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Loisirs

  • Les leçons de grammaire du coronavirus

    Le/la Covid? Réouvrir ou rouvrir?

    Lorsqu’un mot entre dans la langue, il arrive que les règles régissant son usage ne soient pas fixées du premier coup.

    Le Covid-19 a apporté son lot de nouveaux mots (lundimanche, apérue, coronabdos, voire encore corona-boomeurs, whatsappéros ou coronapéro), mais aussi de nouveaux débats linguistiques. (N'importe quoi!)

    Exit le match "pain au chocolat vs chocolatine", (NON, ya pas débat: c'est chocolatine, un point c'est tout: pourquoi? parce que l'on peut faire du pain au chocolat, AVEC DE LA PÂTE A PAIN,

    et que les chocolatines sont réalisées avec DE LA PÂTE FEUILLETÉE. CQFD)

    et place à des questionnements davantage en rapport avec les nouvelles réalités auxquelles sont désormais confrontés les francophones.

    Doit-on dire "le" ou "la" Covid-19?

    "Rouvrir" ou "ré-ouvrir": que faut-il dire et écrire? Et sinon, faut-il dire "quatorzaine" ou "quarantaine"? Sur les réseaux sociaux, les internautes échangent des arguments en faveur de l’une ou de l’autre réponse à ces questions, sans jamais réussir à se mettre d’accord.

    Le ou la Covid-19?

    Dans le cas du mot covid-19, le débat porte sur le genre du mot. Doit-on dire la Covid-19, puisqu’il s’agit d’une maladie; ou le Covid-19, puisque c’est un virus? Quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a proposé ce terme le 11 février dernier, elle n’a pas précisé son genre (car en anglais la question ne se pose pas).

    Aussi, à partir de la mi-mars, et malgré l’utilisation du féminin sur le site français de l’OMS, les journalistes de France ont spontanément pris l’habitude de l’employer avec des articles masculins (le, un, ce, etc.).

    La règle voulant qu’en français, le genre de l’acronyme soit déterminé par le genre du premier mot (co- vient de "corona", vi- de "virus" et d- de l’anglais disease qui veut dire "maladie"; 19 indique l’année de l’apparition du virus), et que le genre du mot corona soit masculin en français.

    Puis les internautes leur ont emboîté le pas. C’est ainsi que l’usage du masculin s’est installé dans les pratiques des Français, comme le montre ce graphique réalisé à partir des requêtes sur Google au cours des 90 derniers jours en France. La séquence "la covid" est quasiment inexistante en face de la séquence "le covid":

    Outre-Atlantique en revanche, très tôt, une note a circulé encourageant l’usage du féminin ("la covid"), laquelle a été suivie quasi immédiatement d’une notice de l’Office québécois de la langue française (OQLF), le grand organisme qui régule la langue au Québec. Si bien qu’aujourd’hui les deux variantes sont en concurrence dans la Belle Province.

    Les Québécois garderont-ils les deux genres, ou basculeront-ils du côté du féminin? Difficile de répondre à cette question pour le moment, il faudra encore être patient pour voir si l’une des deux formes prend le dessus sur l’autre.

    Dans l’Hexagone, France Terme, qui publie les résultats de la Commission d’enrichissement de la langue française chargée de nommer en français les réalités nouvelles et les innovations scientifiques et techniques, n’a pas encore proposé de recommandations (alors qu’elle a établi une liste de termes alternatifs aux anglicismes liés au Covid-19 qui commençaient à gagner du terrain).

    Quant à l’Académie française, elle vient de rendre son verdict, en optant pour l’usage du féminin, suivant en cela l’OMS et l’OQLF. Mais c’est sans doute déjà trop tard…

    Des écoles qui rouvrent ou ré-ouvrent?

    Le couple rouvrir/ré-ouvrir a également fait l’objet de pas mal de débats sur les réseaux sociaux.

    L’argument invoqué par les opposants à la variante ré-ouvrir est que cette forme est peu plaisante à l’oreille (les linguistes diraient qu’elle n’est pas euphonique), en raison du fait qu’elle comporte deux voyelles contiguës (ce qu’on appelle techniquement un hiatus).

    Les Français n'ont qu'à articuler (et parler lentement sans mitrailler), au lieu de zézéter et de taratater.

