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Education

  • Quel bonheur de vivre libre loin de l’islam!

    L’ex-musulmane Najat Kasler a partagé avec ses lecteurs arabophones le récit de sa libération de l’islam dans un témoignage publié le 21 juillet 2012 sur le site ahewar.org. En commémoration de son souvenir, nous publions aujourd’hui en français ce dernier témoignage qu’elle a laissé en arabe avant sa disparition forcée ou délibérée.

    Depuis l’apostasie de Najat Kasler, moult contestataires venant de l’islam l’ont félicitée pour son courage et sa lucidité. En même temps, des musulmans présumés modérés et d’autres fanatiques ainsi que des gardiens du temple de l’islam l’ont menacée, insultée, maudite et persécutée pour son crime d’apostasie. C’est malheureusement le rituel classique que tout apostat en islam se trouve condamné à subir tout au long de sa vie, s’il n’est pas liquidé sur le tas. C’est la loi d’une pseudo-religion qui cherche à s’imposer comme "religion d’amour, de tolérance et de paix" (RATP) et qui prétend à sa révélation par un dieu qui se qualifie de "clément et miséricordieux .

    "Je voudrais décrire avec sincérité et fidélité mon expérience sur ma libération de l’islam. En effet, j’ai vécu de longues années dans la tourmente dans cette religion, à cause de son dieu Allah et de son prophète autoproclamé, avant que la délivrance ne survienne.

    Autrefois, pour satisfaire cet Allah, je faisais beaucoup de sacrifices. J’appliquais à la lettre ses préceptes avec conviction et fermeté. Je jeûnais et je priais conformément aux règles de la charia. En même temps, je m’efforçais de ne jamais offenser quiconque, de faire du bien aux humains, aux animaux, aux plantes et même à tout ce qui est figé dans la nature. Je m’efforçais tout particulièrement à ne scandaliser personne et à être aimable avec tout le monde.

    Ce périple était cependant terrible, puisque à chaque fois que je cherchais auprès d’un musulman des réponses convaincantes aux controverses ahurissantes que je trouvais en islam et dans le Coran, les réponses fournies m’irritaient et m’exacerbaient davantage. Suite à ce parcours parsemé de chocs et de contrechocs, j’ai enfin fini par tout comprendre. J’ai réussi à me libérer de la secte islamique avec un grand soulagement.

    Je voudrais évoquer ici l’une des multiples raisons qui m’ont conduite à prendre cette décision. À un moment où le scepticisme me tourmentait, j’avais besoin d’aide, de conseils et d’éclairage lors d’une visite de mon pays d’origine, car je suis une migrante et je vivais à l’étranger. On m’a conseillé d’aller consulter et discuter avec un cheikh, dit imam, et présumé grand érudit. Il semble que c’était un personnage bien connu. Même des gens riches dans la région et des expatriés vont souvent le consulter.

    Personnellement, je figurais sur la liste des expatriés qui visitaient pendant les vacances le pays de leurs parents et de leurs ancêtres. C’est grâce à l’une des épouses d’un grand fortuné dans notre commune, une connaissance de mes parents, que j’ai pu avoir accès au domicile du " vénérable cheikh " en question, croyant pouvoir obtenir davantage de bénédictions de sa part, puiser de son savoir et profiter de ses conseils. Si je n’étais pas recommandée par cette riche dame bien vue dans le milieu de la haute société locale, je n’aurais pas pu aller le voir. Habituée des lieux, cette dame avait libre accès chez lui. Elle venait régulièrement le consulter pour différentes raisons et "l’arroser", bien entendu, en conséquence.

    En arrivant chez lui, une de ses filles m’a reçue. Dès le premier contact, elle m’a donné l’impression qu’elle était fort dépressive à cause de l’autoritarisme hégémonique de son père. Puis, j’ai rencontré son épouse qui souffrait également de la même pathologie. Enfin, j’ai vu dans un état effrayant et déplorable les domestiques qui travaillaient dans cette grande demeure de 5 h du matin à 1 h du lendemain, presque sans interruption.

    Je me souviens toujours de cet homme qui m’a reçue avec d’autres visiteurs. Il était assis, recroquevillé sur un divan. Il nous a demandé de nous assoir par terre face à lui, avant de commencer à nous parler avec un air hautain et un langage purement raciste. En effet, j’ai vite compris que c’était un homme arrogant, orgueilleux, pédant et surtout obèse. Il se prenait pour une haute référence en islam ou pour un grand potentat en matière de religion. Effectivement, il était un potentat, mais en matière de tartufferie.

    Ce "vénérable cheikh" se vantait également de sa grande hospitalité devant ses riches visiteurs comme devant les citoyens qui retournent de l’étranger pour un court séjour dans leur pays d’origine. En effet, sa générosité n’était pas totalement anodine, car les riches visiteurs devaient payer cher le fait de s’approcher de lui et de solliciter la présumée bénédiction de ce potentat religieux.

    Avant de me retirer de cette petite assemblée, sa fille m’a demandé si j’avais une question à poser à son père. Déjà profondément irritée par son discours comme par son regard suspect et inquisiteur fixé sur moi, je suis restée coite avant de la remercier et de quitter promptement les lieux. Au lieu de bénéficier de ses conseils, j’étais stupéfaite du discours de ce présumé homme de religion.

    Durant presque trois mois après cette triste rencontre, je n’ai pas cessé de pleurer, notamment sur ma condition d’être humain. J’ai regretté les années perdues de ma vie durant lesquelles je m’efforçais de trouver une lueur de bonté dans cet islam corrompu de l’intérieur et de chercher un aspect humain dans le comportement vicieux des gardiens du temple de cette secte.

    Si j’avais autrefois respecté les préceptes de l’islam, c’était pour une seule raison, car mes parents, nés musulmans, étaient par nature d’une grande bonté. Ils ne connaissaient rien aux affres de leur religion, mais ils ignoraient, hélas, qu’ils adoraient instinctivement des utopies. Ils croyaient que l’islam était l’antithèse de ce qu’il est. Comme la plupart des musulmans, ils étaient convaincus que les maux de l’islam étaient des vertus divines qui devraient leur procurer une vie tranquille et idéale dans ce monde comme dans l’autre.

