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politique

  • Monnaie numérique: vers un monde sous contrôle

    On nous explique que la monnaie numérique est inévitable. Que le monde avance. Que le cash appartient au passé. Que tout devient plus simple quand tout devient digital. Plus rapide, plus propre, plus fluide. Un téléphone suffit. Une montre connectée suffit. Le billet devient archaïque. La pièce devient suspecte. Le liquide devient presque honteux.

    Mais derrière cette transition technologique se cache une mutation bien plus profonde qu’un simple changement de moyen de paiement. Ce qui est en train de disparaître, ce n’est pas seulement le cash. C’est l’anonymat économique.

    Aujourd’hui déjà, nous vivons dans une société saturée de données. Les caméras couvrent les centres-villes. Les plaques d’immatriculation sont scannées. Les smartphones tracent les déplacements. Les recherches internet sont archivées. Les réseaux sociaux profilent les comportements. La surveillance n’est plus une hypothèse. Elle est un fait.

    LA MONNAIE NUMERIQUE NE CREE PAS CETTE REALITE. ELLE L’ACHEVE.

    Un billet de 50 euros ne laisse pas d’empreinte numérique. Il passe de main en main sans serveur central, sans base de données, sans historique. Il ne dit rien sur vous. Il ne dit rien sur vos choix. Il ne permet aucun croisement algorithmique.

    Une monnaie numérique, elle, repose sur une infrastructure informatique. Chaque transaction implique un enregistrement. Même si l’on promet une confidentialité encadrée, même si l’on garantit une protection juridique, la trace existe. Et ce qui existe peut être exploité.

    On nous rassure. On parle d’"euro numérique". On parle d’innovation souveraine. On explique que la Banque centrale européenne travaille à un dispositif respectueux de la vie privée. Le discours officiel est mesuré. Il n’est pas ouvertement autoritaire. Il ne parle pas de contrôle. Il parle d’efficacité.

    Mais la question fondamentale n’est pas ce que les institutions promettent aujourd’hui. La question est ce que permet la technologie.

    REGARDONS LES FAITS RECENTS.

    Au Canada, en 2022, lors des manifestations des camionneurs contre les mesures sanitaires, le gouvernement a déclenché la Loi sur les mesures d’urgence. Résultat concret: gel de comptes bancaires. Des personnes ont vu leur accès à l’argent suspendu, parfois sans décision judiciaire individuelle. L’arme utilisée n’était pas militaire. Elle était financière. Couper l’accès aux fonds, c’est neutraliser une capacité d’action.

    Ce n’est pas un fantasme. C’est arrivé dans un pays occidental, démocratique, réputé stable.

    En Chine, le yuan numérique se déploie progressivement. Parallèlement, le système de crédit social classe les comportements. Officiellement, ces deux dispositifs ne sont pas fusionnés. Mais la logique technologique est claire: quand tout devient numérique, tout peut être interconnecté. Dépenses, déplacements, notation sociale. Le potentiel d’intégration existe.

    On peut balayer ces exemples en disant: " Ce n’est pas comparable ". Peut-être. Mais l’infrastructure, elle, est comparable. Une monnaie numérique centralisée offre un pouvoir d’observation inédit.

    ET PUIS IL Y A UNE NOTION PEU DISCUTEE PUBLIQUEMENT: LA MONNAIE PROGRAMMABLE.

    Une monnaie numérique peut, en théorie, être paramétrée. Elle peut comporter des restrictions. Une durée de validité. Une limitation à certains types de produits. Une interdiction géographique. Une allocation conditionnelle.

    On imagine facilement une aide sociale utilisable uniquement pour certains biens jugés “essentiels”. On imagine une prime écologique valable uniquement pour des achats labellisés. On imagine, dans un contexte de crise énergétique, des plafonds de consommation intégrés directement dans la monnaie.

    Techniquement, ce n’est pas impossible. Techniquement, c’est même relativement simple.

    La question n’est pas de savoir si ces mécanismes seront utilisés demain. La question est de comprendre qu’ils deviennent possibles.

