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08/05/2017

Après le plat de nouilles d'hier.....

En 1814, au congrès de Vienne Talleyrand avait gagné une grande bataille diplomatique grâce à la langue française et à l’esprit qu’elle aiguisait en lui.

"Le 8 octobre 1814, les ambassadeurs des grandes puissances étaient réunis chez Metternich. Il s'agissait d'annoncer à l'Europe l'ouverture du Congrès. On délibérait sur une déclaration portant qu'elle aurait lieu le 1er novembre. Talleyrand demanda qu'on y ajoutât ces mots: Elle sera faite conformément aux principes du droit public. Cette proposition souleva une tempête.

" Non, monsieur! disait Hardenberg, debout, les poings fermés, presque menaçant. Non, monsieur! Le droit public, c'est inutile. " M. de Humboldt criait: "Que fait ici le droit public?

-Il fait que vous y êtes", répliqua Talleyrand. Les deux envoyés prussiens se calmèrent. Tout le monde parut décontenancé. " Pourquoi dire que nous agirons selon le droit public? fit observer Hardenberg. Cela va sans dire. — Si cela va bien sans le dire, répondit encore Talleyrand, cela ira encore mieux en le disant“.  [2]

Hurler est l’affaire des loups. C’est le propre des langues que de dire le monde et les choses; le langage est la maison de l’être. Il y a trop de sans-abris.

La langue française n’est certes pas seule à dire l’être, mais dans certains registres, celui du sentiment amoureux, de la lucidité, de la diplomatie, elle est bonne candidate aux premiers prix et elle dépasse d’un infini le basic English dans lequel les plus grandes langues du monde tendent à se dissoudre comme dans un liquide corrosif.

[1] http://www.newyorker.com/culture/culture-desk/the-construction-of-a-twitter-aesthetic

[2] http://agora.qc.ca/documents/talleyrand_au_congres_de_vienne

02/04/2017

Je ne sais plus si on doit rire ou pleurer -2

 

Il ne faut jamais se moquer des personnes handicapées de la cervelle!!!

Je ne sais plus si on doit rire ou pleurer -1

Envoyé par une amie, son explication

> c'est bizarre, cela sonne creux... comme s'il répétait un " cours", mais qu'il n'avait pas vraiment " compris"

> ceci dit, je ne comprends pas pourquoi il parle d'une forme d'irrédentisme dans la république ?

> s'est il mélangé les pinceaux entre le territoire ( la france,  plus ou moins l'alsace et la lorraine ) et le mode de fonctionnement de l'état ( la république )?

> L'irrédentisme (italien irredentismo, de irredento, non libéré, non délivré ; Italia irredenta, Italie non libérée) trouve son origine dans une doctrine politique, énoncée en 1870 en Italie, revendiquant l'unification politique de l'ensemble des territoires de langue italienne ou ayant fait partie des anciens États italiens.

> Par extension, le terme est utilisé pour qualifier une doctrine nationaliste qui défend l'adjonction à un État de certains territoires devant à ses yeux « légitimement » y être rattachés, par exemple parce qu'ils en ont autrefois fait partie ou parce que leur population est considérée par ces nationalistes comme historiquement, ethniquement ou linguistiquement apparentée.

> dans une autre vidéo, nous aurons appris que nous avons des amis arbres, poissons, des frères et des sœurs (voir plus bas)

> de temps à autre, il donne des idées très basiques : il y a des jours pluvieux, il y aura des jours ensoleillés, le printemps etc.. (métaphores faciles)

> puis paf, un mot que les sans dents ne connaissent pas: irrédentisme, ipséité etc....

 

Il ne faut pas rire, c'est un handicapé de la cervelle

 

 

22/02/2017

 Idée reçue: " augmenter le smic améliore la situation des pauvres "

Jean-Luc Mélenchon fait sa campagne dessus : il faut revaloriser le salaire minimum. Seulement, une fois écartés le bruit médiatique et les ambitions électorales, cela va-t-il améliorer la situation du pays, en particulier des plus jeunes et des plus pauvres ?

Par Eddie Willers. sur contrepoints.org

Idée reçue : "augmenter le smic améliore la situation des pauvres"

Alors que Jean-Luc Mélenchon profite d’une belle hausse de sa popularité dans les sondages (certainement due à sa superbe chaîne YouTube), parlons d’une de ses mesures phare : la hausse du SMIC.

