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Loisirs

  • Des yaourts et des glaces plus chers

    Deux mesures qui vont jeter un froid sur l’emploi dans les régions!

    Le projet de loi de finances 2019 contient deux mesures "cachées" qui risquent de mettre en péril toute la filière du transport frigorifique et de la logistique frigorifique! Rien que cela!

    C’est le message que fait passer Jean-Eudes Tesson, président de " la chaîne logistique du froid ", association regroupant les professionnels du transport sous température dirigée? Transfrigoroute France, l’UNTF et l’USNEF.

    Le projet de loi de finances 2019 prévoit, en effet, la suppression du taux réduit sur la TICPE (la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et sur le gazole non routier (le GNR).

    Or, chaque professionnel du transport sous température dirigée sait qu’il faut alimenter en permanence le moyen de transport en énergie, que ce soit un conteneur ou une semi-remorque frigorifique, quand le tracteur est à l’arrêt. Cette énergie est fournie par des groupes frigorifiques fonctionnant au GNR. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre, même pour un député LREM, que si on débranche son réfrigérateur, les denrées périssables qu’il contient seront vite perdues! La profession estime que cette suppression des taux réduits entraînera une augmentation des taxes de 350%! Augmentation qui sera, naturellement, répercutée sur le prix des prestations, donc finalement sur le prix du yaourt ou de l’esquimau Gervais, si cela existe encore.

    Au surplus, il est envisagé, au nom de la protection de l’environnement, de mettre en place une "taxe additionnelle" sur les fluides frigorigènes HFC (hydrofluorocarbone) pour inciter les entreprises à accélérer le remplacement de ces fluides dangereux!

    Or, la logistique et le transport sont des secteurs d’activité très porteurs en termes d’emplois et d’investissements et il y a un cruel manque de main-d’œuvre. Pour 2018, 109.805 embauches sont prévues par l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL). Et il s’agit essentiellement d’emplois régionaux susceptibles de redynamiser les territoires. Malheureusement, un emploi sur deux ne peut être pourvu, faute de candidats.

    Cette "péripétie" illustre bien, si besoin en était encore, l’incroyable incompétence des " gens qui nous gouvernent " et la mainmise totale des fonctionnaires de Bercy sur le pouvoir. Ces fonctionnaires sont des experts pour aller "gratter le fric" partout où c’est possible et se fichent " comme de l’an quarante " des conséquences pratiques de leurs décisions.

     

  • MDR!

    "Les pisseuses " se rebiffent contre les uritrottoirs !

    Elle n’a pas de bol, Anne Hidalgo. Quoi qu’elle invente, elle fait des mécontents. Pire que cela: elle qui explique tous ses déboires par la misogynie a réussi à se mettre aussi les féministes à dos!

    Pourtant, la maire de Paris multiplie les précautions. Elle choisit judicieusement les quartiers pour tester ses initiatives époustouflantes, celles de la ville de demain qui sera verte et transgenres. Son préféré est le Marais, si cher à son protecteur Delanoé. C’est un quartier chic et choc où les copines ont le goût de la fête et un pouvoir d’achat sans rapport avec celui de la ménagère. Sans doute pour leur faciliter le retour de boîte dans les lofts au pied de la Tour Saint-Jacques, Anne Hidalgo leur a offert des passages-piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel. Et pour les urgences sanitaires, elle a fait poser ses jolis uritrottoirs rouges dans l’île Saint-Louis.

    Regarder le coucher de soleil sur les tours de Notre-Dame en pissant face à la Seine, c’est pas le bonheur, ça?

    Hélas pour Hidalgo, les Parisiens sont ingrats. Ne comprennent rien. Ne connaissent pas leur chance de l’avoir pour maire. Après ses jolis passages arc-en-ciel, ce sont les pissottières du futur qui ont été vandalisées. Par des femmes ! Recouvertes d’autocollants jaunes qui disent " Les bites en public, c’est non ! ", ou encore " Une bite correcte est une bite rangée ", et rappellent qu’au terme de la loi l’exhibition sexuelle est " punie d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ". Au cas où les messieurs ne comprendraient pas, des affiches développent l’idée: "T’es un chien? Non? Alors pourquoi tu pisses dans la rue? " Et pour les cerveaux jamais sortis de l’enfance: " T’as appris à faire caca au pot, non? Alors apprends à faire pipi aux toilettes au lieu de sortir ta bite partout. " Enfin, pour que les pisseurs de rue comprennent bien l’incongruité de la chose, des protections hygiéniques ont été collées sur les boîtes rouges…

