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  • Bonne année, la France!

    Bonne année –et surtout – bonne santé, à vous, votre famille, vos proches et amis…

    BONNE  ANNÉE  LA  FRANCE!

    Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.

    Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.

    Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.

    Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants.

    Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

    Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

    Je vous souhaite enfin, de ne jamais renoncer à la recherche, à l'aventure, à la vie, à l'amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

    Je vous souhaite surtout d'être vous, fier de l'être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

    Auteur: Jacques Brel

    Source: Je vous souhaite "vœux de Jacques Brel sur Europe 1, 1er Janvier 1968".

     

  • Noël, le temps d’une suspension du temps

    Même dans sa forme laïcisée, la fête de Noël est l’irruption du sacré qui suspend et déchire le temps profane, rappelle notre chroniqueur Vincent Coussedière.

    Les fêtes de Noël sont parfois propices à l’introspection et au recul à l’égard du tumulte de l’Histoire et de la vie politique. Elles sont l’occasion d’une forme de ressourcement bienvenu dans la chaleur de la vie amicale et familiale, de mise à distance de la vie publique dans le refuge de la sphère privée.

    On éteint les écrans de télévision et les téléphones portables, on se débranche du flot continu d’actualités toutes plus déprimantes les unes que les autres. Massacre antisémite de Sydney, menace imaginaire ou imminente de la Russie sur l’Europe, explosion des homicides en France, agonie des  paysans, paralysie du gouvernement, tours de piste médiatique prématurés des futurs candidats à la présidentielle de 2027 qui n’intéressent personne: on oublie et on met de côté.

    On se rapproche du poêle à bois qui crépite et éclaire les nuits les plus longues de l’année. On se parle directement les uns aux autres. On prend le temps de préparer des repas qui régaleront les hôtes et ne seront pas un simple intermède dans une journée de travail. On prend soin de sortir quelques bonnes bouteilles qui ont sagement attendu que leur temps soit venu. On redécouvre le mystère de la présence des choses.

    Noël n’est pas encore le temps des rétrospectives et des anticipations de la toute fin d’année. Noël est le temps d’une suspension du temps. Même dans sa forme laïcisée, il est l’irruption du sacré qui suspend et déchire le temps profane. L’avalanche de cadeaux qu’il déclenche ne réussit pas totalement à réintroduire la logique de la consommation.

    LE PLAISIR D’OFFRIR SANS CONTRE-PARTIE

    Il est question de dons et de contre-dons, dans lesquels l’intention compte parfois davantage que la tyrannie de la satisfaction des désirs. On redécouvre le plaisir d’offrir sans contre-partie. Noël parvient ainsi à rompre la logique  marchande dont la règle est la parfaite réciprocité et l’équivalence des produits échangés. C’est ce que ne parvient pas à comprendre la critique gauchiste de cette fête.

    Certes, Noël peut parfois également et légitimement agacer. Au lieu d’être une suspension d’autant plus attachante du temps profane qu’elle reste fragile, la fête de Noël peut devenir une forme de dénégation pesante du " travail du négatif " dans l’Histoire (pour reprendre une expression de Hegel) et du tragique de l’existence. Noël donne alors lieu à une forme d’optimisme forcé.

    Il faut à tout prix être " positif " et évacuer les sujets qui fâchent. Et c’est parfois paradoxalement le Noël laïque qui verse davantage dans ce travers que le Noël fêté religieusement. L’enfant qu’on met alors au centre n’est plus le fils de dieu, mais l’enfant gâté de la société de consommation, qu’on ensevelit littéralement sous des cadeaux dont il déchire compulsivement les emballages, passant de l’un à l’autre d’un air égaré.

    Le véritable " cadeau " de Noël: faire accéder au mystère de la présence fragile des choses, est alors perdu, recouvert par l’illusion de la jouissance permanente.

    Par Vincent Coussedière

     

  • La bombe

    La Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales: une bombe à retardement pour notre système de retraite

    Dans un contexte de difficultés chroniques du systèmes français de retraite par répartition, le problème du déséquilibre croissant des comptes de la CNRACL, qui gère les pensions des retraités de la fonction publique territoriale et hospitalière est plus grave encore.

    UN MODELE BASE UNIQUEMENT SUR LA REPARTITION QUI FAIT EAU DE TOUTE PART

    En 2023, selon un rapport de l’Inspection générale des Finances, la Caisse a versé 23,3 Mds€ de pensions (de base et complémentaire) à 1,3 million de fonctionnaires retraités et affiché un déficit de 2,5 Mds€ alors même que les employeurs publics de ces actifs versent des cotisations, à la charge des contribuables, très supérieures à celles des entreprises privées puisque les cotisations employeurs des collectivités locales sont en 2025 de 34,63% et passeront à 43,65% en 2028 alors qu’elles sont de 16,5% dans le privé. .

