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  • Pour ceux qui croient au Père Noël:

    – En 1975, la France affichait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. Aujourd’hui, elle se situe au 34e rang mondial, avec un niveau de vie inférieur de 7% à la moyenne européenne!

    – Chaque Français est dorénavant plus pauvre de 25% qu’un Danois ou de 15% qu’un Allemand. Et même de 0,5% plus pauvre qu’un Italien, alors que Duhamel ne semble pas avoir beaucoup d’estime pour Giorgia Meloni;

    – La pauvreté touche 10 millions de citoyens, avec 650 000 personnes supplémentaires qui basculent chaque année dans la précarité;

    – La dette des ménages atteint 60% du PIB;

    – La dette publique atteint 3 500 milliards;

    – Il convient d’y ajouter la part française des emprunts européens et de l’aide à l’Ukraine: 180 milliards;

    – Enfin ajoutons les 12.300 milliards d’engagements de retraite;

    – Total: 1.980 milliards d’endettement, soit 231.000 euros par citoyen, bébés compris. Ce qui donne une ardoise faramineuse de près d’un million d’euros de dettes pour une famille de quatre personnes. Mais la France ne va pas si mal!

    – Partout en Europe, la richesse par habitant a augmenté sauf en France. Face à la crise de 2008, la crise Covid, la mondialisation ou la guerre en Ukraine, c’est la France qui a le moins bien résisté;

    – C’est la dette publique qui finance le social, car la croissance stagne à 1% tandis que la France ne fait plus d’enfants et que le solde net des naissances est négatif;

    – La France ne fabrique plus que 36% des biens manufacturés qu’elle consomme;

    – Ses parts de marché ont fondu à 2% dans le monde et 12% dans la zone euro;

    – La productivité s’est effondrée de 6% depuis 2019;

    – Seulement 4 Français sur 10 travaillent de 22 ans à 62 ans;

    – Au classement Pisa, les élèves français se situent au 26e rang sur 32. La France a perdu 13 places depuis l’an 2000

    – Le budget 2026 va taxer la production de 44 milliards d’impôts supplémentaires;

    – Les intérêts de la dette atteindront 100 milliards en 2029, soit trois points de PIB alors que la croissance reste scotchée à 1%. La spirale de la dette s’accélère;

    – La classe moyenne se voit déclassée comme jamais et des légions de diplômés et de talents fuient vers des pays plus prometteurs. La France se tiers-mondise à grande vitesse;

    – Depuis sa création, l’impôt sur la fortune a privé la France de 150 milliards de capital productif, de 1% de croissance et de 20 milliards de recettes fiscales par an;

    – Incapables de résister à la concurrence et aux normes intenables de Bruxelles, industrie et agriculture sont menacées de disparition;

     

    – Et que dire de l’impact de l’immigration de masse de déshérités sur l’économie et l’insécurité?

     

    À part cela, la France ne va pas si mal!

    (source chiffres: chronique de Nicolas Baverez dans le Figaro)

  • Salade de fruits, jolie, jolie.... (chanson)

    Ces gratte-papier qui décident du prénom de vos gosses

    Appelez votre fille "Fraise" ou "Ananas" ces sympathiques prénoms seront refusés. Mais pas "Clafoutis" comme mademoiselle Courrèges, fille du célèbre couturier. Ni "Térébentine" sans le h déjà fumé, comme une des filles de l’ancienne ministre à la voix de crécelle Cécile Duflot. Accepté sans discuter.

    Azor et Zorro sont refusés mais pas Zora

    Certes, il y a des prénoms inacceptables. Des mabouls voulaient prénommer leur fille "Clitorine" ou "Vagina". D’autres trouvaient valorisant pour leur fils le joli nom de "Djihad" ou "Seif al islam", sabre de l’islam dont il n’est pas besoin de préciser l’usage. Le pire est que ces choix ne sont pas toujours ceux de mahométans fanatiques mais de koufars débiles parce que c’est tendance.

    Il n’existe aucune liste officielle des prénoms interdits en France. Le bon goût est abandonné à l’arbitraire des gratte-papiers. Je suppose que ce serait une tâche herculéenne s’il fallait ajouter aux prénoms judéo-chrétiens ridicules ceux copiés dans les séries américaines, empruntés à la mythologie gréco-bouddhiste, exhumés des batailles du passé ou fabriqués par les parents parce que ça sonne bien à leurs oreilles.