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance est actuellement de 1466,62€ bruts mensuels. Jean-Luc Mélenchon propose de le faire passer à 1700€ bruts dans un premier temps puis nets d’ici la fin de son potentiel quinquennat. Cette proposition est selon lui une mesure sociale qui doit permettre d’améliorer les conditions de vie des travailleurs.

L’idée derrière est simple: les employeurs sont méchants. Ils font donc tout pour payer le moins possible leurs salariés afin de s’enrichir. Nous allons donc les forcer à payer davantage leurs salariés, ils réduiront leurs profits et cela permettra aux employés d’avoir un revenu et un pouvoir d’achat plus élevés.

Non seulement ce raisonnement est parfaitement faux mais pire que cela, le salaire minimum est certainement une des mesures les plus anti-sociales qui soit. Voyons pourquoi.

Nous avions vu dans un précédent article la genèse d’une entreprise. Pour faire simple, un entrepreneur a une bonne idée pour satisfaire les besoins d’autres individus. Il organise alors ses différentes ressources disponibles de façon optimale afin de maximiser ses profits. Une de ses ressources sont les ressources humaines. Notre entrepreneur a décidé de recruter un employé parce qu’il a considéré que celui-ci allait lui rapporter davantage que son salaire.

Le calcul de l’employeur

Un employeur ne recrute pas s’il imagine que cette personne lui coûtera plus cher qu’elle ne lui rapporte. Cela n’aurait aucun sens. L’employeur peut se tromper en imaginant qu’elle lui rapportera davantage qu’elle ne lui rapporte en réalité. Néanmoins, personne ne fait le choix délibéré d’embaucher quelqu’un en pensant perdre de l’argent.

Dès lors, votre salaire sera dépendant de votre capacité à générer des profits pour votre employeur. Plus vous contribuez à générer des profits et plus vous serez en mesure de demander un salaire élevé. Votre salaire est donc directement dépendant de votre productivité. Plus vous êtes performant dans votre travail et plus vous générez de profits.

Revenons à notre SMIC. Si le salaire est directement dépendant de votre productivité, définir un salaire minimum revient à définir un niveau de productivité minimum. Or la productivité ne se définit pas par arrêté ministériel. Elle est différente en fonction des qualités de chaque être humain. Certains individus sont plus productifs que d’autres du fait de leurs talents, de leurs études, de leur façon de s’organiser etc.

Définir un salaire minimum c’est donc interdire aux individus ayant une productivité plus faible de s’insérer sur le marché de l’emploi. Ces individus sont généralement les plus jeunes n’ayant pas eu l’occasion d’acquérir une première expérience, et qui sont donc enfermés dans une trappe à faible productivité.

Les jeunes premières victimes

Il était d’ailleurs surprenant qu’autant de jeunes manifestent contre la loi travail au mois de mai. Une loi qui rend le marché du travail plus souple est une loi qui facilite le recrutement des personnes les moins productives, et par conséquent, les jeunes.

De façon plus générale, la mise en place d’un salaire minimum ne peut que créer du chômage. Si le salaire minimum est fixé à 1700€, embaucher une personne dont les capacités ne justifient qu’un salaire de 1200€ ou 1500€ revient à se transformer en œuvre de charité, pour paraphraser Milton Friedman. La charité est éminemment louable, cependant, il est tout à fait normal que les employeurs ne se transforment pas tous en organismes de bienfaisance.

In fine, ces personnes moins productives se retrouveront donc au chômage.

Une des dernières expériences en date nous vient des États-Unis où la ville de Seattle a décidé en avril dernier de définir un salaire minimum de $15/h. Une étude de l’Université de Washington d’août 2016 a montré que cette décision avait augmenté de 1,1 point la probabilité de rester au chômage pour les moins productifs. La conclusion de l’étude précisait également que cette loi avait augmenté le taux de chômage des employés les moins qualifiés.

La Californie avait aussi décidé à la même période de définir un salaire minimum à $13/h. Résultat selon la Réserve Fédérale de San Francisco: " some job loss for the least-skilled workers—with possibly larger adverse effects than earlier research suggested ".

À l’heure où le taux de chômage n’a jamais été aussi haut en France, il serait bon que nos politiques comprennent que l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions. Sous couvert d’améliorer le sort des moins qualifiés, les décisions visant à augmenter le salaire minimum ne font qu’empirer une situation déjà tendue. " Salaire minimum " n’a jamais eu qu’un seul effet: "chômage éternel".