     

    Pourtant la plupart des dictionnaires commerciaux et libres la mentionnent dans leurs nomenclatures, comme le rappelle le linguiste belge Michel Francard. On trouve ré-ouverture dans les pages du Larousse (mais il est absent du Robert), dans le TFLi (mais pas dans le Littré).

    Quand on y pense bien, ce n’est pas étonnant, sachant qu’existent dans la langue de nombreux verbes commençant par le préfixe ré- (et non r-) suivi d’une voyelle: ré-approvisionner, ré-entendre, ré-écouter, etc.

    En jetant un coup d’œil aux pratiques des twittos en France (Twitter permet de ne chercher que dans les tweets envoyés pendant les neuf derniers jours), on peut voir que même si l’utilisation de rouvrir est majoritaire, celle de ré-ouvrir est loin d’être nulle:

    La variante ré-ouvrir reste toutefois fort stigmatisée, ce qui explique sans doute pourquoi elle est moins employée (trois fois moins, proportionnellement) que sa concurrente rouvrir.

    Les internautes ont en effet tendance à l’associer à une mauvaise maîtrise de la langue française, qui serait le propre "- des jeunes qui ne savent plus parler".

    Que diraient pourtant ces censeurs s’ils savaient qu’on trouve cette forme déjà au début XVIIe siècle, puis régulièrement sous la plume d’écrivains aussi célèbres que Céline ou Stendhal, et tout récemment dans le discours de notre premier ministre Édouard Philippe ou dans les tweets du ministre de l’Éducation, Jean‑Michel Blanquer? (incompétent et inculte!)

    Quarantaine ou quatorzaine?

    Un autre néologisme qui irrite pas mal d’internautes, le terme quatorzaine, qui tend à remplacer depuis quelques semaines le classique quarantaine. Sémantiquement, le mot quarantaine est une sorte de terme générique pouvant évoquer une durée variable, alors que quatorzaine est beaucoup plus précis, ce qui explique son succès dans le contexte que l’on vit actuellement, comme l’explique notre collègue Myriam Bergeron Maguire. Beaucoup ont argumenté que le mot n’est pas légitime car il ne figure pas dans les dictionnaires.

    Mais quand on y pense bien, est-ce là un motif valable pour le rejeter, sachant que tous les néologismes ont d’abord commencé par ne pas être dans "le" dictionnaire, par la force des choses? En sont témoin les mots déconfinement et re-confinement, qui ont connu une notoriété soudaine plus ou moins au même moment dans les médias, mais qui ne figurent ni dans le Robert, ni dans le Larousse (le premier vient tout juste d’apparaître dans le Wiktionnaire.

    Comment les mots entrent dans la langue?

    Lorsqu’un mot nouveau entre dans la langue, il arrive que les règles régissant son usage (masculin ou féminin, formes de pluriel, dérivations, etc.) ne soient pas fixées du premier coup, et que des variantes concurrentes circulent. C’est ensuite l’usage – des internautes, des journalistes, des écrivains mais aussi des simples locuteurs – qui permet de faire pencher la balance en faveur de l’une ou de l’autre variante. En bout de chaîne, ce sont les dictionnaires qui entérinent l’issue de ces débats.

    Si l’une des deux variantes prend clairement le dessus, l’autre est soit abandonnée (elle sort alors de l’usage, et n’est pas reprise par les dictionnaires), soit considérée comme "marquée" (régionale, archaïque, technique ou autre). Ce sera sans doute le cas du genre féminin de covid, qui devrait être accompagné de l’étiquette " régional " dans les dictionnaires fabriqués en France.

    Signalons toutefois que ce genre de question n’est jamais réglé rapidement: le processus peut prendre du temps, et les usages coexister pendant des siècles (voir notamment le couple rouvrir/ré-ouvrir).

    Enfin, les chances de voir apparaître de nouveaux mots dans la nomenclature des dictionnaires dépendent de leur vitalité, sur le long terme. Les processus de déconfinement et de re-confinement seront-ils des réalités avec lesquelles il faudra apprendre à vivre dans les années à venir? Pendant combien de temps mettra-t-on encore les gens en quatorzaine? Les réponses à ces questions seront cruciales pour les lexicologues en charge des prochaines éditions de dictionnaires.

