Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/02/2017

Ces jours-ci, il vaut mieux éviter cette expression: parle à mon cul... mais y'a des gens qui ont vraiment leur tête malade!

Hier, sur le coloré parvis de la gare du Nord, je fus accosté par un charmant jeune homme desouche. Il avait un tract à me donner: un tract pour aller faire le guignol samedi à Paris pour soutenir Théo !

- Viendrez soutenir Théo, qu'il me dit en me tendant son tract.

Je le pris, le tract, pas le jeune homme, le lus et éclatais de rire. Moi, voyez-vous, un truc qui est signé du SNES-Fsu, du Cran, du Mrap, de la CGT et de SOS Racisme, ça m'éclate. Le jeune homme me demande pourquoi je ris. Je lui réponds: Non mais vous y croyez aux conneries écrites là-dessus ?: " Lorsque les agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain. Il est temps d'y porter un coup d'arrêt, c'est l'ordre public qui est mis en cause. (...) C'est pour ça que nous appelons tous ceux qui ont à cœur les valeurs d'humanité et blablabla, vivre-ensemble  et joie de la diversité, à participer au rassemblement unitaire de solidarité et de protestations en soutien à Théo et contre les violences policières, blablabla, non au racisme ! "

- Et le gars de me répondre: ben oui, c'est trop grave ce qui se passe [Et là, je le sentais venir gros comme une maison], la police assassine impunément, en France !

- Ben mon colon, avoir à tout casser 25 ans et être aussi lobotomisé, c'est pas permis, lui répondis-je.

- Ah, parce que vous vous en foutez que la police commettent des exactions ? me rétorqua-t-il.

- C'est pas que je m'en fous, je m'en contrefous, perso, je n'ai jamais cherché de noises à la police et en retour, elle ne m'a jamais fait chier. Tu respectes les règles, tu marches droit, t'as pas de problème. Je peux vous demander où vous habitez (son allure bien mise m'interpellait)  ?

- En quoi ça vous regarde ?

- C'est juste pour savoir, comme ça.

- à Marly le Roi !

 Et me voilà repartir à rire de plus belle !

- A Marly-le-Roi, c'est sympa comme ville, j'aime bien, y a de belles fontaines, c'est vert et un restaurant extra, je ne me souviens plus du nom...

- Ah, oui, Les Chevaux de Marly, qu'il me répond du tac au tac !

Les Chevaux de Marly, c'est Le gastro de Marly, pas de bon repas à moins de 150 euros ! J'y suis allé une fois, il y a 4 ou 5 ans...

- Oui, c'est ça, on y mange super bien, t'y as déjà été ? lui demandais-je.

- Ouais, une fois ou deux, avec mes parents...

C'est seulement là que le gars a commencé à comprendre qu'il était sur un terrain glissant...

- Faudrait que tu demandes à tes parents d'y inviter Théo, ce serait sympa en guise de soutien, lui montrer que le monde ne s'arrête pas à Aulnay et à un coup de matraque mal ajusté, quoi !

Le gars essaie de se ressaisir...

- Non mais c'est pas là le problème, c'est à Aulnay, le problème, avec la police. Et le racisme, et l'antisémitisme.

- Qu'est-ce que vient faire l'antisémitisme dans cette histoire de Théo ?

- C'est pareil, c'est comme le racisme.

- Au fait, lui dis-je, pourquoi  vous distribuez ça ici et pas à Marly ?

- Parce qu'ici, y a la clientèle pour, qu'il me répond.

Et moi de me marrer encore plus...

- Alors me dit-il, un brin perdu, vous viendrez au rassemblement ?

- Ben oui, si tu veux mais à une condition, c'est que d'abord on aille rendre une visite de soutien et de solidarité aux flics de Viry, tu sais ceux qui se sont fait cramer dans leur bagnole de service, t 'es ok ?

Un blanc... si j'ose dire en ce lieu...