 

01/12/2016

Sidérant!

Le groupe socialiste  refuse la venue de CHOMSKY, 88 ans, un des plus grands intellectuels  de notre temps, à l'assemblée nationale, alors qu'on y accueille PAMELA ANDERSON

Prévue initialement ce mercredi au Palais Bourbon, cette cérémonie a finalement été organisée ailleurs et au dernier moment.

“Je suis citoyen des États-Unis et j’ai une part de responsabilité dans ce que fait mon pays. J’aimerais le voir agir selon des critères moraux respectables. Cela n’a pas grande valeur morale de critiquer les crimes de quelqu’un d’autre – même s’il est nécessaire de le faire, et de dire la vérité. Je n’ai aucune influence sur la politique du Soudan, mais j’en ai, jusqu’à un certain point, sur la politique des États-Unis“ [Noam Chomsky, The Guardian, 20 janvier 2001)

http://www.les-crises.fr/chomsky-romain-herreros-illustre...

https://www.monde-diplomatique.fr/2001/04/BRICMONT/1829

 

En 2001, l'étranger était DEJA consterné par la "vie" "intellectuelle française

extraits, lire le texte sur le lien ci dessus

La mauvaise réputation de Noam Chomsky

Telle qu’elle est relayée par les grands médias, la vie intellectuelle française suscite parfois la consternation à l’étranger : phrases extraites de leur contexte, indignations prévisibles, "polémiques" de pacotille, intellectuels de télévision qui prennent la pose à l’affût du mot trop rapide qui servira de pâture à leurs éditoriaux indignés. En France, Noam Chomsky a été l’objet de campagnes de disqualification d’autant plus vives et régulières qu’il a su détailler, calmement, l’imposture d’un discours à géométrie variable sur les "droits de l’homme", lequel, souvent, couvrait les forfaits de l’Occident.

Le New York Times, qui n’aime guère Noam Chomsky (c’est réciproque), admet néanmoins qu’il compte au nombre des plus grands intellectuels vivants. En dehors des départements de linguistique, et des colonnes du Monde diplomatique, il reste néanmoins ignoré en France.

Son engagement est fondé sur des principes comme la vérité et la justice, et non sur le soutien à un camp historique et social, quel qu’il soit.

Dans un monde où des cohortes d’intellectuels disciplinés et de médias asservis servent de prêtrise séculière aux puissants, lire Chomsky représente un acte d’autodéfense. Il peut permettre d’éviter les fausses évidences et les indignations sélectives du discours dominant. Mais il enseigne aussi que, pour changer le monde, on doit le comprendre de façon objective et qu’il y a une grande différence entre romantisme révolutionnaire - lequel fait parfois plus de tort que de bien - et critique sociale simultanément radicale et rationnelle

 

28/06/2016

Réponse salée du berger à la bergère

Vote pro-Brexit: les Anglais sont-ils vraiment idiots?

Sur le mode humoristique, un florilège des marques de mépris envers les pro-Brexit dans les médias.

Le Brexit n’a pas l’air de plaire à ceux qui sont au pouvoir. Ils envoient leurs meilleurs chiens de garde pour expliquer que le referendum britannique n’est rien d’autre qu’un triomphe de la bêtise contre l’intelligence, une victoire épouvantable des cons sur les gens éclairés et capables de décider. Une tripotée d’amis qui se tiennent par la barbichette depuis des années pour capter les médias à leur profit et s’y auto-congratuler en infligeant au pays leurs idées toxiques (et lucratives) enrage de voir que les Anglais n’ont pas fait comme on leur avait dit de faire. Et les noms d’oiseaux fleurissent.

En hommage à tous ces cons auxquels je suis fier d’appartenir, je voulais aujourd’hui présenter une anthologie des meilleures marques de mépris et adresser une rapide réponse forcément très conne à leurs arguments forcément très intelligents.

Médaille d’or à BHL

Pour redonner du sens à une situation où la nomenklatura française a perdu le nord, le troisième quotidien le plus subventionné de France: Le Monde, a appelé à la rescousse le plus brillant (et le plus désintéressé) philosophe de notre époque, Bernard-Henri Lévy, qui a écrit:

"Ce Brexit, c’est la victoire, non du peuple, mais du populisme. (…)

C’est la victoire, autrement dit, du souverainisme le plus rance et du nationalisme le plus bête.