    Le comportement de mes parents me semblait normal, car, vu leur instruction limitée, ils n’ont eu la chance de connaître de l’islam que ce que les chouyoukh [pluriel de cheikh] leur racontaient. Ils n’avaient pas accès, comme de nos jours, à d’autres sources d’information. Ils ne savaient absolument pas que ces chouyoukh sont des charlatans, des vendeurs de vent et qu’ils n’ont pas d’autre choix que de défendre d’une manière désespérée leur entreprise ou plutôt leur fonds de commerce pour se constituer des fortunes exorbitantes au nom d’Allah. Quant à leurs armes d’action et de défense, elles ne sont rien d’autres que la manipulation, l’imposture et la duperie au nom de ce même Allah. Leur souci est centré sur des biens purement terrestres, notamment bien manger, bien boire, se loger très confortablement, collecter de l’argent et forniquer, si possible, avec des gamines et des garçons. C’est tout.

    Celui qui gagne ainsi son pain quotidien bénéficie d’une demeure luxueuse et génère des fortunes, seulement en rabâchant les hérésies de l’islam 24 heures sur 24, n’arrêtera jamais l’exercice de cette fonction. Au contraire, il s’y attèle de toutes ses forces et n’y renoncera jamais.

    Pour consolider leur pouvoir, ils se comportent comme des démons. Ils décrètent des fatwas pour se débarrasser de leurs détracteurs ou de ceux qui les contestent. Ils voyagent partout dans le monde. Ils squattent les plateaux des chaînes de télévision pour débattre avec les différentes stars de l’audiovisuel et du cinéma et les diffament en public. Ils les accusent de diverses abominations aberrantes, uniquement pour acquérir du prestige et de célébrité.

    Oui, j’ai enfin bien compris que l’islam est une religion vicieuse et abominable.

    Elle accorde à ceux qui vendent ses hérésies le pouvoir de dominer les autres pour réaliser leurs ambitions. Alors ils se moquent des simples musulmans. Ils leur radotent des affirmations préjudiciables, qu’ils sont au service d’un dieu doté d’une superpuissance… Ils s’identifient à lui et considèrent qu’en dehors de lui et des gardiens de son temple il n’y aura pas de salut pour les croyants mais uniquement l’enfer.

    En réalité, la majorité des musulmans se trouve, hélas, engouffrée dans un sommeil profond mais aussi dans la lâcheté. Ils croient mener une vie vertueuse, alors qu’ils commettent les choses les plus vicieuses. Un musulman se vante d’être né avec un noble caractère grâce à l’islam. En revanche, dès qu’on s’approche de lui, qu’on le fréquente et qu’on évoque avec lui une question religieuse sensible, on découvre qu’il est pire que tous ceux qui n’ont pas encore été touchés par le virus mortifère de l’islam.

    Rares sont les musulmans qui osent s’interroger sur l’authenticité du discours d’un cheikh à la télévision ou du prêche d’un imam à la mosquée. N’avons-nous pas le droit de nous interroger sur tant de choses dans cette croyance dans laquelle nous sommes nés?

    Est-ce que c’est vraiment Allah qui se promène dans un véhicule luxueux lorsque le cheikh ou l’imam l’achète avec l’argent de zakat [" aumône légale ", 3e pilier de l’islam] et se vante que c’est un don d’Allah?

    Est-ce que c’est vraiment Allah qui habite dans une villa ou un palais luxueux ou c’est le cheikh qui en profite seul?

    Est-ce que c’est vraiment Allah qui épouse les jeunes filles que les chouyoukh de 50, 60, 70 et même de 80 ans cherchent à épouser? [Le cas du cheikh Al-Qaradawi qui, à 82 ans, s’est lâché en 2016 sur son ex-épouse, une jeune étudiante algérienne, en est l’exemple type.

    https://www.algeriepatriotique.com/2016/06/29/al-qaradawi-se-lache…

    Est-ce que c’est Allah qui profite du prestige et de la gloire lorsque les chouyoukh vantent sa religion à la télévision?

    Est-ce que c’est Allah qui voyage par avion en première classe pour faire du tourisme en Europe, en Asie et en Amérique, en ébouriffant ses plumes comme un paon afin d’afficher sa religion?

    Certes, le musulman n’a ni l’honnêteté, ni la probité, ni le courage de s’interroger, ni de discuter de ce qui est dit dans les livres sacrés de l’islam.

    Sinon, pourquoi ne demande-t-il pas à son Allah de quelle manière il a pu profiter du cuissage de Mahomet avec Aïcha, une gamine de six ans? S’est-il vraiment réjoui avec Mahomet lorsqu’il a consommé son mariage avec elle à l’âge de 9 ans?

    Quelle est cette ordure de père de Aïcha, dit Abu Bakr, qui a sacrifié sa fillette sous prétexte de se rapprocher de Mahomet et de bénéficier également de la satisfaction de son Allah?

    Comment cet Allah crée-t-il les gens et les nourrit-il, et en même temps ordonne à Mahomet de les attaquer de façon honteuse, de faire couler leur sang et de capturer leurs filles et leurs femmes?

    Comment Allah, ce présumé dieu, pouvait-il faire tout cela? Pourquoi ne les a-t-il pas tués lui-même? Est-ce qu’il était si faiblard et lâche et avait-il effectivement besoin de Mahomet pour commettre ces crimes à sa place?

    Cet Allah de Mahomet n’était-il pas, s’il existait, un malade mental pour s’adonner à ce sale jeu?

    Même si nous supposons que Mahomet avait raison, pourquoi son Allah, dit omnipotent, n’a-t-il pas transformé ses ennemis en amis sans avoir besoin de l’effusion de leur sang, ni de la captivité de leurs femmes et de leurs filles?

    Quel bénéfice cet Allah a-t-il tiré de tous les crimes commis par Mahomet en son nom?

    Et dans quelle mesure Mahomet en a-t-il lui aussi profité? Chaque fois que je me pose ce genre de questions, la colère et l’exaspération m’embrasent contre Mahomet et sa marionnette Allah. Tous les griefs de Mahomet gravitaient autour de ses intérêts mondains et matériels. Tout était purement centré sur l’argent, le butin, les conquêtes militaires, les invasions, le pouvoir de dominer les autres et les plaisirs de la chair.

