Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Savoir

  • L’avis d’un officier de l’Infanterie de Marine sur l’état de nos armées

    Je suis toujours un peu gêné quand il faut parler de guerre. Je n’ai jamais risqué ma peau sur un quelconque théâtre d’opération, je ne suis donc pas le mieux placé pour en parler.

    Certes, chez les paras j’ai appris à jouer à la guerre mais ça ne fait pas de moi un guerrier. Disons que j’en sais un peu plus que Macron qui, lui, n’a même pas fait son service militaire, or je reste persuadé que quelques mois passés dans l’ambiance rugueuse et virile d’une unité parachutiste lui aurait fait un bien fou!

    Je suis adhérent de trois associations d’anciens militaires (appelés du contingent, d’active ou de réserve opérationnelle), c’est un monde que je connais… un peu, et dans lequel j’ai de nombreux camarades. À la lecture de mon article d’hier, un de mes amis d’enfance a aussitôt réagi.

    Michel Guittard, contrairement à moi, sait de quoi il parle: il a fait une carrière d’officier dans l’Infanterie de Marine, "La Colo", et, en bon "marsouin", il a baroudé dans les lieux les plus improbable d’Afrique. C’est avec son accord, que je vous livre sa réponse, sans en changer un mot:

    "Je souscris à 200% à ton analyse! J’ajouterai à tous tes arguments, que "Jupiter" parle de réarmer; de matériels innovants, etc. Mais dans ce domaine, les armées européennes n’achètent qu’américain, et donc la France ne dispose pas des fonds nécessaires à l’effort de réarmement, car elle ne vend plus! Notre effort est la moitié de celui de l’Allemagne, qui deviendra donc la première  puissance militaire européenne, si l’on ne tient pas compte de notre défense nucléaire!

    Et dans ce domaine, je ne crois pas à ses dernières déclarations sur la décision d’emploi résidant dans ses mains seules: comme pour le Mercosur, il se soumettra à Van der La Hyène et à l’Allemagne! Il a été dupé, et il nous dupe. De plus, sans aval des Américains, nous n’interviendrons pas. Et là, nous ne parlons que des matériels; mais évoquons un peu les effectifs, et les personnels.

    Pour ce qui est des effectifs, la LPM (1), nous tient: notre armée restera "échantillonaire"!

    Mais parlons des personnels, le point le plus grave: nous n’arrivons pas à recruter. Nous recrutons des "Français de papiers" plus que de souche, beaucoup sont musulmans et retors quant à certaines interventions, jusqu’à déserter! Ils ne seront jamais des Français "par le sang versé" et beaucoup ont d’ailleurs la double nationalité, et cela depuis des années!

    Ensuite, il faut former ces personnels pour servir les matériels, hors ceux-ci sont de plus en plus sophistiqués et donc nécessitent des formations plus pointues et plus longues que celle de jadis, pour servir un Famas (2), ou un LRAC (3)!

    Et enfin, il nous manque les casernes, les camps d’entraînement, qui ont été vendus parfois pour le franc symbolique, comme par exemple la base aéronavale de Fréjus, devenue une base de loisirs, ou moult casernes devenues des centres pour les réfugiés, souvent sans papier!

    Et dernier point, les armes, il faut les approvisionner, et là pour ce qui est des munitions, nous ne fabriquons plus ou presque, nous dépendons de la Chine, des USA…

    À cela, il faut ajouter, qu’avec la mondialisation, d’une part et notre diplomatie inexistante, d’autre part, sauf pour nous fâcher avec nos alliés, nous aurons le plus grand mal à nous procurer les matières premières nécessaires, aciers spéciaux, métaux des "terres rares", etc.

    Et encore un point: une armée, il faut pouvoir la déployer, hors là aussi nous sommes victimes des sanctions avec la Russie, du nouveau conflit en cours et de tous les alliés qui sont devenus nos très chers ennemis, comme l’Algérie. 

