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Société

  • La crise arrive (c’est la courbe qui le dit)!

    Cette fois-ci, c’est la bonne: la crise arrive! La courbe des taux l’affirme, elle ne se trompe jamais: à chaque fois qu’elle s’inverse, la récession arrive. Puisque tout est déjà écrit, alors la messe est dite.

    "Ce n’est pas parce que je rougis quand je mens, que je mens quand je rougis", répond le suspect à un inspecteur Maigret désarçonné. Il faut dire que le raisonnement du suspect est logiquement irrécusable: A implique B n’est pas équivalent à B implique A.

    Mais dans le cas de notre courbe de taux inversée, cela donnerait quoi?

    Le sceptique: ce n’est pas parce qu’une récession est toujours précédée d’une inversion de la courbe, qu’une inversion de la courbe anticipe toujours une récession

    L’oracle: et bien si! et les faits sont têtus: les 7 récessions économiques survenues aux US depuis 1965 ont bien été précédées par les 7 inversions de la courbe… (enfin presque).

    Questions: suffit-il d’y croire pour que cela marche, ou bien la courbe de taux inversée a-t-elle déjà décidé à notre place, ou bien encore, circulez il n’y a rien à voir?

    Lexique: lorsque le taux d’intérêt à 10 ans devient inférieur au taux d’intérêt à 2 ans, on dit que la courbe de taux est inversée; traditionnellement cette différence est positive parce que 10 ans est toujours plus incertain que 2 ans, et c’est d’ailleurs pour cela que votre banquier vous propose un taux de crédit plus élevé si vous empruntez à plus long terme.

    Précision: le taux 10 ans est effectivement passé furtivement sous les taux 2 ans, mais depuis le taux 2 ans est repassé en dessous…

    La tragédie des prédicteurs

    Prévoir est une affaire sérieuse en finance. Ainsi, la recherche académique multiplie les efforts, à charge et à décharge, depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il existerait une liste plus ou moins officielle de variables à surveiller comme du lait sur le feu, même si leur pouvoir prédictif reste débattu. Malheureusement, un point commun relie toutes ces variables: elles seraient de moins en moins performantes pour prévoir correctement. En particulier, le PER jugé trop élevé du marché d’actions américain nous annonçait une correction sévère, que l’on attend toujours.

    Autre exemple, les taux d’intérêt réels jugés trop faibles nous annonçaient une remontée des taux que l’on attend toujours. Mais cette fois c’est au tour de la courbe des taux de nous annoncer la crise, et la courbe ne s’est jamais trompée… enfin presque: il y a bien une fois fin 1998, où la courbe s’est ponctuellement légèrement inversée, sans qu’une récession économique survienne par la suite.

    La courbe vous la voulez comment?

    Nous avons défini la courbe de taux inversée par des taux d’intérêt à 10 ans qui deviennent inférieurs aux taux à 2 ans. Mais, pourquoi cette courbe et pas une autre? Après tout, nous aurions pu considérer la différence entre les taux à 10 ans et les taux à 3 mois, ou les taux 30 ans et les taux 5 ans, etc. Ainsi, il existe un nombre important de courbes possibles. Alors pourquoi la courbe du taux à 10 ans moins le taux à 2 ans? Parce qu’elle fonctionne mieux que les autres. Et dans les autres pays? Pas en Europe ni en Asie, mais seulement aux États-Unis. Et depuis quand? Seulement depuis 1965, car avant on rencontre quelques problèmes de données ou de qualité. Pour prévoir quoi au fait? La récession économique telle que définie par le NBER, et pas seulement une double contraction du PIB telle que définie traditionnellement.