    Mahomet s’est attribué tout ce qu’il pouvait, en se servant d’Allah, de son épée, de ceux qu’il a asservis comme de ceux qui l’ont suivi. Il a alors commis les crimes les plus abominables et s’en vantait. Il s’est servi de son Allah comme outil, alors qu’il était l’acteur principal et le grand bénéficiaire.

    Oui, je savoure maintenant l’euphorie de ma libération de l’islam et de mon réveil, quoique tardif, de la dormition des musulmans. J’ai définitivement renoncé à suivre Mahomet et ses enseignements. Je ne veux plus entendre parler de ses actes, ni de ses paroles, ni de sa secte. Cette libération m’a donné le bonheur de vivre".

    [Najat Kasler a réussi, après ce témoignage poignant, à échapper aux pièges de ses guetteurs. Il semble qu’elle mène depuis une nouvelle vie loin des yeux de ses détracteurs et persécuteurs qui cherchaient à lui appliquer la peine de l’apostasie.]

    Maurice SALIBA

    C'est ici:

     

    D'autres abandonnistes

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    Un commentaire de lecteur

    Lisez donc le coran, mais plume en main!

    Relevez tous les versets qui vous choquent, par thème:

    Versets assassins: tuez les tous

    Versets misogynes: la femme est un champ à labourer à loisir

    Versets scientifiques: la terre est plate comme un tapis, surmontée de sept strates de cieux

    Versets sadiques: du cuivre fondu à boire et des herbes sèches à manger pour les mécréants

    etc.

  • Celle qui a sauvé des millions de bébés

    Cette semaine, notre héros du Progrès est une héroïne, Virginia Apgar, anesthésiste et chercheur américaine, qui a inventé le test permettant d’évaluer rapidement la santé du nouveau-né et de déterminer si l’enfant a besoin immédiatement de soins médicaux néonataux.

    Ce test, dénommé "score d’Apgar" continue à être utilisé couramment dans le monde entier et il est reconnu pour avoir sauvé la vie de millions de nouveau-nés depuis 1952.

    Virginia Apgar est née à Westfield, dans le New Jersey, le 7 juin 1909. Apgar avait deux frères aînés, dont l’un est mort en bas âge de la tuberculose, tandis que l’autre vivait avec une maladie chronique. En raison des problèmes médicaux de ses deux frères, Apgar choisit de faire carrière dans le domaine médical.

    En 1929, Apgar obtient un diplôme de zoologie avec des mineures en physiologie et chimie au Mount Holyoke College, et la même année, elle commence sa formation médicale au College of Physicians and Surgeons (P&S) de l’Université de Columbia.

    Apgar obtient son diplôme de médecine en 1933 et commence un internat de deux ans en chirurgie à l’Hôpital presbytérien P&S. Bien qu’elle fasse montre de compétence, le président du P&S, qui s’inquiétait des perspectives économiques pour les femmes chirurgiens pendant la Grande Dépression, lui conseille de faire carrière dans l’anesthésie – un nouveau domaine d’étude qui commençait à prendre forme en tant que spécialité plutôt médicale, que strictement infirmière.

    Apgar suit ce conseil et après la fin de son internat en 1936, elle commence une formation d’anesthésiste d’un an à l’hôpital presbytérien. Après avoir terminé le cursus, elle effectue son résidanat en anesthésiologie à l’université du Wisconsin et à l’hôpital Bellevue de Manhattan, NYC.

    En 1938, elle retourne à l’Hôpital presbytérien et devient directrice du nouveau département d’anesthésie. Apgar est la première femme à occuper un poste de direction à l’Hôpital presbytérien.

    En 1949, Apgar devient également la première femme à occuper un poste de professeur titulaire à la P&S. La chaire d’anesthésiologie la libère de nombreuses tâches administratives, lui permettant ainsi de consacrer davantage de temps à la recherche.

    Apgar constate que la mortalité infantile (c’est-à-dire les bébés âgés de 0 à 1 an) aux États-Unis a diminué rapidement entre les années 1930 et 1950. Mais que le taux de mortalité des bébés dans les 24 heures suivant la naissance est resté le même.

    Perplexe devant cet écart, Apgar commence à étudier les différences entre les nouveau-nés en bonne santé et les nouveau-nés nécessitant des soins médicaux.

    En 1952, Apgar élabore un test appelé "score d’Apgar" que les professionnels de la santé peuvent utiliser pour évaluer la santé des nouveau-nés. Le système de notation Apgar donne à chaque nouveau-né un score de 0, 1 ou 2. Zéro indique la pire condition possible et deux indique la condition idéale dans chacune des cinq catégories suivantes: activité (tonus musculaire), pouls, grimace (irritabilité des réflexes), apparence (couleur de la peau) et respiration. Pour que son évaluation soit facile à retenir, la première lettre de chacune des cinq catégories forme le mot "APGAR".

    Le test est généralement effectué sur les nouveau-nés 1 minute puis 5 minutes après leur naissance. Un score cumulé de 3 ou moins est généralement considéré comme dangereusement bas et justifiant une prise en charge médicale immédiate.

    Le test d’Apgar est rapidement devenu une pratique courante dans le monde entier. Il reste aujourd’hui encore une procédure standard pour évaluer la santé du nouveau-né.

    En 1959, Apgar obtient une maîtrise en santé publique à l’université Johns Hopkins et commence à travailler pour la Fondation March of Dimes – une organisation américaine à but non lucratif qui œuvre à l’amélioration de la santé des mères et des bébés – en dirigeant son programme de recherche axé sur le traitement et la prévention des malformations congénitales.

    Tout en travaillant à la March of Dimes, Apgar devient une fervente partisane de la vaccination universelle pour prévenir la transmission de la rubéole de la mère à l’enfant.

    Virginia Apgar deviendra ensuite maître de conférences, puis professeur clinique de pédiatrie à l’université Cornell. Elle décède le 7 août 1974.

    Tout au long de sa carrière, elle recevra de nombreux doctorats honorifiques, le "Distinguished Service Award" de l’American Society of Anesthesiologists (1966) et le titre de " Femme de l’année en sciences " par le Ladies Home Journal (1973).