    Mathieu Avanzi

    Maître de conférences en linguistique française, Sorbonne Université

    licence Creative Commons.

    Source et graphiques

  • Bon à savoir

    Les services de messagerie populaires sont extrêmement peu sûrs et compromettent vos données personnelles

    Le SMS, ça vous dit quelque chose? Chez la plupart d’entre nous, ce terme (acronyme de "Short Message System") est déjà logé dans une case mémoire lointaine, et pour cause, on ne l’utilise plus ! Depuis l’arrivée des applications de messagerie gratuite telles que WhatsApp, Telegram ou Messenger de Facebook, nous communiquons désormais uniquement via ces dernières, le bon vieux SMS étant devenu obsolète. Mais ces nouvelles façons de communiquer ne sont pas sans risque pour vos données personnelles. Récemment, des chercheurs de l’Université technique de Darmstadt et de l’Université de Würzburg, montrent que les services de messagerie mobile populaires exposent des données personnelles via des services de découverte qui permettent aux utilisateurs de trouver des contacts à partir de numéros de téléphone de leur carnet d’adresses.

    Lors de l’installation d’une application de messagerie mobile comme WhatsApp, les nouveaux utilisateurs peuvent instantanément commencer à envoyer des messages à leurs contacts existants en se basant sur les numéros de téléphone stockés sur leur appareil. Pour ce faire, les utilisateurs doivent autoriser l’application à accéder à leur carnet d’adresses et à le télécharger régulièrement sur les serveurs de l’entreprise dans le cadre d’un processus appelé "découverte de contacts mobiles". Ce processus étant, une fois autorisé, totalement invisible.

    Une étude récente menée par une équipe de chercheurs du Secure Software Systems Group de l’université de Würzburg et du Cryptography and Privacy Engineering Group de l’université technique de Darmstadt, révèle que les services de découverte de contacts actuellement déployés menacent la vie privée de milliards d’utilisateurs.

    En utilisant très peu de ressources, les chercheurs ont pu réaliser des attaques pratiques sur les services populaires WhatsApp, Signal et Telegram. Les résultats de ces expériences démontrent que des utilisateurs malveillants ou des pirates informatiques peuvent collecter des données sensibles à grande échelle et sans restrictions notables en interrogeant les services de découverte de contacts pour obtenir des numéros de téléphone aléatoires.

    Des modèles de comportement précis pour récolter des informations plus ciblées

    Pour cette étude approfondie, les chercheurs ont interrogé 10% de tous les numéros de téléphone portable américains pour WhatsApp et 100% pour Signal. Ils ont ainsi pu recueillir des données personnelles (méta) couramment stockées dans les profils d’utilisateurs d’applications de messagerie, notamment des photos de profil, des surnoms, des textes de statut et la date de la dernière connexion.

    Les données analysées révèlent également des statistiques intéressantes sur le comportement des utilisateurs. Par exemple, très peu d’utilisateurs modifient les paramètres de confidentialité par défaut, qui pour la plupart des services de messagerie ne sont pas du tout respectueux de la vie privée. Les chercheurs ont découvert qu’environ 50% des utilisateurs de WhatsApp aux États-Unis ont une photo de profil publique et 90% un texte "À propos" public. Il est intéressant de noter que 40% des utilisateurs de Signal, dont on peut supposer qu’ils sont plus soucieux du respect de la vie privée en général, utilisent également WhatsApp, et que tous les autres utilisateurs de Signal ont une photo de profil publique sur WhatsApp.

    Le suivi de ces données dans le temps permet aux attaquants de construire des modèles de comportement précis. Lorsque les données sont mises en correspondance sur les réseaux sociaux et les sources de données publiques, des tiers peuvent également établir des profils détaillés, par exemple pour escroquer les utilisateurs. Pour Telegram, les chercheurs ont découvert que son service de recherche de contacts expose des informations sensibles même sur les propriétaires de numéros de téléphone qui ne sont pas enregistrés auprès du service.

    Les informations qui sont révélées lors de la découverte des contacts et qui peuvent être collectées par des attaques par crawling dépendent du fournisseur de services et des paramètres de confidentialité de l’utilisateur. WhatsApp et Telegram, par exemple, transmettent l’intégralité du carnet d’adresses de l’utilisateur à leurs serveurs.

