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04/05/2017

Macron-Le Pen: indignes!

Un débat à la hauteur de la campagne qui l’a précédé

David Desgouilles

Blogueur et romancier.

On aurait aimé en plaisanter. On aurait aimé dire qu’on attendait patiemment que l’un des deux protagonistes explique à l’autre quelle était sa recette du pot au feu, comme dans le film La gueule de l’autre.

Mais à vrai dire, on n’a pas le cœur d’en plaisanter. Car il devait s’agir du débat entre deux personnalités concourant pour la magistrature suprême de la cinquième puissance mondiale. Au lieu de cela, nous avons assisté à un spectacle indigne. Même un débat sur une chaîne info en plein été à onze heures du soir entre éditorialistes de troisième zone aurait été de meilleure qualité.

Ce débat était à l’image de cette "recomposition low-cost" dont nous avons ici décrit la mise en place. La véritable recomposition avait trop attendu. Elle disposait, au moment où elle devait intervenir, sans doute il y a quinze ou vingt ans, de personnalités à la hauteur, cultivées et complexes. Les vieux partis, accrochés à leurs prébendes, l’ont retardée avant de subir l’énorme échec du premier tour de cette élection présidentielle. Nous en récoltons le résultat: une foire d’invectives entre deux personnages caricaturaux et manifestement indignes de la fonction présidentielle.

L’abstention leur dit merci!

Mais que pouvions-nous attendre d’autre, au terme de la pire campagne présidentielle de la Ve République, naviguant entre le pathétique et le grotesque? Après le débat, les journalistes sur les plateaux avaient beau jeu de fustiger ce spectacle affligeant. Notre presse ne fut guère à la hauteur et a contribué grassement à la mise en scène de ce naufrage du débat public. Rappelons-nous l’émission-phare du service public de télévision, "L’Emission politique", avec ses invités-mystères, ses clashs prémédités et son cynique et irresponsable Monsieur Loyal, David Pujadas. Ce dernier avait d’ailleurs l’eau à la bouche avant le face-à-face d’hier soir, en empruntant à la sémantique du commentaire sportif.

On peut prévoir que l’abstention ne soit pas découragée dimanche prochain après l’écœurement suscité par cette foire d’empoignes. Reste à savoir quel camp sera le plus démobilisé. Quel que soit le vainqueur, même si Emmanuel Macron semble le plus probable, on peut légitimement se demander s’il est raisonnable de lui envoyer une majorité à l’Assemblée nationale. Nous en sommes là: voir dans une France ingouvernable un moindre mal. Et tout cela dans un monde dangereux. Hier soir, je me suis souvenu de Philippe Séguin posant il y a bien longtemps le diagnostic sur notre démocratie malade et sur notre crise morale. Nous sommes en phase terminale.

http://www.causeur.fr/debat-macron-le-pen-presidentielle-...

 

02/05/2017

Macron qui prétend nous protéger!..... il rêve le mec!

Témoignage: comment mon pays s’est islamisé, votez bien pour ne pas vivre cette horreur et disparaître

Les discussions au sujet de l’élection présidentielle française me surprennent, car mon entourage se préoccupe beaucoup plus des aspects économiques du programme des deux candidats que de leur plan de lutte contre l’insécurité en général et le terrorisme en particulier.

L’aspect économique a son importance, mais je crois que le véritable enjeu de ces élections est civilisationnel.

La question cruciale est celle de l’immigration incontrôlée, et de sa conséquence directe, qui est l’islamisation de la France et du reste de l’Europe.

Un pays peut survivre à une crise économique, mais pas à sa propre disparition!

Ceux qui se soucient de l’économie ne réalisent-ils pas le coût abyssal de l’immigration massive et de l’islamisation de la France,

Soit nous votons pour un candidat dont le patriotisme ne fait aucun doute, soit nous coulons.

Ne comptons pas sur d’autres signes alarmants avant le basculement du pays. Il y a déjà eu suffisamment de signes avant-coureurs de notre naufrage imminent.

Des signes alarmants, il y en a eu aussi dans le pays où je suis née, où chrétiennes comme musulmanes portaient des mini-jupes en ville, et des bikinis à la plage. Le jour où un homme a tranché d’un trait de rasoir horizontal la peau de l’arrière des genoux d’une jeune fille en mini-jupe, nous avons cru à un incident isolé, car cela ne s’était jamais produit auparavant. Nous n’étions pas en Arabie, tout de même!