C’est la victoire de l’Angleterre moisie sur l’Angleterre ouverte sur le monde et à l’écoute de son glorieux passé.

C’est la défaite de l’autre devant la boursouflure du moi, et du complexe devant la dictature du simple. (…)

C’est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néo-nationalistes à sueurs froides et front de bœuf. (…)

Ce sera, toujours, la victoire de l’ignorance sur le savoir.

Ce sera, chaque fois, la victoire du petit sur le grand, et de la crétinerie sur l’esprit“.

J’en passe et des meilleures, ce texte étant la longue répétition de la même phrase sous toutes ses formes: les cons ont battu les génies.

Je suis heureux d’avoir lu ce très grand texte de BHL (et je me félicite que le contribuable file 13 millions d’euros au Monde pour publier ce texte plein de reconnaissance pour les "cons"), grâce auquel j’ai compris pourquoi je n’aurais jamais eu l’agrégation de philosophie si je l’avais tentée, et grâce auquel je sais enfin pourquoi certains passent en boucle à la télévision pour y exposer leurs idées. Ils sont intelligents, et moi je suis con. Je suis un rebelle analphabète, voire un hooligan embiéré, en pleine boursouflure du moi. Ceux qui, comme BHL, sont contre le Brexit et pour le Remain appartiennent en revanche à "l’esprit", au "complexe". Moi qui suis soumis à la "dictature du simple", je ne peux pas comprendre leur raisonnement.

C’est d’ailleurs parce que je suis très con que je ne suis convaincu par aucun des brillants arguments de BHL.

Médaille d’argent à Quatremer

Sous la plume d’un Jean Quatremer qui nous a habitués à mieux sur Libération (sixième quotidien le plus aidé de France), on lira des considérations d’une ironie facile sur le choix des Britanniques.

"Amis Anglais et Gallois, merci, du fond du cœur. Vous avez su résister à tous les arguments, des plus rationnels aux plus apocalyptiques, de ceux qui militaient pour le "remain." (…) Vous avez pris le risque de diviser pour longtemps votre société entre, d’une part, jeunes, diplômés et urbains, massivement "remain", et, d’autre part, vieux, peu diplômés et ruraux, massivement "leave", une fracture sociale pour longtemps béante. "

 

Vouloir le Brexit, ce n’est évidemment pas poser la question du fonctionnement de l’Union Européenne et de sa rationalité économique. C’est seulement appartenir à la catégorie peu ragoûtante des "vieux, peu diplômés et ruraux". On continue:

" Votre sursaut churchillien restera dans l’histoire! Car vous savez ce qui vous attend: après la Seconde Guerre mondiale, vous vous êtes enfoncés dans la dépression économique au point que le FMI a dû voler à votre secours, comme une vulgaire Grèce. Votre PIB, lors de votre adhésion en 1973, était l’un des plus bas de la CEE, et c’est pour cela que vous avez rejoint un projet qui vous répugnait".

Bien entendu, l’appauvrissement de la Grande-Bretagne en 1973 n’a rien à voir avec son excès de réglementation et tient uniquement à son absence de la Communauté Européenne à l’époque. Et le retour de la Grande-Bretagne à la prospérité ne doit rien aux réformes lancées par Margaret Thatcher, mais doit tout à sa simple adhésion à l’Union.

Là encore, nous les cons, nous n’avons rien compris et nous devrions nous élever vers la lumière en acceptant sans coup férir une argumentation émise avec beaucoup de finesse par des gens beaucoup plus intelligents que nous.

Médaille de bronze à Jacques Attali

Comme toujours en phase de stress, les bobos du Monde convoquent tous leurs meilleurs amis des salons parisiens pour expliquer ce qu’il faut penser. Plus subtil que BHL, Attali s’est senti obligé d’ouvrir le débat de façon drôlatique, et avec un total manque de clairvoyance (puisqu’il prédisait la victoire du Remain au matin du referendum):

"J’ai toujours pensé que les Britanniques rejetteraient le "Brexit". La sortie de l’Union européenne serait un suicide pour le Royaume-Uni. Il existe, dans l’histoire, des cas où des nations se sont suicidées, mais je ne crois pas que ce soit la tentation des Britanniques“.

On mesure là encore les dégâts que l’influence exercée par Attali peut provoquer sur les politiques français. Les partisans du Leave justifient en effet leur position par leur volonté de préserver leur État-nation face au système communautaire. Réponse d’Attali: vouloir survivre, c’est être suicidaire. La mécanique de renversement des évidences à l’œuvre chez BHL est ici aussi en marche. Simplement, elle se fait plus discrète, moins directement insultante.