    ET L’HISTOIRE MONTRE QUE LORSQU’UN OUTIL PUISSANT EXISTE, IL FINIT PAR ETRE EMPLOYE.

    Les défenseurs de la monnaie numérique avancent des arguments sérieux. Réduction des coûts de transaction. Inclusion financière. Lutte contre le blanchiment. Modernisation du système monétaire. Ces arguments ne sont pas absurdes. Ils sont rationnels.

    Mais ils reposent sur une vision: celle d’une société où la transparence totale est considérée comme un bien supérieur à l’anonymat.

    OR, L’ANONYMAT N’EST PAS UNE ANOMALIE. IL EST UNE PROTECTION.

    Pouvoir payer sans être tracé n’est pas un privilège de fraudeur. C’est une garantie pour le citoyen ordinaire. C’est la possibilité d’acheter un livre, de faire un don, de soutenir une cause, sans que ces actes soient archivés dans une base de données.

    Certains diront: "Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi craindre la traçabilité?". C’est un argument classique. Il inverse la charge. Il suppose que la surveillance est normale, et que la vie privée doit se justifier.

    CE RAISONNEMENT EST DANGEREUX.

     

    La liberté ne consiste pas à agir uniquement dans les limites de ce qui est observé et validé. Elle consiste à pouvoir agir sans demander l’autorisation implicite d’un système.

    Un monde sans cash n’est pas seulement un monde plus moderne. C’est un monde où chaque transaction devient un point de données. Où l’économie quotidienne se transforme en flux analysable. Où le comportement financier devient un indicateur parmi d’autres.

    On parle beaucoup de transition numérique. On parle peu de concentration du pouvoir.

    Une monnaie numérique émise par une banque centrale signifie que l’émetteur a une visibilité directe sur les flux. Même si l’accès aux données est juridiquement restreint, la centralisation technique existe. Et la centralisation crée toujours un déséquilibre.

    Dans un monde intégralement digital, l’exclusion financière peut devenir instantanée. Un simple blocage suffit. Une mise à jour logicielle suffit. Une décision administrative suffit.

    LE CASH, LUI, EST INSENSIBLE AUX MISES A JOUR.

    Il ne dépend pas d’un serveur. Il ne dépend pas d’une connexion. Il ne dépend pas d’un algorithme.

    On nous répète que le monde change. C’est vrai. Mais chaque progrès technique pose une question politique.

    Qui contrôle l’infrastructure?

    Qui définit les règles d’usage? Qui décide des exceptions?

    La monnaie numérique n’est pas en soi un instrument de tyrannie. Elle peut être conçue avec des garde-fous solides. Elle peut coexister avec le cash. Elle peut être limitée dans ses fonctions.

    MAIS LE PROBLEME EST LA: LA TENTATION SERA TOUJOURS D’ALLER PLUS LOIN.

    Plus d’efficacité. Plus de traçabilité. Plus de contrôle en temps réel. Plus de régulation automatisée.

    À chaque crise – sanitaire, climatique, sécuritaire – la pression pour utiliser pleinement les capacités techniques augmentera.

    Et un jour, la question ne sera plus: "Faut-il conserver le cash?".

    La question sera: "Pourquoi avez-vous besoin d’anonymat?".

    À ce moment-là, le débat sera déjà clos.

    CAR UNE FOIS QUE LE CASH AURA DISPARU, IL NE REVIENDRA PAS.

    Et avec lui aura disparu un espace discret mais fondamental de liberté.

    Un monde entièrement numérique n’est pas un monde dystopique par définition. Mais c’est un monde où la liberté dépend de paramètres informatiques.

    Et la liberté qui dépend d’un paramétrage n’est plus une liberté.

     

    Viguès Jérôme

  • Pour ceux qui croient au Père Noël:

    – En 1975, la France affichait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. Aujourd’hui, elle se situe au 34e rang mondial, avec un niveau de vie inférieur de 7% à la moyenne européenne!