    Justice divine et libre arbitre

    "Cela a fonctionné par le passé, donc cela fonctionnera dans le futur"; ou encore "si les choses ont trop monté, alors elles doivent baisser". Le dogme prédictif repose sur de tels principes: nous serions seulement spectateurs d’un destin déjà tracé; comme si le passé avait déjà dévoré l’avenir (Thomas Piketty). La courbe de taux est inversée? Il n’y a rien à faire, c’est trop tard, la récession économique va arriver. Pas si naïf que cela puisqu’il est effectivement possible que des crises soient prévisibles, mais que je choisisse de ne rien faire pour les éviter: mon frigo est vide, je prévois que j’aurai faim demain donc je devrais faire les courses; mais je viens de terminer un bon repas et je n’ai vraiment pas envie de faire les courses maintenant. Très sérieux, en finance on appelle cela des variations rationnelles des primes de risque. Oui mais voilà, vint alors le dogme du "cette fois, c’est différent": si les taux sont si bas, c’est parce que le taux d’intérêt neutre serait plus bas; si l’inflation n’est pas là c’est parce que la concurrence en ligne, etc… Et tout cela justifierait que finalement les taux longs convergent et pourquoi pas passent sous les taux courts, d’où la courbe inversée, sans qu’aucune récession économique ne soit à l’horizon.

    Du côté obscur

    La courbe est inversée et nous voilà passés du côté obscur. Et si les taux 10 ans étaient à peine supérieurs aux taux 2 ans mais très proches de 0 quand même? Et bien non, cela ne fonctionnerait pas: pas de récession à venir. La lecture est binaire 0 ou 1, récession ou pas, il n’y pas de demi-mesure. D’ailleurs, les modèles populaires qui cherchent à prévoir les crises reposent sur ce principe (modèles Probit). Pourquoi pas? Pourquoi les choses seraient-elles linéaires ou continues? Il existerait donc un seuil à partir duquel tout change: un peu comme l’eau qui devient glaçon seulement si la température passe sous les 0 %.

    Sur quelle planète habite la courbe?

    "Le prix d’un actif seul ne pourra jamais vous dire sur quelle planète vous habitez " (J. Cochrane). Cette phrase fait toujours mouche car elle est toujours vraie. En effet, tant que le prix d’un actif sera déterminé à la fois par les anticipations des agents économiques et leurs préférences, et qu’il sera impossible de démêler l’un de l’autre, alors il sera impossible de savoir ce que révèle le prix d’un actif. Par exemple, le prix d’une action peut monter parce que les investisseurs anticipent une accélération des bénéfices, ou bien ils n’anticipent pas d’accélération mais se montrent simplement plus enclins à acheter des actions, ou les deux. Pour caricaturer, un extraterrestre recevant pour seul signal une courbe de taux inversée, serait incapable d’en déduire la planète d’où provient le signal.

    Victor Hugo et l’effet moutonnier

    Puisque tout le monde fait la même chose, faisons comme eux. Ainsi, puisque tout le monde pense que la courbe inversée anticipe la crise, elle finira bien par arriver et cela ne sert à rien de chercher à l’éviter: "Tout bruit écouté longtemps devient une voix", Victor Hugo avait ainsi défini l’effet moutonnier. Effectivement, mais cela commence quand l’effet moutonnier? et cela finit quand? En fait, on-est pas plus avancé.

    En effet, la courbe inversée est suivie d’une récession économique en moyenne 14 mois plus tard, mais -dans les faits- cela peut aller de 7 à 18 mois. Et il n’y a aucune raison de penser que demain, on reste entre 7 et 18 mois. 

    Comment reconnaître un bon melon?

    Comment deux melons aussi semblables peuvent-ils avoir un goût aussi différent? Ainsi, les seules apparences ne suffiraient pas toujours à déduire. Pour savoir, il faut couper et goûter. Et dans le cas de notre courbe de taux inversée cela donnerait quoi? Et bien plutôt que de se contenter de constater l’inversion de la courbe, il s’agirait de poser la question: pourquoi la courbe s’est inversée? Les taux courts ont-ils davantage monté que les taux longs? auquel cas on anticipe une hausse des taux courts qui valide une expansion de l’activité?

    Ou bien encore, l’inversion de la courbe est due à une baisse des taux longs plus forte que les taux courts, ce qui anticipe une baisse des taux courts car la croissance va ralentir. Les travaux vont même encore plus loin puisque l’on décompose la courbe en plusieurs composantes, et on en déduit qu’une inversion de la courbe sera plus ou moins défavorable selon les composantes qui l’ont causée.

    Hasard ou nécessité

    Une courbe de taux inversée aurait donc des raisons plus ou moins fondées de prévoir la récession économique. Mais pourquoi tant d’égards avec la raison? Pourquoi ne pas imaginer des inversions de courbes complètement infondées et qui finissent effectivement par déclencher des crises?