Au passage, on notera que dans cet entretien du 23 juin au matin où Attali prédisait la victoire du Remain, il se livrait à une autre prédiction tout aussi fiable:

"Depuis longtemps, je prédis que la troisième guerre mondiale, si rien ne change, est pour 2025-2030. Tout semble se mettre en place“.

Irma Attali.

Prix spécial du jury à Slate

Puisque je parle d’Attali, je ne voulais pas manquer une occasion de parler de l’un des médias dont il est actionnaire (comme beaucoup d’autres adeptes ou acteurs du gouvernement profond): Slate. Ce pure player a mené une campagne hostile au Brexit dont l’argumentation essentielle a reposé sur la logique exposée ci-dessus: d’un côté la lumière, de l’autre l’obscurité.

Je prends au hasard quelques articles:

Vote pro-Brexit

Réactions au vote pro-Brexit

Bravo, Slate, pour cette brillante contribution à l’intelligence contre la toxicité des populistes idiots que nous sommes.

En tant que con fini pleinement assumé, je voulais ajouter un seul point sur ce constat. Manifestement, les partisans de la construction communautaire qui prétend être l’Europe s’obstinent à ne pas voir que le referendum britannique a d’abord consacré un rejet de l’arrogance, et une hostilité profonde à cette confiscation de la démocratie par une élite avaricieuse qui prétend la faire fonctionner seule, et qui attend qu’on lui dise "merci" avec le sourire.

Par Éric Verhaeghe.Contrepoint.org

 

14/06/2016

LA VIE APRÈS LA MORT

Lundi matin 13 juin, j'ai consulté mon ophtalmo car avec les traitements durs que je prends, je dois consulter deux fois par an. Ce lundi, comme une fois par an, j'ai du réaliser deux exercices de vérification. Par hasard, et regardez comme ce petit malin fait bien les choses, je suis assise dans une salle d'attente (vide) sur ces sièges qui sont accolés (par quatre en l'occurrence) que l'on trouve dans tous les hôpitaux et centres médicaux en France. Sur le siège à côté un magazine.

Il s'agit de “Psychologies Magazine“, genre de lecture que, si l'on n'est pas dans la profession d'analyste, il vaut mieux ne pas s'abonner. Pourquoi? Les textes qui y figurent sont très ardus à intégrer et malgré la tentative d'explication le plus simpliste possible afin d'être accessible au plus grand nombre, je pense que le simple quidam ne doit pas le lire. Sauf, peut-être, si vous voyez par hasard le titre de la une et qu'il vous semble qu'un des articles peut vous aider dans un problème du quotidien. Et encore. Je dirais, pour ne pas m'attirer, à juste titre, les foudres de ce magazine qu'il vaut mieux s'abonner après 35 ans, quand la personnalité est stabilisée.

Dans ce numéro du mois de mars 2016 est traité comme sujet: le paranormal. Dès que je me trouve devant l'orthoptiste, je lui demande si je peux emporter cet exemplaire. Elle accepte volontiers. Je n'ai pas l'habitude d'emporter des magazines des salles d'attentes… mais, je consulte cette personne depuis 25 ans, alors, je me permets de lui demander cela.

Je lui explique que cela fais 33 ans que je sévis dans la profession de “voyante“ et que pour une fois que je lis dans un magazine sérieux que l'on parle du “paranormal“, j'aimerais bien lire les articles qui lui sont concédés. Je suis encore sous le coup de mon émotion “coléreuse“ d'avoir découvert que Carbonnier fait des conférences avec une “medium“ (j'en ris encore) pour certifier que la vie après la mort existe.

De même, tout le long du chemin depuis Fenouillet à la Clinique St Jean, j'en ai discuté avec “mon chauffeur“: lui croit en la vie après la mort, “un peu m'a-t-il dit, j'ai besoin de cette béquille psychologique, mais elle n'est pas très solide“, tandis que je lui ai dit: “ayant perdu ma petite sœur à côté de moi lorsque nous jouions ensemble sur le trottoir et mon papa quand j'avais douze ans –sans compter une tante très, très chère à mon cœur, partie en 2008- et avec mes 43 années d'études sur les pouvoirs du cerveau, je me dis que si quelqu'un devait avoir des informations sur l'après-vie, je serais sans doute plus à même que beaucoup d'autres pour ce faire. Comme je l'ai souvent indiqué, je ne crois pas en grand-chose.

