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Loisirs

  • L'insondable bêtise des politiques

    Interviewée, sur Radio J, par Frédéric Haziza, sur son projet de loi, fictif, quant à l’interdiction de la polygamie, en réponse aux inquiétudes de certains quant à leur libertés amoureuses, au lieu de répondre par une périphrase délicate, s’exprimant avec sa lourdeur ordinaire, Marlouna  a tenu à préciser: "On ne va pas s’interdire les plans à trois"…

    Et c’est cette élégance que le Grand Prix de l’humour 2021 a  salué parmi seize "petites phrases".

    Le Prix du Jury est attribué à Nicolas Dupont-Aignan pour sa déclaration: " Je suis fort chez les gens qui sont à la limite du vote".

    Le Prix du Jeu de " Miot " (en hommage à Jean Miot, créateur du prix) et le Prix Spécial du Jury sont attribués à Jean-Pierre Raffarin: " Quand la droite se durcit, elle se rétrécit".

    Le Prix de l’encouragement a été décerné à Audrey Pulvar: "Ce qui se passe avec les votes extrêmes et l’abstention, c’est la traduction concrète des effets du réchauffement climatique".

    Le Prix de la récidive a été dévolu à François Hollande: " Michel Barnier a un côté prince charmant pour les maisons de retraite".

    Le Prix Marcel Duchamp a été remis à  Roselyne Bachelot: "Comme disait mon grand-père, mieux vaut avoir des gens dans sa tente et qui pissent dehors que l’inverse". Élégantissime!

    Emmanuel Macron s’est vu décerner le prix Sigmund Freud, pour sa réponse à une agricultrice lors de sa visite d’une foire en Provence: "La réforme des retraites, on fera cela quand on tombera les masques".  Plus stupide que lui, tu meurs!

    Le Prix de la révélation de l’année a été attribué à Sandrine Rousseau: "Je vis avec un homme déconstruit et je suis super-heureuse".

    Enfin, le Prix des Internautes a été décerné, ex-æquo, à Jean Castex: "Moins nous alimentons les polémiques auto-portées, mieux nous nous portons",

    et au sénateur LR de Paris, Pierre Charon: "Xavier Bertrand voulait être hypersonique, il est subsonique, il n’a pas passé le mur du son".

    Le prix "Press club, humour et politique" avait été remporté en 2019 par Édouard Philippe. À la question de savoir si tout remontait à Matignon, le Premier ministre  avait alors répondu: " Non, seulement les emmerdes“.

    Du fait de l’épidémie de Covid-19, le prix n’avait pas été décerné en 2020.

    Le jury 2021 du Press Club, humour et politique, sous la présidence d’Olivier de Lagarde se composait de Brigitte Boucher (LCP-AN), Isabelle Bourdet (Press Club), Nicolas Charbonneau (Le Parisien Week-end), Hubert Coudurier (Le Télégramme), Michaël Darmon (I24News), Pierre Douglas, Florent Duprat (BSmart), Laurent Gerra, Christine Kelly (CNEWS), Gérald Leclerc (CNEWS), Patrice Romedenne (France TV), Frédéric Says (France Culture) et Christophe Schmidt (AFP).

    Tout ceci pourrait prêter à sourire. Toutefois, étant donné la répétition quotidienne des stupidités  et incongruités de nos politocards, c’est plutôt consternant. Tous ces gens sont nos salariés, très chèrement rémunérés, y compris les retraités Raffarin et Hollande… Oser proférer tant d’inepties, c’est grave, mais en faire à répétition, c’est pire!

    Ramassis mondain de propagandistes, organisant des débats de l’entre-soi, le Press Club a beau jeu de ricaner, une fois l’an, de ceux qu’ils servent, avec docilité, à longueur de colonnes et d’antenne.

    Mitrophane Crapoussin

  • Vous les copains, je ne vous oublierais jamais, dim, dia, dada...

    Chanson de Sheila dans les années 60 et même, je crois son premier disque

    Mathias Vicherat, ex-camarade de promo d’Emmanuel Macron à l’ENA, qui n’a aucune expérience dans l’enseignement supérieur, en passe de devenir le nouveau directeur de Sciences Po

    Les jeux sont faits à Sciences Po. "C’est visiblement le cas depuis plusieurs mois", s’agacent de nombreuses voix en interne et en externe. Mathias Vicherat, 43 ans, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, passé par le cabinet de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris, la SNCF et Danone, a remporté hier 21 des 32 voix du conseil de direction de l’Institut d’études politiques (IEP) dans la procédure de désignation du futur directeur de Sciences Po. Pour beaucoup, le vote, ce mercredi 10 novembre, du conseil de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), l’autre "tête" de l’école, n’est qu’une formalité.