    En 1995, elle a été intronisée au National Women’s Hall of Fame des États-Unis.

    On attribue à l’utilisation du score d’Apgar la réduction du taux de mortalité infantile car il a considérablement augmenté la probabilité de survie des bébés dans les 24 heures suivant la naissance. L’invention et l’utilisation du score d’Apgar ont permis de sauver des millions de vies et continuent à en sauver des milliers d’autres chaque jour. C’est pourquoi Virginia Apgar est notre vingt-deuxième héros du progrès.

    Les Héros du progrès, c’est aussi:

     

  • Éric Zemmour

    Question de Christine Kelly:

    S’agit-il d’une chasse aux sorcières comme on l’a vu dans les années 50 avec le maccarthysme ou bien c’est juste un rééquilibrage qui s’opère?

    Eric Zemmour:

    Mac Carthy a voulu extirper le danger communiste, considéré comme le Mal, de la société.

    Est-ce que, aujourd’hui, il s’agit d’extirper le mal raciste ? Non, on en est bien loin… C’est une histoire qui a commencé dans les années 80 avec SOS Racisme. On a extirpé le Mal, ça y est, c’est fini, plus personne ne défend des positions qui paraîtraient racistes. Les programmes ont été expurgés, les cerveaux nettoyés. Le maccarthysme, c’est hier.

    Aujourd’hui nous sommes passés à une deuxième étape. Ce qui se passe là, c’est la volonté de détruire l’histoire d’un peuple, de détruire l’histoire d’une civilisation pour l’éradiquer et la remplacer.

    Quand on saccage la statue de Churchill, ça veut dire que là tout est possible… Ça veut dire que si Churchill est raciste, le général de Gaulle aussi est raciste. Quand il dit qu’il ne veut pas que son pays devienne Colombey-les-deux-mosquées, il faut aller saccager la statue du général de Gaulle. Il faut interdire Voltaire parce qu’il a écrit une pièce qui s’appelle Mahomet. Et je ne vous parle même pas de Céline. Il faut interdire Balzac parce qu’il est réactionnaire. Il faut interdire Molière parce qu’il a écrit Les Femmes savantes qui est misogyne. Il faut aller plus loin, il faut que les Juifs demandent que Saint Louis ne soit plus évoqué parce qu’il a persécuté les Juifs.

    Ou que les protestants exigent que Richelieu et François 1er soient exclus, que leurs statues soient dégagées parce qu’ils ont persécuté les protestants. Il faut que les gens d’origine vietnamienne exigent que les statues du général Leclerc soient détruites parce qu’il a fait la guerre au Vietnam… C’est sans fin. L’objectif, aujourd’hui, c’est la destruction d’une culture, d’un peuple, d’une civilisation…

     

    IL N’Y A PLACE DANS LES CIMETIÈRES EN FRANCE POUR LES CADAVRES TERRORISTES

    Si on doit débarrasser les statues des " bandits " marchands d’esclaves…

    Alors… on doit aussi déterrer, et jeter à la mer les cadavres des terroristes qui ont commis des massacres immondes au Bataclan.

    On doit aussi jeter au chien les cadavres des terroristes qui ont égorgé nos prêtres et nos compatriotes!

  • Races, Tribus, Ethnies. Une Africaine témoigne.

    L’Afrique est malade de son racisme.

    Il faut arrêter de fermer les yeux sur le tribalisme et l’ethnisme. Ces formes de racisme empêchent le continent africain de sortir de l’ornière.

    Des pays africains, hélas nombreux, sont en train de s’enfoncer dans la misère à cause d’un mal qui ronge leurs populations: le racisme. Des Africains seront les premiers à trouver que mon jugement est exagéré mais à certains moments il faut réveiller les consciences par des mots forts.

    A force d’expliquer les dérapages incessants de certains dirigeants africains, de certains groupes armés qui sèment la mort pour conquérir le pouvoir sans donner des garanties d’amélioration aux populations qu’ils sont censés défendre, par l’ethnisme ou le tribalisme, des mots devenus édulcorés, certains poussent les responsables et les populations africaines à fermer les yeux et à être fatalistes.

    En effet, alors que dans tous les pays du monde, les dirigeants luttent contre le racisme, aucune lutte contre le tribalisme et l’ethnisme, pratiques presque exclusivement africaines, n’est annoncée, ni par la communauté internationale, ni par les Africains eux-mêmes.

    Et pourtant l’idéologie de ces deux pratiques rejoint parfaitement celle du racisme. Et dans les faits, nous constatons dans plusieurs pays africains, des personnes ou des groupes de personnes qui décrètent du jour au lendemain des guerres tribales ou ethniques, en désignant "les autres" qui appartiennent aux tribus ou ethnies différentes de la leur comme étant "des êtres du mal" à éliminer ou psychologiquement ou pire physiquement. Ces dix dernières années, ce genre de guerriers est apparu dans plusieurs pays: je ne cite que les cas graves comme le Libéria, la Somalie, le Congo, la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, la Sierra Leone, et la Côte d’Ivoire.

    Si les pays de la Région des Grands Lacs sont les plus touchés par le racisme, le cas de la Côte d’Ivoire devrait interpeller les consciences africaines et faire peur aux pays qui ont encore la chance de vivre en paix. En effet voilà un pays, stable depuis l’indépendance, prospère malgré le manque des matières premières comme le pétrole ou les minerais, dont l’image à l’étranger était parmi les meilleures et la capitale parmi les plus belles, devenu en quelques années un espace livré au racisme. Nous en connaissons les conséquences: une chasse à l’"Autre" qui a engendré des morts, des réfugiés, des orphelins, bref une image qui a fait réfléchir plus d’un Africain et qui nous a plongés dans un pessimisme indescriptible. Nous croyions ce pays définitivement sur le bon chemin.

