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06/08/2017

La Baule: des Français protègent les femmes aux seins nus agressées par des musulmans

Après le burkini, voici l’apparition des premiers éléments de la police de la poitrine sur les plages françaises.

Ainsi, à La Baule,  "un peu avant le quatorze juillet, deux femmes qui bronzaient seins nus sur la plage se sont fait agresser par d’autres femmes, d’origine maghrébine " qui  " vinrent les voir pour leur intimer de couvrir leur poitrine, prétextant que " cela ne se faisait pas ".

Devant la détermination des femmes à ne pas se laisser faire, les musulmanes de revenir à l’assaut avec leurs barbus… Qui a dit que l’islam était  une religion de violence et de tolérance?

Ouf ! La mobilisation des non musulmans autour des femmes aux seins nus a été déterminante, ils se sont groupés autour des femmes agressées, ont protesté, ont appelé la police qui a embarqué les agresseurs.

Bravo aux Français qui osent, encore, dire non à l’innommable, à l’insupportable.

Continuez, amis Résistants, c’est ainsi que nous gagnerons et qu’ils ne pourront pas obliger nos filles à porter burkini et voile, pour qu’ils ne fassent pas de notre pays le 58ème pays musulman, même s’ils l’ont décidé depuis exactement 28 ans.

La Baule (44). Cachez ce sein que je ne saurais voir ! Tensions communautaires sur la plage

03/08/2017 – 06h50 La Baule (Breizh-Info.com) –  Bronzer les seins à l’air sur la plage de La Baule, en 2017, peut s’avérer risqué.  C’est la mésaventure qui est arrivée le mois dernier à deux femmes, agressées par des puritain(e)s venus d’ailleurs.

La première quinzaine de juillet a été chaude à La Baule, notamment sur la plage. Ainsi, un peu avant le quatorze juillet, deux femmes, des " Gauloises " qui bronzaient seins nus sur la plage – une pratique courante dans nos pays encore libres – se sont fait agresser par d’autres femmes, d’origine maghrébine.

Ces dernières, qui ne portaient pourtant par ailleurs aucun signe distinctif pouvant laisser penser à une appartenance à un islam rigoriste, vinrent ainsi les voir pour leur intimer de couvrir leur poitrine, prétextant que " cela ne se faisait pas ". Manque de chance, elles tombèrent pour le coup sur des femmes de caractère, qui les ont purement et simplement envoyées paître.

Insupportable pour ces ayatollahs du puritanisme, qui revinrent quelques instants plus tard avec leurs compagnons respectifs. Cette fois-ci, les menaces deviennent plus pressantes… mais c’était sans compter sur la solidarité communautaire qui s’est alors déclenchée autour des deux femmes agressées.

Plusieurs personnes assistant à la scène intimèrent alors aux agresseurs de partir, tandis que d’autres appelèrent les forces de l’ordre. Arrivées sur les lieux, celles-ci embarquèrent illico ces représentant(e)s de la police de la poitrine. " On est chez nous ! " rappellera à ces femmes et à leur compagnon un badaud sur la plage.

A Sisco comme à La Baule, les revendications communautaires extra-européennes ne semblent pas être les bienvenues…

[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

http://www.breizh-info.com/2017/08/03/74864/baule-44-cachez-sein-ne-saurai-voir-tensions-communautaires-plage

Post-Scriptum

Il paraît que La Baule deviendrait peu à peu un lieu de "villégiature" pour voilées et racailles. Il paraît même que certaines associations parisiennes fort dévouées organisent des séjours à la Baule pour racailles patentées et capuchées qui fichent la pagaille sur la plage le soir…

 

Migrants et maladies infectieuses : le lien est fait mais il ne faut pas le dire

Les bien-pensants éludent la question plutôt que photographier le moment historique avec honnêteté intellectuelle et dénoncer les dégâts de la politique scélérate de l’immigration.

DE LORENZA FORMICOLA.

En Allemagne la peur est revenue au sujet de toutes ces maladies qui étaient éradiquées ou rarissimes en Occident. Depuis le cas du demandeur d’asile yéménite logé dans une église à BUNSDORF pour lui éviter l’expulsion et qui aurait contaminé  cinquante bambins avec la tuberculose, cette maladie est remontée dans la classification des maladies les plus contagieuses. Mais elle n’est certes pas la seule à remonter.

