins de subordination et d’auto-culpabilisation immédiate. Mais les écologistes en sont-ils capables?

    Prenons justement Julien Bayou.

    C’est peu de dire que le féminisme ne sort pas grandi de ce qu’il lui est arrivé personnellement. S’il considère que la cause supérieure des femmes doit être défendue, comme il l’a encore répété, il n’est plus temps de se taire, comme il ne l’a que trop fait.

    Il faut au contraire dénoncer sans relâche l’instrumentalisation qui en est faite par certains courants féministes ultra-radicaux et avides de pouvoir façon Rousseau, selon lesquels la parole des femmes doit être systématiquement considérée comme vraie et celle des hommes, systématiquement considérée comme fausse.

    Petit résumé vidéo de l’affaire Bayou / Rousseau – Émission C à Vous du 21 février 2025:

    https://x.com/cavousf5/status/1893007355735843267

    Nathalie MP Meyervous

  • A69 : les juges doivent-ils être responsables devant le peuple?

    Contre toute logique et contre tout bon sens, le Tribunal Administratif de Toulouse a décidé de suspendre la construction de l'autoroute A69 Castres-Toulouse. Le Tribunal va ainsi à l'encontre des 14 recours précédents tous rejetés, et du Conseil d'État qui avait validé la déclaration d'utilité publique. Il va à l'encontre de la volonté de la majorité des élus et des entreprises de cette zone enclavée.

    Mille personnes se retrouvent au chômage, soixante-dix pour cent des ouvrages d'art sont déjà finis (va-t-on les détruire?), trois-cents millions d’euros ont été engagés sur quatre-cent-cinquante, pour rien si le tribunal persistait...

    Ainsi les juges ont littéralement décidé que le prix du péage faisait perdre à l’autoroute son utilité publique ! Qui sont ces juges qui veulent faire la Loi ? Cette triste histoire rappelle d'autres chantiers, déjà interdits par la justice (les toulousains se souviennent sûrement de ce pont qui n'a jamais pu voir le jour à cause de 22 tritons dorés...). Doit-on en conclure que la France est condamnée par les juges à se momifier, ne plus évoluer, et qu'aucune infrastructure n'est désormais plus envisageable? Ce n'est pas notre vision de l'intérêt général.

    Arthur COTTREL déclare: "On savait déjà la Justice judiciaire gangrénée par l’idéologie d’extrême-gauche, voilà maintenant qu’elle s’étend à la Justice administrative. Si les juges veulent prendre le pouvoir et faire la Loi à la place des élus, ne devraient-ils pas eux-mêmes se soumettre d’une façon ou d’une autre à une véritable forme de responsabilité devant le Peuple, en encourant sa sanction?".

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • La décarbonation:

    image générée par I.A.

    une lubie dogmatique qui sacrifie la France sur l'autel de l'idéologie

    La décarbonation est devenue le nouveau credo de la secte climatiste. Drapés dans leur vertueuse indignation, nos gouvernants et les technocrates de Bruxelles nous imposent un carcan réglementaire suicidaire, pendant que la Chine et l’Inde rient sous cape, brûlant chaque jour davantage de charbon et de pétrole pour alimenter leur expansion économique.

    Ce dogme absurde repose sur une vision partiale et biaisée du carbone, qui serait le mal absolu à combattre. Or, la science nous enseigne que le carbone est un élément fondamental à la vie sur Terre: il est le socle de la photosynthèse, le moteur de la croissance végétale et un régulateur climatique naturel depuis des millénaires.

    La France, déjà l’un des pays les moins émetteurs de CO2 grâce à son parc nucléaire exemplaire, s’acharne pourtant à expier une faute imaginaire. Les fermetures de centrales à charbon, la fiscalité punitive sur l’essence et le gaz, les restrictions absurdes sur l’industrie automobile sont autant de boulets que nous nous imposons volontairement. Résultat? Une destruction de notre industrie, une flambée des prix de l’énergie pour les ménages et une perte de compétitivité face à des nations moins scrupuleuses. Pendant ce temps, l’Allemagne, pourtant donneuse de leçons, relance son industrie charbonnière. Où est la logique?

    Mais cette folie n’est pas seulement écologique et économique: elle est aussi financière. L’arnaque du marché du carbone, avec ses " droits à polluer " achetables et revendables, est devenue une manne pour les spéculateurs. Qui profite de ce système? Sûrement pas les citoyens français, ni les entreprises, rackettés à coups de taxes écologiques et de réglementations liberticides, mais bien les financiers et les bureaucrates européens, toujours plus gourmands en fonds publics.