- C'est pas pareil, Théo, les flics qui sont au service de l'ordre et de la population, lui ont mis une matraque dans le cul

- Ah oui, quand même, effectivement, cépapareil... C'est  vrai, c'est pas pareil, entre une matraque dans le cul et être quasi brûlé vif, en grande partie défiguré pour l'un, le choix est vite fait, moi, je prends la matraque ! Alors, on va les voir, leur dire bonjour aux flics ?

C'est à ce moment précis que ce jeune homme aussi charmant que con m'a sorti son arme fatale avant de faire demi-tour et de partir distribuer ses tracts à cette clientèle choisie:

- Pauvre con !

Et voilà, fin de la blague.  Une petite tranche de vie, moins de cinq minutes de conversation relatée de mémoire... On se marre bien sur le parvis de la gare du Nord.

- Il y a quelques jours, un collectif d'artistes a fait paraître une tribune en Une de Libération: Soutien à Théo. Parmi ces artistes, un certain Patrick Bruel condamné récemment à 10 000 euros d'amende pour... outrages et blessures sur agent dépositaire de l'autorité. On se marre.

- Heureusement, pour résoudre cette crise " Théo ", nous avons Thomas Guénolé, auto-désigné politologue. Celui-ci a LA solution: qu'il soit strictement interdit, sous peine de révocation, aux policiers de contrôler les personnes ne troublant pas l'ordre public. Et d'ajouter: " A cela s’ajoute une exigence extrêmement claire et répétée, venue des quartiers populaires eux-mêmes. Cette exigence, c’est la justice. Il faut que le centre-ville comprenne que la banlieue a désormais sa propre société civile." Sa propre société civile...

Sur le parvis de la gare du Nord, ils sont des dizaines, issus de la diversité. Ils sont seul, par groupe de deux ou trois, jamais agressifs, ont tous de beaux smartphones et aucun ne trouble l'ordre public. Aucun. Par contre, pour qui ouvre l’œil, c'est une des places to be si vous voulez acheter herbe, cocaïne, crack, ecstasy et autres substances illicites, sans compter les (très) jeunes yougos qui, pour quelques euros, vous vendent leurs culs... Et pourtant, ils ne troublent pas l'ordre public... alors, autant ne pas les contrôler, n'est-ce pas?

http://corto74.blogspot.fr/

Ces promesses qui n'engagent que ceux qui y croient.....

Les belles promesses des candidats Macron et Hamon

Bâtir un projet politique sur les promesses intenables d’une abondance obtenue sans travail est le fruit d’une irresponsabilité capable de dégénérer en médiocrité universelle au mieux, et en tyrannie larvée ou affichée au pire.

Par Jean-Philippe Delsol. sur contrepoints.org

La surenchère n’en finit pas. Les candidats de gauche multiplient les promesses. Benoît Hamon veut une " société désirable " qui confond le juste, boussole objective des sociétés, et le désir subjectif qui alimente les passions et les pulsions des hommes. Et partant, comme Alice, au pays des merveilles, il propose le revenu universel, jusqu’à 750€ par mois à terme pour chacun pour un coût de l’ordre de près de 400Md€ par an ! Emmanuel Macron veut offrir à tous, salariés et indépendants, " un droit universel à la mobilité professionnelle " et souhaite que les professionnels indépendants soient indemnisés en cas d’arrêt d’activité, comme le chômage pour les salariés.

Et plus généralement, il garantit l’égalité des chances à tous et pour tout, l’antichambre de l’égalité des conditions, stade suprême des fantasmes égalitaires du socialisme aigu. Qui paiera ? Peu importe ! Cette débauche d’utopie masque les échecs cuisants de la gauche depuis cinq ans, qui sont autant d’années de régression sociale et économique. Pour faire oublier la réalité du pouvoir auquel ils ont été étroitement associés, Macron et Hamon se disputent les rêves des Français.