Dans l’Allemagne de Merkel la situation est visiblement critique et dangereuse. Nonobstant ce que les journaleux donnent en pâture aux lecteurs ignares. Le Robert Koch Institut  ( R.K.I. ) responsable pour le contrôle et la prévention des maladies infectieuses qui fait partie du Ministère Fédéral de la Santé Allemand, publie des rapports toujours plus funestes d’année en année et confirme l’augmentation globale, surtout depuis 2.015 – l’année où Merkel – a  " ouvert les portes  " à un nombre sans précédent de migrants.

La dernière publication datée du 12 juillet 2.017 fournit les données sur l’état de plus de 50 – cinquante – maladies infectieuses en Allemagne en 2.016.

Du botulisme à l’échinococcose, de la syphilis  à la tuberculose, le tableau est clair et pourtant sombre:

Hépatite B : + 300 % les trois dernières années.

Rougeole : 2.014 et 2.015 : + 450 %

En 2.015, les migrants ont contribué à 40 % de nouveaux cas de sida.

Tuberculose : 2.014 : 4.488 cas

                       2.015 : 5.915 cas.

Un médecin interrogé par FOCUS a mis en évidence le fait que les autorités allemandes ont perdu la trace de CENTAINES DE MILLIERS de migrants qui peuvent être infectés. Et surtout il a voulu souligner les 40 % des agents pathogènes de la tuberculose qui se répand et qui résistent aux thérapies. Chose commune à toute l’Europe, Italie comprise, la bactérie s’est transformée et ne réagit plus aux antibiotiques qui l’avaient vaincue depuis 50 ans.

Entre 2013 et 2016, la gale a augmenté de près de 3.000 %.  ( trois mille pour cent ) rien qu’en Rhénanie Septentrionale – Vestfalie . Sans parler de la rougeole diffuse dans tous les 16 Etats Fédéraux Allemands, sauf un : Mecklenburg Vorpommen,l’état avec le pourcentage d’immigrés le plus bas.

Les données fournies par le RKI représentent seulement la pointe de l’iceberg et pour certains ne couvrent qu’une partie des dangers diffus.

Beaucoup de médecins disent que les cas de tuberculose, par exemple,sont beaucoup plus élevés et accusent le RKI de minimiser la menace pour contrôler les sentiments anti immigration.

Si les choses sont ainsi en Allemagne, en Italie la symphonie est pareille.

La différence c’est qu’une petite partie des immigrés reste, la péninsule est une zône de transit et la comparaison n’est pas possible, le politiquement correct frappe aussi le Bel Paese.

Les réunions et autres cocktail party organisés par les fondations philanthropiques se tiennent à bonne distance pour ne pas dénoncer le danger. Pas de données, pas de statistiques, en somme le binôme immigrés- maladies n’existe pas et ne doit pas exister. Surtout qu’en un moment historique où le coup de fouet du susdit binôme n’est pas vraiment prévu.

Ce qui rend un rien paradoxal le contexte est le fait que la multiplication des séminaires en milieux hospitaliers pour essayer de monitorer la situation car:   "les migrants posent la question de santé publique inéluctable".  ( Francesco BLASI , président de la Société Italienne de Pneumologie)

De temps en temps, quelques chiffres sortent : comme les plus de 2.000 cas de gale et les 38 cas de tuberculose qui entrent dans la balance 2.016 des Centres d’Accueil de Milan. Pour le reste, il manque une méthodologie systématique pour la récolte de données. Où elles sont disponibles, elles datent de trop longtemps.

La question de la diffusion des maladies liées à l’immigration est maintenant liquidée par la version offerte par diverses chaires ampoulées, et qui consiste avec l’unique sentence : Ils partent sains et si c’est vrai qu’ils tombent malades c’est la faute du climat insalubre italien

et plus généralement du climat occidental et des conditions de vie qu’ils trouvent en arrivant ici.