    Un exemple du fait que c’est le "racisme" qui est naturel et qu’il n’a pas besoin de beaucoup de temps pour être efficace. Dans des pays comme les nôtres, une fois qu’un "chef d’état ou de guerre" fait appel à lui, il va aussi vite qu’un feu de brousse en été, parce que les insatisfactions de la vie sont profondes et nombreuses. Il recrute facilement parmi les laisser pour compte, qui se sentent utiles et considérés pour une fois dans leur vie. Il recrute parmi les jeunes, abandonnés par des structures sans moyens, qui eux aussi sont toujours prêts à l’aventure quitte à y laisser leur vie de misère et qui tuent avec autant d’application et d’énergie que s’ils livraient un combat qui les conduira vers une vie meilleure. Le temps d’un jour, d’une semaine, d’un mois… avant de mourir ou de tomber dans une misère pire que celle qu’ils connaissaient avant.

    L’ethnisme, le tribalisme, le racisme, des maux qui peuvent se résumer en un seul, le racisme, le mot universel, pour que nous puissions sentir le besoin de lutter contre ce mal. Quand on parle des tribus ou des ethnies en Afrique, il y a un certain fatalisme; c’est naturel, nous sommes divisés en ethnies ou en tribus; cela nous plonge fréquemment dans le chaos mais nous n’y pouvons rien. Elles sont là, nous ne pouvons pas les combattre; nous décidons de fuir… vers quoi?

    Et pourtant, les intellectuels africains savent que seuls les plus chanceux d’entre ceux qui vivent en exil, arrivent à trouver un travail correspondant à leur qualification. Certains atteindront l’âge de la retraite sans pouvoir utiliser leur savoir. Pourquoi dans ce cas, ils n’essaient pas d’imaginer des solutions qui pourraient aider leurs pays à vaincre le racisme, pour pouvoir enfin les aider à se développer?

    Le fatalisme qui consiste à dire "il est écrit là-haut que je mourrais en exil" pourrait faire place à un acharnement commun afin de supprimer le mal qui ronge nos pays et qui les empêche d’avancer. Disons-nous la vérité: la communauté internationale nous trouve des solutions qui ne correspondent pas toujours à ce que nous souhaitons. Si elle constate qu’elle a fait des erreurs, elle essaiera autre chose. La balle est toujours dans son camp car c’est elle qui réfléchit à notre place.

    Je ne vais pas terminer sans parler du Burundi, mon pays d’origine, celui que je connais le mieux. Ce pays, comme tous ceux qui connaissent périodiquement des guerres ethniques, des guerres racistes, a une culture de racisme depuis longtemps. Sous la Monarchie, avant la colonisation allemande et la tutelle belge, le Roi tout puissant, ordonnait, le génocide d’un clan, lorsque ce dernier avait la malchance d’avoir un rebelle en son sein. Ce clan, composé de plusieurs familles issues d’un ancêtre commun, était alors visé dans son entièreté. Les membres qui arrivaient à fuir abandonnaient leurs terres et s’établissaient assez loin pour ne pas être reconnus. Parfois, ils étaient obligés de changer de clan et de noms pour survivre.

    D’autres clans, au lieu d’être condamnés à mort, subissaient une exclusion difficile à vivre psychologiquement: les Hima étaient obligés de rester entre eux car ils n’avaient pas l’autorisation d’entrer dans les enclos des autres citoyens: toute une littérature malfaisante avait été élaborée pour faire comprendre que sur leur passage se traînaient la mort, la maladie pour les humains et le bétail, la malchance, etc…

    Les Hutus étaient considérés comme inférieurs et lorsque le Roi se sentait redevable vis-à-vis de quelques familles, il leur accordait "le privilège d’être des Tutsis". Les ethnies n’étaient pas figées. Mais aucune personne ne pouvait devenir "noble", ce titre était réservé aux descendants mâles des différents Rois ainsi qu’à leurs épouses destinées à multiplier les familles "nobles ou ganwa". Les nobles se disaient "au-dessus" des ethnies pour mieux les dominer.

    Les Républiques qui ont suivi la Monarchie, toutes par le plus grand des hasards, dirigées par des Hima, ont pratiqué l’exclusion des Twa, des Hutus et des Ganwa, à des degrés différents. Et des Hutus n’ont pas trouvé mieux pour se défendre que des actes de génocides des Tutsis, répétés, suivis par des massacres des attaquants; et la boucle était bouclée. Cela s’est passé à plusieurs reprises (1965,1972, 1988, 1993…) et entre deux crises, les uns et les autres vivaient comme si les tueries n’allaient plus recommencer. Ils espéraient l’éradication d’un mal pour lequel personne n’avait trouvé de médicament.

    L’exclusion et la mort comme moyens de gouverner! L’exclusion et la mort comme moyens de réclamer ses droits! L’exclusion ou la mort pour résoudre ses problèmes existentiels…

    Le modèle n’a jamais changé: vous m’avez exclu ou pire tué des personnes de mon groupe, une fois au pouvoir je fais de même pour tous ceux qui ne sont pas de mon ethnie.

    Un modèle qui doit casser pour ne pas connaître des guerres sans fin.

    Lalibre.be

  • Nos chères têtes blondes en danger!

    Quelque part en France, une enseignante témoigne sans langue de bois du désastre de l’éducation des enfants musulmans.

    "Je suis enseignante (prof d’histoire-géo-éducation civique) depuis plus de 20 ans.

    Ceux qui ne voient pas une guerre civile d’ici 20 ans (NON, elle vient de commencer) sont des naïfs, car un beau jour on ne pourra pas éviter de faire respecter l’ordre par la force…

    J’ai exercé dans 5 collèges de banlieue, dont deux ZEP et un établissement classé zone violence.

    J’ai donc vu passer dans mes classes (de la 6e à la 3e) plus de 4 000 jeunes de banlieues, que j’ai eu à charge d’instruire, d’encourager et d’accompagner, avec une bienveillance et une abnégation qui ne m’ont jamais fait défaut.

    Vous prétendez que les populations des banlieues sont " mises au garage dès le collège et le lycée "?

    Que " le socle d’une société épanouie est l’éducation "et, de ce fait, vous insinuez que les minorités ne reçoivent aucune instruction dans notre pays?

    Quelle vaste blague ! Non: quelle aberration, quelle mauvaise foi, quelle vision erronée et mensongère de la réalité !

    Mes élèves des cités reçoivent la même instruction que tous les petits Français de souche.

