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Blog - Page 3

  • Superieure intelligence des députés LAREM!

    Fin des emballages en plastique: genèse d’une décision démagogique

    Une nouvelle réglementation interdisant les emballages en plastique des fruits et légumes est entrée en vigueur au 1er janvier 2022. Relater sa genèse est plus intéressant et instructif que gloser sur les désagréments et catastrophes à venir. Ce fut priorité à la bien-pensance et la démagogie au détriment de l’efficacité économique et sociale.

    Le 1er janvier 2022 est entré en application le Décret n° 2021-1318 du 8 octobre 2021 relatif à l’obligation de présentation à la vente des fruits et légumes frais non transformés sans conditionnement composé pour tout ou partie de matière plastique.

    Père Ubu a encore frappé

    Il définit notamment… les notions de "fruits et légumes" (!), de "conditionnement" et de "matière plastique", le cas échéant par référence à d’autres textes, histoire de compléter le labyrinthe législatif (mais le résumé explicatif initial vient un peu à notre secours).

    Si nous avons bien compris, le ruban adhésif entourant une botte de poireaux est concerné par le dispositif.

    Pour la partie vraiment opérationnelle, le décret définit les fruits et légumes qui sont

    –provisoirement–  exemptés de l’obligation mentionnée dans son titre. C’est un catalogue à la Prévert. Le premier des sept points, par exemple, se lit:

        1° Les tomates à côtes, les tomates allongées relevant du segment Cœur, les tomates cerises ou cocktail (variétés miniatures), les oignons primeurs, les navets primeurs, les choux de Bruxelles, les haricots verts, le raisin, les pêches, les nectarines, et les abricots, jusqu’au 30 juin 2023.

    Ici, ce n’est pas vraiment dramatique sur le plan de la sécurité sanitaire des aliments. Mais que penser, par exemple, des jeunes pousses (exemptées jusqu’au 31 décembre 2024) ou encore des graines germées (exemptées jusqu’au 30 juin 2026)?

    La frénésie anti-plastique a visiblement pris le dessus sur les contingences pratiques et, on peut le craindre, la santé publique.

    Un monument d’"écologie punitive"

    Le décret a été pris pour l’application de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire dont l’article 77 prévoit notamment:

        À compter du 1er janvier 2022, tout commerce de détail exposant à la vente des fruits et légumes frais non transformés est tenu de les exposer sans conditionnement composé pour tout ou partie de matière plastique. Cette obligation n’est pas applicable aux fruits et légumes conditionnés par lots de 1,5 kilogramme ou plus ainsi qu’aux fruits et légumes présentant un risque de détérioration lors de leur vente en vrac dont la liste est fixée par décret.

    À notre sens, le décret n’est pas conforme à la loi en ce qu’il prévoit des dates limites pour les fruits et légumes délicats. Mais le législateur pourra toujours prendre conscience de sa bourde et la corriger le moment venu… l’espoir fait vivre.

    Cet article 77 est un monument d’"écologie punitive". Tenez:

        À compter du 1er janvier 2022, la mise sur le marché de sachets de thé et de tisane en plastique non biodégradable au sens du 16 de l’article 3 de la directive (UE) 2019/904 du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019 relative à la réduction de l’incidence de certains produits en plastique sur l’environnement est interdite. Les modalités d’application de cette interdiction sont définies par décret en Conseil d’Etat.

    À notre connaissance, il n’y a pas de décret…

    Les deux paragraphes précités illustrent l’incongruité législative et, pour tout dire, l’irresponsabilité de leurs auteurs: toute matière plastique est interdite dans le cas des fruits et légumes – et on dira adieu en particulier au film transparent qui permet au consommateur de voir ce qu’il achète et au distributeur, la qualité de ce qu’il a en rayon; dans le cas du thé et des tisanes, seuls les plastiques non biodégradables sont interdits.