Le Président de l’Institut Supérieur de Santé Walter RICCIARDI a carrément déclaré que les imigrants qui arrivent dans notre pays sont en général  "en bonne santé " et sont  "plus vaccinés que les italiens  "car dans beaucoup de pays,  les vaccinations sont plus élevées" , soit parce que  "nous les vaccinons à l’arrivée" . Si c’est vrai, pourquoi partent ils? Et pourquoi chaque migrant logé dans les camps est vacciné contre la diphtérie-tétanos-polio , vaccin pour la vie, comme ils nous racontent, ces maladies sont pratiquement éteintes depuis longtemps?

En fait, ils ne sont pas vaccinés contre l’hépatite B. alors que la plupart des pays d’où ils viennent ces migrants, l’hépatite B est endémique.

Il y a ensuite les journaleux made in Italy, qui racontent l’autre fable qui dit que les migrants ne sont pas malades, mais sont traumatisés. Et en avant toutes sur la xénophobie, le racisme et les données qui sont juste allarmistes. Et rien de plus.

C’est plus facile avec la bien-pensance d’éluder la question plutôt que photographier le moment historique avec honnêteté intellectuelle et dénoncer les dégâts d’une politique scélérate de l’immigration.

Traduction pour Résistance républicaine de Valkyrie

http://www.imolaoggi.it/2017/07/30/migranti-e-malattie-infettive-il-legame-ce-eccome-ma-non-si-puo-dire/

 

Les Italiens se rebiffent :

Italie : des bombes contre les migrants, nous risquons actuellement une guerre civile.

De Turin à Tarante, en passant par les régions " rouges " (ndt les régions politiquement à gauche) et le Latium, de plus en plus de bombes explosent près des centres d’accueil et des hôtels qui logent les migrants

Par Francesco Curridori

Du nord au sud, en passant par les îles, la révolte contre le business de l’accueil des migrants envahit toute la botte. Les bombes ou les cocktails molotov, mais également des armes plus rudimentaires sont les moyens les plus utilisés par les citoyens pour stopper l’arrivée des migrants dans leurs villages.

La Sardaigne, l’île où la crise économique favorise la révolte

Le cas le plus récent et le plus marquant s’est passé jeudi de la semaine passée devant le centre de premier accueil de Dorgali, dans la province de Nuoro. Par chance les 64 occupants ne furent pas blessés même si l’explosion a fait un grand trou à l’extérieur du bâtiment. Ce n’est pas le premier cas en Sardaigne, en fait cette aversion envers les réfugiés a déjà connu deux précédents.

Le 11 octobre passé, l’ex caserne de Monastir, dans la province de Cagliari, a subit un attentat incendiaire suite à la décision du préfet de mettre à disposition ce bâtiment pour en faire un centre d’accueil.

La même chose s’est produite à Burcei, également dans la province de Cagliari, aux premiers jours de septembre, quand une maison privée qui devait accueillir 25 migrants a été dévastée. En novembre, à Buddusò, un village de 4.000 habitants, un complexe de tourisme rural qui devait héberger des réfugiés, a été pris pour cible et dévasté par une bombe artisanale.

Les Sardes ont dépassé le seuil de tolérance. Ils considèrent cet afflux de migrants comme une invasion en bonne et due forme, et ceci dans une région qui a un des plus haut taux de chômage d’Italie. Le seuil de tolérance est dépassé et a eu une répercussion telle sur le Partito Democratico (ndt, le PD est le parti gouvernemental), autant au niveau national que régional, que le 4 décembre dernier, la Sardaigne a enregistré le taux le plus élevé de Non au référendum constitutionnel.

La majorité du président PD Francesco Pigliaru, toujours plus fragile s’est effondrée le 26 juillet à l’occasion d’un vote sur le tourisme, grâce à un amendement qui avait été proposé par Forza Italia. Cet amendement refusait que des fonds régionaux aillent aux hôtels qui, plutôt que recevoir les touristes, accueillent des migrants.

Devant une telle règle de bon sens, et grâce au vote secret, même des conseillers de la majorité ont pu voter conformément à leur sentiment d’apartenance sarde. Mais cela n’a pas suffit à calmer les esprits.

Le 30 juillet, à Sassari, une villa, qui devait devenir un centre d’accueil pour migrants, a été attaquée par quelques individus qui ont mis le feu aux matelas qu’on avait amené quelques jours plus tôt.