    Le Parisien, rapportant cet odieux acte de vandalisme, en attribuait la maternité aux Femen. Mauvaise pioche. Pas de Femen là-dessous. L’équipe de Slate.fr a retrouvé les coupables: c’est un tout nouveau collectif opportunément baptisé " les pisseuses ". Et si les demoiselles revendiquent un militantisme féministe, elles dénoncent surtout le côté dégoûtant des boîtes à pipi, loin de la prétention de la mairie qui les décrit comme une grande avancée écologique qui " permet de faire du compost et de faire pousser des fleurs". La réalité, dit une pisseuse, c’est que "Ça débordait, la pisse dégoulinait des plantes, les plantes mouraient "; sa voisine dénonce ce " greenwashing" et confirme: "Ça pue, y a des fuites de partout". On les croit.

     

    La mairie a répondu. On a mal compris: les uritrottoirs ne sont pas sexistes, ils sont féministes. L’adjoint à la propreté Mao Peninou explique: " L’utilisation des uritrottoirs permet de libérer du temps d’utilisation sur les sanisettes, donc du temps d’utilisation pour les femmes." C’est ça où les pissottières sauvages dans les entrées d’immeubles, dit-il. Subtil…

    Donc, pour résumer et si monsieur Peninou dit vrai, il y aurait une case en moins dans le cerveau des hommes. Celle du contrôle du robinet.

    Et dire que toutes les pubs TV sur l’incontinence urinaire visent les femmes…

     

  • Un Rêve Iranien: " Pourquoi Ne Puis-Je Pas danser? "

    Non seulement fous sanguinaires mais d'une débilité telle que nous savons pourquoi les pays européens ont baissés en QI depuis quelques années… y compris la France.

     

    par Majid Rafizadeh

    Traduction du texte original:  An Iranian Dream: "Why Can't I Dance?"

    Les Occidentaux n'imaginent même pas que la danse puisse être considérée comme un crime. Mais quand la charia est appliquée, avant que chacun comprenne, un innocent "divertissement" devient soudain un crime.

    Maedeh Hojabri a posté sur Instagram des vidéos d'elle-même en train de danser. Un "crime" qui a valu à cette jeune femme de 19 ans d'être arrêtée, emprisonnée sans procès, bâillonnée puis obligée de confesser honteusement son "méfait" à la télévision.

    A qui la police de la moralité va-t-elle s'en prendre maintenant?

    En Iran, pays gouverné par la charia, une mère musulmane parlait de sa fille de 10 ans ainsi : " Elle m'a demandé: " Pourquoi ne puis-je pas danser? Nous dansons parce que nous sommes heureux. Pourquoi est-il mal de se sentir heureux? Pourquoi danser est-il un crime? ". Cette mère voyait la confusion dans le regard de sa fille et pensait "elle pose des questions auxquelles je ne sais pas répondre“.

    La vie de sa fille a changé, a-t-elle dit, quand elle a appris que la police de la " moralité " islamique d'Iran avait brusquement fondu sur une jeune femme de 19 ans, Maedeh Hojabri. Le crime de cette jeune femme? Avoir posté sur Instagram, un réseau social international, des vidéos d'elle-même en train de danser. Les conséquences que génèrent de telles transgressions sont graves. Comme d'autres jeunes femmes qui avaient, elles-aussi, posté des vidéos d'elles-mêmes en train de danser, Hojabri a été arrêtée, emprisonnée sans procès et sans possibilité de se défendre, puis contrainte à la honte de devoir confesser son "crime" à la télévision.

    Capture d'écran de la vidéo Instagram de Maedeh Hojabri commettant le "crime" de danser. Elle a été arrêtée par la police iranienne, emprisonnée sans procès et contrainte à une honteuse confession publique.

    Ces quelques pas de danse avaient valu à Hojabri une immense popularité sur Instagram et des centaines de milliers de followers iraniens sur ce réseau social. Si elle avait vécu en Occident, son sort aurait été différent. Son talent aurait probablement été remarqué, des opportunités se seraient présentées, elle aurait été invitée à des émissions populaires et obtenu des sponsors en vue d'émissions de radio et de télévision.