L'orthoptiste m'écoute et quand je parle de Charbonnier, elle me dit: allez-le voir!

“Heu, cela m'étonnerait qu'il me donne la possibilité de lui parler. Il de doit écouter que les gens qui parlent de ses mêmes croyances; c'est toujours ainsi, il suffit qu'un idiot utile tombe précisément au moment où une personne se pose des questions et hésite entre deux solutions pour que l'idée devienne acceptable à cette dernière. Pourtant, Charbonnier était bien parti en disant que notre cerveau ne contient pas tous nos souvenirs et qu'ils devaient se trouver, ailleurs mais qu'il était instantanément possible de les retrouver et les raconter“.

J'appelle cela “l'agrégation“: Tout être a la faculté de vibrer, cette vibration pouvant être reçue et enregistrée dans l'inconscient collectif (Cf. Jung). La vibration vous relie à l'inconscient collectif ou à ces “annales akashiques“ où sont vivantes toutes les pensées, toutes les émotions, tous les souvenirs de tous les humains qui nous ont précédés. Cette vibration contient aussi individuellement votre vie, vos bonheurs, vos souffrances d'une manière détaillée et précise. Cet agrégat de nos sentiments sont dans un “sac“? ou un “tiroir“, bref, donnez-lui le nom que vous voulez.

L'orthoptiste m'a dit qu'elle a lu un de ses ouvrages. J'ai dis: pas moi. Inutile d'engraisser les auteurs de bouquins quand on sait d'avance ce qui est écrit. Puis, surprise, elle me dit: “il est ici“. “Vous êtes sûre? je croyais qu'il était à la Clinique de L'Union!

“Non, non…. il est ici

“Ben, si vous le croisez, dites-lui qu'il se fourvoie en écoutant les médiums qui sont, soi-disant, l'oreille attentive des morts!". Mais, elle me répond que non, elle ne le fera pas. Ce n'est pas son problème semble-t-elle faire accroire. Je pense surtout que Carbonnier est un “ponte“ et qu'elle n'a pas fait les mêmes études; le voisinage de travail ne doit pas lui sembler une ouverture à parler à ce monsieur…. les relations entre gens de médecine sont un peu incompréhensibles aux profanes.

J'en reviens à Psychologies Magazine. Au moment où j'écris, j'ai à peine survolé les articles. J'y lis pourtant qu'il y a un interview de Stéphane Allix, dont j'avais pu apprécier les reportages vus sur M6 et une autre “petite chaîne“. Ces reportages m'ont parus très sérieux, bien documentés. Il a, bien sûr, écrit un livre comme indiqué dans le magazine. Je vous écris le laïus: L'indispensable – Le test de Stéphane Allix

En juin 2013, le père de l'auteur décède. Avant sa disparition, le journaliste avait évoqué avec lui la possibilité qu'il puisse se manifester après sa mort.

Stéphane Allix glisse dans le cercueil quatre objets et un mot qu'il est le seul à connaitre.

Puis, il consulte 6 médiums. Quatre sont capables de découvrir ce qu'il avait caché.

Pour lui, pas de doute: son père est intervenus au cours des séances.

Fascinant (écrit le critique du livre).

Et puis, on indique sa page Facebook dans laquelle Stéphane Allix partage ses recherches et raconte les expériences qui l'on transformé.

Dans ses reportages, Stéphane Allix est allé interviewer des médiums américains. Je ne doute pas que la plupart des 6 médiums contactés par lui sont des U.S.A. Je ne crois pas que l'on est beaucoup de ces aussi puissants médiums en France. Comme je sais quels sont les puissants pouvoirs de notre télépsychie, je n'ai pas besoin de lire ces soi-disant preuves qui permettent de certifier que la vie après la mort existe.

Monsieur Stéphane Allix, pardonnez-moi d'infirmer vos propos: je dois vous dire que ces preuves sont surtout la certitude que les 4 médiums qui on trouvé la nature des objets dans le cercueil sont d'exceptionnels très bons voyants.

Rien à voir avec votre papa. Toutes mes condoléances pour cette perte immense… mais vous ne pouvez pas contacter l'esprit de votre père, ce n'est pas lui qui vous transmet des messages.

Mme Josyane JOYCE