    Dans la série des tragédies absurdes: mettons-nous dans la peau d’Archibald Buttle (Brazil, T. Gilliam) dont le B devint un T suite à la chute d’un insecte tombant dans l’imprimante de l’ordinateur central, il devient alors par erreur un dangereux dissident recherché par les autorités: une toute petite cause peut avoir de très grands effets (effet papillon). Plus sérieux qu’il n’y parait puisque les sciences dures sont confrontées à ce type de problème dans certains cas où la suite des évènements dépend de conditions initiales que l’on ne peut pas bien mesurer (billard, ou problème des 3 corps de Poincaré).

    Pas besoin d’y croire pour que cela marche

    D’un certain point de vue, l’inversion de la courbe pourrait être interprétée comme un chat noir qui passe sous une échelle un vendredi 13. Autrement dit, la courbe inversée serait une forme de méga mauvais présage synthétisant un ensemble de petits mauvais présages. La question est alors la suivante: y croit-on? Qu’importe dira Niels Bohr évoquant son fer à cheval.

    Ce porte-bonheur s’affichait, bien en évidence, au seuil de la demeure du célèbre physicien danois. À qui s’étonnait qu’un savant si sérieux pût accorder crédit à ce genre de superstition, Bohr aurait répondu: "Je n’y crois pas, mais on dit que ça porte chance, qu’on y croie ou non"…

    La peur de passer pour la chouette de minerve

    L’envol de la chouette de minerve (Hegel) définirait ce moment où la crise est finalement arrivée, et ce n’est que maintenant que l’on peut commencer à comprendre. Autrement dit, il s’agit de l’ennemi absolu en économie et en finance, où l’idée serait plutôt d’anticiper avant pour mieux prévenir la suite. Personne ne veut donc passer pour un chouette de minerve annonçant après coup: " c’était évident ". On a alors une forte tentation à annoncer le pire avant qu’il n’arrive, plutôt qu’après. Et si l’on se trompe? les dégâts seront de toute façon moins nombreux que si on l’annonce trop tard.

    L’homme descend du songe

    Ainsi parlait Antoine Blondin: l’homme, la femme, brillent par leur capacité à pouvoir fantasmer sur tout ce qui passe. Certes, il existe des domaines où des limites sont imposées par le cadre, comme dans les sciences dures. Mais lorsque le cadre est moins rigide, voire inexistant, alors tout est permis. Ainsi, puisque les sciences économiques sont autant des sciences sociales plutôt que des sciences dures, elles continueront d’écouter des histoires plus ou moins crédibles, faciles à comprendre, agréables à écouter, dans l’ère du temps, et dont la véracité ou la fausseté sont parfois infalsifiables. D’ailleurs, la finance contemporaine comprend de mieux en mieux le phénomène et lui fait une place entre le tout rationnel et le tout irrationnel: rationalité limitée, finance comportementale, faux souvenirs, vérités alternatives, etc. autant d’histoires bien racontées par le prix nobel Robert Shiller.

    Et même si c’était vrai

    Cela ne voudrait pas dire qu’on aurait raison de penser ce que l’on pense. En effet, dans notre cas nous croyons que la courbe de taux inversée anticipe la récession, nous avons des raisons de penser que cette croyance est justifiée, et il s’avère effectivement qu’une récession suit l’inversion de la courbe. Nous pourrions alors penser que nous venons de définir une connaissance (Platon): l’inversion de la courbe anticipe bel et bien une récession; c’est une croyance, vraie, et justifiée. Et bien non, c’est ce que nous apprend le problème de Gettier: il est aussi possible que la récession arrive pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’inversion de la courbe, mais dont nous sommes incapables de nous rendre compte (comme l’arrivée d’extraterrestres invisibles…); du coup nous resterions persuadés que c’est bien l’inversion de la courbe qui l’a causée.

    Il ne reste plus qu’à attendre

    Quels que soient les arguments avancés pour nous convaincre du pouvoir prédictif de la courbe inversée, aucun ne sera plus convaincant que la crise elle-même. Il faut donc attendre que la crise arrive pour savoir si la courbe avait une nouvelle fois raison. Mais, il faut aussi rappeler qu’il est impossible de savoir si la crise n’arrivera jamais, puisqu’on ne connait pas la date de péremption du pouvoir prédictif de la courbe inversée.