    – Chaque Français est dorénavant plus pauvre de 25% qu’un Danois ou de 15% qu’un Allemand. Et même de 0,5% plus pauvre qu’un Italien, alors que Duhamel ne semble pas avoir beaucoup d’estime pour Giorgia Meloni;

    – La pauvreté touche 10 millions de citoyens, avec 650 000 personnes supplémentaires qui basculent chaque année dans la précarité;

    – La dette des ménages atteint 60% du PIB;

    – La dette publique atteint 3 500 milliards;

    – Il convient d’y ajouter la part française des emprunts européens et de l’aide à l’Ukraine: 180 milliards;

    – Enfin ajoutons les 12.300 milliards d’engagements de retraite;

    – Total: 1.980 milliards d’endettement, soit 231.000 euros par citoyen, bébés compris. Ce qui donne une ardoise faramineuse de près d’un million d’euros de dettes pour une famille de quatre personnes. Mais la France ne va pas si mal!

    – Partout en Europe, la richesse par habitant a augmenté sauf en France. Face à la crise de 2008, la crise Covid, la mondialisation ou la guerre en Ukraine, c’est la France qui a le moins bien résisté;

    – C’est la dette publique qui finance le social, car la croissance stagne à 1% tandis que la France ne fait plus d’enfants et que le solde net des naissances est négatif;

    – La France ne fabrique plus que 36% des biens manufacturés qu’elle consomme;

    – Ses parts de marché ont fondu à 2% dans le monde et 12% dans la zone euro;

    – La productivité s’est effondrée de 6% depuis 2019;

    – Seulement 4 Français sur 10 travaillent de 22 ans à 62 ans;

    – Au classement Pisa, les élèves français se situent au 26e rang sur 32. La France a perdu 13 places depuis l’an 2000

    – Le budget 2026 va taxer la production de 44 milliards d’impôts supplémentaires;

    – Les intérêts de la dette atteindront 100 milliards en 2029, soit trois points de PIB alors que la croissance reste scotchée à 1%. La spirale de la dette s’accélère;

    – La classe moyenne se voit déclassée comme jamais et des légions de diplômés et de talents fuient vers des pays plus prometteurs. La France se tiers-mondise à grande vitesse;

    – Depuis sa création, l’impôt sur la fortune a privé la France de 150 milliards de capital productif, de 1% de croissance et de 20 milliards de recettes fiscales par an;

    – Incapables de résister à la concurrence et aux normes intenables de Bruxelles, industrie et agriculture sont menacées de disparition;

     

    – Et que dire de l’impact de l’immigration de masse de déshérités sur l’économie et l’insécurité?

     

    À part cela, la France ne va pas si mal!

    (source chiffres: chronique de Nicolas Baverez dans le Figaro)

  • N'importe quoi!

    La croix celtique soumise à l’interprétation des juges rouges

    En mai 2022, lors d’un match à Lorient, un supporter du Stade de Reims déploie un drapeau comportant une croix celtique, symbole qui n’est pas interdit par la loi française; il vient pourtant d’être condamné à 4000 euros d’amende, interdit de stade pendant dix-huit mois, et sommé de verser 2000 euros à SOS Racisme.

    Cette décision ne repose pas sur le droit mais sur une construction idéologique dangereuse: incapable d’interdire un symbole légal, la justice invente un délit d’intention en s’abritant derrière la notion floue de "contexte".

    C’est une rupture assumée avec le sacro-saint " État de droit ", puisque la loi n’est plus la même selon l’opinion supposée de celui qui s’exprime. Les juges ne sanctionnent plus des faits objectifs, ils interprètent politiquement des gestes pour leur faire dire ce qu’ils veulent y voir. Cette jurisprudence est redoutable parce qu’elle est extensible à l’infini et qu’elle permet de transformer toute expression légale en infraction potentielle. Aujourd’hui un drapeau dans un stade, demain une opinion sur un plateau, après-demain une simple pensée jugée déviante.

    Le football n’est ici qu’un prétexte: le véritable objectif est d’imposer une police idéologique et d’intimider ceux qui refusent de se soumettre au dogme dominant, pendant que des associations militantes prospèrent sur la judiciarisation du débat politique.

