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23/03/2017

Petit historique (souvent déprimant) de ceux à qui profitent vraiment les grandes vagues de révélations d'affaires de corruption

Dans l'histoire de la République, nombreux ont été les hommes politiques à avoir été visé par des affaires. Mais tous n'ont pas vu leurs carrières réduites à l'échec pourtant. Alors comment expliquer que certains arrivent à s'en sortir dans l'opinion, pendant que d'autres voient leurs popularité chuter?

Mémoire courte

Alors que la campagne présidentielle est largement perturbée par des "affaires", quel bilan politique peut-on faire, dans un cadre européen, sur les suites de telles séquences ?

Raul Magni-Berton : Par contre, l'impact négatif  des problèmes judiciaires des hommes politiques sur l'opinion publique n'est pas partout de même ampleur, et cela dépend de leur fréquence ainsi que de la situation générale du pays en termes de corruption. Lorsque tous les politiciens sont perçus comme corrompus, une affaire qui sort nuit relativement peu au responsable. A l'inverse, cela peut être particulièrement terrible dans les pays où cela est rare. L'indice de perception de corruption développé par Transparency International place l'Allemagne en 12ème position, la France en 26ème et l'Italie à la 69ème place.

Ces places indiquent assez bien le niveau d'acceptation par l'opinion des actions moralement ou légalement répréhensible des leurs élus.

Dans certains pays il est commun de démissionner avant toute mise en examen. Le cas du ministre de la défense Allemand, Karl Guttenberg est assez emblématique: la découverte d'un plagiat dans sa thèse de doctorat l'avait poussé à la démission. Dans d'autres pays, la démission n'est pas d'usage, comme cela a été le cas en Italie. En France, la situation est intermédiaire. Mais il reste que, aux yeux des électeurs et des alliés, traîner des affaires n'est certainement pas un atout.

De manière générale, les problèmes avec la justice sont un handicap important dans la perspective d'une élection. Cela renforce les concurrents et les adversaires politiques, et affaiblit les alliés. Et bien sûr, réduit le soutien de l'opinion publique.

De l'Italie de l'opération mains propres qui a permis l'émergence de Forza-Italia de Silvio Berlusconi, ou la victoire de Lionel Jospin en 1997, malgré les nombreuses affaires "Mitterrand", les cas de corruption profitent-ils réellement aux "plus vertueux" ?

Ces histoires montrent que, même si les affaires judiciaires ne bénéficient pas à l'image des hommes politiques, des configurations particulières peuvent faire que des personnes mêlées à ces affaires puissent en tirer profit.

La situation n'est pas la même pour Jospin, qui, personnellement, n'a pas été poursuivi pour sa conduite. Les affaires autour de Mitterrand n'ont pas coulé le Parti Socialiste parce que beaucoup de socialistes n'y étaient pas impliqués. En revanche, quelques années après, on peut dire que Chirac a même "bénéficié" de ses affaires.  Pourtant, en 2002, l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris avait bien fait perdre des voix au président sortant. Cependant, une bonne partie de ces voix sont parties vers Le Pen, qui a pu ainsi disputer le deuxième tour. Face à ce dernier, Chirac a obtenu une victoire aussi confortable qu'inespérée. En effet, ses affaires ne lui offraient pas beaucoup d'espoir s'il avait eu à concourir contre un autre candidat.

L'affaire mains propres a avant tout détruit les partis qui ont été le plus impliqués dans la corruption généralisée. Le parti socialiste est passé de 14% à 2% en deux ans à peine. La démocratie chrétienne de 30% à 11%. Dans l'ensemble, les corrompus ont perdu. Il est vrai, cependant, que cela a entraîné le succès électoral de Berlusconi et des siens qui ont cumulé par la suite un grand nombre de procès et condamnations. Mais cette situation était particulière: il faut imaginer que la moitié des personnalités politiques les plus en vue sont condamnés à la prison ferme ou en état d'arrestation. Dans ces conditions d'exaspération, il arrive qu'un personnage comme Berlusconi ait du succès: au moins, lui, ne sera pas vu comme corrompu, parce qu'il appartient à la catégorie des corrupteurs

Quels sont les "déterminants" de telles pratiques ? Quels sont les contextes politiques et culturels qui peuvent avoir une influence sur ces pratiques ?