Il est vrai que les candidats y sont incités de tous bords. Après que Génération Libre ait prôné le revenu universel, voici que France Stratégie imagine de doter chaque individu âgé de 18 ans d’un patrimoine minimal. Et même l’Institut Montaigne, soi-disant libéral, préconise, pour un coût de 11Md€ par an, la création d’un dispositif de droits individuels sous forme d’un " chéquier électronique " qui permettrait à chaque titulaire de se payer les formations les mieux adaptées à son cas.

Il n’y a pas de repas gratuit

En soi, l’idée de permettre à chacun de constituer un compte regroupant d’ailleurs non seulement des droits de tirage en matière de formation, mais l’ensemble de ses droits d’assurance maladie, maternité, retraites, chômage est intéressante. Un tel compte permettrait plus de flexibilité tout au cours de la vie professionnelle de chacun, quel que soit son statut. Chacun pourrait naviguer d’un statut de salarié à un autre de professionnel indépendant sans perdre ses acquis.

Mais pourquoi faire croire aux gens, une fois de plus que cela peut leur être offert ? Il n’y a pas de repas gratuit. Il y a toujours quelqu’un qui le paye. Et quand on laisse l’État s’en mêler, gérer la redistribution des uns vers les autres… on peut être certain que cela coûtera plus cher, que ce sera mal administré, que le système profitera à quelques-uns au détriment des autres… La distribution de droits aux uns se fait toujours sur le dos de quelques autres.

Toutes les politiques qui se construisent en réduisant les cotisations des uns et en attribuant de nouveaux droits à des catégories sans cesse plus nombreuses sont d’autant plus arbitraire que leur charge supportée par les assujettis est plus déconnectée de leur coût réel. Elles relèvent de la manipulation politique. À la fin, plus personne ne sait qui paye quoi au profit de qui.

Libérer les choix individuels

La solution n’est pas dans le renforcement des mécanismes étatiques ou para-étatiques pour prendre en charge la vie de tous. Tout au contraire, elle repose sur la libération des relations sociales et des choix individuels. La mutualisation des risques et leur gestion dans le temps existe depuis longtemps. Cela s’appelle l’assurance. Elle permet la responsabilisation des assurés et le respect de leur liberté en même temps que celle des autres.

À l’inverse, bâtir un projet politique sur les promesses intenables d’une abondance obtenue sans travail est le fruit d’une irresponsabilité capable de dégénérer en médiocrité universelle au mieux, et en tyrannie larvée ou affichée au pire. Car l’égalitarisme qui tue l’initiative et l’incitation au travail nivelle la société par le bas jusque dans la grisaille des systèmes où ne survivent que ceux qui savent profiter de l’appareil du pouvoir, les apparatchiks.

L’utopie est nécessairement vouée à l’infaisabilité, que le pouvoir cherche alors à surmonter en augmentant les prélèvements qui pèsent sur les producteurs jusqu’à épuisement, en même temps qu’il explique ses insuccès par la dénonciation de boucs émissaires condamnés pour les crimes improuvés de sabotage des illusions perdues comme autant de mirages évaporés sans fin.

Puissent les Français écouter la voix de la raison plutôt que les sirènes qui les incitent à revêtir la tunique empoisonnée de Nessus.

 

19/02/2017

C'est un complot, un coup d'état: Fillon a raison!

9 juristes quand même!

Les termes de « coup D’État institutionnel » définissent parfaitement les manœuvres employées à l’encontre de François Fillon, pour tenter de l’empêcher, à tout prix, de concourir à l’élection présidentielle.

Le pouvoir a dévoyé le droit pénal et la procédure pénale pour tenter de détruire la réputation de son principal adversaire ; le but de cette vaste opération étant de favoriser l’élection d’un successeur déjà coopté, faux nez d’une candidature sociale-démocrate ou sociale-libérale qui était d’avance vouée à l’échec.