     

    (…) Le Figaro

     

    Ami de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, ancien directeur de cabinet de Bertrand Delanoë puis d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris et ex-directeur général adjoint de la SNCF, Mathias Vicherat n’a jamais dirigé d’établissement d’enseignement supérieur.

    " Ce n’est pas loyal, critiquait il y a quelque temps un candidat éconduit en évoquant le profil de Mathias Vicherat. Il fallait écrire, dans le profil recherché, qu’il n’était pas nécessaire d’avoir une expérience dans l’enseignement supérieur ! "

     

    (…) Les Echos

  • MDR

    A bac + 5, Il ne sait pas écrire "Mauriac" et n’en a jamais entendu parler!

    J’ai quelques innocentes petites manies, dont celle d’avoir toujours dans mes livres les quelques classiques incontournables que j’ai lus et aimés dans ma jeunesse: Maupassant, Zola, Dumas, Hugo, Montaigne, et puis Jules Verne et d’autres. François Mauriac par exemple.

    (félicitations: moi aussi. NdlaR)

    Ayant perdu "Le Nœud de vipères" dans un déménagement, je suis entrée hier dans une FNAC pour l’acheter en livre de poche.

    Ne l’ayant pas trouvé j’ai demandé à un jeune vendeur de m’aider. Sa première question a été: "comment vous écrivez Mauriac, Madame"?…

    J’ai sursauté, j’ai cru que les yeux me tombaient de la tête, et je lui ai dit du tac au tac: "comment ça, vous ne savez pas comment on écrit Mauriac?".

    Ce jeune, qui n’était même pas d’une inculte diversité, avec ses grands yeux bien bleus, m’a répondu, très calme: – Non, Madame. C’est la première fois que j’entends parler de ce monsieur!

    – La première fois? (J’en bégayais presque)…Et au lycée, au collège, jamais entendu parler?

    – Non! Jamais.

    – Mais c’est un grand auteur classique du XXe siècle! Écrivain engagé, prix Nobel de littérature…Vous pourriez au moins le connaître de nom.

    – Mais moi, Madame, je suis du XXIe siècle !…dit-il fièrement, balayant d’un beau geste plein de panache tout ce qui avait été écrit avant.

    – D’accord vous êtes du XXIe siècle, mais cela ne doit pas vous empêcher d’avoir lu quelques auteurs précédents! Sinon comment comprendre notre époque?

    (Pas possible: un vendeur de livres? NdlaR)

    – Oh moi, je lis surtout des mangas. Quelques rares polars, aussi. Très rarement. Vous avez déjà lu des mangas?

    – Euh non mais j’en connais de nom…

    – Ah vous voyez, ça vous manque! Vous devriez les lire, dit-il, d’un ton judicieux, comme si finalement c’était à lui de m’apprendre quelque chose.

    Je promis d’essayer les mangas, mais je n’en pensais pas moins.

    – Bon alors Mauriac ça s’écrit m, a, u, r, i, a, c.

    C’était, pour moi, surréaliste. Mauriac est décédé en 1970, ce n’est pas si ancien que cela! Cela ne remonte pas à Néanderthal! Le jeune vendeur a pris note très sérieusement. Il l’a commandé. J’étais étonnée qu’une grande Fnac n’ait que deux livres de Mauriac, "Thérèse Desqueyroux" et "Le livre de raison de Malagar".

    Je suis allée faire un tour dans la librairie (car on était, quand même, dans une librairie, avec c’est vrai pas mal de mangas et de BD). Puis je suis revenue vers lui et m’excusant, je lui ai demandé son niveau d’études. Je m’attendais un peu à un CAP de manutentionnaire…métier d’ailleurs très utile dans une librairie.

    Il m’a répondu qu’il avait un bac + 5, c’est à dire qu’il avait fait après le bac un DUT d’études commerciales, suivi de deux années d’études de création et gestion d’entreprise. Ce n’était pas la Sorbonne, mais quand même…

    Mais il m’affirma que jamais, au grand jamais, il n’avait entendu parler de Mauriac, nulle part, ni au lycée ni ailleurs. Bon, il reconnaissait qu’il ne s’était jamais intéressé à la littérature, que ça l’ennuyait profondément. Mais finalement il était plein de bonne volonté.