    La conséquence de tout cela est que le moral des troupes n’est pas bon, alors que jusque-là, elles étaient efficaces et reconnues pour un savoir-faire, malgré une rusticité bien plus grande que dans d’autres pays.

    Enfin et c’est indispensable pour qu’une armée soit vainqueur au champ de bataille, il faut qu’elle soit soutenue par un peuple, OR       , EN FRANCE IL Y A DEUX PEUPLES. Pire, celui des Français de souche est divisé, car complice du deuxième, comme la cinquième colonne de Mélenchon et ses racailles. Et l’autre peuple, c’est celui des immigrés anti-français.

    Alors, on peut s’attendre à des sabotages, comme cela a déjà existé par le passé avec nos communistes français, à des manifestations, à tous les freins possibles à l’Assemblée nationale, à des attitudes de repentance chaque fois qu’une Opex devra être menée, aux influenceurs des réseaux sociaux, et bien sûr, à l’extérieur, à la guerre de désinformation savamment menée par la Russie, les États-Unis… et relayée par nos médias, dans leur grande majorité!

    Macron peut aller se rhabiller, il pourra jouer comme un enfant dans le bac à sable, avec sa collection de "Dinky-toys" et ses petits soldats de plomb! Il n’est plus un Français qui rêve de grandeur, de conquête! En cinquante ans, on a fabriqué une France de bâtards, dévirilisés, hédonistes, repentants quant à notre Histoire, un peuple de dupes, un peuple de soumis!

    Nous sommes toi et moi, et ceux qui pensent encore comme nous, les derniers Mohicans!"

    Que vous dire de plus? Rien, tout est dit et bien dit! Si Michel Guittard est un ami qui m’est cher, c’est que nous partageons les mêmes valeurs mais aussi les mêmes colères.

     

    Éric de Verdelhan

     

    1)  LPM: Loi de Programmation Militaire

    2) Le Famas 5,56 ou " Clairon " a été le dernier fusil d’assaut français.

    3) LRAC: Lance Roquette Anti-Char

     

  • L’Union européenne, une URSS bis

    L’Union européenne, présentée comme le rempart de la démocratie et de la prospérité, ressemble de plus en plus à un système bureaucratique, autoritaire, anti-démocratique où la souveraineté des peuples est confisquée, la vérité manipulée, et l’économie asphyxiée. Mathieu Bock-Côté, dans Les Deux Occidents (2025), parle d’une "dérive néosoviétique" de l’Europe occidentale, où l’extrême-centre impose une modernité radicalisée, "laboratoire d’une ingénierie sociale qui se réclame de la démocratie libérale mais engendre son contraire".

    Comme l’URSS, l’UE a créé une nomenklatura — commissaires, hauts fonctionnaires, lobbyistes — qui vit dans l’opulence, tandis que les citoyens subissent l’austérité. Elle a perfectionné le système en y ajoutant le pantouflage, cette porte tournante entre institutions européennes et intérêts privés, qui transforme l’influence politique en monnaie d’échange.

    1. Souveraineté limitée: les États, vassaux de Bruxelles

    L’UE, avec la complicité de l’Allemagne et du régime Macron, a progressivement réduit les États membres à l’état de simples exécutants. Chaque crise (climat, Covid, Ukraine) sert de prétexte pour accélérer la centralisation du pouvoir. Les traités, directives et règlements européens s’imposent aux législations nationales, souvent sans débat démocratique. Les pays de l’Est, marqués par l’expérience totalitaire, résistent mieux à cette "doctrine Brejnev de la souveraineté limitée", mais l’Europe de l’Ouest se soumet.

    Citation: "Les anciens pays de l’Est résistent mieux à cette nouvelle doctrine de la souveraineté limitée, orchestrée par les institutions européennes. En Europe occidentale, ceux qui s’opposent à cette évolution sont traités comme des dissidents, à marginaliser ou punir". — Mathieu Bock-Côté

    1. Manipulation des élections et censure généralisée

    Les élections européennes de 2024 ont été marquées par des campagnes de désinformation organisées par Bruxelles elle-même. Sous couvert de lutter contre les "fausses nouvelles", la Commission a intimidé les plateformes numériques (X, Meta, TikTok) pour censurer les discours critiques sur l’immigration, la sécurité ou les politiques européennes.