Le candidat de la droite et du centre était jugé dangereux car il avait déjà recueilli la confiance de plusieurs millions de ses compatriotes lors de primaires irréprochables. Il fallait donc, pour tenter de le discréditer, lui imputer à délit des faits qui ne tombent manifestement pas sous le coup de la loi. L’allégation d’un « détournement de fonds publics » est contraire aux termes du code pénal et incompatible avec les principes constitutionnels.

Contraire aux termes du Code pénal d’abord : le texte qui définit ce délit, l’article 432-15, ne vise, comme auteurs possibles de celui-ci, qu’une « personne dépositaire de l’autorité publique » ou « chargée d’une mission de service public », qu’un « comptable public » ou un « dépositaire public », qualités que n’a évidemment pas un parlementaire.

Au surplus, il est plus que douteux que les sommes versées à un parlementaire pour organiser son travail de participation au pouvoir législatif et au contrôle du pouvoir exécutif puissent être qualifiés de fonds publics.

Contraire aux principes constitutionnels ensuite : à celui de la séparation des pouvoirs, seul garant du caractère démocratique des institutions et obstacle à la tyrannie. L’indépendance dont dispose le parlementaire, y compris dans la gestion de ses crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs, n’est pas un simple caprice. C’est le préalable nécessaire à l’une de ses missions constitutionnelles qu’est le contrôle de l’exécutif. Pour préserver le principe de séparation des pouvoirs, les assemblées disposent comme elles l’entendent, de leurs crédits de fonctionnement. Incriminer l’emploi discrétionnaire de ces dotations serait s’en prendre à l’exercice de la fonction d’un parlementaire, s’attaquer par là-même au principe constitutionnel de l’indépendance des assemblées parlementaires, corollaire de la séparation des pouvoirs.Pour l’exécutif, prétendre contrôler l’utilisation des dotations d’un parlementaire au moyen d’une procédure pénale enfreint donc ce principe.

Dans le cas de François Fillon, l’atteinte à la Constitution est d’autant plus grave que la procédure pénale est engagée illégalement. En admettant qu’il y ait eu violation du règlement d’une assemblée parlementaire, une enquête n’aurait pu être menée que par le bureau de l’assemblée en cause. C’est bien d’ailleurs la procédure qu’a retenue le Parlement européen pour sanctionner une candidate à l’élection présidentielle française.

A plus forte raison le pouvoir ne pouvait-il laisser le parquet national financier (PNF) se saisir d’une telle enquête (ou l’y inciter). Il saute aux yeux que les faits allégués contre le candidat n’entrent pas dans les chefs de compétence énumérés par l’article 705 du code de procédure pénale (loi du 6 décembre 2013) de ce ministère public : non seulement ces faits ne répondent à la définition d’aucune des infractions mentionnées dans ces chefs de compétence, mais encore nul ne saurait prétendre sérieusement qu’ils présentent « une grande complexité », au sens dudit article.

C’est encore au prix d’une double erreur que le président de la République se retranche derrière l’indépendance de la justice. D’abord, les officiers du ministère public ne sont pas « la justice », la Cour européenne des droits de l’homme leur dénie l’appartenance à l’autorité judiciaire. Ensuite, ils ne sont pas statutairement indépendants du gouvernement, mais subordonnés au ministre de la justice.

Il y a pire.Le bras armé du pouvoir,en l’espèce, est ce parquet national financier.Il est un organe d’exception au sens technique du terme, d’un organe à compétence dérogatoire au droit commun, limitativement définie.  Faut-il rappeler sa genèse, à savoir le refus du pouvoir de se conformer au fonctionnement régulier du ministère public, faute d’avoir réussi à museler un procureur général de la Cour de Paris trop indocile à ses yeux(il est loin le temps où les tenants de ce pouvoir socialiste remettaient en cause le caractère exceptionnel de certaines juridictions, comme les cours d’assises spéciales en matière de terrorisme, sans parler de la Cour de sûreté de l’Etat).