    Les causes du déficit sont identiques à la gabegie déjà observée dans le régime général: le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de pensionnés, de 4,53 au début des années 1980, est descendu à 1,46 en 2022, ainsi que l’illustre le graphique suivant, tiré d’un rapport de l’Assemblée nationale:

    Un chiffre encore pire que la moyenne de celui observable tous régimes de retraite confondus (1,71), mais meilleur que celui du SRE (Service des retraites de l’État), qui s’occupe des pensions des fonctionnaires d’État (0,96). Entre 2012 et 2019, le nombre de pensionnés de la Caisse a augmenté de 40% sans, naturellement, que ses ressources suivent la même tendance.

    Notons, par ailleurs, que le recours croissant aux contractuels, qui cotisent au régime général, ne contribue que de manière marginale (un huitième) à la dégradation du solde des comptes de la CNRACL entre 2011 et 2021. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le déséquilibre structurel du ratio actifs/retraités devrait entrainer une aggravation de la situation dans les années à venir.

    UN SCENARIO CATASTROPHE D’EVOLUTION: EN 2030, LE DEFICIT DE LA CRNACL DEPASSERA LES 11 MDS€

    Toujours selon l’IGF, les ressources annuelles de la CNRACL, entre 2024 et 2040, devraient passer de 26,1 à 28,2 Mds€, alors que les dépenses devraient exploser, passant de 29,9 à 39,4 Mds€ par an. Un scénario véritablement catastrophique où le déficit annuel atteindrait 11,2 Mds€, ce qui, en théorie, forcerait les employeurs publics à augmenter de 13,5 points les cotisations de leurs agents pour retrouver l’équilibre. Une opération manifestement impossible au vu des finances publiques déjà dégradées des hôpitaux et des collectivités locales.

    Cette situation délétère est d’ailleurs aggravée par un temps passé en retraite supérieur à la moyenne pour les pensionnés de CRACL qui, du fait des départs anticipés, prennent leur retraite 7 mois plus tôt que l’ensemble de la population et, exerçant des métiers moins pénibles, ont une espérance de vie supérieure.

    Face à l’impasse structurelle du modèle français de retraite par répartition, qui sacrifie l’équité intergénérationnelle sur l’autel d’un collectivisme dépassé, il devient urgent de sortir de l’aveuglement idéologique. Le système actuel, incapable de s’adapter aux réalités démographiques et économiques, repose sur une solidarité de plus en plus intenable, artificiellement maintenue par l’endettement et l’impôt.

    Le cas de la CNRACL est, à ce titre, plus que significatif: c’est un exemple idéal-typique de la faillite de l’assurance retraite par répartition, qui pose d’ailleurs aussi l’épineuse question de l’état de notre démographie. Avec les données dont nous disposons, chacun pourra donc en déduire que la capitalisation est la seule solution.

  • Bientôt Noël, depuis 2000 ans…

    Comme chaque année à l’approche de Noël, la même polémique refait surface, portée par les déconstructeurs, les laïcards forcenés et intolérants, les effaceurs de mémoire et autres négationnistes anti-chrétiens.

    Comme chaque année, il est donc nécessaire de rappeler quelques évidences quant à nos traditions millénaires et à notre héritage civilisationnel.

    Si le fait religieux relève du domaine privé, Noël est de ces fêtes qui transcendent les clivages habituels et font partie du patrimoine culturel collectif.

    Que l’on soit croyant ou non, que l’on soit pratiquant ou non, nul ne peut, sauf à dessein malveillant, ignorer l’importance de l’influence de la chrétienté sur le développement de nos sociétés européennes.

    À ceux qui voudraient faire enlever nos sapins et nos crèches, à ceux qui s’offusquent des marques encore visibles de nos racines, je propose d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. À l’argumentaire pervers de la laïcité faite loi, j’oppose 1500 ans de traditions et de civilisation.

    Alain Peyrefitte en citant l’allocution du général De Gaulle du 5 mars 1959 nous renvoie à certaines notions fondamentales aujourd’hui passées sous silence: " Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire! ".

    En cette période de grande déculturation et de destruction des repères traditionnels, il est devenu plus que jamais nécessaire de rappeler aux enfants que nous célébrons le 25 décembre la naissance du Christ, fils de Dieu, et non pas quelque dieu païen de la consommation de produits festifs ou de l’enrichissement de fabricants de jeux vidéos asiatiques.

    Noël est un appel au partage, à l’amour et à la fraternité, loin des notions mercantiles et matérialistes qui font notre bonheur immédiat et notre malheur à venir.

    Nous sommes des femmes et des hommes, avec nos cultures et nos traditions, nos croyances et nos valeurs avant d’être des consommateurs serviles, interchangeables et sans identité.