    Il est temps de réagir. Plutôt que de nous flageller en écoutant les prêches catastrophistes des nouveaux inquisiteurs du climat, reprenons le contrôle de notre politique énergétique. Défendons notre industrie, refusons cette hystérie collective et remettons la science et la raison au centre du débat. La France a besoin d’énergie, de croissance et de liberté, pas d’une austérité écologique mortifère.

    Thomas Joly

     

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • Europe, le canard sans tête

    Tout comme le canard qui continue de courir après qu’on lui ait coupé la tête, l’Europe continue d’avancer dans le monde d’après l’élection de Donald Trump. Mais les dirigeants européens ne savent plus où aller, car le maître américain ne donne plus de consignes ou des consignes inverses à celles données depuis 40 ans. Alors que vont donc pouvoir faire nos dirigeants?

    Après Musk, et ses critiques envers le Premier ministre britannique Starmer et le chancelier Scholz, voici le vice-président Vance et ses critiques à tous les dirigeants européens: vous n’êtes pas réellement démocrates et vous ne respectez pas la volonté de vos peuples, en particulier en matière d’immigration! Vous devez changer et renouer avec les valeurs en vigueur dans une vraie démocratie. Le choc du discours de Munich fut rude!

    Après l’intervention du président Trump au forum de Davos pour expliquer que le libre-échangisme et la mondialisation c’était fini, c’était le coup de trop.

    Que pourront faire les dirigeants européens si leur suzerain leur donne des consignes inverses à celles données pendant 40 ans?

    Car la main-mise américaine en Europe était claire: vous ne bougez pas une oreille et surtout vous nous obéissez et mettez en place l’agenda dont nous vous avons chargé. Or là, c’est différent: nous passons à la glasnost à la Gorbatchev! Les dirigeants d’Europe de l’Ouest connaissent avec 40 ans de retard le même phénomène que l’on a connu à l’Est à la fin du communisme.

    Car les attaques vis-à-vis des dirigeants d’Europe de l’Ouest sont les mêmes que celles faites à l’époque envers Honecker en RDA, Ceaucescu en Roumanie ou Raïkov en Bulgarie!

    Et bien sûr la réaction est la même: refus du réel, refus de prendre en compte le changement de période et la fin d’une idéologie ; donc on se contracte. Les dirigeants européens privés de consignes décident que désormais ils essaieront de conserver leur pré carré en maintenant le libéralisme et son extension finale le wokisme jusqu’à la fin. D’où l’idée d’accentuer la censure et de créer un système visant à encadrer les élections qui donneraient des résultats non souhaitables. En réalité opposés à leurs vœux.

    Mais on n’arrête pas l’histoire, le mouvement qui a commencé continuera sur sa lancée, on ne pourra indéfiniment maintenir les peuples en cage. Les dirigeants d’Europe de l’Est n’ont pu empêcher la démocratisation, ceux d’Europe de l’Ouest n’y arriveront pas non plus. L’ouverture des dossiers aux Etats-Unis, ceux des assassinats des deux Kennedy, le dossier concernant la présidence française… mettront en lumière toutes les basses manœuvres des services secrets de l’Ouest.

    Et les peuples se réveilleront un jour en se rendant compte que les deux systèmes ne valaient pas beaucoup mieux l’un que l’autre! Car si d’un côté, celui de l’Est, ce fut l’empire du mal, de l’autre côté, celui de l’Ouest, ce fut Qui veut faire l’ange fait la bête!

    Christophe Bugeau

    Lien:  https://france-vigilante.fr

    https://www.youtube.com/@ChristopheBugeau/videos

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

  • Attention zones inondées

    Floride: nombre record d'infections à Vibrio vulnificus en 2024

    Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires de l'État de Floride ont signalé un nombre record de cas et de décès dus à Vibrio vulnificus en 2024, en raison des ouragans qui se sont succédé pendant deux semaines sur la côte ouest de l'État à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre.

    Selon les données officielles de l'État, la Floride a signalé 83 cas d'infection à Vibrio et 18 décès en 2024, dépassant le précédent record de l'année de l'ouragan Ian, en 2022, où 74 cas et 17 décès avaient été enregistrés.