    Plus étonnant, il paraît qu’un enfant sur dix en France a un prénom qu’il est quasiment seul à porter. Cléophée, Améliane ou Eudoxie chez les filles. Élyx, Théozen ou Zadok pour les garçons.

    Jusque dans les années 1990, les employés de mairie pouvaient refuser d’inscrire un prénom régional, inhabituel voire insolite selon leurs critères perso. Ou l’accepter à la tête du déclarant s’il était plus ou moins copain avec le maire. Ou parfois en fonction de "la petite pièce" qu’on lui glissait sous le comptoir". Pour acheter des jouets à tes enfants ".

    L’article 57 du code civil mis à jour en août 2021 a réglementé ces pratiques mafieuses. Il dispose en ses alinéas 4 et 5: " Lorsqu’un prénoms seul ou associé aux autres prénoms ou au nom lui paraît contraires à l’intérêt de l’enfant (…) l’officier de l’état civil en avise sans délai le procureur de la République. Celui-ci peut saisir le juge aux affaires familiales.

    Si le juge estime que le prénom n’est pas conforme à l’intérêt de l’enfant (…) il en ordonne la suppression sur les registres de l’état civil. Il attribue à l’enfant un autre prénom qu’il détermine lui-même à défaut d’un nouveau choix par les parents, conforme aux intérêts de l’enfant".

    Mais personne ne dit sur quels critères le juge doit se baser pour décider d’un nouveau prénom. Quant à motiver sa décision dans l’intérêt de l’enfant, c’est vague… Vaut-il mieux l’appeler Rackham que Landru? Pimprenelle que Sauterelle? Je doute que le juge adopte la neutralité de l’Assistance Publique qui choisissait autrefois pour les enfants abandonnés le saint du jour de leur naissance ou de leur découverte, selon le calendrier chrétien.

    Tout le monde sait qu’en France, il y a la Loi et l’application arbitraire qu’en font des bureaucrates qui compensent la médiocrité intrinsèque de leur pauvre vie par le plaisir d’emmerder les administrés.

     

    Malgré une flopée de textes normatifs, il y a encore des petits fonctionnaires tout-puissants qui acceptent Léa Ricaud et Marc Cassin mais refusent d’inscrire les prénoms basques, bretons, corses, occitans ou tahitiens sous le prétexte "qu’ils ne sont pas français". C’est un abus de pouvoir manifeste!

    Mais vu la longueur et le coût d’une procédure, surtout contre l’État, les parents laissent tomber.

    Le résultat sera parfois un prénom d’usage reconnu par la pratique et qui peut figurer sous la formule consacrée: "Basile dit Ramuntcho". Pouvant traduire aussi un désaccord parental à l’origine sur le choix du prénom.

    Des ronds de cuir conciliants acceptent parfois que le prénom qui leur déplaît soit associé à un autre plus passe-partout, ou écrit de telle manière que l’orthographe et la prononciation s’accordent à leurs normes. Ainsi en Océanie, Atiriano devient Adrien, Mateia Mathieu, Hiro Henri, Raimanu Raymond(e), Heilani Hélène, Tehéiura Thérèse, et Mairenaa Maryse.

    Préférence étrangère et islamique

    Allergiques à toute forme d’exotisme, sauf de nature coranique, les petits fonctionnaires métropolitains ont toujours accepté sans moufter les prénoms islamiques avec l’empressement des lâches. Et l’application besogneuse de la préférence étrangère s’ils sont de gauche.

    A-t-on jamais entendu un employé de mairie dire à une bâchée: "Désolé madame, on va remplacer Mohammed par Maurice, changer Alim en Alain, Eddine en Édouard, Leïla en Lisa et Monina en Monique". La bâchée rigolerait bien en claquant le museau de ce chien d’infidèle: "Fais ce que tu veux, le juge me donnera raison! Pour moi, c’est gratuit!"

    Éric Zemmour a été condamné par un tribunal pour une tribune dans laquelle il posait une question de bon sens. Pourquoi les nouveaux citoyens actuels ne donnent-ils pas des prénoms français ou européens à leurs enfants?

    Ce serait un bon moyen de favoriser leur intégration et de leur éviter de futures discriminations tout en donnant un gage de loyauté à leur nouvelle patrie. Les immigrés d’antan, il est vrai d’origine et de culture européenne, agissaient de la sorte sans qu’on le leur demande, tant cela semblait naturel. Le plus souvent, ils francisaient le prénom de leurs enfants. Italien, espagnol ou portugais, c’était relativement facile, racines latines obligent. Même des Polonais et des Yougos avec un choix plus limité appliquaient cette règle tacite.