            Un rapport du Congrès américain accuse l’UE d’avoir "influencé la censure de contenus politiques" avant les élections de 2024, y compris aux États-Unis.

            Le Digital Services Act (DSA) est utilisé pour museler les opposants, sous prétexte de protéger la démocratie. Résultat: des débats essentiels (immigration, souveraineté) sont étouffés.

            La Commission a ouvert des procédures contre X et Meta pour "violation de l’intégrité électorale", alors qu’elle a elle-même organisé des réunions secrètes avec ces plateformes pour orienter la modération.

    COMPARAISON:

        URSS: censure brutale (Goulag, hôpitaux psychiatriques)

        UE: censure " douce " (algorithmes, désinformation, pression sur les réseaux sociaux)

    Citation: " L’UE, via le DSA, installe une infrastructure de contrôle narratif. L’objectif n’est pas de lutter contre la désinformation, mais d’imposer une seule ‘vérité’ définie par Bruxelles. " — Rapport du Congrès américain, 2026

    1. Corruption, gaspillage et pantouflage: une nomenklatura intouchable
    2. a) Privilèges et salaires indécents

        Ursula von der Leyen touche 34.800 € par mois en 2025 (soit 417 600 € par an), après une hausse de 2 700 € en pleine crise économique.

        Les fonctionnaires européens bénéficient de coefficients correcteurs (jusqu’à +20% à Bruxelles), de pensions indexées, et d’indemnités de dépaysement (jusqu’à 686 €/mois).

        Avantages en nature: logements de fonction, écoles internationales gratuites, remboursements médicaux intégraux, voyages en première classe.

    COMPARAISON URSS/UE:

    Critère          URSS (1970-1991)           UE (2020-2026)

    Salaire d’un dirigeant        10-20x le salaire moyen    10-15x le salaire médian (34 800 €/mois pour von der Leyen)

    Avantages    Datchas, magasins spéciaux (beriozka)           Logements de fonction, écoles internationales, exonérations fiscales

    Justification "Mérite" pour dévouement au Parti       

    "Attirer les talents", "indépendance" des institutions

    1. b) Le pantouflage: la porte tournante entre pouvoir et lobbies

    L’UE a ajouté une pratique typiquement occidentale à son système: le pantouflage, où d’anciens commissaires et hauts fonctionnaires quittent leurs postes pour rejoindre des lobbies, des multinationales ou des cabinets de conseil, monnayant leur influence. Exemples récents:

            Neelie Kroes (ex-commissaire à la Concurrence) a rejoint Uber en 2016, après avoir régulé (ou non) les plateformes numériques.

            José Manuel Barroso (ex-président de la Commission) a été embauché par Goldman Sachs en 2016, suscitant un scandale.

            Phil Hogan (ex-commissaire au Commerce) a rejoint le cabinet Teneo en 2021, après avoir négocié des accords commerciaux avec les États-Unis.

            Günther Oettinger (ex-commissaire) a intégré Deutsche Bank en 2020, après avoir supervisé la réglementation financière européenne.

    CONSEQUENCE: Ces allers-retours créent des conflits d’intérêts permanents, où les décisions bruxelloises profitent souvent à ceux qui, demain, embaucheront les commissaires.

    1. c) Corruption systémique et détournement des fonds

    Les fonds structurels et d’investissement européens (FESI) représentent plus de 350 milliards d’euros pour la période 2021-2027, destinés à financer des projets dans les régions les plus pauvres de l’UE. Pourtant, une partie de ces fonds est siphonnée par des fraudes sophistiquées, souvent avec la complicité d’élus locaux, de fonctionnaires et d’entreprises complices.