    Le paysage – s’agissant des fruits et légumes – ne serait pas complet sans l’évocation d’une autre interdiction, proposée par M. François-Michel Lambert, qui bouleverse tellement les mœurs commerciales qu’elle a fait l’objet d’un article séparé, le 80 (le précédent traite des lave-linges et le suivant, de " la mise à disposition, à titre gratuit, de jouets en plastique dans le cadre de menus destinés aux enfants "…):

        Au plus tard le 1er janvier 2022, il est mis fin à l’apposition d’étiquettes directement sur les fruits ou les légumes, à l’exception des étiquettes compostables en compostage domestique et constituées en tout ou partie de matières biosourcées.

    Il y a aussi dans l’article 77 l’interdiction à compter du 1er janvier 2021 des "tiges de support pour ballons et leurs mécanismes, à l’exception des tiges et mécanismes destinés aux usages et applications industriels ou professionnels et non destinés à être distribués aux consommateurs".

    Le législateur a même prévu une interdiction à compter du 1er janvier 2020 dans une loi du 10 février 2020 ("pour les gobelets et verres ainsi que les assiettes jetables de cuisine pour la table"). C’est manifestement une bourde, mais cela illustre le niveau de délabrement de l’activité législative.

    Pour rappel, les cotons-tiges avec tige en plastique et les piques à steaks ont été interdits le 1er janvier 2020 et 2021, respectivement.

    La dysenterie législative

    Le gouvernement a déposé son projet de loi le 10 juillet 2019 et a engagé la procédure accélérée (une seule lecture dans chaque chambre). On peut considérer que c’est là un usage abusif de cette procédure. C’était du temps de Mme Brune Poirson, qui portait le projet, et de M. François de Rugy.

        Sinon, pour protéger un œuf, la nature a inventé un emballage ingénieux qui s’appelle la coquille!

        Bravo @Leclerc_MEL pour cette fantastique innovation

  • Scandales

    Bien plus vaillants que les pleutres donneurs de leçons, plusieurs collectifs de médecins et d’avocats, soutenus par des milliers de citoyens, ne cessent de déposer des demandes officielles sur les dessous du Covid… comme par exemple les contrats consentis aux laboratoires pharmaceutiques pour les prétendus vaccins, ainsi que les preuves de leur efficacité, et surtout leur autorisation finale de mise sur le marché.

    Bien évidemment ces demandes sont souvent sans réponse ou carrément déboutées, mais le combat continu, et cette armée là n’est pas prête à rendre les armes devant un ennemi particulièrement fourbe.

    300 vrais médecins, docteurs et scientifiques, scandalisés par la véritable dictature qui s’est abattue sur les Français, participaient en direct pendant 24 heures, à un événement appelé Doctothon.

    https://www.doctothon.com

    https://www.youtube.com/watch?v=1qAaTwWbB0g

    Source

    Parmi tous les témoignages, celui du Dr Paul Bousquet est une véritable bombe, car ce médecin ne mâche pas ses mots et ne craint pas d’appeler "un chat, un chat" en accusant sans filtres les laboratoires pharmaceutiques d’avoir fait main basse sur la Santé, en détournant la santé publique vers des intérêts financiers privés, et d’avoir totalement corrompu le système…

     

    Ecoutez-le, cela éveillera sans doute en vous, des échos sur de gros scandales passés ayant défrayé la chronique pendant quelque temps… avant de s’évanouir sans que l’on ait connaissance d’un véritable châtiment envers les coupables.

    Espérant que vous aurez perçu cette "aventure" comme un message d’espoir, compte tenu non seulement de la richesse des témoignages des intervenants, mais également des commentaires en live, je ne saurais trop vous recommander de rejoindre un collectif quel qu’il soit, afin de ne pas rester seul face à la situation de prise d’otage désespérante dont nous sommes l’objet,

    Signez et transmettez la pétition " Transparence vaccins Covid 19 " ; 253901 signataires au moment où j’écris.

    https://dejavu.legal

    Ensemble nous sommes plus forts, pour lutter efficacement contre tous les tyrans de la terre.