    Leur instruction est gratuite (sans compter les aides et prestations diverses censées aider ces familles mais qui sont systématiquement dépensées pour tout autre chose que l’école…)

    Si, au terme d’un parcours scolaire la plupart du temps désastreux, le corps enseignant se voit contraint de leur proposer une orientation professionnelle en fin de 3e, c’est qu’on ne peut pas raisonnablement proposer à un adolescent de 15 ans d’envisager de poursuivre des études de médecine, alors qu’il n’a toujours pas daigné apprendre à compter (et à parler correctement le français).

    Ignorez-vous l’importance de la résistance à l’apprentissage du français dans nos écoles?

    Le français est pour eux une "langue étrangère", la langue des "mécréants" comme ils aiment à me le répéter.

    Voici le fruit de ma réflexion, après 20 années d’expérience au contact de votre soi-disant "génération sacrifiée":

    Je suis en première ligne pour témoigner des moyens financiers, humains et techniques mis à dispositions de ces jeunes depuis des décennies (oui, des millions dépensés dans les collèges et lycées pour ces populations).

    Je vous signale, à titre d’exemple, que le collège où je travaille actuellement met à leur disposition permanente 14 TNI d’une valeur totale de 100 000 euros – un dans chaque classe -, deux salles informatiques contenant 50 PC avec connexion internet, une bibliothèque magnifique sur deux étages, des dizaines d’heures de soutien hebdomadaires et tutorats en tous genres (qui coûtent beaucoup d’argent à l’État car payés en heures supplémentaires), un service de restauration quasi gratuit, des voyages scolaires (musées, voyages en Espagne, en Italie, en Angleterre et en Allemagne, pris en charge par le foyer socio-éducatif ) etc. etc. etc.

    Je continue?

    Les autres enfants de la commune (qui ne vivent pas dans la cité) sont loin d’avoir ce genre de privilèges.

    Malgré tout, ces jeunes des banlieues (comme vous les appelez) n’ont que la haine de la France à la bouche.

    Leur seule référence est "le bled". (Cassez-vous! charognes)

    Leur seul désir: imposer leur culture en remplacement de notre culture nationale.

    Ils ne s’en cachent même plus: ils le revendiquent comme une fierté. Leur communautarisme rend inopérant toute tentative d’instruction et d’intégration.

    Quel que soit le sujet que j’aborde, en histoire, en géographie ou en éducation civique, je ne rencontre de leur part que mépris et hostilité vis-à-vis de notre passé, de nos valeurs, de notre vision de la démocratie. Je n’ose même plus prononcer le mot "laïcité" en classe, de peur de les voir me vomir dessus ou pire, m’insulter.

    La plupart des collègues ont abdiqué depuis longtemps.

    Hélas, j’ai cru un temps, comme vous, qu’il était possible de leur transmettre connaissances, sagesse et foi en l’avenir de notre communauté nationale.

    J’ai renoncé. Je suis tous les jours confrontée aux discours les plus intolérants qui m’aient été donnés d’entendre: propos haineux à l’égard des Français, des Juifs, des femmes, des homosexuels…

    L’évocation du terrorisme fondamentaliste les fait sourire (dans le meilleur des cas) quand ils ne font pas ouvertement, en classe, l’apologie de l’État islamique et de la charia.

    Notre Histoire ne les intéresse pas. Ils ne se sentent aucun passé, ni aucun point commun avec les "sous-chiens" et les "faces de craie" comme ils nous appellent.

    Et eux, quand sont-ils descendus de leur arbres, ces singes?

    Renvoyons-les dans leurs pays d’origine, si vous aimez le vôtre…

    Retournez donc à l’école, ne serait-ce que pour un petit stage d’une journée… Vous serez mortifiés. "

    Pour la France et la liberté

    Laurent Droit

    https://ripostelaique.com/triste-et-desesperante-verite-une-enseignante-temoigne.html

     

  • La vérité qui blesse... toujours

    (…)

    006: quatre garçons de 15 à 16 ans ont été mis en examen pour violence en réunion après l'agression, au collège Jean-Mermoz de Lyon, d'une adolescente de 14 ans qui mangeait un sandwich pendant le jeûne du ramadan. Prise à partie pendant la récréation par plusieurs collégiens, la jeune fille a été légèrement blessée à la tête par des jets de pierres.

    2010: à Lyon, trois jeunes se sont jetés sur un homme en train de déjeuner en terrasse parce qu'il ne respectait pas le jeûne du ramadan. Frappé à la tête avec une bouteille en verre puis avec une chaise. Transportée en urgence à l'hôpital, avec une fracture à l'arrière du crâne, la victime a dû être trépanée.

    2010: une jeune femme de confession juive a été agressée dans une grande surface de Toulouse. La victime a été prise à partie par deux adolescents qui lui reprochaient d'acheter de la nourriture pendant le jeûne.

    2010: à Fontaines-sur-Saône, un adolescent a été agressé par deux jeunes parce qu’il suçait une sucette en plein ramadan. Il a dû être hospitalisé.

    2011: un adolescent musulman de 17 ans a été ligoté et passé à tabac par un membre de sa famille pour ne pas avoir respecté le jeûne du ramadan, à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône.

    2016: une jeune serveuse de confession musulmane d'un café niçois a été agressée parce qu'elle servait de l'alcool en période de ramadan.

    2018: deux Afghans de 20 et 23 ans ont été interpellés à Dijon pour avoir agressé dans un train une femme de 33 ans dont ils jugeaient la tenue " trop décolletée en période de ramadan ".

    2018: un homme a été poignardé dans un quartier de Roubaix pour avoir fumé une cigarette en pleine période de ramadan.

    2018: deux frères ont été mis en examen à Nancy pour avoir agressé leur sœur, lui reprochant son comportement pendant le ramadan et une relation amoureuse, ils ont tabassé son petit ami, et en guise d’expédition punitive, lui ont coupé les cheveux avec un couteau, lui infligeant une plaie de plusieurs centimètres à la tête.

    Des faits divers qui n’ont pas de frontières:

    2018: en Belgique, un Bruxellois est tombé dans le coma après avoir été tabassé parce qu'il avait bu un verre pendant le ramadan.

    2017: au Maroc, à Rabat, un jeune diabétique a été tabassé pour avoir consommé de l’eau en public pendant le ramadan.