    Le 26 septembre 2024, l'ouragan Hélène a touché terre sous la forme d'une puissante tempête de catégorie 4 et deux semaines plus tard, le 9 octobre 2024, l'ouragan Milton a touché terre en Floride sous la forme d'une dangereuse tempête de catégorie 3, ravageant les communautés côtières qui avaient déjà du mal à se remettre des tempêtes précédentes.

    En 2024, les comtés de Citrus, Hernando, Hillsborough, Lee, Pasco, Pinellas et Sarasota ont connu une augmentation inhabituelle due à l'impact de l'ouragan Helene.

    La bactérie Vibrio vulnificus se trouve dans les milieux estuariens et est associée à diverses espèces marines comme le plancton, les crustacés (huîtres, palourdes et crabes) et les poissons.

    La maladie résulte le plus souvent de l'infection des plaies, soit par contamination d'une plaie ouverte avec l'eau de mer hébergeant la bactérie, soit par lacération de la peau par le corail ou par un poisson. L'infection peut également survenir après ingestion d'eau ou de coquillages contaminée par la bactérie.

    Il s'agit d'une bactérie très virulente qui peut causer trois tableaux infectieux bien distincts :

     

        Une gastro-entérite aiguë, après ingestion de fruits de mer contaminés, associant vomissements, diarrhée et douleurs abdominales ;

        Une infection nécrosante des plaies survenant 24 heures après une baignade avec une peau lésée ou une blessure par des poissons à épines (tilapia) ;

        Le sepsis sévère à Vibrio. La porte d'entrée est digestive, lors d'un repas d'huîtres ou de crustacés consommés crus. L'incubation est courte (médiane 18 heures). Le développement du sepsis est rapide voire fulminant, avec fièvre, syndrome toxique, et cellulite ou fasciite nécrosantes par dissémination hématogène des extrémités des membres. La majorité des patients est porteuse d'une maladie hépatique chronique ou d'une surcharge en fer (alcoolique, cirrhose, hémochromatose). Les facteurs de risque de moindre importance incluent le diabète, l'insuffisance rénale, la thalassémie, une corticothérapie.

    Pour se protéger contre Vibrio vulnificus, il est donc recommandé :

        d'éviter d'exposer les plaies ouvertes, les coupures ou les éraflures à l'eau de mer ou à l'eau des estuaires.

        d'éviter de consommer des crustacés non cuits.

        de nettoyer et surveiller immédiatement les plaies reçues dans le milieu marin ou provenant de coquillages non cuits; consultez immédiatement un médecin en cas de signes d'infection.

    Source : Outbreak News Today

  • Los Angeles: France Info conteste six évidences…

    …énoncées par la ré-infosphère

    (image I.A.)

    France Info, alias Radio Bolcho (RB) a "fact-checké" six constatations qui courent sur les réseaux sociaux, pour les infirmer. Après un "débunkage" effectué par l’élite journalistique, les gueux que nous sommes sont donc tenus de considérer comme fausses les affirmations suivantes:

        Les pompiers combattent les flammes avec des sacs à main par manque de moyens

        Des camions de pompiers ont été bloqués pour des tests d’émissions polluantes

        Le gouverneur de Californie est responsable d’un problème d’approvisionnement en eau

        Des milliards pour les immigrants illégaux mais pas pour les incendies

        La maire de Los Angeles a réduit le budget dédié aux pompiers

        Des Afro-Américains ont été surpris en train de piller des maisons

    Pour RB, il s’agit de soutenir le pouvoir démocrate local, mis à mal lors des incendies qui viennent de ravager Los Angeles.

    Première affirmation: Pour Radio Bolcho, le fait qu’elle soit fausse est qu’elle a été démentie par le Département des pompiers de Los Angeles. Puisqu’on vous le dit. Les sacs utilisés par les pompiers ne sont pas des sacs à main de femmes mais, affirme le médiat central, de "vrais sacs dédiés" que "pompiers utilisent pour différents usages" (?)".

    Utiliser une lance et la connecter à une borne à incendie, explique le média, peut prendre en effet du temps, et utiliser un sac en toile permet d’agir vite, ce qui est primordial en cas de propagation rapide des flammes".