    On peut citer le cas des éoliennes fantômes en Roumanie et Bulgarie ou celui de l’Italie ou la mafia calabraise a infiltré les appels d’offres pour des projets d’assainissement des eaux, avec des faux marchés publics facturés à l’UE.

    Les fonds structurels financent aussi des projets pharaoniques et inutiles, souvent décidés pour des raisons politiques plutôt qu’économiques.

        Espagne: les aéroports fantômes de Castellón et de Ciudad Real

        Roumanie: l’autoroute Comarnic-Brașov, qui ne mène nulle part, est inachevée depuis 15 ans

    1. e) Pots-de-vin et trafic d’influence: quand les élus européens vendent leur vote

    En 2023, plusieurs élus européens ont été accusés d’avoir reçu des pots-de-vin pour influencer des votes au Parlement européen. Ces affaires, bien que moins médiatisées que les fraudes aux fonds structurels, révèlent un système de corruption institutionnelle au cœur des institutions de l’UE.

    – Les affaires de corruption en lien avec des États étrangers. En décembre 2022, la police belge a arrêté Eva Kaili (vice-présidente du Parlement européen) et trois autres personnes pour corruption, blanchiment et trafic d’influence liés au Qatar et au Maroc. En échange, Eva Kaili aurait adouci des rapports critiques sur le Qatar (notamment sur les droits humains avant la Coupe du monde 2022). En 2021, Pier Antonio Panzeri (ex-eurodéputé italien) a été condamné pour avoir reçu des centaines de milliers d’euros du Maroc en échange d’un lobbying favorable sur le Sahara occidental. En 2020, Marc Tarabella (eurodéputé belge) a été inculpé pour corruption passive dans la même affaire.

    – Les pots-de-vin pour influencer les votes sur les pesticides et les OGM. Il s’agit de affaire des " Monsanto Papers" européennes. En 2023, une enquête du Parlement européen a révélé que des lobbyistes de l’agrochimie (Bayer-Monsanto, Syngenta) avaient financé des voyages, des dîners et des " consultations " pour des eurodéputés clés avant des votes sur:

            L’autorisation du glyphosate (2017-2022)

            La réglementation des OGM (2021)

            Montant estimé: plusieurs millions d’euros en " avantages " (voyages, rémunérations indirectes)

            Résultat: plusieurs rapports parlementaires ont été édulcorés, et des amendements critiques ont été rejetés.

    1. Déclin économique: l’UE, championne de la stagnation

        Croissance atone: 1,3% en 2026 (contre 2,7% pour la moyenne mondiale)

        Désindustrialisation: les coûts énergétiques et la régulation asphyxient l’industrie européenne.

        Dépendance: malgré les discours, l’UE reste dépendante des importations de gaz et de technologies critiques.

    COMPARAISON URSS/UE:

    Critère          URSS           UE

    Croissance   Planification centralisée → pénuries           Régulation tatillonne → déclin industriel

    Dépendance           Pétrole/gaz   Énergie, semi-conducteurs, batteries, numérique

    Résultat        Effondrement en 1991      Stagnation chronique (1,3% en 2026)

    CONCLUSION: l’UE, une URSS en douceur

    L’Union européenne n’est pas l’URSS — elle n’a de police politique ni de camps de travail. Mais elle en reprend les mécanismes structurels:

        Une nomenklatura (commissaires, fonctionnaires) vivant dans l’opulence, avec en plus le pantouflage pour monnayer son influence.

        Un système corrompu, où les fonds publics sont détournés au profit d’une minorité.

        Une économie asphyxiée par la régulation et la bureaucratie.

        Un contrôle de l’information, où la critique est étouffée sous prétexte de "lutte contre la désinformation".

    La différence? L’URSS s’est effondrée en 1991. L’UE, elle, survit… grâce à l’argent des contribuables. Combien de temps encore? Autre différence: l’URSS était une grande puissance, l’UE est de fait totalement vassalisée par rapport aux États-Unis.