Dès le début de l’enquête visant François Fillon, le parquet national financier s’est comme ingénié à justifier la suspicion légitimement née de cette origine : la précipitation avec laquelle l’enquête a été ouverte, sans même le respect d’un délai suffisant pour lire à tête reposée le Canard enchaîné laisse perplexe ; surtout, la publication dans Le Monde par deux « journalistes » familiers du président de la République, de son secrétaire général etc., des procès-verbaux de l’enquête à peine sont-ils clos, au mépris de secret de l’enquête, démontre irréfutablement une collusion entre les officiers du ministère public ou leurs délégataires et ces « investigateurs ». Le même journal combat d’ailleurs les moyens de défense constitutionnels invoqués par la défense de François Fillon en faisant appel à un civiliste…

Dans leur acharnement, ceux qui ont ourdi cette machination ont pourtant négligé ou sous-estimé un risque : celui d’une action engagée contre l’Etat, en application de l’article L.141-1 du Code de l’organisation judiciaire, en réparation du dommage causé par le fonctionnement défectueux du service public de la justice au cas de faute lourde. En effet, il ne se discute pas que la violation du secret de l’enquête ou de l’instruction en matière pénale constitue un fonctionnement défectueux du service public de la justice et que le rôle actif ou passif du parquet dans cette violation caractérise une faute lourde.

Il reste que la tentative de déstabilisation et de disqualification du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle est sans précédent par sa violence et par l’implication ouverte de l’Etat.

Sans doute dans le passé d’autres candidats ont-ils été visés par des attaques venant pour la plupart des mêmes journaux : affaire Markovic, diamants de Bokassa, affaire Clearstream. Mais jamais le pouvoir en place n’avait orchestré la campagne avec une pareille impudence.

Au-delà du seul piétinement de la présomption d’innocence, principe dont s’enivrent constamment les zélateurs de l’actuel pouvoir, pour refuser d’endiguer la délinquance ordinaire, ce sont tous les principes essentiels d’un Etat démocratique qui sont bafoués.

Au-delà de la défense du candidat François Fillon, aucun juriste ne peut cautionner ce dévoiement voulu et partisan des institutions, préalable à un « coup d’Etat permanent ». Ni la magistrature ni la police n’ont vocation à servir de supplétifs à un pouvoir moribond.

C’est pourquoi les juristes signataires de cet appel entendent alerter leurs compatriotes sur cette forfaiture et ses dangers pour la démocratie. Ce n’est pas une poignée de substituts militants trop zélés qui feront obstacle aux millions de Français qui ont déjà choisi démocratiquement François Fillon comme candidat de la droite et du centre. Nous n’acceptons pas un coup d’Etat institutionnel, au profit de l’héritier désigné par le pouvoir.

Philippe FONTANA 
Avocat au barreau de Paris

André DECOCQ 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Geoffroy de VRIES 
Avocat au barreau de Paris

Yves MAYAUD 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Serge GUINCHARD 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas, ancien recteur

Pauline CORLAY 
Professeur agrégé des facultés de droit, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation

Guillaume DRAGO 
Professeur à l’Université Panthéon-Assas Paris II

Guillaume MASSE 
Avocat au barreau de Paris

Jean-Luc ELHOUEISS 
Avocat au barreau de Paris, Maître de conférences

Georges BONET 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Raymonde VATINET 
Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas

Anne-Marie LE POURHIET 
Professeur de droit public à l'université Rennes-I

Bernard de FROMENT 
Avocat au barreau de Paris

1 commentaire lu sur la page

Nous ne sommes plus en démocratie. Le pouvoir détourné le fonctionnement normal des institutions avec l'aide très active de la justice et des médias. Est il possible que ce coup de force soit couronné de succès. Je crains hélas que oui. La droite est totalement inaudible, pétrifiée, culpabilisée, déjà victime consentante. Et nous allons en reprendre pour 5 ans de socialisme !!!! Pourquoi les médias et la droite ne rappellent ils pas la fille cachée de Miterrand aux frais du contribuable, et le coiffeur de Hollande et la non déclaration du couple Hollande triweiler à l'ISF, et les gardes du corps de la nouvelle compagne du President et les fêtes organisées par son fils à la lanterne. Où sont donc les journalistes du monde sur ces questions. Frappés d'autisme, de cécité ? J'ai honte pour ce qu'est devenu mon pays. Une oligarchie de gauche avec des médias et une justice animés par la seule idéologie