    "C’est un outil simple mais efficace qui peut aider à empêcher un petit incendie de se transformer en catastrophe majeure". Sauf qu’appeler les pompiers et attendre qu’ils viennent prend aussi du temps…

    On ne voit pas pourquoi les particuliers ne se sont pas confrontés aux flammes pendant qu’il en était encore temps, avec les moyens du bord: sacs, casseroles, seaux à eau, etc.

    Autre argument de RB:

    Alex Jones a affirmé, vidéos à l’appui, que les pompiers de Los Angeles ont combattu les incendies avec des sacs à main pour femme en guise de seaux. Or Alex Jones est un sale complotiste "qui attribue ce manque de moyens à l’aide envoyée à l’Ukraine, en guerre contre la Russie depuis bientôt trois ans. Son message, posté sur X le 9 janvier, a été vu plus de 29 millions de fois".

    Jones est un méchant garnement qui a été déjà condamné pour avoir propagé des "fake news". Je vous laisse imaginer les gorges chaudes de RB si sur une vidéo, on voyait un soldat russe tentant d’éteindre un feu avec un simple sac de toile…

    "Coutumier des fausses informations et soutien de Donald Trump, Alex Jones avait été condamné en octobre 2022 à payer 965 millions de dollars d’indemnisations (environ 915,5 millions d’euros) pour avoir nié la réalité du massacre de l’école de Sandy Hook en 2012" affirme RB.

    Cette "amende" au montant totalement loufoque ne prouve en rien qu’Alex Jones a tort. Elle prouve simplement qu’aux Etats-Unis, il vaut mieux s’entourer de bons avocats et ne pas avoir d’étiquette d’ "extrême droite" collée aux guêtres quand on est confronté à des difficultés judiciaires.

    Deuxième affirmation:

    "Une soixantaine de camions venant de l’Oregon auraient été empêchés d’intervenir contre les feux car ils ne répondaient pas aux normes imposées par la Californie en matière de pollution, selon un compte pro-Trump très suivi sur X, qui partage une courte vidéo de la prétendue scène "annonce RB qui concède quand même que" cette fausse information est devenue virale après un article du journal Santa Monica Observer".

    Or, selon RB, "Les camions ont bel et bien été arrêtés à Sacramento et ont subi un contrôle de sécurité de routine pour vérifier l’état des moteurs, mais ils ont poursuivi leur route".

    Une situation ubuesque qui ne fait pas broncher RB… Alors que des feux gigantesques ravagent Los Angeles et que l’Etat de l’Oregon dépêche ses propres pompiers sur place, les autorités du coin préfèrent "vérifier l’état des moteurs" plutôt que de les envoyer sur site en urgence. Curieux…

    Troisième affirmation:

    "Il y a bien eu des problèmes d’approvisionnement en eau lors des incendies" reconnaît RB.

    Néanmoins, "les arguments utilisés par Donald Trump ne sont pas fondés".

    Evidemment, puisque c’est the Donald qui les avance. "D’après le site américain de fact-checking Snopes, argumente RB, le président élu fait référence à un projet proposé en 2019, qui visait à acheminer de l’eau depuis la Californie du Nord vers des fermes et des zones urbaines de la Californie du Sud.

    Or, ce projet risquait de mettre en danger une espèce de poisson en voie de disparition". Nous y revoilà.

    Alors que cette histoire ubuesque de sauvegarde d’un espèce a été "débunkée" par tous les médias "sérieux" –  qui l’ont déclarée inexacte – , RB la remet au goût du jour. Il ajoute: "Le Gouverneur Gavin Newsom s’y est donc opposé, contre l’avis de l’administration Trump de l’époque. Mais il n’a jamais refusé de signer un tel accord, car aucun contrat n’a vu le jour.

    Le service de presse du gouverneur a démenti les propos du milliardaire sur X: "Il n’existe pas de document tel que la déclaration de restauration de l’eau – c’est de la pure fiction".

    RB pédale en plus dans la semoule: "Par ailleurs, rien n’indique que ce plan aurait eu une incidence sur l’approvisionnement en eau". Comprenne qui pourra.

    Par ailleurs, si l’approvisionnement en eau des réservoirs et des bouches d’incendie était tout à fait normale, pourquoi Gavin Newsom vient-il de diligenter une enquête à ce sujet?