    À ceux qui nous ont déjà rejoints, nous adressons nos remerciements pour leur confiance et les assurons de notre amitié et de notre indéfectible volonté. À ceux qui sont encore observateurs et commentateurs, nous lançons l’appel à franchir le pas à l’occasion de cette nouvelle année qui s’annonce, à rejoindre Place d’Armes et à s’engager avec nous à œuvrer pour que la France retrouve les chemins de la grandeur, de la souveraineté et de la liberté.

    Joyeux Noël à toutes et à tous.

     

    Gérard HARDY

    Président de Place d’Armes

  • Lyon: ce que révèle l’agression gauchiste contre la fête des Lumières

    Il y a quelque chose de pourri qui flotte au-dessus de la fête des Lumières cette année, un parfum de lâcheté politique, de renoncement, de petite fronde idéologique, et derrière ça, toujours les mêmes, ceux qui confondent l’espace public avec un terrain d’occupation permanente.

    On a vu apparaître sur les façades du musée des Beaux-Arts et sur l’Hôtel de Ville des slogans sortis tout droit du bruit de fond gauchiste, des projections sauvages, pas du tout prévues, pas du tout légales, mais parfaitement tolérées pendant les précieuses secondes où le message se glissait dans le décor lumineux.

    "La police blesse et tue", "non à l’État policier", "Sainte-Soline ni oubli ni pardon", "on dégage le RN", tout le kit du militantisme automatique, recyclé d’une manif à l’autre, balancé comme un crachat sur les murs d’une ville déjà étouffée par les prêches pseudo-progressistes.

    Le pire, ce n’est même pas l’agissement en lui-même, c’est l’absence totale de réaction réelle. On condamne du bout des lèvres, la préfecture dit que c’est un message de haine, le maire fait semblant d’être outré pendant qu’il serre la main de ceux qui passent l’année à cracher sur les forces de l’ordre.

    On connaît la musique. Tout le monde joue sa partition pour sauver la face, mais personne ne veut poser la question qui dérange: comment se fait-il que des groupes puissent s’introduire dans l’événement le plus encadré de l’année pour transformer la ville en tribune politique improvisée?

    Et surtout, où étaient ceux qui sont censés garantir un minimum de respect pour les murs, les gens, les symboles, les forces de l’ordre? Parce que pendant que ces projections défilaient, pendant que les badauds prenaient des photos sans même se rendre compte que ce n’était pas du programme officiel, les mêmes forces de l’ordre qu’on accuse de tout et n’importe quoi étaient en train de ramasser les interpellations, gérer les vols à l’arraché, les drones illégaux, et contenir le lot habituel de casse-pieds qui prennent chaque événement public pour une occasion de provoquer. Mais ça, personne ne projette de message dessus.

    Personne ne salue l’endurance des policiers qui se retrouvent au milieu des foules compactes, insultés par des ombres, surveillés par des téléphones, menacés par des slogans, et qui doivent quand même faire leur boulot.

    On demande à la police d’être partout, de tout absorber, de tout encaisser, mais le moindre incident devient une opportunité pour la petite gauche de se fabriquer un martyr imaginaire. Il aurait suffi qu’un agent glisse, qu’un abruti lui tombe dessus, qu’une rixe éclate, et on aurait déjà vu tourner des vidéos coupées, des accusations fabriquées, des larmes en carton.

    On connaît la mécanique. Qu’on le veuille ou non, cette affaire raconte quelque chose du climat dans ce pays. Une part de la gauche radicale a compris que l’État ne leur dira jamais vraiment non, que les institutions s’excusent avant même de punir, que la presse glissera toujours un petit selon certains militants pour leur offrir une couverture morale. Alors ils testent les limites, ils grappillent, ils avancent, et les villes comme Lyon deviennent des laboratoires où l’on peut impunément balancer des messages anti-police en pleine fête populaire.

    Tout ça sous les lampions, dans l’indifférence des familles qui se prennent en selfie devant une façade occupée par un graffiti numérique. C’est ça, la France moderne: une ville qui célèbre la lumière tandis que la gauche radicalisée projette son obscurité. Une foule pacifique qui déambule pendant qu’une poignée de militants joue à la guérilla symbolique.

    Un pouvoir qui se contente de hausser les épaules. Et au milieu, comme toujours, les policiers, qu’on appelle seulement quand tout dégénère mais qu’on crucifie dès que quelque chose ne plaît pas. On nous répète qu’il faut aplanir les tensions, qu’il faut faire société, qu’il faut calmer le jeu.

    Peut-être faudrait-il commencer par remettre un peu d’ordre, un peu d’autorité, un peu de fierté, et rappeler que l’espace public appartient aux citoyens, pas aux groupuscules qui s’affichent en pirates lumineux.

    La fête des Lumières méritait mieux que cette intrusion politique de bas étage. Mais à force de céder du terrain, la lumière s’éteint et les ombres prennent la place.

    Jérôme Viguès