 

18/02/2017

Macron= Saint Concon

Macron en Algérie: un crime contre la vérité

En Marche pour caresser un certain électorat

Bernard Domeyne  est docteur en histoire.

En visite en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié la présence française dans le pays (1830-1962) de "crime contre l'humanité". Une ficelle électoraliste aussi grosse que honteuse.

"C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes"

Voici ce qu’a affirmé, en Algérie, Emmanuel Macron, candidat autoproclamé à la Présidence de la République Française, lors d’une interview au média local Echorouk News.

Lyautey et Goering, même combat!

Crime contre l’humanité. Si les mots ont un sens, cela veut dire que l’on met sur le même plan qu’Adolf Hitler, Joachim von Ribbentropp, Hermann Göring, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Alfred Rosenberg, les Français Jacques Cartier, Joseph-François Dupleix, Louis Antoine de Bougainville, Thomas Robert Bugeaud, et les maréchaux Joseph Simon Gallieni et Hubert Lyautey entre autres. Et bien entendu les penseurs de ce crime contre l’humanité, Colbert, Duplex, Jules Ferry et tant d’autres…

Il conviendra donc, si l’on suit ce bel esprit, de débaptiser toutes les rues, tous les lycées Jules Ferry, les places Lyautey, les avenues Gallieni…

Avec ces propos dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont navrants, on voit bien où le candidat autoproclamé veut en venir: au vote des musulmans des banlieues, bien sûr. Un électorat à caresser dans le sens du poil.

Ces propos révèlent qui est Emmanuel Macron, que beaucoup fantasment comme un homme providentiel, au-dessus des querelles partisanes… C’est clairement un héritier de François Hollande, un socialiste qui a inspiré le quinquennat, et il sera prêt, lui aussi, à crier, " reviens, Léonarda ! " et à faire dans la contrition pour s’attirer les bonnes grâces des indigènes de la république, qui, c’est sûr, veulent beaucoup de bien à la France…

Des crimes de guerre largement partagés

Puisqu’il s’agit de l’Algérie, il convient toutefois de rappeler quelques vérités historiques. Que jusqu’en 1818, l’un des repaires des pirates barbaresques qui infestaient la Méditerranée depuis trois siècles, était précisément le port d’Alger, célèbre pour son marché aux esclaves, et que deux pays occidentaux, avant la France, avaient fait la guerre au Dey d’Alger pour faire cesser – outre la piraterie – ce qui était, précisément, un crime contre l’humanité, l’esclavage subi par les chrétiens et les chrétiennes. Les États-Unis, on le sait peu, ont fait la guerre aux barbaresques de 1801 à 1805, puis à nouveau en 1815 ; les Anglais en 1818, toujours pour libérer les esclaves chrétiens.

J’ai grandi sous la présidence du Général de Gaulle. J’ai 59 ans. Je ne suis pas d’origine pied-noir. Alors que les armateurs nantais et bordelais s’enrichissaient dans le commerce triangulaire, mes aïeux crevaient de faim dans les Hautes-Alpes. Je ne me sens, contrairement à Emmanuel Macron, en tant que Français, coupable de rien, de rien du tout, et je n’ai d’excuses à faire à personne.

Jacques Cartier, Bougainville, Lyautey… Le père Bugeaud et sa casquette… Tous ces héros ont peuplé mon enfance. Car jamais personne ne pourra me faire avaler – car il s’agit bien de cela – que ces héros, dont certains, je pense à Gallieni et Lyautey, ont sauvé la France et son empire durant la Guerre de 1914-18, sont des criminels contre l’humanité. Jamais leur image de pourra être associée aux bouchers des camps d’Auschwitz et de Treblinka.