    Je concédai que Mauriac, ce n’est pas toujours très facile, ni très engageant, mais qu’il pouvait commencer par Maupassant, Zola. Il promit qu’il essaierait, un jour. Et je ne partis pas sans un petit couplet sur sa sortie "je suis du XXIème siècle", plaidant que quand même, les siècles qui nous ont précédés, ce n’est pas totalement inintéressant…Il était d’accord.

    Bref finalement il avait manqué à ce jeune une Education Nationale digne de ce nom. Une instruction qui se tienne, qui tente au moins de lui faire savoir que nous avons en France un patrimoine littéraire qui ne doit pas devenir un archipel totalement perdu à l’est de l'illettrisme, ou de l’ignorance, superbe (c’était son cas) ou honteuse.

    Une instruction qui, à défaut de l’avoir baigné dans la littérature, ou de lui en avoir au moins laissé une teinture, aurait donné à ce jeune au minimum la connaissance que la littérature existe, et le moyen de s’y intéresser un jour, si l’envie lui en prenait. Et davantage, si affinités.

    Si la littérature française ennuie à ce point un jeune, c’est qu’il n’a eu que de très mauvais profs, selon moi. Sans même oser parler de littérature étrangère.

    Comment ne pas s’inquiéter pour l’avenir de notre culture, si un jeune bac +5 de nos jours n’a jamais entendu parler de Mauriac? Ou alors convenons tout de suite que notre culture est morte. De profundis.

    Ne sachant même pas qui était Mauriac, c’est tout un pan de culture qui lui échappe.

    Comment alors goûter ce bon mot d’André Frossard, (dont il ne doit même pas soupçonner l’existence), essayiste, journaliste, académicien, qui rentre un jour de Rome et croise Mauriac dans le hall du Figaro. Mauriac demande à Frossard: "alors, Rome?".

    Réponse de Frossard: "un nœud de vicaires, mon cher, un nœud de vicaires!".

    Sophie Durand

     

    Source:

  • Journées du patrimoine: mon œil!

    Basilique St Sernin de Toulouse

    Le musée des traditions et arts populaires - raconté par un ancien

    Le musée était assez difficile d'accès car en plein jardin d'acclimatation donc il fallait beaucoup marcher à pied pour s'y rendre. Le musée était divisé en sections par région, il y avait beaucoup d'objets en exposition et bien plus dans les réserves, d'ailleurs à l'époque ils espéraient trouver un local plus grand pour pouvoir montrer plus de collections.

    Il y avait une collection de maquettes de types d'exploitation agricole en fonction du lieu géographique.

    Outils agricoles, architectures régionales, il était réellement intéressant et unique en son genre. Par contre visiblement laissé dans un abandon total.

    Ils ont eu sa peau c'était prévisible

    "Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.

    Le musée des traditions et arts populaires a été fermé au prétexte de créer le mucem musée de la civilisation européenne et méditerranéenne.

    Vous remarquez que le mot France est soigneusement évité. C'est en fait un plan général du pouvoir remplaciste section ministère de la culture. Par exemple il existait avant un musée des monuments français dont le nom est devenu maison de l'architecture. Le musée des colonies est finalement devenu musée de l'immigration après un passage arts océaniques et africains. Une partie des collections planquée en cave à servi pour le musée des arts "premiers" anciennement primitifs. On a bien failli réussir à faire sauter le musée de la marine. Le musée de l'homme est passé à la sauce progressiste, là il y avait l'argent de la rénovation que soi-disant ils ne trouvaient pour celui des traditions.

    Le plus frappant c'est que concomitamment à cet effacement ont été créés des musées très identitaires mais pour certaines minorités: le musée d'art et histoire du judaïsme, un département des arts islamiques au Louvre alors qu'on avait déjà l'institut du monde arabe, etc.“.

    Eradiquer l'identité et le passé du petit peuple de souche. Ensuite prétendre que nous ne valons rien et que l'Afrique nous a tout apporté.

    La gauche républicaine de Blum était d'ailleurs très respectable. Mai 68 a été un grand remplacement idéologique de la gauche.

    La SFIO serait classée d'extrême-droite avec la gauche actuelle.