Bien sûr, on peut se demander pourquoi les mesures de transparence ont été mises en place en Suède et pas en France. Je ne sais pas.

On peut spéculer sur l'influence sur le long terme de l'héritage culturel.

Mais, fondamentalement, ces pratiques se banalisent lorsque la transparence est faible. En Suède, les dépenses des députés et leurs revenus sont publiques. On peut aisément imaginer que, si la même chose était faite en France, la marge de manœuvre pour tricher serait bien plus faible. Les pratiques immorales ou illégales se développent lorsqu'on a la possibilité de les cacher.

Quels sont les "véritables" remèdes à mettre en place, pour traiter les causes du mal plutôt que ses conséquences?

Le deuxième aspect est la concentration du pouvoir. Un pouvoir centralisé, exercé par une poignée de personnes, donne sans doute de fortes motivations au gens d'y arriver à n'importe quel prix. Si le système est fédéral, avec une bonne dose de contre-pouvoirs et, possiblement, des formes de démocratie directe, les enjeux et les tentations qui pèsent sur les politiciens deviennent moins forts. Cela les aide à rester honnêtes.

Les remèdes sont connus: il faut que le pouvoir ne soit ni opaque, ni concentré. Comme je le disais, la facilité à obtenir les informations sur les députés et les ministres, leurs votes, leur présence au parlement, leurs dépenses et leurs revenus influencent non seulement leurs comportements, mais également les types de personnes qui acceptent ces charges. Il serait difficile, par exemple, pour quelqu'un qui a des comptes non déclarés dans des paradis fiscaux d'accepter une fonction publique si celle-ci comportait d'afficher autant d'informations sur soi.

http://www.atlantico.fr/

 

22/03/2017

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21/03/2017

Prémices de l'Alzheimer?

Hollande: "Je suis dans un travail de démolition"

Bientôt libéré de sa fonction, François Hollande a retrouvé son humour... jusqu'à se lancer

Le 11 mars, Francois Hollande grave ses initiales sur une pierre à Saint-Denis (93). Autour de lui, le maire de la ville, Laurent Russier (à gauche), Valérié Pécresse (2e à gauche), Patrick Braouezec (à droite) et Audrey Azoulay (2e à droite)  

La scène se passe à la basilique Saint-Denis. Samedi dernier, le président Hollande est d'humeur joyeuse. Les caméras de Quotidien de Yann Barthès captent une scène au moment où le président est appelé à graver ses initiales sur une pierre, dans le cadre des travaux de remontage de la flèche. On lui tend les outils. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, est présente, ainsi qu'Audrey Azoulay, la ministre de la Culture.

François Hollande tourne le dos aux photographes. Valérie Pécresse se risque à un conseil: " Monsieur le Président, retournez-vous dans l'autre sens". La réponse du chef de l'État a scotché Valérie Pécresse, qui n'en revient toujours pas. La voici: " Madame la Présidente, je suis dans un travail de démolition que je mène depuis cinq ans avec obstination... Donc, euh... Laissez-moi faire! " Valérie Pécresse persifle: " Je vous fais confiance".

Aveu

Dans la série des blagues de François Hollande, celle-ci sonne comme la plus étrange. Elle arrive en fin de mandat quand, effectivement, François Hollande a à peu près tout détruit de sa propre personne. Il aurait dû être candidat, il y a renoncé. Il était le champion naturel de la famille socialiste, il n'a même pas pu se présenter à la primaire de la gauche. Il devait mettre fin au chômage de masse, c'est à peine s'il a pu freiner sa croissance. Et le candidat de la gauche, Benoît Hamon, traverse le champ de ruines laissé par son prédécesseur en quatrième position des sondages de la présidentielle.