    Autrement dit, qui décidera que maintenant il est trop tard? c’est-à-dire que la courbe s’est finalement trompée? Il faut donc attendre et écouter, le débit faisant le bonheur de l’orateur.

    contrepoints.org

    Par Karl Eychenne

  • Brigitte et Merkel, ou l’art de mal vieillir…

    A gauche, Brigitte sortie de salle d’op. A droite, Merkel tout sourire malgré ses abominables crimes. Merkel, celle qui a la tremblote, veut financer les passeurs. Elle perd la raison, je vous dis.

    En plein soubresauts inopportuns, entre deux oscillations intempestives, interrompant un nouvel épisode de trépidations, Merkel plaide pour une reprise des opérations de sauvetage des migrants en Méditerranée organisées par les États. Elle veut faire de Carole la Fusée, championne des passeurs, son héritière et pomper les contribuables à cet effet?

    Jeudi soir à Berlin s’est déroulée la cérémonie d’extinction des feux pour l’ex-Ministre de la défense (une décatie que je n’aime pas non plus, mon Dieu, la liste s’allonge).

       

  • Des âneries du genre

    Depuis une dizaine d’années, la théorie du genre a fait irruption par effraction dans les sociétés occidentales et, qui pis est, dans les établissements scolaires, notamment publics. Le gouvernement et les médias à la botte en assurent la promotion, souvent de manière insidieuse, n’hésitant pas à la nier tant elle suscite des rejets énergiques, voire violents et allant jusqu’aux journées de retrait de la part des parents, des catholiques pratiquants et des politiques responsables. Actuellement, Avenir de la Culture diffuse son ouvrage " La théorie du genre agresse nos enfants " " Appel à la résistance ". Cette théorie, qui est aussi une idéologie puisant ses origines dans les deux funestes révolutions de 1789 et de 1917, est analysée durant toute son évolution jusqu’à devenir le vecteur de dégénération des enfants et de destruction de la famille traditionnelle.

    En 76 pages aisées à lire en deux heures, tout est simplement et clairement expliqué en 65 points en quatre parties ; depuis les origines, la distinction genre/sexe, l’identité de genre/l’orientation sexuelle, sa nature charlatanesque comme celle de ses promoteurs, d’où l’idéologie (fumeuse) du genre et ses liens avec la révolution sexuelle de mai 1968 et le féminisme outrancier ainsi que le mouvement LGBT devenu LGBTIQA+ pour la première partie en 18 points.

    La deuxième partie explique l’objectif de la théorie du genre en 13 points depuis les négateurs dont l’emblématique Najat Belkacem Valaud, les financiers, la destruction de la famille avec la contraception et l’avortement ainsi que la pornographie, la poursuite de la déchristianisation et la promotion du satanisme, enfin le totalitarisme qui en résulte.

    La troisième partie en 29 points tire les conséquences théoriques et pratiques avec notamment le mariage taubiresque pour tous, la pédérastie, l’enfumage linguistique et les stratégies du genre, les risques sanitaires et psychologiques, les profiteurs, etc.

    La quatrième partie en 5 points montre comment combattre la théorie du genre et la vaincre grâce aux réactions des gens sains d’esprit, la détermination des catholiques pratiquants, l’ingéniosité et la volonté de tous agissant au quotidien contre l’imposture du genre et pour faire prendre conscience à tous les parents des risques encourus par leurs enfants. Outre la conclusion succincte, un appendice en 14 pages évoque les actions en cours contre le genre suivi d’une courte bibliographie.

    Les 112 pages se lisent commodément en moins de trois heures et permettent de riposter aux promoteurs du genre qui avilit les enfants afin d’en faire des zombis à l’âge adulte. Tous ceux qui sont soucieux des innocents, de leur éducation et d’en faire des femmes et des hommes de valeur utiles au pays doivent lire ce livre particulièrement utile et pourtant gratuit qui peut être demandé à Avenir de la Culture, sise 14 rue Ernest Psichari BP351-07 75007 Paris Cedex 07.

    Joignable par téléphone au 0810 122 924 et par courriel

    contact@avenirdelaculture.info ou sur son site internet

    http://www.avenirdelaculture.info.

    Les dirigeants et animateurs sont très disponibles et accueillent toutes les bonnes volontés désirant servir la cause.