    Les Juifs pratiquent ainsi depuis longtemps, même s’ils ajoutent souvent au prénom chrétien un prénom hébraïque. Les prénoms de l’ancien testament qu’affectionnent les protestants mettent tout le monde d’accord.

    Seuls les mahométans dès la Troisième République, alors peu nombreux, se cramponnaient aux prénoms coraniques. Parce que leur religion leur en fait obligation et que la ripoublique soi-disant laïque n’a jamais eu le cran de s’y opposer. Alors qu’elle refoulait férocement les Txomin et les Arantxa, les Ronan et les Maïwenn, les Lisandru et les Livia, les Breçs et les Garsenda. Basques, Bretons, Corses, Occitans, vous êtes moins français que des Bédouins ou des Zoulous!

    QUAND LA POLITIQUE S’EN MELE, ÇA PEUT REDISTRIBUER LES CARTES

    À partir des années 1975, avec le regain de la culture ma’ohie au Fenua, l’État craignant d’attiser les revendications indépendantistes donnait ordre de "conseiller" ses prénoms avec insistance sans rien imposer formellement. Mais l’administration n’a pas suivi partout les circulaires…

    Il y a quelques années, j’ai aidé une petite cousine à se faire élire tavana d’une île voisine. Huit mois avant le scrutin, personne ne lui accordait la moindre chance. Je lui ai dit "L’eau, la voirie, l’éclairage, l’assainissement, les ordures ménagères, toutes les listes font des promesses qui seront plus ou moins tenues. Il faut te démarquer. Propose une mesure inédite qui plaira à tout le monde. Dis que si tu deviens mairesse, ta première décision sera d’exiger qu’on accepte sans discuter l’inscription des prénoms ma’ohi".

     

    Plus crédible que les sondages, on a "radio cocotiers" qui enregistre sur les marchés, dans les villages et aux quais des pécheurs l’opinion publique. Et la progression de la cousine était exponentielle. Du jamais vu! Des gens qu’elle ne connaissait pas lui donnaient l’accolade dans la rue. D’autres l’invitaient à déjeuner et se proposaient pour faire sa campagne. Preuve qu’il y avait bien une demande de la population.

    Quatre mois avant l’élection, le Tapura et le Tavini, les deux principaux partis lui ont proposé une place éligible sur leur liste avec un poste d’adjointe assuré.

    Je lui ai conseillé de refuser et de se battre en reine guerrière conformément à notre tradition familiale. Et elle a gagné.

    Christian Navis

     

    https://climatorealist.blogspot.com/

     

  • Climat: il fait froid parce qu’il fait chaud!

    La vague de froid actuelle aux États-Unis est l’occasion d’analyser les arguments donnés par la pensée climatique dominante qui justifie à peu près tout et son contraire.

    Par Benoît Rittaud

    Ces jours-ci, les États-Unis connaissent une très grosse vague de froid qui a déjà fait plusieurs dizaines de morts. Cela donne hélas l’occasion de rappeler que, contrairement à ce que le catéchisme dominant laisse croire, nous avons bien plus à craindre du froid que du chaud. La revue médicale britannique The Lancet a ainsi évalué en 2021 qu’en vingt ans le froid a tué quatre millions et demi de personnes dans le monde, c’est-à-dire dix fois plus que le chaud. Aucune disparité régionale n’inverse cette tendance lourde, l’Afrique subsaharienne ayant même un rapport aussi élevé que contre-intuitif dans le domaine (un million de morts de froids contre moins de vingt mille morts de chaud, avec il est vrai de grosses incertitudes sur les données).

    Si l’événement météorologique actuel n’avait pas cette dimension tragique, on aurait un peu de peine à s’empêcher de sourire en songeant combien le réchauffement climatique doit manquer aux Américains. Mais attention, car devant les inquisiteurs écologistes un humour de ce genre est mal vu – tout comme l’humour en général, d’ailleurs. Bien sûr, face aux esprits forts les sachants officiels disposent d’arguments définitifs, qui n’a rien à envier à ceux qui prétendaient démontrer jadis l’effet salvateur des saignées ou le mouvement du Soleil autour de la Terre.

    Utiliser tout et son contraire à l’appui de sa théorie, c’est vider cette théorie de toute substance.