La colère des citoyens du Latium et du Nord de l’Italie

Et pourtant, la Sardaigne n’est pas un cas isolé. Le 25 juillet, à Rocca di Papa, aux portes de Rome, une bombe a été lancée contre le mur d’enceinte d’une structure d’accueil destinée à héberger 500 Nord-Africains. En mai 2015, toujours dans la province de Rome, des habitants de Marino, avaient fait irruption dans un immeuble qui, sur décision de la préfecture, avait été choisi pour loger 78 réfugiés.

D’autres faits similaires se produisent aussi dans le Nord. En Vénétie, il y a environ une semaine, des jeunes gens ont lancé trois feux de bengale contre le centre d’accueil extraordinaire "La Verdiana di San Vito di Legnago" dans la province de Vérone. Le 17 février de cette année, à Aselogna di Cerea, toujours près de Vérone, une bombe a explosé contre le portail d’une structure qui abrite une vingtaine de requérants d’asile. A la fin octobre 2016, à Prada di San Zeno di Montagnaun, un ancien hôtel a été touché par deux bombes artisanales. En décembre de la même année, au Frioul, une lettre de menace a été envoyée au syndic de Turriaco et une bombe incendiaire a été retrouvée dans les jardins de la rue du 5 Juin, à côté de l’ancienne caserne des carabiniers où devaient être accueillis 12 migrants.

Et, beaucoup plus récemment, des actes similaires se sont produits en Lombardie. Une attaque à coup de cocktails Molotov contre l’hôtel Eureka à Vobarno, (province de Brescia). Ces évènements ont eu lieu début juillet et ont provoqué un incendie qui a détruit le rez-de-chaussée de cet hôtel qui devait recevoir des requérants d’asile. La même méthode a été utilisée fin mars pour endommager une petite villa à Cumignano sul Naviglio (province de Cremona).

Même au Piémont il y a eu des conflits entre Italiens et migrants. En novembre 2016 des Turinois, exaspérés par une situation qui se dégrade de plus en plus, ont lancé deux engins explosifs contre les bâtiment ex Moi, occupé depuis des années par des centaines de nord-africains lesquels sont tout de suite descendus dans la rue où il y a eu de très violents affrontements. En septembre, une enveloppe contenant un engin explosif a été envoyé à l’agence de Voyage 747 qui s’occupe d’organiser le rapatriements de migrants.

Dans les régions gouvernées par gauche, la colère contre les migrants monte au son d’engins explosifs

La "rouge Emilie" elle aussi a prouvé qu’elle n’en peut plus de cette arivée continue de migrants. Le 19 juillet, à Forli, deux bouteilles incendiaires ont été lancées sur le Cas (centre d’accueil extraordinaire), géré par la Croix Rouge qui hébergeait un seul migrant. En février, au centre d’accueil de Spadarolo, à Rimini, on a lancé des bouteilles : une vitre a été cassée et les ordures ont été éparpillées ce qui a sali les murs du bâtiment et le jardin. En mai 2016, à Parme, le siège d’un centre d’accueil pour réfugiés où vivaient une vingtaine de personnes, avait aussi été pris pour cible.

Dans les Marches, la plupart des agressions ont eu lieu en 2016, l’année où, à Fermo, Emmanuel Chidi a été tué suite à une dispute. Avant cet épisode, déjà une certaine intolérance montait face à l’arrivée continuelle de migrants. Cela s’est vérifié dans les premiers jours de mai avec un incendie volontaire contre l’hôtel Mark à Frontignano, qui était fermé depuis 10 ans et devait accueillir des réfugiés.

A Montottone, un petit village de la province de Fermo, une bombe a explosé devant l’église Santa Maria à l’endroit où sont accueilli les réfugiés. L’auteur de ce geste avait déjà sévi en avril à San Marco alle Paludi di Fermo.

Au Sud de l’Italie

Si on descend dans le sud de l’Italie, la situation n’est pas différente. En Calabre, à San Fernadino, un incendie probablement volontaire s’est déclaré début juillet dans un village de tentes. Toujours à San Fernandino, entre le 10 décembre et le 3 janvier 2016, 6 nord africains ont été agressés aux alentours de la date anniversaire de la révolte de Rosarno.