    Thomas Joly

  • Hé ouais, ils n'ont pas les codes.....

    Un viol de femme âgée tous les 2 jours

    Selon le ministère de l’Intérieur, il y a eu 154 viols ou tentatives de viols de femmes de plus de 75 ans en 2024.

    C’est un viol ou une tentative tous les 2 jours! Et encore, beaucoup d’affaires ne sont pas connues.

    Pourtant, les violences contre les personnes âgées font partie des crimes les plus immondes.

    Et à raison. Les séquelles physiques sont souvent bien plus graves chez les personnes âgées, du fait de la fragilité inhérente à l’âge des victimes.

    Sans compter les séquelles psychologiques…

    La reconstruction d’une victime met toujours beaucoup de temps et ce genre de crime peut plonger une fin de vie dans les ténèbres.

    Souvenez-vous de cette affaire de 2023, dans un hôpital d’Argenteuil où Samir B. a violé 2 femmes et de 95 ans et 93 ans.

    Quelques heures après son viol, la seconde victime a fait un malaise et est décédée.

    L’horreur absolue.

    Une lancinante question culturelle

    Mais, un autre point pose question.

    Comme pour l’affaire Lola, comme pour l’affaire Philippine, le suspect de ce viol est encore une fois sous OQTF…

    Bien sûr, il y a des Français de souche qui commettent des actes atroces et ignobles. Ceux-là doivent être punis sévèrement.

    En revanche, il est clair que certaines origines posent des problèmes spécifiques de criminalité sexuelle.

    C’est ce que révèle notamment l’étude de l’Institut pour la Justice de septembre 2025 “Immigration afghane et sécurité publique: autopsie d’un choc culturel”.

    Selon les chiffres officiels:

        En Suède, les Afghans sont 7x plus susceptibles de commettre des viols que les citoyens suédois.

        Au Danemark, c’est 8x plus.

        Et en Allemagne et en Italie, c’est même 15x plus.

    Et si les statistiques sont inexistantes en France, les faits divers sont légions concernant des viols sordides par des migrants afghans.

    Cette surcriminalité afghane s’explique par le fossé culturel béant entre la France et l’Afghanistan, un pays profondément archaïque et dirigé par les Talibans…

    Expulsion!

    Il est très probable que l’homme de 29 ans qui a violé cette femme récidivera un jour.

    Car, si la Justice ne fait pas son travail, dans quelques années, il ressortira. Comme un loup au milieu des brebis.

    Comme pour Philippine, comme pour Lola, l’Etat français a déjà failli dans son cas, en permettant qu’il reste en France.

    Nous ne pouvons plus prendre de risque.

    C’est pourquoi il faut mettre en place l’expulsion automatique des criminels étrangers.

    L’INSTITUT POUR LA JUSTICE se réclame du pragmatisme et je n’ai aucune animosité envers les étrangers.

    Mais les criminels étrangers capables de violer une femme de 90 ans doivent être systématiquement expulsés. C’est du bon sens et du pragmatisme.

    D’ici quelques semaines, le projet de loi Justice de Gérald Darmanin sera examiné au Sénat. Comptez sur l’Institut pour la Justice pour faire tout son possible pour y inclure l’expulsion automatique des criminels étrangers.

    Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous demande donc de signer la pétition pour l’expulsion des criminels étrangers.

    Nous n’irons pas jusqu’à dire que, quitte à ce que des personnes âgées soient tuées ou violées par des migrants, ce serait plus moral que cela arrive à celles et ceux qui se battent pour qu’ils soient maintenus en France, ce serait juridiquement dangereux pour nous.

    Marre!

     

    Paul Le Poulpe

  • Crise agricole, surtout choix politique

    Ce qui se passe dans l’agriculture française n’est pas un simple problème sanitaire, ce n’est pas une simple crise agricole, c’est un choix politique.