Une ambition pour la France?

Je ne suis pas en train de dire que la France n’a rien à se reprocher. Notre pays n’a pas su mener la décolonisation, celle de l’Indochine, celle de l’Algérie. Des crimes de guerre ont été commis. Mais ces crimes de guerre ont été largement partagés : le Viet-Minh et le FLN aussi ont du sang sur les mains, du sang français, comme l’armée française a sur les siennes du sang vietnamien et algérien.

C’était il y a longtemps. Les sujets, les enjeux, désormais, sont ailleurs. Il serait peut-être temps d’en parler.

 Il paraît que M. Macron serait un philosophe. Qu’il serait un littéraire. En tout cas, ce n’est sûrement pas un historien.

 Pour qu’Emmanuel Macron devienne Président de la République, il faudrait qu’à côté de l’ambition et du sens des affaires qu’on apprend à l’École Nationale d’Administration, il ait aussi de l’ambition pour la France ; une vision.

 Cela s’appelle le sens de l’histoire.

http://www.causeur.fr/macron-algerie-crime-humanite-colonisation-42701.html

Plus dure est la chute!

… ceux qui financent ce crétin vont pouvoir sortir leurs mouchoirs!

L’ÉDITO D’YVES DE KERDREL

Valeurs Actuelles

Quand Macron trébuche. En l’espace de dix jours Emmanuel Macron est le seul des candidats à l’élection présidentielle à avoir vu ses intentions de vote chuter, selon le sondage OpinionWay publié chaque jour à midi par les Échos. Il a perdu plus de 3 points et se retrouve désormais à égalité avec François Fillon, qui n’a pas vraiment pu faire campagne au cours de cette même période.

Et ce sondage ne tient pas compte encore complètement de sa bourde monstrueuse sur la colonisation française en Algérie comparée à un " crime contre l’humanité " ou de son clin d’œil grossier aux anti-“mariage pour tous” dont il dit comprendre l’humiliation, après avoir annoncé son intention de légaliser la PMA pour les couples de femmes. Après avoir dit, dimanche dernier, que la politique, c’est mystique et que c’est une erreur de croire qu’une campagne doit reposer sur un programme, le ludion Macron se retrouve pris au piège de toutes ses ambiguïtés. Et le glissement observé ces derniers jours annonce le dégonflement d’une bulle.

-------------------------------------------------------

La phrase du jour

“ En 1960, 38 % des garçons musulmans et 23 % des filles fréquentaient l’école, pourcentage qui était supérieur à Alger où 75 % des garçons musulmans et 50 % des filles étaient scolarisés, Européens et Arabes étant mêlés sur les bancs des écoles au moment où, dans maints États américains, la ségrégation sévissait encore entre Blancs et Noirs. Peut-être l’ancien ministre faisait-il encore allusion à la médecine coloniale. L’École de médecine d’Alger a été fondée moins de trente ans après la conquête. En 1860, le taux de mortalité infantile pouvait atteindre les 30 % dans la population algérienne. En 1954, il sera descendu à 13 %, pourcentage certes trop élevé, mais qui témoignait quand même d’un progrès. C’est à Constantine, en 1860, qu’Alphonse Laveran a identifié l’agent du paludisme, ce qui lui vaudra le prix Nobel de médecine en 1907. À l’école ou à l’hôpital, où était le crime contre l’humanité dans l’Algérie française?”.

L’historien Jean Sévilla, au sujet des propos d’Emmanuel Macron sur la colonisation, dans le Figaro.

5 millions d'habitants dans TOUT le Sahel en 1830: combien d'habitants aujourd'hui? Je trouve que ce peuple génocidé à repris du poil de la bête en peu de temps!