Dans les Pouilles, le dernier épisode de violence a eu lieu début juin quand une bombe a explosé près d’un centre d’accueil extraordinaire à Ginosa (province de Tarente).

Source : ilgiornale.it

Traduction D. Borer pour les observateurs.ch

http://lesobservateurs.ch/2017/08/04/italie-des-bombes-contre-les-migrants-nous-risquons-actuellement-la-guerre-civile/

 

 

A votre avis: pourquoi baisse-t-on les APL de 5 €/mois?

Pour financer les HLM et les réfugiés!!!

Le ministère du Logement va devoir économiser 225 millions d'euros sur les aides personnalisées au logement (APL), selon le projet de budget pour 2016 dévoilé mercredi.

Ces mesures d'économies compenseront des dépenses supplémentaires prévues l'an prochain: 150 millions d'euros d'"aides à la pierre" (subventions aux bailleurs sociaux pour la construction de HLM) en plus, et 120 millions pour renforcer les capacités d'accueil des réfugiés, selon l'entourage de la ministre du Logement Sylvia Pinel.

Les APL, très connues et octroyées sous conditions de ressources, sont aussi le principal poste de dépenses du ministère du Logement pour un montant de 15,5 milliards d'euros. Selon le projet de budget, elles seront rabotées de 225 millions en 2016 et de 314 millions en 2017 par trois mesures d'économies cible.

Le patrimoine des bénéficiaires entrera dans le calcul du revenu fiscal de référence, et un loyer plafond sera fixé, à un niveau "très élevé", à partir duquel l'APL sera dégressive. Enfin les salariés de moins de 25 ans ne bénéficieront plus d'une dérogation qui leur était favorable: leur revenu annuel réel sera désormais pris en compte et non plus leur première fiche de paie.

Environ 500.000 ménages, sur les 6,5 millions de bénéficiaires des APL, seraient concernés.

05/08/2017

Et la prononciation? un désastre, un naufrage épouvantable!....

La faute d'orthographe ou le nivellement par le bas du français

Par Claude Duneton

Le niveau du français a baissé ces dernières années. L'individu francophone ayant subi depuis deux ou trois générations «une mithridatisation au pédantisme». Le chroniqueur du Figaro Claude Duneton (1935-2012) analysait ce phénomène avec humour.

Je faisais la queue devant les guichets du RER, à la gare du Nord, à Paris, lorsque j'avisai une pancarte bleue, posée sur un pied à la manière d'un instrument de musique, qui disait: «Patientez ici qu'un guichet se libère.» Bizarre formulation! Patienter n'est pas un verbe transitif: on ne patiente pas quelque chose, ou quelqu'un. On patiente cependant quelques minutes, mais on ne patiente pas son copain - on ne patiente pas qu'il arrive. On l'attend!

La gare du Nord est une gare internationale, la plus achalandée de France paraît-il, avec près d'un million de voyageurs chaque jour. La foule canalisée par des sangles bleues parlait des tas de langues diverses, je me suis cru un instant projeté en pays étranger avec cette pancarte insolite où l'on avait substitué «patientez que» à l'ordinaire «attendez que»... Qui donc a écrit cette ânerie? Qui a fabriqué les pancartes (il y en avait plusieurs)? Qui les a installées devant les guichets? Sûrement pas le même employé.

Il est curieux que dans une entreprise d'État de l'envergure de la SNCF il n'y ait personne qui sache suffisamment le français - des ingénieurs, des chefs de secteur, que sais-je? - pour faire corriger une erreur aussi grossière qui ne donne pas une haute idée du niveau d'instruction du personnel, pourtant recruté sur concours. Quelle gêne!

Le seuil du tolérable s'est abaissé

Faut-il voir là un exemple caricatural de ce que Pierre Merle décrit dans un livre comme étant du français mal-t-à-propos (L'Archipel)? Il désigne sous ce vocable emprunté aux liaisons mal placées que faisaient les anciens ignorants: «un français mal bâti, mal fagoté, perdant comme à plaisir sa grammaire, son orthographe, son légendaire sens des nuances et le reste, un français d'à-peu-près»?.. Il est parfaitement exact que le seuil de ce qui est tolérable s'est beaucoup abaissé au cours des quarante dernières années. L'idée même de faute de français s'est progressivement effacée à cause de la connotation moralisante du mot «faute», qui l'a fait bannir du vocabulaire des gens avisés dans une société où la notion de morale est finalement rendue suspecte.