    Depuis des mois, des paysans voient leurs troupeaux détruits. Des vaches élevées pendant des années sont abattues. Des familles entières regardent disparaître leur travail, leur héritage leur vie. On leur dit, c’est pour la santé publique, c’est pour prévenir une maladie, c’est une mesure de précaution.

    Depuis quand protéger la santé consiste-t-il à ruiner ceux qui nourrissent le peuple? Dans l’histoire moderne, la maladie a souvent servi de justification pour imposer des décisions que le peuple n’aurait jamais acceptées autrement. Aujourd’hui, on utilise la peur, on utilise l’urgence, on utilise le mot sanitaire pour faire taire toute contestation. Mais derrière les chiffres, derrière les rapports, il y a des hommes, des femmes, des paysans qu’on sacrifie. On ne soigne pas un pays en détruisant ses racines. Une vache, ce sont des années de travail, un investissement lourd, une transmission familiale, une sécurité alimentaire.

    Quand un gouvernement ordonne l’abattage massif, il ne détruit pas seulement des bêtes, il détruit des vies. Et après, on s’étonne du désespoir rural, des suicides agricoles, de la colère des campagnes. Mais qui crée cette situation? Le vrai danger n’est pas la vache. Le vrai danger n’est pas le paysan. Le vrai danger, c’est la concentration du pouvoir alimentaire. Quand les petits éleveurs disparaissent, qui reste? Les grandes structures, les circuits contrôlés, les décisions centralisées.

    Et comme la nourriture ne vient plus du champ voisin, mais d’un système lointain, opaque, le peuple perd sa souveraineté sans s’en rendre compte. Chaque fois qu’un État affaiblit volontairement ses producteurs locaux, cela mène toujours aux mêmes résultats: dépendance, inflation, contrôle. On commence par dire, c’est temporaire. Puis on dit, c’est nécessaire. Et un jour, le peuple se rend compte qu’il ne décide plus, ni de ce qu’il mange, ni de ce qu’il produit, ni de ce qu’il transmet à ses enfants.

    Les paysans français sont la colonne vertébrale de la nation. Une nation qui détruit ses paysans se détruit elle-même à petit feu.

    Pourquoi la destruction des vaches sous prétexte de maladie est-elle une erreur et surtout un précédent dangereux? À qui cette politique profite-t-elle réellement? Pourquoi les petits disparaissent-ils et les grands survivent-ils? Comment la peur sanitaire devient-elle un outil de domination?

    Aucun peuple libre n’accepte volontairement sa propre ruine. Comment fait-on pour lui faire accepter l’inacceptable? On utilise la peur. Quand un gouvernement veut imposer une décision brutale, il ne commence jamais par le débat, il commence par l’urgence. Il dit il faut agir vite. Il n’y a pas d’alternative. Celui qui pose des questions est irresponsable. Et le mot magique apparaît: maladie. À partir de ce moment-là, tout devient justifiable: l’abattage massif, la ruine économique, le silence imposé parce que la peur ferme la bouche et endort l’esprit critique.

    On nous dit c’est par précaution. Mais depuis quand la précaution signifie-t-elle détruire des troupeaux entiers? Indemniser mal ou tardivement, laisser des familles sans avenir?

    Une vraie politique sanitaire protège la santé, l’économie, la dignité humaine. Ici, on ne protège qu’une chose, le système. Quand un petit paysan est touché, la sanction est immédiate: abattage, fermeture, silence. Mais quand les grandes structures sont concernées, on parle de dérogation, on parle d’adaptation, on parle de solutions techniques. La maladie frappe tout le monde, mais la sanction ne frappe que les plus faibles. Ce n’est pas de la santé publique, c’est de la sélection économique.

    Le paysan indépendant est difficile à contrôler. Il produit localement, il vend localement, il pense librement. Alors, on ne l’attaque pas frontalement, on l’épuise, on le décourage, on le pousse à abandonner. L’abattage massif n’est pas qu’un acte sanitaire. C’est un message politique: vous êtes remplaçable. Dans ce système, le petit élevage est vu comme un problème, il est trop humain, trop enraciné, trop autonome. Alors on le sacrifie au nom du bien commun. Mais un bien commun qui détruit ceux qui nourrissent la nation, est-ce encore un bien commun?