     

    D’autres services de messagerie plus soucieux de la protection de la vie privée, comme Signal, ne transmettent que de courtes valeurs de hachage cryptographique des numéros de téléphone ou s’appuient sur du matériel sûr. Cependant, l’équipe de recherche montre qu’avec les nouvelles stratégies d’attaque optimisées, la faible entropie des numéros de téléphone permet aux attaquants de déduire les numéros de téléphone correspondants des hachages cryptographiques en quelques millisecondes.

    De plus, comme il n’y a pas de restrictions notables pour s’inscrire à des services de messagerie, tout tiers peut créer un grand nombre de comptes pour explorer la base de données d’une application de messagerie, à la recherche d’informations en demandant des données pour des numéros de téléphone aléatoires. "Nous conseillons vivement à tous les utilisateurs d’applications de messagerie de revoir leurs paramètres de confidentialité. C’est actuellement la protection la plus efficace contre les attaques par crawl que nous avons étudiées", conviennent le professeur Alexandra Dmitrienko de l’Université de Würzburg et le professeur Thomas Schneider du TU Darmstadt.

    Les prestataires de services améliorent leurs mesures de sécurité

    L’équipe de recherche a fait part de ses conclusions aux fournisseurs de services respectifs. En conséquence, WhatsApp a amélioré ses mécanismes de protection de sorte que les attaques à grande échelle puissent être détectées, et Signal a réduit le nombre de requêtes possibles pour compliquer le crawling. Les chercheurs ont également proposé de nombreuses autres techniques d’atténuation, notamment une nouvelle méthode de découverte des contacts qui pourrait être adoptée pour réduire encore l’efficacité des attaques sans nuire à la convivialité.

    Source: Encypto

  • Qui a inventé le mot gastronomie?

    J'attends la réponse ici

     

    http://www.cuisine-toulousaine.com/archive/2020/08/27/qui-a-invente-le-mot-gastronomie-6259644.html

     

     

  • Bon à savoir

    Non, il n’est pas obligatoire de faire ses courses au plus près de chez soi

    Comment et où faire ses courses? Les autorités françaises ont précisé les choses lors d’une cellule interministérielle de crise.

    Lors d’une cellule interministérielle de crise qui s’est tenue lundi, les autorités françaises ont, notamment, fait un point sur les pratiques autorisées pour faire ses courses.

    Est-on obligé de faire ses courses dans le magasin le plus proche de chez soi? Comment faire quand nos pratiques alimentaires nous obligent à nous rendre dans des magasins spécialisés? Autant de questions dont les réponses restaient floues. "Ce qui est certain, c’est que les consignes ne sont pas suffisamment claires et induisent en erreur même les personnes les plus respectueuses de la loi", confirmait, il y a une dizaine de jours dans nos colonnes, un gradé de la police.

    Plusieurs témoignages, comme celui de ce père de famille de Lanester (56) verbalisé à hauteur de 135 € pour avoir privilégié un supermarché à Lorient plutôt que son hypermarché habituel, suggéraient fortement qu’il fallait faire ses courses dans le magasin le plus proche de son domicile.

    "Aucune obligation de se rendre dans le magasin le plus proche" mais…

    Lundi, une cellule interministérielle de crise a éclairci plusieurs zones d’ombre. La décision finale indique qu’il " convient de rappeler aux préfets et aux forces de l’ordre les éléments suivants: tout achat réalisé dans un commerce dont les activités demeurent autorisées est considéré comme un achat de première nécessité; les forces de l’ordre ne doivent ni analyser, ni contrôler le contenu ou la manière de faire les courses".

    De même, il est souligné qu’il n’existe aucune obligation de regrouper ses courses dans un même commerce, ni de se rendre dans le magasin le plus proche. "Les usagers peuvent continuer à se rendre dans les magasins alimentaires spécialisés (boulangeries, fruits et légumes, chocolatiers, etc.) et confessionnels".

    Néanmoins, le gouvernement rappelle sur son site Internet que "chacun doit faire preuve de responsabilité et que la règle reste le déplacement bref et à proximité du domicile". Et il faut évidemment toujours être muni d’une attestation - papier ou numérique - toujours à jour sur soi.

    https://www.letelegramme.fr

     

    Ce que les policiers et gendarmes ont le droit (ou pas) de faire pendant un contrôle

    Les forces de l’ordre multiplient les contrôles pour veiller au bon respect du confinement. Mais sont-elles autorisées à fouiller vos courses ou à vous demander la raison de votre déplacement chez le médecin? Eléments de réponses.