Toute «déviance» devient donc normale, ou même enrichissante selon certains: un mot pris pour un autre - chose qui, naguère, faisait sursauter l'auditeur - ne trouble plus personne, tant l'idée que rien n'a d'importance s'est répandue dans le public français. L'autre jour, une amie a entendu à la radio un journaliste dire sans se reprendre: «Le témoin a déclaré sans encombre»- il voulait dire sans ambages. Une autre personne expliqua lors d'une cérémonie qu'elle venait«pour le recueil», au lieu de «se recueillir»... On pourrait compter des centaines de ces distorsions lexicales dont nul ne fait plus cas. C'est ce que Pierre Merle appelle benoîtement les fautes tranquilles ; «le garçon que je vous parle» ne fait plus réagir, pas plus que «la ville dont je suis allé».

Du moment que l'on discerne ou devine le sens, quelle importance?

L'auditeur sent bien (pour l'instant!) que quelque chose cloche, mais il ne s'estime plus autorisé à intervenir par crainte, le plus souvent, de se trouver politiquement indésirable. Et puis, du moment que l'on discerne ou devine le sens, quelle importance? Vive l'évolution! s'écrient certains linguistes friands de nouveauté. Bien sûr, mais c'est de cette manière aussi qu'une langue évolue à petit feu vers sa fin...

Il est malaisé d'analyser les raisons de cette résignation massive. À l'évidence, l'affaiblissement de l'enseignement lui-même, par abandon calamiteux des exercices de grammaire pratique, indispensables à la maîtrise du français, joue un rôle déterminant. Les grammairiens ont laissé la place aux «linguistes», qui sont des gens que tout amuse et instruit. Les linguistes sont comparables à des amateurs d'émotions fortes qui regardent un enfant se noyer sans faire un geste pour lui porter secours, tant le mécanisme de la noyade - l'enfant crie, fait des gestes désordonnés - leur paraît fascinant à observer.

Il y a, à mon avis, une lente érosion du sens des mots et des phrases que l'on peut attribuer à l'habitude qu'ont prise les gens normalement lettrés de ne plus chercher à comprendre dans le détail. Pourquoi? Parce que depuis un demi-siècle on a trop abusé du charabia pseudo-scientifique, qui s'est propagé comme un chancre mou dans tous les domaines de la vie courante. L'individu de langue française subit depuis deux ou trois générations une mithridatisation au pédantisme. À force de ne comprendre qu'à moitié, il s'est empoisonné le cerveau!

.... et le goubli-boulga de mélange de mots anglais dans notre langue par ces gauchiards de nournaleux copiés-collés de sous-cultures et autres mecs de télé barbus pour ne pas qu'on les prennent pour des lopettes -et c'est raté?

 

 

 

03/08/2017

Mathieu Bock-Côté : « Le vivre-ensemble est une fraude grossière »

Mathieu Bock-Côté voit dans un amendement adopté mardi dernier par l’Assemblée une étape supplémentaire vers un multiculturalisme d’inspiration nord-américaine funeste pour la liberté d’expression. Il nous met en garde contre une « dérive orwellienne » qu’il constate déjà dans son propre pays.

LE FIGARO – Les députés LREM ont voté un amendement à l’article 1 du projet de loi de moralisation de la vie politique prévoyant une «peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité» en cas de manquement à la probité. La probité impliquerait «les faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l’orientation sexuelle» précise l’amendement. Que cela vous inspire-t-il?

Mathieu BOCK-CÔTÉ – Vous me permettrez et me pardonnerez d’être franc: j’en suis effaré. Et je pèse mes mots. Évidemment, tout le monde s’entend pour condamner le racisme, le sexisme ou l’homophobie. J’ajouterais que nos sociétés sont particulièrement tolérantes et ont beaucoup moins de choses à se reprocher qu’on veut bien le croire. Mais le problème apparait rapidement: c’est celui de la définition. À quoi réfèrent ces concepts? Nous sommes devant une tentative peut-être sans précédent d’exclure non seulement du champ de la légitimité politique, mais même de la simple légalité, des discours et des idées entrant en contradiction avec l’idéologie dominante. Il faut inscrire cet amendement dans un contexte plus large pour comprendre sa signification: nous sommes devant une offensive idéologique bien plus brutale qu’il n’y paraît.