    2017: au Maroc, une jeune Tangéroise a été poursuivie dans la rue par une foule d’hommes jugeant sa tenue "trop serrée".

    2017: en Tunisie, cinq "non-jeûneurs" ont été condamnés à un mois de prison ferme pour avoir fumé et mangé pendant le ramadan.

    2018: au Maroc, accusés d’avoir eu des relations sexuelles pendant le ramadan, deux Marocains ont été tabassés.

    2019: en Algérie, un étudiant diabétique d’Alger II, à Bouzaréah, a été passé à tabac et grièvement blessé à l’œil pour avoir mangé pendant le ramadan. Une autre étudiante a été aussi agressée sur le même campus pour avoir mangé en public.

    Je peux malheureusement continuer ainsi longtemps, et ce pays par pays, année après année. La situation ne fait manifestement que s’aggraver.

    En France, oui, des polices islamiques sévissent pour rappeler à l’ordre celui qui ne respecterait pas le jeûne pendant le ramadan. En 2020, dans la nuit du 16 au 17 mai, une milice autoproclamée a tendu un guet-apens à un homme qui tenait des propos contre l’islam, contre les Maghrébins et qui se faisait passer pour musulman pour draguer des femmes sur des sites de rencontres. Cinq hommes appartenant à ce qu’ils nomment " La Milice " ont tendu un piège à cet homme. Séquestré, il a été sauvagement tabassé et contraint de faire des excuses face caméra. Ses agresseurs lui ont reproché de se faire passer pour musulman et de vouloir coucher avec des femmes pendant le ramadan. Ils lui ont demandé de s’excuser auprès des musulmans, des Maghrébines et des Arabes, et de promettre de ne plus jamais recommencer, puis ils ont publié la vidéo de leur exaction sur le propre compte Twitter du supplicié.

    Toujours en 2020, en mai, pendant le ramadan, trois hommes en banlieue parisienne se trouvaient à un arrêt de tram. Deux hommes discutaient quand l’un d’eux lui a asséné des coups en tenant ces propos en arabe:

    - " Tu ne fais pas le ramadan, espèce de ‘sous homme’

    ‪-  Arrête Amine, laisse moi t’expliquer mon frère

    ‪- Je veux rien savoir, moi, je vais vous hagar [tabasser] à Paris.

    ‪- Tu n’as pas peur de Dieu, t’as pas honte

    ‪- C’est bon, arrête mon frère

    ‪- Ah, t’as pas peur de Dieu mais tu as peur de moi… "

    On ne peut pas faire plus d’actualité comme information pour étayer mes dires. Ces individus dans notre société existent, en parler est primordial, les dénoncer vital.

    Quant aux études citées dans ma tribune, elles font foi puisque ce sont les seules à aborder ce sujet. Etudes reprises par Les Inrocks, Courrier international ou Libération et qui, ô étonnement, ne leur valent pas un billet sur un blog de Mediapart. Ces chercheurs, sociologues et médecins marocains et égyptiens ont bien plus de légitimité qu’un détracteur du dimanche de Seine-Saint-Denis.

    Quant aux drogues, là encore, M. Martin ferait mieux de se taire tant son incompétence est criante face au Dr Hachem Tyal, psychologue et psychiatre à Casablanca qui traite de ces questions depuis des années et qui en vidéo assène la réalité suivante: " La consommation de cannabis fait un bon incroyable pendant le ramadan, tous les soirs après le Ftour [rupture du jeûne], les jeunes se retrouvent pour fumer leurs joints ensemble. "

    Quant à l’augmentation de la prostitution, là encore, M. Martin, qui avec sa grille de lecture dont il a seul le secret, entend dans mon texte une critique des prostituées. Or, il s’agit d’une analyse inconséquente puisque je mets en exergue l’hypocrisie de musulmans pendant le mois du ramadan. Les relations hors mariages sont proscrites.

    En effet, la prostitution augmente dans les pays du monde arabe et musulman: + 200 % en Egypte, par exemple. En 1999, Maroc Hebdo faisait déjà état de ce phénomène en contradiction avec les valeurs islamiques et titrait: " Ramadan, la nuit, la prostitution fait rage sur les trottoirs de la capitale quand abstinence rime avec débauche. " Constat renouvelé en 2012, 2015 et 2018.

    En 2019, un grand quotidien malien déclarait: " Le constat est aberrant. Trop de prostitution à Bamako même en ce mois béni de ramadan. Il se dit pourtant que plus de 90% de la population malienne sont des musulmans. "

    Au Maroc, le psychologue et sexologue Aboubakr Harakat, interrogé par Slate sur ce phénomène, disait encore que " la prostitution augmente pendant le mois sacré. Il n’y a qu’à voir les hammams ouverts toute la nuit pour s’en convaincre. Les prostituées doivent se laver après l’acte sexuel conformément aux préceptes de l’islam pour reprendre le jeûne le lendemain ; les hommes aussi. " La bal des hypocrites mentionné dans ma tribune se situe là.

    Quant aux comportements à risques et notamment les rodéos sauvages: l’imam d’Alfortville Abdelali Mamoun aborde la question des rodéos sauvages pendant le ramadan: "Passer le temps à faire des rodéos dans son quartier n’est pas du tout conforme à l’esprit du ramadan. Les accidents mortels s’enchaînent et, à chaque fois, les amis des tués invoquent la fatalité, ou expliquent que ces pilotes d’engins de rodéos se sentent invincibles pendant le ramadan. Ces jeunes ont tendance à penser que ces morts vont au paradis parce qu’ils meurent pendant le ramadan. " Pour les nuisances sonores et les comportements délictuels, là aussi, l’actualité est malheureusement assez bien fournie et cette réalité, personne n’arrivera à la nier. Un article du site très communautaire Alkanz en fait longuement état. Cela n’éveille pourtant pas la plume de notre M. CCIF.

    Quant à ma prétendue transphobie, cette accusation comme ses tentatives désespérées de m’associer par association aux thèses de Renaud Camus ou de Génération identitaire ne reposent sur aucune base concrète. M. Martin sort volontairement de son contexte une réponse à un tweet qui éructait d’une manière péremptoire que " refuser de sortir avec une personne trans parce qu’elle est trans, c’est transphobe ". Je réponds avec mon ton provocateur habituel: non, ce n’est pas transphobe et il faut respecter les goûts et les sexualités des gens, et ce genre d’argument n’est ni plus ni moins qu’un argument d’autorité sectaire qui s’apparente à du terrorisme intellectuel.