    Depuis le 17 mars, 100 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour s’assurer que les Français observent bien les mesures de confinement et sortent de chez eux uniquement pour les motifs autorisés. En cas de contrôle, ils peuvent verbaliser pour absence d’attestation dérogatoire de déplacement ou sortie non légitime. Au 1er avril, quelque 5,8 millions de contrôles et 359 000 procès-verbaux ont été dressés par les forces de l’ordre, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

    Mais sur les réseaux sociaux, des témoignages font état de contrôles abusifs et verbalisations injustifiées. Des femmes racontent par exemple avoir été verbalisées pour être sorties acheter des protections hygiéniques ou un test de grossesse, un internaute pour avoir mal recopié l’attestation à la main ou encore un autre parce qu’il portait un jean pendant sa pratique sportive. Alors jusqu’où peuvent aller les forces de l’ordre lors  d’un contrôle?

    Le montant de l’amende forfaitaire encourue en cas de non-respect du confinement grimpe vite: 135 € en cas de première sanction, 200 € en cas de récidive dans les quinze jours qui suivent, majorée à 450 € si elle n’est pas payée dans les 45 jours. En cas de multi-récidive dans les 30 jours qui suivent la première verbalisation, la violation des règles de confinement devient un délit passible de 3 750 € d’amende et six mois de prison.

    Les forces de l’ordre peuvent-elles fouiller vos sacs de courses?

    Non, "une inspection visuelle ou une fouille sont des atteintes à votre droit à la vie privée", rappelle l’Observatoire parisien des libertés publiques dans un communiqué. Les forces de l’ordre ne peuvent avoir le droit de procéder à la fouille ou à l’inspection visuelle que dans le cadre d’une réquisition du procureur ou d’une enquête de police judiciaire. Pour contourner cet obstacle, ils peuvent vous demander d’ouvrir vous-même votre sac.

    Vous êtes en droit de refuser mais étant donné les circonstances, "le rapport de force des policiers prévaut et ils risquent de vous emmener en garde à vue ou en vérification d’identité et sans témoin, il va être compliqué de vous défendre, notamment d’accusations de rébellion ou d’outrage".

    Les forces de l’ordre peuvent-elles juger ce qu’est un achat de première nécessité?

    Non, si vos achats sont effectués dans les commerces autorisés à ouvrir, les policiers ne peuvent pas les contester. Le décret du 23 mars ne précise d’ailleurs pas ce qu’est un produit de première nécessité, "de sorte qu’une contravention qui se fonderait sur l’absence de nécessité première du bien acheté pourrait être contestée, pour absence de prévisibilité de l’infraction", précise l’Observatoire parisien des libertés publiques.

    Les forces de l’ordre peuvent-elles vous verbaliser pour avoir pris plus d’une heure pour faire vos courses?

    Non, la limite d’une heure de déplacement s’applique uniquement aux sorties de loisirs : promenade, pratique sportive, sortie d’animaux. De même, la distance maximale d’un kilomètre ne concerne pas les déplacements pour aller faire vos courses.

    Les forces de l’ordre peuvent-elles demander la raison d’un rendez-vous médical?

    Non, le secret médical s’applique.

    Les forces de l’ordre peuvent-elles demander le paiement d’une amende sur place?

    Non, le paiement en liquide et immédiat d’une contravention sur le lieu du contrôle ne peut être exigé que "si le contrevenant ne dispose pas d’une adresse de domiciliation en France", rappelle la gendarmerie nationale.

    Les forces de l’ordre peuvent-elles vous raccompagner chez vous?

    Si rien ne les en empêche, le gouvernement précise sur la page consacrée aux informations sur le coronavirus qu’"on demandera aux personnes de retourner chez elle mais il n’y aura pas de reconduites à domicile".

    Les forces de l’ordre peuvent-elles vous contrôler dans les jardins de votre copropriété?

    Non, les contrôles s’exercent uniquement sur la voie publique.

     

    https://www.dossierfamilial.com