    L’argument bon marché, c’est que le réchauffement global n’interdit pas les coups de froid ponctuels, statistiquement non-significatifs. C’est le fameux " ne confondez pas le climat avec la météo ", dont la principale caractéristique est de se carapater aussitôt que survient une canicule à commenter. L’argument plus subtil, c’est celui qui consiste à assumer le paradoxe et d’expliquer que le réchauffement climatique a pour effet de provoquer de vastes déplacements de masses d’air, qui, de temps en temps, peuvent apporter du froid polaire dans des régions de plus basses latitudes. On attend alors avec impatience qu’au prochain événement inverse nos climatologues assermentés concèdent, avec l’humilité qui sied aux scientifiques à l’honnêteté intellectuelle chevillée au corps, qu’un éventuel réchauffement ponctuel en Amérique du Nord contredirait le réchauffement climatique.

    En effet, il faut choisir: s’il fait froid parce qu’il fait chaud, alors il ne peut pas aussi faire chaud parce qu’il fait chaud. Sinon, l’idée même de chaud ou de froid perd tout son sens. Utiliser tout et son contraire à l’appui de sa théorie, c’est vider cette théorie de toute substance. C’est réduire la science à un élément de la société du spectacle, où ce qui compte n’est pas de comprendre mais d’utiliser à son profit, peu importe les moyens, tout événement susceptible de faire le buzz.

  • Deux bonnes nouvelles pour la planète…

    mais chut !

    À quelques jours d’intervalle, deux publications scientifiques ont une fois de plus mis à mal le narratif catastrophiste sur la planète. Deux nouveaux signaux faibles d’un retour à une science plus humble et moins militante.

    Par Benoît Rittaud

    Groenland, Amazonie. À eux-seuls, ces noms incarnent une bonne partie de cette mythologie de la disparition qui a envahi les discours sur notre planète. Pour le premier : la glace groenlandaise fond, accélérant aussi bien la montée des eaux que les perturbations dans les courants océaniques. Pour la seconde : l’Amazonie, « poumon de la planète », cède irrémédiablement du terrain devant l’exploitation intensive d’humains aussi court-termistes que peu scrupuleux.

    Ces deux récits ont été habillés de science depuis que la fin du monde écologique imminente a été observée dans la boule de cristal de notre air du temps postmoderne. Heureusement la science, la vraie, n’a pas dit son dernier mot. La revue scientifique Nature nous apprend ainsi qu’il y a des raisons de penser que l’Amazonie ne se porte pas si mal que ça, du moins si on se donne la peine de l’observer pour de bon plutôt que de se contenter de projeter nos fantasmes sur des modèles informatiques. Selon les auteurs, qui ont rassemblé des données sur les 30 dernières années, les arbres y sont à la fois plus nombreux et plus larges, signe d’une belle vitalité générale. C’est notamment au CO2 qu’il faut dire merci, le gaz réchauffeur de planète se trouvant être aussi, tiens, tiens, le nutriment essentiel des plantes. Tout impact négatif du changement climatique, assurent les auteurs, a donc pour l’instant été annulé par l’augmentation des ressources disponibles. Une fois de plus il va falloir différer l’apocalypse.

    UNE PURE MYTHOLOGIE MORALISATRICE ET MAQUILLEE DE SCIENCE

    Quant à la fonte du Groenland, on a appris le 12 septembre dernier, toujours dans Nature, qu’elle n’a pas tant d’effet que ça sur le niveau de la mer. Tout simplement parce que l’eau liquide qui résulte d’une fonte reste bien souvent prisonnière des glaces environnantes, et aussi qu’elle peut regeler dans la foulée. Forts de leurs observations, les auteurs de l’étude ne prennent pas de gants pour souligner les excès des modèles informatiques par rapport à la réalité. On parle quand même d’une surestimation de l’ordre de 67 % !

    Aucune de ces deux annonces n’a bien sûr fait la une des grands médias. Certains en ont certes parlé, avec un embarras palpable. La palme de la « gênance » revient sans doute à Ouest France : dans son article sur le Groenland qui aurait pu être écrit par une IA, il multiplie les mots inquiétants dans les intertitres, noyant progressivement l’information centrale de l’étude scientifique jusqu’à conclure carrément le propos sur les risques de submersion qui nous guettent pour très bientôt…

    Contentons-nous d’en rire. Malgré l’inertie persistante, les articles scientifiques sont de plus en plus nombreux à prendre leurs distances de façon plus ou moins subtile vis-à-vis de l’alarmisme climatique. Ce dernier apparaît de plus en plus pour ce qu’il est : une pure mythologie moralisatrice et maquillée de science, qui ne résistera sans doute plus très longtemps aux coups de boutoir du réel.