    Partout où cette méthode a été appliquée, d’abord la peur, ensuite la destruction locale, puis la centralisation, le résultat a toujours été le même: dépendance alimentaire, explosion des prix, perte de souveraineté. C’est un fait historique.

    La santé ou le paysan, c’est un mensonge, c’est un faux choix. Un État sérieux peut protéger la santé sans détruire son agriculteur. Quand il ne le fait pas, c’est qu’il poursuit un autre objectif.

    À qui profite réellement la destruction de l’élevage local? Pourquoi les petits disparaissent-ils? Pourquoi les grandes structures gagnent-elles? Comment le contrôle alimentaire se met-il en place sans vote?

    Dans ce monde, quand certains perdent tout, d’autres gagnent. Chaque fois qu’un petit paysan ferme, qu’une ferme familiale disparaît, qu’un troupeau est abattu, le vide ne reste jamais longtemps. Il est rempli par des grandes structures, par des groupes industriels, par des circuits longs. La disparition du petit n’est pas une perte pour le système, c’est une opportunité.

    Un pays avec mille petits producteurs indépendants est difficile à contrôler. Un pays avec dix grands fournisseurs centralisés est facile à gérer, facile à réguler, facile à surveiller, facile à orienter. La centralisation alimentaire est un rêve de pouvoir.

    Quand la nourriture vient du pays, et plus encore du local, il y a un lien humain, on peut poser des questions, on peut comparer, on peut refuser. Quand la nourriture vient d’un système lointain, on n’a plus de choix, on a des étiquettes, des décisions prises ailleurs, des prix imposés. Moins de paysans, moins de liberté, plus de mal bouffe.

    On nous dit que les normes sont les mêmes pour tous. C’est faux. Les grandes structures ont des juristes, des services administratifs, elles arrachent le petit paysan à sa terre, à sa famille. Quand on empile les règles, on ne protège pas la santé, on élimine les plus fragiles. La crise sanitaire devient alors un accélérateur. Ce qui aurait pris dix ans se fait en quelques mois.

    Des troupeaux disparaissent, des dettes explosent, des vocations meurent. Et pendant ce temps, les grandes chaînes se renforcent, les importations augmentent, le pouvoir se concentre.

    Ce modèle a déjà existé ailleurs. On l’a vu en Afrique, en Amérique latine, en Europe de l’Est. Toujours le même scénario. Fragiliser le local, imposer des règles inadaptées, utiliser une crise, centraliser La France n’est pas une exception, elle est une étape. Quand les paysans disparaissent, le prix monte, la qualité baisse, le choix disparaît. Ce que nous perdons, nous ne pourrons plus le racheter.

    On nous dit c’est temporaire, c’est pour notre bien. Mais jamais on ne nous dit qui décide, qui contrôle, qui profite. Le silence est stratégique.

    Pourquoi un peuple qui ne nourrit plus lui-même devient-il dépendant? Comment la perte agricole mène-t-elle à la perte politique? Pourquoi ce combat dépasse-t-il la France?

    UN PEUPLE QUI NE CONTROLE PLUS SA NOURRITURE NE CONTROLE PLUS SON DESTIN.

    On parle souvent de souveraineté, politique, militaire, économique. Mais la première souveraineté, la plus fondamentale, c’est la souveraineté alimentaire. Avant de voter, avant de manifester, avant de parler, il faut manger. Celui qui contrôle la nourriture n’a pas besoin de contrôler le reste.

    Au cours de l’histoire, chaque pays qui a perdu sa capacité à nourrir son peuple a perdu sa capacité à décider librement, parce qu’un pays dépendant importe à n’importe quel prix, accepte n’importe quelle condition, subit n’importe quelle pression.

    La dépendance alimentaire est une arme silencieuse. L’élevage local, ce n’est pas du folklore rural, ce n’est pas du passé, c’est une sécurité, une stabilité, une indépendance.