    Josiane Filio, au nom de la Liberté d’expression

     

  • Hommage à la langue d’Emma, ma mère

    28 novembre 2021 Philippe Carron COUP DE COEUR 6

     

    Hommage à la langue de ma mère, Emma, décédée durant la période de confinement, à cette langue française dont je revois encore les lettres qu’elle écrivait dans son jeune temps, dans un style d’une sobriété et d’une limpidité étonnantes, langue désormais rejetée de partout, surtout de ses propres locuteurs, comme "lingua non grata", et qui est en passe de la rejoindre six pieds sous terre.

    La Langue d’Emma, c’est cette langue belle à l’agencement unique dans le paysage linguistique mondial, cet idiome révolutionnaire qui, jadis, s’est complètement émancipée de la complexité et de la lourdeur latines, bousculant radicalement tous les codes de langue en vigueur à l’époque en s’appuyant sur une syntaxe à la fois simple, logique et directe ; c’est cette langue qu’étaient pourtant censées protéger  les dispositions de la loi no 94-665 du 4 août 1994, dite loi Toubon, lesquelles ont été, depuis, subtilement détournées et vidées de leur contenu.

    La Langue d’Emma, c’est cette langue féconde qui a façonné et donné l’anglais tel que nous le connaissons, et que nos amis québécois mettent judicieusement au service des applications les plus pointues… langue qui est cependant mise en charpie par les décideurs de la sphère économico-financière de l’Europe francophone, ce avec le précieux renfort de locuteurs à la fois complices et acteurs d’une effroyable pollution langagière et qui confondent ouverture à l’autre avec le plus lâche aplatissement.

    La Langue d’Emma, c’est ce vivier inépuisable dans lequel tant d’artistes ont puisé pour donner vie à un répertoire époustouflant de chansons qui ont enchanté les oreilles de plus d’une génération, florilège exceptionnel qui ne viendra plus égayer nos commerces et nos boutiques où défile à longueur de gondoles la tonitruante et déshumanisante variété anglo-saxonne qui fait marcher au pas une clientèle complètement apathique dans son inféodation… La Langue d’Emma, c’est ce parler pétillant dont l’évolution a été stoppée nette par l’intrusion des " silures " *anglo-saxons qui absorbent toutes les possibilités de son champ lexical ; c’est sur cette langue que se joue pourtant la plus surréaliste des farces dans nos ministères et les tours d’ivoire d’une élite bien-pensante où l’on fait encore des tonnes de projets mirifiques pour un idiome qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

    La Langue d’Emma, c’est cette langue qui, dans les instances européennes, tenait naguère encore la dragée haute à l’anglo-américain que toute une arrière-garde occulte tentait déjà de mettre en place pour assouvir ses desseins de prédation à l’échelle planétaire ; c’est cet idiome qui, aujourd’hui, à l’heure du Brexit, fait bien pâle figure au sein d’organismes " anglolâtres " où un Président français en plein déni s’apprête à faire du français un patois de plus au sein de l’Union européenne.

    La Langue d’Emma, c’est une des langues d’une Confédération helvétique où l’on vante "cohésion sociale" et "paix des langues… dans un pays qui est pourtant dévasté linguistiquement; c’est ce parler qu’un scandaleux sectarisme constitutionnel, une malhonnêteté intellectuelle et des garde-fous inexistants condamnent à l’exil…  et les citoyens à un illettrisme ahurissant, la classe politique helvétique n’étant plus que de bien piètres marionnettes ligotées  par les zélateurs du "tout-à-l’anglo-américain" de la finance et consorts lesquels tiennent le pays tout entier sous leur coupe.

    La Langue d’Emma, c’est ce langage tout en délicatesse  qui ne séduira plus les visiteurs francophones de passage désormais accueillis comme des hôtes indésirables à Nice, Genève, Bruxelles, Paris ou Lausanne… et qui s’en retournent chez eux humiliés et choqués ; c’est elle dont les étudiants non francophones, dépités, se détournent, les "natifs" eux-mêmes l’ayant rendue méconnaissable pour avoir simplement oublié leur appartenance à un ensemble géopolitique de plusieurs centaines de millions de francophones à travers le globe.