  • Audiovisuel: la meute s’acharne sur le rapporteur Charles Alloncle

    Depuis plusieurs semaines, un feu nourri de critiques partisanes s’abat sur Charles Alloncle, député rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. On le présente comme une cible idéologique plutôt qu’un parlementaire attaché à faire la lumière sur l’usage des deniers publics. Pourtant, les faits montrent une démarche légitime, citoyenne, et nécessaire — quoi qu’en disent ses détracteurs.

    Né en 1993, Charles-Henri Alloncle est député de l’Hérault, membre du groupe UDR, et s’est vu confier cette commission d’enquête inédite à l’Assemblée nationale. C’est la première fois que l’audiovisuel public fait l’objet d’un tel examen parlementaire, précisément sur sa neutralité, son fonctionnement interne et, surtout, l’utilisation de l’argent public qui le finance.

    UNE MISSION QUE CERTAINS VEULENT DENATURER

    La réaction de la gauche médiatique et politique est symptomatique: plutôt que de répondre aux questions soulevées, on accuse le rapporteur de " faire une commission contre l’audiovisuel public ", voire de mener une croisade politique. Ce type de réduction caricaturale est révélateur d’un malaise profond: on préfère défendre un système opaque que de l’expliquer au public qui le finance.

    Le débat autour de cette enquête ne porte d’ailleurs pas seulement sur l’idéologie présumée des contenus — mais bien sur la gestion de près de 4 milliards d’euros de fonds publics alloués chaque année à France Télévisions, Radio France et autres institutions du service public audiovisuel. Les questions financières ne sont pas accessoires: elles concernent la responsabilité envers les contribuables.

    Nagui, symbole ou bouc émissaire?

     

    L’accusation selon laquelle Charles Alloncle serait " raciste " parce qu’il a critiqué Nagui — ou parce qu’il met ce dernier en lumière dans son enquête — est non seulement infondée, mais scandaleusement mensongère. Rien dans les propos rapportés ne suggère une attaque motivée par autre chose que l’intérêt public.

    Alloncle a simplement rappelé que, selon les données qu’il a reçues, Nagui serait l’un des animateurs qui s’est le plus enrichi grâce à l’argent public ces dix dernières années, du fait de contrats de production et d’un rôle multiple d’animateur et de producteur. C’est une appréciation économique — pas une condamnation raciale.

    Prétendre que critiquer l’usage des fonds publics serait par nature raciste est une rhétorique tragiquement réductrice: elle substitue l’insulte à l’argument, et le réflexe de défense corporatiste à l’examen critique. Une telle stratégie ne vise pas à débattre, mais à neutraliser toute remise en question.

    OU EST LE DEBAT SUR LES PRIX FARAMINEUX DES BOITES DE PRODUCTION?

    Alloncle a même annoncé qu’il comptait, début janvier, interroger les sociétés de production de l’audiovisuel public sur leurs facturations élevées, souvent critiquées pour les sommes colossales facturées à France Télévisions — parfois sans justification claire de l’intérêt général. C’est exactement ce genre de sujet que l’on devrait débattre publiquement, plutôt que de l’étouffer sous une pluie d’accusations partisanes.

    Et pourtant, dès que l’on met le doigt là où ça fait mal — les rentes installées, les réseaux proches du pouvoir médiatique, et l’opacité des coûts de production financés par l’impôt — on assiste à un réflexe d’auto-défense digne d’une caste protégée. Celle-ci préfère hurler au complot plutôt que de répondre sur le fond.

    UNE COMMISSION NECESSAIRE, PAS UNE CABALE

    Les lecteurs honnêtes le verront: loin d’être une mise en cause idéologique de l’audiovisuel public, la démarche est une enquête démocratique légitime menée par un député mandaté par l’Assemblée nationale pour vérifier que l’argent de tous sert vraiment l’intérêt de tous.

    Ce qui est choquant n’est pas qu’on pose des questions — c’est qu’on veuille empêcher qu’on y réponde.

     

    Jean-Jacques Fifre

  • Comment on contrôle et on censure sournoisement, en Europe aujourd’hui…

    Dans une interview pour Breizh info, Paul Coleman, directeur exécutif d’ADF international, parle des menaces croissantes pesant en Europe sur la liberté d’expression et la liberté religieuse.