    Le Cercle Légitimiste de France soutient toutes les actions contre les subversions sociétales, toutes fort dangereuses tant pour les personnes que pour la société et pour la France, qui se multiplient depuis cinquante ans et qu’il conviendra d’ éradiquer le moment venu. Il sera alors possible de mener une authentique politique familiale légitimiste au service de la famille traditionnelle respectant les droits des enfants. Le condensé Politique familiale légitimiste peut être obtenu sur simple demande auprès de fcdc@bbox.fr.

    Fernand CORTES de CONQUILLA

    Cercle Légitimiste de France

    https://ripostelaique.com/des-aneries-du-genre.html

  • Collabos: retenir leurs noms

    Les déchéants élus LREM refusent de déchoir de nationalité les djihadistes

    Macron l’Africain pour l’islamisation de la France refusera la déchéance de nationalité des djihadistes et il pourra enfin faire adhérer la République islamique de France à l’Organisation des États africains!

    En France, (avant la conformité obligée aux règles religieuses de la République islamique LREM), la déchéance de nationalité, proposée par le gouvernement Hollande, avait suscité un tollé après les attentats de 2015. C’est pourquoi Hollande l’audacieux, moi président de la rue du cirque, s’est condamné à renoncer.

    David Revault d’Allonnes: "Déchéance, un désastre politique majeur!".

    “Hollande, dans une allocution télévisée voulue courte et solennelle, a dû se résoudre à jeter la dernière pelletée de terre sur la réforme constitutionnelle qu’il avait annoncée dans son discours au Congrès réuni à Versailles: "J’ai décidé de clore le débat constitutionnel ", a abdiqué peu après midi le chef de l’État, qui avait reçu plus tôt dans la matinée les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Et constaté avec eux l’impossibilité de trouver une voie de conciliation entre les deux textes votés, d’une part par la majorité de gauche du Palais-Bourbon, de l’autre par la majorité de droite du Palais du Luxembourg. Il n’y aura donc ni congrès ni révision constitutionnelle!

    " Pour Hollande, un nouveau et cruel aveu de faiblesse et une cuisante démonstration d’impuissance politique présidentielle. Condamné à renoncer, il a dû procéder en personne à l’enterrement d’une réforme engagée il y a plus de quatre mois, au lendemain des attentats du 13 novembre. Quatre mois de ping-pong entre Assemblées, de positionnements tactiques autant qu’idéologiques à droite et à gauche, et de débats qui, paradoxalement, ont laissé de marbre une opinion pourtant très majoritairement favorable à la mesure la plus contestée, contenue dans l’article 2: celle étendant la déchéance de nationalité aux binationaux nés français. Cette voie sans issue, bien sûr, était prévisible. Même si Hollande, en fin de quinquennat, dédaigne de moins en moins de jouer de l’effet de surprise, dont il aura usé tout au long de la sinueuse trajectoire de ce texte. D’abord, en dégainant devant le Congrès cette disposition empruntée à la droite, dans le mouvement d’une révision constitutionnelle, puis en la maintenant contre la volonté de sa ministre de la justice Taubira, et d’une partie de sa majorité, crispée par une transgression considérée comme majeure".

    Mais pour Hollande, comme la suite l’a montré, abandonner était devenu une nécessité habituelle.

    " Suite à un rapport de force historiquement bas et après cette retraite en rase campagne, Hollande a tenté d’habiller sa défaite en endossant la position sécuritaire ", la seule qui ait réussi devant l’opinion dans ce quinquennat raté: "Je ne dévierai pas des engagements que j’ai pris pour assurer la sécurité de notre pays" .

    Vous avez compris? Hollande partisan est le prototype avant Macron du fiasco présidentiel!

    Jean-Pierre Stroobants, le Monde de gauche, publié 25 mai 2016: " Les députés néerlandais votent la déchéance de nationalité des djihadistes " Ce projet, porté par le ministre de la justice, Ard van der Steur, a été défendu par la coalition de la droite libérale et de la gauche socialiste au pouvoir. Le projet du ministre néerlandais de la justice, Ard van der Steur, a été voté, mardi 24 mai 2016, par les membres de la Chambre basse, à La Haye. Il prévoit de déchoir de leur nationalité ceux qui rejoindraient une organisation terroriste, même s’ils n’ont pas été condamnés. Le texte est défendu par la coalition entre la droite libérale et la gauche socialiste au pouvoir. Il vise à empêcher le retour de personnes qui " représentent un danger pour la sécurité nationale ". Une fois privés de leur nationalité néerlandaise, ils seront déclarés " étrangers indésirables ".