    Quatrième affirmation:

    "Des milliards pour les immigrants illégaux mais pas pour les incendies": faux, clame RB! Preuve: "Ce genre d’argument n’est pas nouveau: il a été invoqué par Donald Trump pour critiquer sa rivale Kamala Harris, lors de la campagne présidentielle, après le passage des ouragans Hélène et Milton dans le Sud-Est américain. "Il suffit que Trump affirme que Noël tombe le 25 décembre pour que ça devienne faux. C’est la reductio ad Trumpeum".

    En réalité, l’agence fédérale dispose toujours de ressources financières. Fin décembre, le gouvernement a encore accordé à la Fema près de 29 milliards de dollars, à travers un projet de loi adopté par le Congrès et signé par le président démocrate sortant Joe Biden, notamment pour répondre à Hélène et Milton.

    L’agence dispose désormais d’un solde de 27 milliards de dollars pour répondre aux mégafeux de Californie, selon un porte-parole de l’agence interrogé par le média de fact-checking Politifact" argumente RB.

    Oui mais alors comment expliquer que cette somme n’ait pas été utilisée pour sécuriser les réservoirs d’eau et les bouches d’incendie. Avoir un budget, c’est bien, savoir judicieusement l’utiliser, c’est mieux.

    Il existe bien un programme d’aide à l’hébergement des migrants, administré par la Fema, en partenariat avec le Service des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis. Financé par le Congrès américain à hauteur de 650 millions de dollars, selon le site de l’agence Nouvelle fenêtre, il diffère du fonds de secours en cas de catastrophe, utilisé dans le cadre des incendies de Los Angeles.

    Cinquième affirmation:

    "La maire de Los Angeles a réduit le budget dédié aux pompiers: trompeur" affirme RB, qui argumente: "Karen Bass, maire démocrate de Los Angeles, est, elle aussi, sous le feu des critiques. "La ville de Los Angeles sous Karen Bass a réduit le budget de lutte contre les incendies d’environ 18 millions de dollars", a fustigé Ian Miles Cheong, blogueur malaisien conservateur, le 9 janvier sur X, dans un message vu un million de fois.

    Le même jour, la cheffe des pompiers de Los Angeles, Kristin Crowley, a déclaré à Fox News 11 que le service d’incendie de Los Angeles était "insuffisamment financé".

    "Le budget a été réduit et cela a eu un impact sur la qualité de notre service", a-t-elle déploré. "Des accusations lourdes, mais pour RB, insuffisantes. "Selon un document du LAFD de juillet 2024, le budget des pompiers a bien baissé, passant de 837,2 millions de dollars pour l’exercice 2023-2024 à 819,6 millions pour 2024-2025, soit une réduction d’environ 17,6 millions de dollars.

    Une diminution moins importante que celle proposée par Karen Bass en avril (23 millions de dollars). Cependant, cette baisse est à nuancer car ces chiffres ne fournissent pas un aperçu complet de la situation, a expliqué Jake Flynn, directeur de la communication du conseiller municipal de Los Angeles Bob Blumenfield, au média américain Snopes". Ce que ne dit pas RB, c’est que une part non négligeable de ce budget sert à financer des actions d’ " inclusion " des minorités dans le corps des sapeurs-pompiers – si j’ose dire. Le médiat gaucho avoue quand même que " la situation n’est pas toute rose: dans un mémo de décembre 2024, la cheffe des pompiers de Los Angeles, Kristin Crowley, a déploré l’impact négatif d’une réduction de certaines dépenses sur la capacité opérationnelle de son service".

    Sixième et dernière affirmation: "Des Afro-Américains ont été surpris en train de piller des maisons ": faux! clame RB qui précise: "des personnes présentées à tort comme des pillards étaient en réalité en train de venir en aide [aux habitants]".

    Qui concède néanmoins que "des pillages ont toutefois bien eu lieu pendant les incendies de Californie, certains malfaiteurs se déguisant même en pompiers, selon un shérif interrogé par la chaîne KTLA. Près de 60 suspects ont été arrêtés, dont neuf ont été inculpés, a annoncé le 13 janvier le département du shérif du comté de Los Angeles sur Facebook".

    En tout cas, des blacks coupables de pillage? Jamais de la vie! "Fake!... évidemment…

    Ce qu’il y a de bien avec une boussole qui indique le sud, c’est que sa fiabilité est identique à celle des "vraies" boussoles. À ceci près qu’il faut naturellement tourner son cadran de 180°.

    Henri Dubost

    P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)

    Par ailleurs, je déteste tous les mots "angliches" voire "amerloques" utilisés!