Prenons l’exemple du racisme. On a vu à quel point, depuis quelques années, on a amalgamé le racisme et la défense de la nation. Pour la gauche diversitaire et ceux qui se soumettent à ses prescriptions idéologiques, un patriotisme historique et enraciné n’était rien d’autre qu’une forme de racisme maquillé et sophistiqué. Ceux qui voulaient contenir l’immigration massive étaient accusés de racisme. Ceux qui affirmaient qu’il y avait un lien entre l’immigration et l’insécurité étaient aussi accusés de racisme. De même pour ceux qui confessaient l’angoisse d’une dissolution de la patrie. Cette assimilation du souci de l’identité nationale à une forme de racisme est une des tendances lourdes de l’histoire idéologique des dernières décennies. On l’aura compris, on accuse de racisme ceux qui ne se plient pas à l’idéologie diversitaire. Quelle sort sera réservé à ceux qui avouent, de manière articulée ou maladroite, de telles inquiétudes?

LE FIGARO.Le politiquement correct est-il le corollaire du multiculturalisme?

Mathieu BOCK-COTÉ. – Le multiculturalisme est traversé par une forte tentation autoritaire – pour ne pas dire plus. Il est contesté – plus personne ne croit sérieusement qu’il dispose d’une adhésion populaire. Il doit alors faire taire ses contradicteurs. Il le fait en les diabolisant. Ceux qui rapportent les mauvaises nouvelles à son sujet sont accusés de propager la haine. Une information qui ne corrobore pas les récits lénifiants sur le vivre-ensemble sera traitée au mieux comme un fait divers ne méritant pas une attention significative, au pire comme un fait indésirable qui révélerait surtout la psychologie régressive de celui qui en témoigne. D’ailleurs, on le voit avec les poursuites à répétition contre Éric Zemmour: on pensera ce qu’on voudra de ses idées, mais ce qui est certain, c’est qu’il est poursuivi pour ce qu’on appellera des crimes idéologiques. Il ne voit pas le monde comme on voudrait qu’il le voit alors on travaille fort à le faire tomber. Et on se dit qu’une fois qu’on sera débarrassé de ce personnage, plus personne ne viendra troubler la description idyllique de la société diversitaire. On veut faire un exemple avec lui. Je note par ailleurs que Zemmour n’est pas seul dans cette situation: Georges Bensoussan et Pascal Bruckner ont aussi goûté aux charmes de la persécution juridique. J’en oublie. Il s’agissait d’odieux procès.

Tout cela pour dire que le multiculturalisme, pour se maintenir, doit diaboliser et maintenant pénaliser ceux qui en font le procès.

Mais il faut voir que le multiculturalisme ne fait pas bon ménage avec la liberté d’expression, dans la mesure où la cohabitation entre différentes communautés présuppose une forme de censure généralisée où chacun s’interdit de juger des traditions et coutumes des autres. On appelle cela le vivre-ensemble: c’est une fraude grossière. On le voit quand certaines communautés veulent faire inscrire dans le droit leur conception du blasphème ou du moins, quand elles veulent obliger l’ensemble de la société à respecter leurs interdits moraux, comme on a pu le voir dans l’affaire des caricatures.

[…]

Le Figaro

 

02/08/2017

Petit à petit, la vérité sort du trou où on la planquée....

Macron avait décidé de virer le général de Villiers avant le " coup de gueule " de ce

L’avenir du général, ancien chef d’état-major, ne se serait pas joué lors de l’audition parlementaire du 12 juillet, mais au cours d’un conseil restreint de défense qui s’est tenu le matin même à l’Élysée.

En l’espace de deux mois, les équilibres entre le pouvoir civil et les militaires ont spectaculairement évolué. Les principaux acteurs du monde de la défense sous François Hollande ont été contraints de quitter les postes où ils exerçaient des prérogatives majeures dans les domaines stratégiques, opérationnels, budgétaires et industriels. Il s’agit de Jean-Yves Le Drian, le respecté ministre de la Défense du dernier quinquennat qu’Emmanuel Macron tenait à bouter hors de son bastion, de son directeur de cabinet, le redouté Cédric Lewandowski, et du puissant délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon. Celui-ci n’a pas été prolongé dans ses fonctions après neuf années aux commandes de la DGA.