    " L’un des problèmes soulevés par des juristes est que la nouvelle loi ne pourra s’appliquer qu’à ceux qui possèdent une double nationalité. Un million de résidents sont dans ce cas, dont 70 % d’origine extra-européenne. Nombre d’entre eux, nés à l’étranger ou dont les parents y sont nés, ne peuvent renoncer à cette double nationalité, ce qui est proscrit par leur pays d’origine, dont le Maroc. Mais il sera impossible de déchoir un terroriste uniquement néerlandais qui en ferait un apatride, ce qui est interdit par les traités internationaux auxquels ont souscrit les Pays-Bas. Ainsi, Victor Droste, alias Zakariya Al-Hollandi, un converti rallié à l’État islamique, ne pourra être déchu de sa nationalité alors qu’un de ses comparses d’origine marocaine ne pourra plus pénétrer dans l’espace Schengen, soulignent les juristes Kees Groenendijk et Peter Rodrigues dans De Volkskrant: " Si un returnee regagnait le territoire néerlandais, il ne pourrait être expulsé: La justice déciderait qu’il ne peut être renvoyé vers son pays où il risquerait de subir un traitement inhumain"!. Ben voyons!

    "Le Conseil d’État, un organe d’avis et de conseil auprès duquel pourra être introduit un recours par les personnes concernées, a jugé que le projet du gouvernement était inutile. D’après la haute juridiction, un terroriste qui rentrerait de Syrie ou d’Irak peut déjà être arrêté et incarcéré. Et sa nationalité peut, en l’état actuel du droit, lui être retirée s’il est prouvé qu’il a participé à la préparation de délits à caractère terroriste.

    " L’actuelle loi néerlandaise sur la déchéance de la nationalité s’applique aussi à ceux qui tueraient le roi ou se rendraient coupables d’actes de trahison en temps de guerre.

    "Dénoncé par la gauche radicale et les écologistes, le parti social-démocrate au pouvoir l’approuve!".

    Le Figaro.fr avec AFP, Publié le 13/09/2017: " Pays-Bas: 4 djihadistes déchus de leur nationalité! "

    " Les Pays-Bas ont déchu 4 djihadistes de la nationalité néerlandaise après l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi antiterroriste, a annoncé le ministre de la Sécurité et de la Justice". Ces quatre personnes ont rejoint une organisation terroriste dans une zone de conflit " et " ont été déclarées étrangers indésirables… Ils ne peuvent donc plus se rendre aux Pays-Bas ou circuler dans l’espace Schengen légalement ", a déclaré Stef Blok dans un communiqué. Bien que le ministre n’ait pas nommé les quatre hommes, ni précisé leur autre nationalité, les médias néerlandais les ont identifiés comme " Driss B., Noureddin B., Anis Z. et Hatim R"., partis combattre en Syrie. Les 4 hommes se sont rendus en Syrie pour rejoindre des groupes djihadistes, y compris l’État Islamique, selon les médias néerlandais". C’est le cas de Driss B., qui n’est peut-être plus en vie ", a rapporté l’agence de presse ANP. Les Pays-Bas ont approuvé une loi qui confère au gouvernement le pouvoir de retirer la nationalité néerlandaise à un terroriste, même non condamné auparavant. Toutefois, la déchéance de nationalité pour ces 4 djihadistes doit être approuvée par un juge, a précisé le gouvernement".

    Macron l’Africain pour l’islamisation de la France refusera la déchéance de nationalité des djihadistes et il pourra enfin faire adhérer la République islamique de France à l’Organisation des États africains!

    Moralité: Le refus de la déchéance de nationalité des djihadistes en France sera une nouvelle étape de la déchéance morale et politique de Macron et des élus LREM-socialistes dhimmis.

    Thierry Michaud-Nérard

    https://ripostelaique.com/les-decheants-elus-lrem-refusent-de-dechoir-de-nationalite-les-djihadistes.html

     

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