Mais je me souviens avoir ressenti un profond malaise en apprenant qu’un policier musulman présent sur les lieux a souri en voyant les jambes ensanglantées de la jeune fille paniquée, et n’a pas tenté de lui porter secours. A l’époque, il n’y avait pas de groupes islamistes visibles dans le pays.

Quand un parti islamiste a été fondé, et que deux barbus sont entrés à la Chambre des Députés du pays, certains ont ri: comment ces deux guignols allaient-ils s’y prendre pour islamiser un pays comme le nôtre, en marche vers le progrès (grâce aux chrétiens), et où l’illettrisme était en voie de disparition (grâce aux écoles chrétiennes),

Aujourd’hui, les chrétiens ne sont plus majoritaires dans le pays, il y a une bonne quinzaine de barbus à la Chambre des Députés, qui ne font plus rire personne.

Ensuite quelques jeunes musulmanes commencèrent à circuler voilées. C’était si rare que nous nous retournions sur leur passage. Quand elles sont devenues plus nombreuses, on nous a dit qu’elles étaient payées par un pays musulman étranger pour porter le voile, mais que le jour où elles ne seraient plus payées, elles ne se voileraient plus. Donc il n’y avait pas d’inquiétude à avoir.

Aujourd’hui, elles sont toujours voilées, et elles sont plus nombreuses que lorsque j’étais petite.

Puis quand le pays s’embrasa, j’étais si jeune que j’ai cru ceux qui nous ont rassurés: c’étaient juste des "évènements", des "heurts inter-confessionnels" qui allaient se tasser, puisque nous étions, à ce qu’il paraît, un exemple de cohabitation pacifique entre différentes communautés religieuses.

Mes grands-parents n’étaient pas de cet avis, et m’avaient raconté par la suite comment les musulmans turcs (qui étaient les maîtres de la région durant quatre siècles) avaient organisé un blocus pendant la première guerre mondiale pour affamer les chrétiens montagnards du pays, réussissant à en tuer 200.000, sur un total de 400.000 (1)

Ils m’ont aussi parlé des terribles massacres de chrétiens perpétrés longtemps avant leur naissance, entre 1840 et 1860, par leurs voisins et compatriotes musulmans, sous l’oeil complaisant de la puissance turque.

Fidèle à sa tradition de protectrice des chrétiens d’Orient depuis le Roi de France Saint Louis, la France a dû intervenir, sur ordre de Napoléon III, pour mettre un terme à ces massacres. Les forces militaires françaises sont restées stationnées dans le pays pendant un an, pour assurer la sécurité des chrétiens.

Chacune de ces horreurs générait un sentiment d’insécurité et de perte de confiance chez les chrétiens survivants, régulièrement endeuillés, et qui ne pouvaient plus retourner dans leurs villages, retrouver leur maison, leur travail, leurs repères. Ils subissaient une sorte d’exil intérieur, ne se sentaient plus chez eux sur la terre de leurs ancêtres, et étaient donc acculés à quitter leur pays. Une vague d’émigration de chrétiens, notamment vers les Etats-Unis, suivait chaque massacre.

On veut donc nous faire croire que nous sommes un exemple de cohabitation entre chrétiens massacrés et musulmans massacreurs, sous prétexte que cela fait quelques décennies qu’il n’y a pas eu de génocide contre les chrétiens, mais juste des petites tueries deci delà. On nous fait espérer que les conflits vont s’arranger, qu’il y a forcément un moyen de " vivre-ensemble " avec les musulmans, qui sont pourtant responsables de l’invasion et l’islamisation forcée de 57 pays, entraînant la mort de plus de 270 millions de victimes en 14 siècles.

En grandissant, j’ai réalisé que les non-musulmans survivent mal au vivre-ensemble avec l’islam. Ils ont toujours la peur au ventre, n’osent pas faire des projets sur le long terme, investir, construire, car ils vivent en permanence avec l’épée de Damoclès de l’islam au-dessus de leur tête.

Ce climat de peur existe actuellement en France: dans les banlieues islamisées, la vie n’est guère facile pour les non-musulmans, et beaucoup d’entre eux ont soit déménagé, soit se sont convertis à l’islam " de leur plein gré ", sans couteau sous la gorge, mais à force de pressions " amicales ": c’est à dire pour avoir la paix.