    Le mot de la fin
    La Langue d’Emma, c’est cette immense langue française refusée au locuteur lambda de langue française et qui s’effiloche au fil des jours, assassinée en pleine course à cause justement de sa grâce et de la pensée universelle qu’elle laissait apparaître en filigrane dans tout son discours, c’est cette langue qui savait prendre le contre-pied d’une idéologie anglo-saxonne dévoreuse d’humanité. Qu’en restera- t-il une fois que le credo du tout-à-l’anglais aura eu raison d’elle?

    Rien, si ce n’est qu’une écrasante majorité de ses locuteurs auront cessé d’exister dans ce qui faisait leur être original, leur vérité, et qui verront s’insinuer au plus profond d’eux-mêmes une plaie béante, souvenir d’une perte irrémédiable qui les poursuivra pendant longtemps encore, comme ont été marqués au fer rouge d’autres peuples à d’autres époques…

    Philippe Carron

    *Silure: gros poisson carnassier, appelé aussi poisson-chat

  • Zemmour A RAISON!

    Robert Paxton : « Vichy parvient à faire reporter la déportation de Juifs citoyens français » (MàJ – L. Joly : « La politique de Vichy ne visait pas à déporter les Juifs français. »)

    Je ne comprends plus rien. Dans cet entretien du Monde avec Robert Paxton censé donner tort à #zemmour sur Pétain, l'historien dit la même chose que lui. https://t.co/HmuYkhoGa5 pic.twitter.com/9xhuacRznk

    — Pierre Sautarelski (@FrDesouche) December 2, 2021

    Vidéo intégrale :

    Le Monde

    Le Mémorial de Caen organise une conférence sur le sujet mardi 30 novembre, avec l’un de ses meilleurs spécialistes, l’historien Laurent Joly. Entretien.

    (…)

    Pourquoi avaient-ils ce sentiment de protection, si dans les faits la politique de Vichy les visait?
    Vous oubliez l’occupant. Pour les nazis, il n’y avait aucune distinction à faire entre les Juifs. Mais, en Europe de l’Ouest, mieux valait, pour des raisons « psychologiques », commencer par déporter les étrangers, pour ne pas trop émouvoir les populations, et pour s’assurer de la collaboration des autorités locales. Ce calcul a été fait aux Pays-Bas, en Belgique et en France occupée. La politique de Vichy ne visait pas à déporter les Juifs français. Et la loi française ne permettait pas de les interner, sauf ceux qui ne s’étaient pas soumis à l’obligation de recensement (loi du 2 juin 1941). Pour Vichy, les Picard, les Lambert, les Lyon-Caen devaient rester en France, mais avec un statut de sous-citoyens. En revanche l’État français souhaitait activement se débarrasser des juifs étrangers ainsi que des naturalisés…

    Les Juifs de France qui avaient combattu sous les drapeaux pendant 14-18 se sentaient particulièrement à l’abri… Parce que Pétain était lui-même un héros de la Première Guerre?
    Dès l’été 1942, Vichy sacrifie sans hésiter les Juifs étrangers ayant porté les armes pour la France. Très clairement, le gouvernement Pétain-Laval ne s’est pas mis en situation de protéger efficacement les « vieux juifs français » qui avaient combattu en 14-18…

    In fine, les Juifs de France ont été moins décimés que ceux d’autres pays. Pourquoi ?
    Il y a deux raisons principales. La première relève de ce qu’on peut appeler l’environnement social. Il demeure relativement protecteur pour les Juifs, même en France occupée. J’ai plus particulièrement étudié, dans mon livre L’État contre les Juifs, la mise en œuvre de la rafle dite du Vél’ d’Hiv. Je constate que les gens ont été le plus souvent recensés à leur domicile d’avant-guerre, ils gardent des voisins non juifs, qui peuvent les prévenir, les aider, etc. D’autre part, à la différence de presque tous les pays, ce sont des agents ordinaires de l’État qui procèdent aux arrestations en France. Or tous ne sont pas zélés. Il y a des fuites, des “ratés“. C’est ce qui explique — découverte que j’ai faite — que dès la première grande rafle visant des femmes et des enfants, près des deux tiers y ont échappé. Un tel bilan n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe de l’Ouest.

    Télérama

     

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