    Quant à mon prétendu silence sur tel ou tel sujet. M. Martin " pense " que ma seule parole se limite à mon compte Twitter privé. C’est tellement ridicule que cela ne mérite même pas de réponse. Mais je vais informer M. Martin et cela sera une révélation: derrière un compte Twitter se cache un être humain, cet être humain a des capacités d’expression orale et écrite ; pire, cet être humain peut même se mouvoir et interagir avec d’autres êtres humains, et surprise, il peut même posséder d’autres comptes sur d’autres réseaux sociaux. Surprenant, hein? Le problème c’est que M. Martin est focalisé sur Twitter, il ne peut comprendre qu’en dehors de ce réseau il y a une vie et des personnes qui pensent et agissent sur le terrain.

    Je n’ai donc pas de leçon de maintien à recevoir d’un homme blanc et privilégié de plus de cinquante ans qui n’a aucune idée de ce que nous vivons et qui ignore tout de l’oppression culturelle et cultuelle qui persiste et empoisonne nos vies, nous les ex-musulmans, apostats de l’islam. Jérôme Martin n’est pas concerné par nos luttes, il n’a donc pas son mot à dire puisqu’il ignore tout de nos oppressions. Il n’est pas d’origine maghrébine et n’a aucune idée de ce qu’est notre culture, notre langue arabe ou de notre religion. Il est dans une démarche néocoloniale. Il tente naïvement d’expliquer à une personne " racisée " ce qu’elle doit penser de sa propre culture et de son vécu. Cela porte un nom, " whitesplaining " et il s’y vautre lamentablement.

    Une de ses lectrices sur son compte Twitter le lui rappelle brillamment quand il m’accuse d’être une "caution au grand remplacement". Son couperet tombe: " De la part d’un blanc, c’est raciste. Ce n’est pas à toi de juger si cette personne est une caution au grand remplacement ou pas. Tu as 0 leçon à donner à un maghrébin même si tu n’es pas d’accord sur ses positions. " Silence dans la salle, fin de la recréation. M. Martin pris à son propre piège est prostré au fond de la classe, la queue entre les jambes.

    Il n’a donc aucune légitimité pour aborder ce sujet qui appartient aux seules personnes concernées et je n’ai, bien entendu, aucune leçon à recevoir d’un militant blanc ouvertement homosexuel qui s’accoquine avec des musulmans radicaux et qui marche aux côtés d’islamistes, d’homophobes et d’antisémites lors d’une marche contre " l’islamophobie ". La lutte contre l’homophobie mérite mieux qu’un prétendu militant qui, au passage, est adhérent au Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), association qu’on ne présente plus.

    Son argumentaire, qui n’en est pas un, n’est qu’un agrégat d’animosité personnelle qui ne trompera personne. Cela lui vaudra deux dépublications de la part de Mediapart. Sa malhonnêteté intellectuelle est confondante. Dans un élan désespéré, il en vient à citer ad nauseam mon nom de famille plus de dix fois dans son billet. Dans une volonté de me dépersonnaliser et dans son manque de respect me concernant, il ne se soucie même pas d’employer mon titre de civilité. Réduit à un simple " Aifa " ci, " Aifa " ça… On appréciera la retenue.

    Jérome Martin, qui n’est plus à une contradiction près, considère que l’État est raciste et homophobe de façon systémique. Pourtant, fonctionnaire de cet Etat et professeur de l’Education nationale, ce dernier qui fustige à longueur de temps cet Etat, ne refuse pas d’en recevoir les fruits et d’être payé par ce dernier. Par extension, si nous suivions sa logique racialiste et indigéniste, il serait le bras armé de cet Etat raciste et homophobe. C’est ballot…

    Recevoir des leçons de lutte contre l'homophobie quand M. Martin collabore avec la chaîne de propagande AJ+ du Qatar qui, on le sait, condamne à la peine de mort les personnes homosexuelles et dont cette chaîne de l'islam politique invisibilise volontairement l'homophobie d'Etat de cette péninsule qatarienne, c'est un peu fort de café. Qu'il commence à balayer devant sa porte avant de vouloir donner des leçons à la terre entière.

    Pour ce fonctionnaire de l’Etat et ami de l’islam politique, tout ce qui n’est pas de gauche ou d’extrême gauche est d’extrême droite. Réflexe pavlovien habituel de ces cerveaux malades imbibés d’indigénisme. M. Martin, dans sa vision néocoloniale, voudrait m’imposer le silence, que je cesse d’être un " arabe de service " à la solde de l’extrême droite et que je redevienne un " arabe de service " à la solde de l’extrême gauche. Ma liberté, je l’ai gagnée et ce n’est pas un homme blanc de plus de 50 ans qui va me la reprendre.

    Au fond, ce qui gêne M. Martin, c’est le canal utilisé pour la diffusion de ma tribune: Valeurs actuelles. Si j’avais écrit cette dernière dans Libération, il n’aurait rien eu à redire. Qui est-il pour décider où, quand et comment je dois exercer ma liberté de parole? Personne. Du haut de son paternalisme dégoulinant, qui est-il pour affirmer que je serais un instrument de propagande pour l’extrême droite? Là encore, personne.

    Constant dans mes prises de position et mes idées, personne ne m’imposera le silence et encore moins quand cela concerne mon histoire, mon vécu, mes origines culturelles et cultuelles. Je serai toujours plus légitime d’en parler qu’un Jérôme Martin qui, dans toute son inanité intellectuelle d’homme blanc privilégié et en mal d’exotisme, veut se payer le "collabeur" de Valeurs actuelles.

    Ma liberté de parole est et sera totale et je remercie toutes les personnes qui, comme notre pleutre de Saint-Denis, me donnent une visibilité de plus en plus importante. Merci de donner de la visibilité à mes idées, car au final, l’usurpateur, c’est vous et toutes celles et ceux qui sont dans la dénégation du réel.

    "Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi!" Léon Zitrone.

    https://www.valeursactuelles.com