François Hollande: " Je suis dans un travail de démolition que je mène depuis cinq ans avec obstination..". Blague, oui, et aveu en même temps. Autodérision lucide qui n'est pas sans rappeler le livre Un président ne devrait pas dire ça... qui fut l'œuvre ultime de son autodestruction et a pesé lourd dans son empêchement. Décidément, cet homme est un mystère qui, même au fond de son humour, sème les indices de sa complexité. Je ris, donc je me détruis. Avec obstination

 

20/03/2017

Gauchiasse infos: ils se bouffent entre eux!

Philippe Saurel, le maire de Montpellier, porte plainte contre Laura Slimani pour injure raciale et injure en raison du sexe.

Le 9 mars dernier, cette élue socialiste de Rouen et membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon, avait posté un message sur Twitter. Elle se réjouissait de voir "un autre vieux mâle blanc libéral en moins aux cotés du vainqueur de la primaire de la gauche".

Philippe Saurel soutient en effet Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle. Dans un communiqué, il déplore que de tels propos n’aient pas été condamnés par Benoît Hamon.

"Cette plainte a été déposée ce jour auprès du procureur de la République. Une campagne politique ne peut pas se faire dans l’outrance et l’outrage. Le respect de la pluralité des opinions est le socle de la démocratie. Rien ne saurait justifier de tels propos qui n’ont été condamnés ni par Benoît Hamon, ni par aucun des membres de son équipe“.

En tout état de cause, moi, des vieux mâles blancs, j'en veux! c'est de mon âge.

La gauchiasse aussi bouffe au râtelier: quel journaliste en parle ad nauséum comme ils ont fait pour Fillon?

Réserve parlementaire : épinglé, un collaborateur de Patrick Lebreton présente sa démission

Etienne Cheron, collaborateur du député PS de la Réunion Patrick Lebreton, présente sa démission. En contrepartie d’une commission, ce directeur de la société EC Conseil proposait à des associations d’obtenir des subventions de la réserve parlementaire.

Dans une lettre adressée au député PS de La Réunion, Patrick Lebreton, Etienne Chéron présente sa démission. "'ai évidemment commis une très grave erreur de jugement, une faute", écrit le collaborateur du député. "J'aurais du vous en avertir". Etienne Cheron veut quitter ses fonctions parce qu'il "ne souhaite pas que (la) mission (de Patrick Lebreton, ndlr) puisse pâtir de cette erreur".

Selon une enquête de "Contribuables Associés", (site internet dont le président fondateur était soutenu par le FN lors des sénatoriales de 2011) Etienne Cheron aurait monté un business autour de la réserve parlementaire. En contrepartie d’une commission importante via sa société EC Conseil, il propose à des associations d’obtenir des subventions de la réserve parlementaire. La réserve parlementaire c'est cette enveloppe de 130 000 euros qui permet aux députés et sénateurs de subventionner des associations et des collectivités de leur choix.

Les associations réunionnaises exclues

Dans sa lettre de démission, Etienne Cheron explique avoir créée cette société de conseil "pour anticiper la fin de (son) emploi de collaborateur". Il aurait ainsi envoyé près de 700 courriers à des associations via sa société de conseils.

Contacté par France Ô, Etienne Cheron explique que "le principe de réserve parlementaire est mal connu" et son objectif était donc "d'aider les associations à accéder à la réserve parlementaire". Interrogé sur les prétendus 5% de commission que touchait sa société, Etienne Cheron répond que c'était "une offre commerciale en cas de succès". Il dit aujourd'hui se sentir "honteux et abasourdi".

 Dans sa lettre de démission adressée à Patrick Lebreton, Etienne Cheron tient à préciser: "j'ai d'office exclu les associations de La Réunion et des Outre-mer pour me prémunir de tout risque de conflit d'intérêt".

 La collaboratrice de Michel Vergoz

Lors de son enquête, le site "Contribuables Associés" a également découvert que Elisabeth Mbappe, collaboratrice du sénateur socialiste de la Réunion, Michel Vergoz, était elle aussi domiciliée au siège de la société EC Conseil.