     

    Jean Lamolie

  • Pourquoi le CO2 n’influence pas le climat

    En 1856, Eunice Newton Foote place deux bouteilles en verre au soleil. Une contient du CO2 et l’autre de l’air. Chacune a un bouchon avec un thermomètre. Celle avec le CO2 chauffe beaucoup plus vite et plus fort.

    Il faut savoir que tous les gaz "lourds" chauffent plus rapidement au soleil. C’est lié à leur masse moléculaire. L’argon, qui représente 1% de l’air et dont Eunice Newton ignorait l’existence, est un gaz ayant presque la même masse atomique que le CO2. Il chauffe également plus rapidement que l’air pur. Ainsi, plus il y a de gaz lourds proportionnellement dans notre atmosphère, plus celle-ci sera chaude. Cependant, il en faudrait énormément.

    Mais si le CO2 est "lourd", il a une seconde propriété: pour certaines longueurs d’onde – la célèbre raie des 15 microns de longueur d’onde, par exemple – il absorbe des infrarouges émis par le sol et les renvoie vers celui-ci. C’est seulement sur cette seconde propriété (rien à voir avec Eunice) que l’ONU s’appuie pour affirmer que ce rayonnement du CO2 vers le sol le réchauffe.

    Oui, plus de CO2 fait chauffer le sol, mais il faut savoir que la quantité de CO2 dans l’air est microscopique – infiniment plus faible que la quantité d’argon, par exemple. Pourtant, il y a assez de CO2 dans l’air pour que plus de CO2 ne change **quasi rien** au rayonnement renvoyé au sol. Il est utile de lire l’expérience unique au monde de Harde et Schnell qui sont les seuls à avoir fait une mesure… en 2021! (1)

    Aucun physicien de l’ONU n’a présenté une mesure d’une augmentation de la température de la Terre suite à la croissance du taux de CO2 de 50% en 100 ans. Ce gaz reste un gaz rare. Au contraire, dans 100% des cas, l’ONU invite à croire aux modèles mathématiques que les physiciens imaginent comme bon leur semble.

    Il existe une centaine de ces modèles et tous sont parfaitement faux… Cette réalité ne dérange pas beaucoup de personnes depuis 30 ans. Bizarre…

    Finalement, il semble que l’Europe bénéficie actuellement, et une fois de plus dans son histoire connue, d’une période climatique un tout petit peu plus favorable. Cette période favorable est exploitée par l’ONU pour terroriser les Européens. Les Européens se suicident mentalement et économiquement, incapables de profiter d’un avantage qui ne durera pas plus que d’autres réchauffements climatiques de l’histoire de notre planète. Sont-ils aussi incapables d’en profiter que les souris dans l’Univers 25 de John Calhoun?

     

    Claude Brasseur

  • Monnaie numérique: vers un monde sous contrôle

    On nous explique que la monnaie numérique est inévitable. Que le monde avance. Que le cash appartient au passé. Que tout devient plus simple quand tout devient digital. Plus rapide, plus propre, plus fluide. Un téléphone suffit. Une montre connectée suffit. Le billet devient archaïque. La pièce devient suspecte. Le liquide devient presque honteux.

    Mais derrière cette transition technologique se cache une mutation bien plus profonde qu’un simple changement de moyen de paiement. Ce qui est en train de disparaître, ce n’est pas seulement le cash. C’est l’anonymat économique.

    Aujourd’hui déjà, nous vivons dans une société saturée de données. Les caméras couvrent les centres-villes. Les plaques d’immatriculation sont scannées. Les smartphones tracent les déplacements. Les recherches internet sont archivées. Les réseaux sociaux profilent les comportements. La surveillance n’est plus une hypothèse. Elle est un fait.

    LA MONNAIE NUMERIQUE NE CREE PAS CETTE REALITE. ELLE L’ACHEVE.