En France aussi, on ose vous parler de vivre-ensemble avec l’islam. Et on cherche à vous faire croire que l’islam est un danger nouveau pour la France, une idéologie que vous ne connaissez pas bien, et sur laquelle vous n’avez pas le droit d’émettre un avis, sauf si c’est un avis positif.

Pourtant l’islam est l’ennemi traditionnel de la France et du reste de l’Europe. Et la France s’est construite non seulement avec le christianisme, mais surtout contre l’islam, sa barbarie, et ses incessantes tentatives d’invasion de l’Europe.

Quand je suis arrivée en France, mes amis français voyaient régulièrement à la télévision les ruines de ma ville natale suite aux combats qui faisaient rage. Ils me disaient parfois:

"Eva, tu verrais mon appartement en ce moment, tout y est à l’envers! Il ressemble à ta ville natale“!

Ma ville était donc synonyme de chaos. Mes amis ne l’avaient vue que dans cet état lamentable. Mais elle n’avait pas toujours été ainsi. Dans ma ville, il y avait un conservatoire de musique, une cité sportive, des jardins, des écoles, beaucoup d’écoles, un centre-ville vibrant, un port en pleine activité, une vie nocturne, une vie culturelle, des cinémas, des piscines, des universités, des hôpitaux, un club d’équitation. Et quelques musées et théâtres aussi.

Des artistes, locaux et étrangers, venaient se produire dans un site archéologique grandiose, devant le grand temple romain remarquablement bien conservé. Sous la voûte étoilée du ciel, dans l’air tiède du soir, mes parents y ont assisté à un ballet de la troupe de Maurice Béjart. Ils ont été charmés d’y voir Rudolph Noureev danser " Roméo et Juliette ", le ballet composé par Sergueï Prokofiev. Ils ont également écouté dans ce cadre féérique l’orchestre philharmonique de Berlin, sous la baguette de Herbert Von Karajan.

Je n’ai jamais décrit à mes amis français ma vie d’avant le chaos, dans la sérénité de mon quartier chrétien, mes promenades d’enfant au crépuscule, quand je rentrais de l’église silencieuse où j’allais me recueillir quotidiennement pour un court moment. Je ne leur ai pas raconté les effluves de gardénia ou de jasmin qui m’enveloppaient quand je longeais les arcades des maisons traditionnelles, qui me consolaient de la laideur des immeubles en béton. L’odeur vivifiante de l’iode faisait partie de mon univers olfactif, car la mer n’était jamais loin.

 

 

De la terrasse de notre appartement familial, je voyais tous les matins le disque presque blanc du soleil se lever pudiquement de derrière la montagne, qu’il nimbait d’un halo éblouissant. Tous les soirs, il se couchait presque écarlate dans une mer qu’il faisait flamboyer.

Quand je vais à Nice dans le sud de la France, ou à Thessalonique (2) dans le nord de la Grèce, et que je vois les jolis immeubles alignés sur le front de mer, je ne peux pas m’empêcher de penser avec amertume que c’est à cela que ma ville natale aurait pu ressembler si le père de Mahomet s’était retiré à temps.

Alors quand mes amis français comparaient leur appartement dévasté à ma ville natale, j’avais envie de protester que ces ruines qu’ils voyaient aux informations télévisées, ce déluge de feu, ce chaos, cette désolation…avant, c’était un pays!

C’était mon pays.

Refusons que ce même malheur frappe la France. En votant le 7 mai prochain, ne pensons pas à notre pouvoir d’achat, ni à nos avantages sociaux, mais à la survie de la France, menacée par l’islam et par l’immigration massive et incontrôlée en provenance de pays musulmans.

Cela fait des années que j’entends les musulmans médiatisés chanter le même refrain:

"Arrêtons de parler de l’islam, les Français ont des problèmes bien plus importants, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la précarité…c’est de cela que nous devrions parler“.