La démission du général Pierre de Villiers et l’onde de choc qu’elle a provoquée s’inscrivent dans le fil de cette volonté du chef de l’État, chef des armées, de reprendre en main les rênes de la défense et d’affirmer son autorité présidentielle.

Le jeu de bascule s’apparente aussi à la "revanche de Bercy", après trois années durant lesquelles la Défense a somme toute tenu la dragée haute aux argentiers de l’État. Il n’est guère étonnant que les questions de budget aient été au cœur du maelström des dernières semaines. À deux jours de la Fête nationale, "Bercy a joué ses cartes à toute vitesse, pour faire passer ce qui n’aurait pas été possible sous Le Drian", raconte une source gouvernementale. Un haut fonctionnaire a joué un rôle clé dans l’ombre du chef de l’État: celui qui fut son directeur de cabinet lorsqu’il était ministre des Finances, Alexis Kohler, actuellement secrétaire général de l’Élysée.

Une bonne source raconte ainsi comment se serait "noué le sort" du général de Villiers, ce 12 juillet au matin. Non pas lors de l’audition parlementaire à huis clos, tant commentée, qui se déroule en fin de matinée et à l’issue de laquelle le chef d’état-major des armées (CEMA) a fait part de son exaspération en des termes plutôt crus. Mais un peu plus tôt, lors du conseil restreint de défense qui se tient à 9 heures à l’Élysée. La veille, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a évoqué les économies à réaliser dans une interview au Parisien , que nombreux au gouvernement, Défense en tête, jugent intempestive. Parce qu’il faut trouver 4,5 milliards d’euros au second semestre et qu’on veut baisser les prélèvements, il faut "taper tout de suite" dans le budget de l’État.

Lors de la réunion à l’Élysée, le premier ministre, Édouard Philippe, confirme la réduction de 850 millions d’euros imputée au budget de la Défense en 2017. La ministre des Armées, Florence Parly, exprime alors son désaccord, soutenue par Jean-Yves Le Drian, le nouveau patron du Quai d’Orsay. Enfin, le général de Villiers prend lui aussi la parole. "Alexis Kohler en a été extrêmement mécontent", indique une bonne source. Aucune déclaration n’a filtré de ce conseil restreint couvert par le secret de la défense nationale. Il n’en ira pas de même lors de la commission parlementaire, quelques heures plus tard, d’où "fuite" la colère du CEMA. Un enchaînement d’événements retentissants est enclenché.

"Ce qui a déplu à Alexis Kohler, c’est l’idée qu’on puisse imaginer revenir sur un arbitrage du président de la République en organisant la pression. On n’est plus sous Hollande", souligne une source proche de l’affaire. "Ce qui l’a excédé, c’est la contestation de l’autorité. L’argument selon lequel le CEMA aurait contrevenu au devoir de réserve (évoqué par Emmanuel Macron dans son discours à l’Hôtel de Brienne, NDLR) ne tient pas. Faire passer cette affaire pour une histoire de discipline, c’est de l’habillage médiatique", estime cette source. Selon celle-ci, la "fuite" des propos du CEMA devant les parlementaires a été "exploitée pour en faire une démonstration d’autorité". Le message aux 220 directeurs d’administration centrale et principaux responsables de l’administration est clair: "Attention, seuls les plus loyaux resteront." (…)

Le général Puga, qui aurait l’oreille d’Emmanuel Macron, plaidait pour un CEMA ayant du temps devant lui et dont l’exercice coïnciderait avec la durée du quinquennat. Telles sont les perspectives du général François Lecointre, 55 ans, nommé le 20 juillet pour remplacer le général de Villiers. Sur le fond, rien n’est réglé. Le nouveau CEMA hérite d’une situation compliquée. D’après un de ses pairs de Balard, "ce ne sera guère évident pour lui de recomposer tous les morceaux qui ont été éparpillés façon puzzle".

Le Figaro