    Un billet de 50 euros ne laisse pas d’empreinte numérique. Il passe de main en main sans serveur central, sans base de données, sans historique. Il ne dit rien sur vous. Il ne dit rien sur vos choix. Il ne permet aucun croisement algorithmique.

    Une monnaie numérique, elle, repose sur une infrastructure informatique. Chaque transaction implique un enregistrement. Même si l’on promet une confidentialité encadrée, même si l’on garantit une protection juridique, la trace existe. Et ce qui existe peut être exploité.

    On nous rassure. On parle d’"euro numérique". On parle d’innovation souveraine. On explique que la Banque centrale européenne travaille à un dispositif respectueux de la vie privée. Le discours officiel est mesuré. Il n’est pas ouvertement autoritaire. Il ne parle pas de contrôle. Il parle d’efficacité.

    Mais la question fondamentale n’est pas ce que les institutions promettent aujourd’hui. La question est ce que permet la technologie.

    REGARDONS LES FAITS RECENTS.

    Au Canada, en 2022, lors des manifestations des camionneurs contre les mesures sanitaires, le gouvernement a déclenché la Loi sur les mesures d’urgence. Résultat concret: gel de comptes bancaires. Des personnes ont vu leur accès à l’argent suspendu, parfois sans décision judiciaire individuelle. L’arme utilisée n’était pas militaire. Elle était financière. Couper l’accès aux fonds, c’est neutraliser une capacité d’action.

    Ce n’est pas un fantasme. C’est arrivé dans un pays occidental, démocratique, réputé stable.

    En Chine, le yuan numérique se déploie progressivement. Parallèlement, le système de crédit social classe les comportements. Officiellement, ces deux dispositifs ne sont pas fusionnés. Mais la logique technologique est claire: quand tout devient numérique, tout peut être interconnecté. Dépenses, déplacements, notation sociale. Le potentiel d’intégration existe.

    On peut balayer ces exemples en disant: " Ce n’est pas comparable ". Peut-être. Mais l’infrastructure, elle, est comparable. Une monnaie numérique centralisée offre un pouvoir d’observation inédit.

    ET PUIS IL Y A UNE NOTION PEU DISCUTEE PUBLIQUEMENT: LA MONNAIE PROGRAMMABLE.

    Une monnaie numérique peut, en théorie, être paramétrée. Elle peut comporter des restrictions. Une durée de validité. Une limitation à certains types de produits. Une interdiction géographique. Une allocation conditionnelle.

    On imagine facilement une aide sociale utilisable uniquement pour certains biens jugés “essentiels”. On imagine une prime écologique valable uniquement pour des achats labellisés. On imagine, dans un contexte de crise énergétique, des plafonds de consommation intégrés directement dans la monnaie.

    Techniquement, ce n’est pas impossible. Techniquement, c’est même relativement simple.

    La question n’est pas de savoir si ces mécanismes seront utilisés demain. La question est de comprendre qu’ils deviennent possibles.

    ET L’HISTOIRE MONTRE QUE LORSQU’UN OUTIL PUISSANT EXISTE, IL FINIT PAR ETRE EMPLOYE.

    Les défenseurs de la monnaie numérique avancent des arguments sérieux. Réduction des coûts de transaction. Inclusion financière. Lutte contre le blanchiment. Modernisation du système monétaire. Ces arguments ne sont pas absurdes. Ils sont rationnels.

    Mais ils reposent sur une vision: celle d’une société où la transparence totale est considérée comme un bien supérieur à l’anonymat.

    OR, L’ANONYMAT N’EST PAS UNE ANOMALIE. IL EST UNE PROTECTION.

    Pouvoir payer sans être tracé n’est pas un privilège de fraudeur. C’est une garantie pour le citoyen ordinaire. C’est la possibilité d’acheter un livre, de faire un don, de soutenir une cause, sans que ces actes soient archivés dans une base de données.

    Certains diront: "Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi craindre la traçabilité?". C’est un argument classique. Il inverse la charge. Il suppose que la surveillance est normale, et que la vie privée doit se justifier.