    Quand on détruit les troupeaux, quand on décourage les éleveurs, quand on remplace le local par l’importé, on fragilise volontairement la nation. On nous dit, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours à manger. Mais à quel prix? Avec quelle qualité? Sous quelles conditions?

    L’abondance contrôlée n’est pas la liberté. C’est une dépendance déguisée. En Afrique, on a fait abandonner les agricultures locales. On a promis la modernité, l’efficacité, le progrès. Résultats: importations massives, vulnérabilité, perte de contrôle. Ce que la France vit aujourd’hui, d’autres l’ont déjà vécu hier.

    Un pays qui protège ses paysans protège son peuple. La mission d’un État n’est pas de casser ceux qui produisent, de centraliser à l’extrême, de gouverner par la peur. Sa mission est de garantir l’équilibre, de protéger les plus exposés, de penser le long terme. Un État qui oublie cela prépare sa propre fragilité. On ne négocie pas le droit de produire, le droit de nourrir, le droit de transmettre. Quand un peuple accepte de perdre cela, il perd plus que des fermes, il perd son avenir.

    Quelles sont les conséquences concrètes pour les citoyens? Pourquoi les prix montent-ils? Pourquoi la qualité baisse-t-elle? Pourquoi tout cela n’est-il que le début?

    Quand les paysans disparaissent, quand les troupeaux sont abattus, quand la production locale recule, le prix ne monte pas par magie, il monte parce que l’offre diminue, la dépendance augmente, la concurrence disparaît. Moins de producteurs, plus de pouvoir pour ceux qui restent.

    Et ce pouvoir ne va pas aux citoyens.

    Quand l’élevage est local, le citoyen peut choisir le producteur, la méthode, la traçabilité. Quand l’alimentation devient industrielle et centralisée, le choix disparaît, on mange ce qu’on nous donne, on fait confiance à des étiquettes, on s’habitue à une qualité qui baisse lentement jusqu’à ce que cela devienne la norme. La perte du paysan, c’est aussi la perte du goût, la perte de la diversité, la perte de la transparence.

    Un citoyen qui dépend d’un système centralisé pour se nourrir est un citoyen vulnérable, parce que demain, le prix peut doubler, le produit peut disparaître, la condition peut changer, et il n’y aura plus d’alternative locale.

    La dépendance alimentaire, c’est une sorte de captivité moderne. Quand les campagnes se vident, les villages disparaissent, les services ferment, la cohésion sociale s’effondre. Et ce vide se répercute sur les villes: pression sur le logement, déséquilibre économique, tensions sociales. La destruction rurale n’est jamais confinée à la campagne. Elle finit toujours par toucher tout le pays. Ce sont des paysans ruinés, des prix en hausse, une qualité en baisse.

    Quand les résultats contredisent les promesses, ce n’est plus une erreur, c’est un choix. Les paysans paient par leurs impôts le financement de politiques inefficaces, pour un panier chaque jour un peu plus cher.

    Pendant ce temps, les décisions continuent sans remise en question réelle. Le peuple paie, mais ne décide pas. Ce que nous voyons aujourd’hui n’est qu’un avant-goût. Si cette logique continue, la dépendance augmentera, les marges se concentreront, le citoyen perdra encore plus de contrôle. Ce qui est perdu aujourd’hui par les paysans sera gagné demain par BlackRock et Vanguard, et impossible à reconstruire demain.

    D’après Ibrahim Traoré, chef d’État du Burkina Faso.Jean Saunier

  • Bonne année, la France!

    Bonne année –et surtout – bonne santé, à vous, votre famille, vos proches et amis…

    BONNE  ANNÉE  LA  FRANCE!

    Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.

    Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.

    Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.

    Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants.

    Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

    Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

    Je vous souhaite enfin, de ne jamais renoncer à la recherche, à l'aventure, à la vie, à l'amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

    Je vous souhaite surtout d'être vous, fier de l'être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

    Auteur: Jacques Brel

    Source: Je vous souhaite "vœux de Jacques Brel sur Europe 1, 1er Janvier 1968".