    Mais dans un pays régulé par la charia comme la République islamique d'Iran, les Hojabri sont traitées en criminelles honteuses. L'ironie est que la plupart des dirigeants extrémistes de ce pays - un État qui sponsorise le terrorisme - devraient eux-mêmes être traités en criminels. Mais pour ces hommes, Hojabri et tous ceux qui comme elle, n'aspirent qu'à exprimeur leur joie représentent un intolérable danger.

    La gaieté et la danse peuvent changer les choses dans la vie sinistre d'un peuple en butte à des difficultés économiques, à des troubles politiques, à la censure et à de nombreuses autres difficultés. Mais en Iran, ces gestes simples et lumineux sont payés d'intimidation, de comparution devant les tribunaux de la charia et de peines d'emprisonnement. Avec comme conséquence des aveux forcés et publics pour valider les dogmes de la République islamique d'Iran et intimider quiconque serait tenté de danser aussi après avoir visionné ces vidéos.

    Cela nous ramène à la question de la fillette de 10 ans : " Pourquoi ne puis-je pas danser? Pourquoi la danse est-elle un crime? "

    S'il est difficile d'imaginer que la danse puisse conduire à l'emprisonnement, cette difficulté est plus grande encore pour une enfant qui s'éveille au monde qui l'entoure et qui craint désormais d'être persécuté par la police islamique chaque fois qu'elle exprimera sa joie.

    Pourquoi la danse inquiète-t-elle et effraie-t-elle autant les chefs religieux islamiques? Pourquoi les groupes islamistes pressurent-ils le cerveau des filles pour leur faire croire que la danse est un péché impardonnable?

     

    Il s'agit sans doute d'une tentative de supprimer le désir sexuel que la danse ou le spectacle de la danse peut susciter. Mais il s'agit aussi de contrôler, limiter et assujettir les femmes sous prétexte de les garder "pures" et apparemment éloignées de tout désir sexuel.

    Le contrôle du corps des femmes a toujours été le pilier de la charia en Iran. Les lois islamistes font de la surveillance et du contrôle de chaque aspect de la vie quotidienne une priorité. Supervision et sanction ont ainsi pour fonction de générer la peur : à chaque instant de leur vie quotidienne, les gens doivent toujours être conscients qu'ils sont observés.



    Rien que pour les emmer.... (ce n'est pas la jeune fille en question)...

     

    Pour les islamistes radicaux, le " plaisir " relève de l'interdit. Raisons religieuses obligent pourrait-on croire ! Mais les raisons politiques priment. Les islamistes fondamentalistes savent que s'adonner à des plaisirs simples comme la danse ou l'organisation de fêtes, rend moins craintifs. Des personnes qui ont moins peur deviennent plus susceptibles de se rebeller et de franchir les bornes d'un État fondé sur la charia. Les dirigeants islamistes considèrent alors que le pouvoir qu'ils s'arrogent sur la population est menacé.

    Les musulmans extrémistes pensent qu'une femme qui serait autorisée à agir selon son bon plaisir sera tentée de faire valoir ses droits, de prendre le risque de l'"impureté", d'acquérir une indépendance financière et finalement de rejeter sa subordination et le statut de citoyenne de deuxième classe que les autorités religieuses lui imposent à la naissance.

    Mais, comme on peut s'y attendre, un tel carcan légal suscite aussi une résistance, en particulier chez les femmes et les filles qui recherchent, comme beaucoup d'entre nous, la liberté. C'est pourquoi, après l'arrestation de filles comme Maedeh Hojabri, d'autres femmes courageuses ont rejoint la cause en publiant leurs propres vidéos de danse et en imitant les danses de Hojabri.

    Les règles de la charia dans les mosquées, les écoles et la société devraient être étudiées attentivement. Pour les Occidentaux, il peut sembler ridicule que la danse soit considérée comme un crime. Mais quand la charia est imposée, avant que chacun le comprenne, tout jeu ou "divertissement" devient un crime.

    Pour l'instant, la fillette de 10 ans ne peut que rêver au moment où elle sera libre de danser, pendant que sa mère cherche encore une réponse. Dans la plus grande partie du monde, les filles peuvent sauter, tourner et crier de joie - mais pour nombre de filles, la moindre rotation sur soi est considérée comme un crime. A qui la police de la moralité s'en prendra-t-elle maintenant?

    Le Dr. Majid Rafizadeh, chercheur formé à Harvard, homme d'affaires, politologue, est aussi membre du conseil d'administration de la Harvard International Review et président du Conseil international américain sur le Moyen-Orient. Il est l' auteur de plusieurs livres sur l'islam et la politique étrangère des États-Unis.