Faut-il que ces musulmans éprouvent un profond mépris pour les Français, pour tenter de faire diversion d’une manière aussi triviale! Pensent-ils que si les Français atteignent un niveau de vie correct, ils vont fermer les yeux sur l’islamisation de leur pays, et tolérer que leurs enfants soient en danger à chaque fois qu’ils sortent de la maison, à cause du terrorisme et de l’insécurité liés à l’islam,

J’ai écouté attentivement les consignes de vote des imams, des organisations islamistes, et des islamo-collabos. Tous ont conseillé le même candidat, sans donner la raison de leur choix, à part celle de " faire barrage " à l’autre candidat, qui est connu pour son patriotisme, et qui est la bête noire des islamistes. (3)

Ni Emmanuel Macron, ni son porte-parole n’ont rejeté le soutien des islamistes ou des organisations islamistes:

http://www.fdesouche.com/848223-marion-le-pen-au-porte-parole-de-macron-rejetez-vous-le-soutien-des-islamistes-de-luoif-il-ne-repond-pas?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Il est donc évident qu’un patriote doit voter pour le candidat que redoutent les imams, les islamistes, et les islamo-collabos. Car ce candidat ne s’est jamais compromis avec des islamistes, et n’a jamais dit qu’un musulman ayant commis des actes radicaux est néanmoins " un type très bien ":

Sur #BeurFM, #Macron ne sait pas que le live n’est pas coupé et confie que son référent #MohamedSaou est radical mais que c’est un type bien pic.twitter.com/fQwJrrsiYz

     — Madame Lenvie

01/05/2017

En marche droit vers le gouffre!

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2017 - Alors que les derniers sondages sur la présidentielle reflètent une chute d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen enregistre un soutien de poids. Le résultat au 2eme tour de l'élection semble se resserrer. Le direct.

Dernier sondage : Macron chute lourdement

Sondage présidentielle 2017 - Le tout dernier sondage sur la présidentielle lui donne 6 points de moins. Un autre, publié un peu plus tôt, chiffre la dégringolade à 4 points. Si Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote pour ce 2eme tour de l'élection présidentielle, les résultats des derniers sondages, ce vendredi, montrent à quel point le candidat d'En Marche est à la peine. Selon le sondage BVA pour l'Express et la presse régionale publié ce soir Macron est crédité de 59% des voix contre 65% avant le premier tour.

Marine Le Pen monte mécaniquement de 35% à 41% dans la même enquête. Selon un sondage Odoxa pour Le Point publié un peu plus tôt, Emmanuel Macron tombe aussi à 59% d'intentions de vote et lâche quatre points à Marine le Pen (41%) depuis le début de la semaine. En comptant les non-exprimés, Emmanuel Macron n'est qu'à 47%, Marine Le Pen à 33% et il y a 20% d'indécis.

Ces deux sondages hebdomadaires confirment de manière spectaculaire la chute progressive d'Emmanuel Macron dans les "rollings" quotidiens depuis dimanche. Selon le dernier sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio, le candidat d'En Marche (60%) perd encore 0,5 point face à Marine Le Pen (40%) et revient à son score de lundi. Selon le "PrésiTrack" Opinionway-Orpi pour Radio Classique et Les Echos, Emmanuel Macron (60%) gagne néanmoins un point face à Marine Le Pen (40%).

Mais c'est la première hausse du candidat d'En marche dans ce sondage depuis le 19 avril. Découvrez une synthèse de tous les sondages du 2eme tour grâce à notre compilateur.

http://www.linternaute.com/actualite/politique/1357555-pr...

 

Je recommence à croire à l'intelligence des Français.....

Sortez la gauchiasse: ça urge!

 

 

30/04/2017

"L'anecdote" ou la morgue de ceux qui sont sûrs de gagner...

ou: Jacques Attali, Whirpool, "l'anecdote" qui dit tout par Natacha Polony:

"Une "anecdote". En prononçant ce mot, Jacques Attali n'avait pas conscience de sa portée symbolique. "C'est en effet une anecdote dans un contexte plus large, c'est une anecdote, non pas au sens péjoratif du mot, mais cela s'inscrit dans un contexte de la mondialisation ou de la fermeture", a-t-il affirmé sur ce ton de prophète dont il a le secret pour faire taire le journaliste forcément ignorant. "Je ne voudrais pas que cette campagne se réduise à des anecdotes. La priorité pour moi, dans les dix jours qui viennent, c'est de voir les candidats avoir la chance de confronter leurs programmes".