    Concernant la liberté d’expression, ne peuvent s’exprimer que les opinions dominantes et politiquement correctes. La montée de l’idéologie dominante, la criminalisation des convictions chrétiennes traditionnelles sont un danger pour la liberté.

    La liberté d’expression devient conditionnelle: une idée ne doit pas, pour être approuvée, entrer en conflit avec l’orthodoxie dominante.

    Coleman parle de totalitarisme culturel: les citoyens sont tenus d’obéir à la loi, et de plus, d’affirmer certaines croyances, sous peine de conséquences juridiques, professionnelles, et même d’exclusion sociale.

    Des parents en Europe perdent le droit d’éduquer leurs enfants, qui leur sont retirés. Dernier exemple en date, une famille anglo-australienne vivant en autarcie dans les bois en Italie s’est vue prendre ses trois enfants. On a le droit de vivre dans les bois, mais pas trop.

    Dès lors que l’État décide quelles croyances peuvent être exprimées et lesquelles ne le peuvent pas, nous dit Coleman, la véritable liberté disparaît très rapidement.

    Les lois sur les discours " haineux " sont de plus en plus larges et vagues, ce qui rend très facile la répression des opinions dissidentes, pour un oui ou pour un non. La haine est le nouveau concept à la mode. Qui permet tout. Ce n’est plus du droit, c’est de l’idéologie.

    Les lois antiracistes qui prétendent prévenir la violence visent en réalité à contrôler le discours, à censurer, voire à sanctionner ceux qui ne pensent pas correctement sur le vivre-ensemble, l’immigration, les agressions récurrentes, le (mauvais) rôle des juges…

    Les opinions chrétiennes traditionnelles sur le mariage, la sexualité, la nature humaine, le droit à la vie, l’euthanasie sont de plus en plus contestées voire considérées comme dangereuses. Ce qui est une violation des principes de liberté que l’Europe dit défendre.

    Les Églises rentrent dans une zone de turbulence où par exemple il leur devient interdit de critiquer l’homosexualité ou le changement de sexe. Le sentier des prédicateurs devient étroit et bordé d’épines.

     

    La loi européenne sur les services numériques est très préoccupante. Elle encourage une censure excessive. Les entreprises doivent retirer du contenu, sur des critères et des procédures peu clairs.

    Le désaccord pacifique doit pouvoir exister dans une démocratie. Sinon cette démocratie n’est pas libre, dit Coleman.

    Ajoutons que non seulement ces croyances politiquement correctes sont dictées par les gouvernements, les institutions, les influenceurs, les lobbys puissants, mais des individus, fidèles courroies de transmission du pouvoir sans s’en rendre compte, prennent aussi le relais, comme piqués par une mouche dès lors qu’un discours sort de la norme acceptée.

    Une personne animant un atelier a vu une responsable de l’association rarement présente, prendre la parole pour faire du Poutine "bashing". L’animatrice a rappelé que ce n’était nullement le thème et qu’elle n’acceptait pas de discours politique, surtout coercitif. Mais on ne peut pas toujours résister.

    Cette attitude est contagieuse: même sur Riposte Laïque, certains commentateurs se sentent missionnés pour contenir les auteurs dans ce qu’ils croient la bonne voie. Au besoin les noms d’oiseaux fusent et on se voit même traité de marxiste, d’antisémite et soupçonné de gôchisme  si on cesse de plaire! Mais sommes-nous là pour plaire?

    Par exemple si on critique l’intervention de Trump au Venezuela. La critique ne semble pas autorisée sur cette question, à droite.

    Pourquoi? On ne sait pas. Peut-être parce que Trump a beaucoup plu aux patriotes au départ et que ceux-ci, sans parfois même se l’avouer, ont du mal à accepter que Trump leur échappe.

    Dans cette ambiance, chacun se croit investi du devoir de contrôler son voisin, ses amis, sa famille, ses élèves, ses collègues de travail, ses salariés, etc.

    Où est passée la liberté? On se croirait sous Staline, lorsqu’un enfant, Pavel Morozov, a été transformé en héros pour avoir dénoncé ses parents, koulaks. Ses parents furent envoyés au goulag. La statue de Pavel érigée dans tous les parcs.

    La liberté d’expression et la liberté religieuse, donc la liberté tout court, sont donc en bien mauvaise posture aujourd’hui en Europe.

     

    Sophie Durand