Même en replaçant le mot dans son contexte, on perçoit la morgue de celui qui sait, et qui balaie d'un revers de la main les misérables objections. Une anecdote, comme d'autres diraient un point de détail... L'équipe d'Emmanuel Macron a eu beau renier l'encombrant gourou, le mot a fait mouche, venant coiffer cet épisode de la campagne, comme un retour du refoulé pour ceux qui, sûrs de gagner, s'épargnent les précautions langagières.

Une multinationale américaine, qui fait 20 milliards de chiffre d'affaires, augmente les dividendes de ses actionnaires de 10% et délocalise une usine en Pologne pour profiter de salariés sous-payés alors que les lave-linge qu'elle produit devront faire mille kilomètres pour revenir sur leur marché de destination, la France. Alors que Whirlpool sacrifie pour cela 286 salariés, plus soixante emplois chez un sous-traitant qu'elle avait fait installer là et des centaines d'intérimaires, Attali, sur un ton d'évidence désinvolte, dit tout haut ce que pensent tout bas ceux qui considèrent la situation comme normale.

S'en émouvoir, n'est-ce pas être du côté "du repli et de la fermeture", donc du mal? Car l'essentiel, ce n'est pas le réel, la détresse ou l'exploitation des malheureux, ici et là-bas ; l'essentiel, mais enfin réveillez-vous, c'est la lutte contre le mal. Qu'importent les racines de ce mal. Qu'importe que les options politiques qu'Attali, Alain Minc, et d'autres, soufflent depuis trente ans à l'oreille des gouvernants aient nourri ce mal.

En 2002 déjà, les commentateurs s'offusquaient de voir le score élevé de Jean-Marie Le Pen à Alençon. "On y voit pourtant peu d'immigrés", ironisaient-ils. Quelques mois avant, l'usine Moulinex avait fermé. Mais les problématiques industrielles intéressent peu les commentateurs. L'industrie passée en quinze ans de 20 à 12 % du PIB, voilà qui ne leur fait ni chaud ni froid. Quelques investissements, un soupçon de formation, une montée en gamme et le problème est réglé.

Les moins qualifiés pourront toujours se recycler dans des emplois de service sous-payés. Ils y auront certes perdu des savoir-faire, une identité professionnelle, tout ce qui les constitue, mais, comme le dit Attali: "Nous n'avons pas besoin de racines, nous ne sommes pas des radis".

L'étrange défaite à laquelle nous assistons, celle qui voit la France se dévitaliser et ses énergies les plus belles s'épuiser face à l'absurdité d'un système qui érige en loi universelle la guerre de tous contre tous, pour peu qu'elle soit économique, n'était pourtant pas inéluctable. Le cumul des scores de Mélenchon, Dupont-Aignan, Lassalle, Asselineau et Cheminade démontre qu'une large part de nos concitoyens recherche une alternative à ce système économique qui ne soit pas assombrie par la nature et le passé du FN. Même Fillon posa - sur la géopolitique et l'indépendance de la France face à l'impérialisme économique américain - des questions qui fâchent.

Soudain, le FN n'avait plus le monopole de l'alternative. Panique à bord! Heureusement, ce second tour rétablit l'ordre des choses. On peut proclamer la main sur le cœur qu'on fera rempart de son corps et de son âme. La destruction de nos filières industrielles et agricoles peut retourner dans les limbes, ce n'est qu'une "anecdote". Seul compte le combat de l'ouverture contre la fermeture, celui du bien contre le mal.

Certains s'interrogent pourtant. Comment accepter l'obligation qui leur est faite de choisir entre le FN et ce qui rend possible le FN? Contradiction logique. Après "réduire la fracture sociale", "travailler plus pour gagner plus" et "mon ennemi, c'est la finance", soit vingt-deux ans de promesses foulées au pied, comment croire que cinq ans de plus de ce système, désormais incarné par un génie, ne renforceront pas un FN contre lequel on prétend “faire barrage"?

Il n'y a donc rien d'étonnant, ni même de scandaleux, à ce que, se sentant piégés, des citoyens hésitent. Ils regardent, consternés, Laurence Parisot prête à accepter Matignon, ils écoutent les appels des grandes consciences plébiscitant le mondialisme et le multiculturalisme décomplexés, puisque c'est pour lutter contre le fascisme. Tout un programme. Ils se disent que ce pays est à reconstruire et que la France va devoir attendre encore cinq ans. Une anecdote“.

FigaroVox