    CE RAISONNEMENT EST DANGEREUX.

     

    La liberté ne consiste pas à agir uniquement dans les limites de ce qui est observé et validé. Elle consiste à pouvoir agir sans demander l’autorisation implicite d’un système.

    Un monde sans cash n’est pas seulement un monde plus moderne. C’est un monde où chaque transaction devient un point de données. Où l’économie quotidienne se transforme en flux analysable. Où le comportement financier devient un indicateur parmi d’autres.

    On parle beaucoup de transition numérique. On parle peu de concentration du pouvoir.

    Une monnaie numérique émise par une banque centrale signifie que l’émetteur a une visibilité directe sur les flux. Même si l’accès aux données est juridiquement restreint, la centralisation technique existe. Et la centralisation crée toujours un déséquilibre.

    Dans un monde intégralement digital, l’exclusion financière peut devenir instantanée. Un simple blocage suffit. Une mise à jour logicielle suffit. Une décision administrative suffit.

    LE CASH, LUI, EST INSENSIBLE AUX MISES A JOUR.

    Il ne dépend pas d’un serveur. Il ne dépend pas d’une connexion. Il ne dépend pas d’un algorithme.

    On nous répète que le monde change. C’est vrai. Mais chaque progrès technique pose une question politique.

    Qui contrôle l’infrastructure?

    Qui définit les règles d’usage? Qui décide des exceptions?

    La monnaie numérique n’est pas en soi un instrument de tyrannie. Elle peut être conçue avec des garde-fous solides. Elle peut coexister avec le cash. Elle peut être limitée dans ses fonctions.

    MAIS LE PROBLEME EST LA: LA TENTATION SERA TOUJOURS D’ALLER PLUS LOIN.

    Plus d’efficacité. Plus de traçabilité. Plus de contrôle en temps réel. Plus de régulation automatisée.

    À chaque crise – sanitaire, climatique, sécuritaire – la pression pour utiliser pleinement les capacités techniques augmentera.

    Et un jour, la question ne sera plus: "Faut-il conserver le cash?".

    La question sera: "Pourquoi avez-vous besoin d’anonymat?".

    À ce moment-là, le débat sera déjà clos.

    CAR UNE FOIS QUE LE CASH AURA DISPARU, IL NE REVIENDRA PAS.

    Et avec lui aura disparu un espace discret mais fondamental de liberté.

    Un monde entièrement numérique n’est pas un monde dystopique par définition. Mais c’est un monde où la liberté dépend de paramètres informatiques.

    Et la liberté qui dépend d’un paramétrage n’est plus une liberté.

     

    Viguès Jérôme

  • Pour ceux qui croient au Père Noël:

    – En 1975, la France affichait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. Aujourd’hui, elle se situe au 34e rang mondial, avec un niveau de vie inférieur de 7% à la moyenne européenne!

    – Chaque Français est dorénavant plus pauvre de 25% qu’un Danois ou de 15% qu’un Allemand. Et même de 0,5% plus pauvre qu’un Italien, alors que Duhamel ne semble pas avoir beaucoup d’estime pour Giorgia Meloni;

    – La pauvreté touche 10 millions de citoyens, avec 650 000 personnes supplémentaires qui basculent chaque année dans la précarité;

    – La dette des ménages atteint 60% du PIB;

    – La dette publique atteint 3 500 milliards;

    – Il convient d’y ajouter la part française des emprunts européens et de l’aide à l’Ukraine: 180 milliards;

    – Enfin ajoutons les 12.300 milliards d’engagements de retraite;

    – Total: 1.980 milliards d’endettement, soit 231.000 euros par citoyen, bébés compris. Ce qui donne une ardoise faramineuse de près d’un million d’euros de dettes pour une famille de quatre personnes. Mais la France ne va pas si mal!

    – Partout en Europe, la richesse par habitant a augmenté sauf en France. Face à la crise de 2008, la crise Covid, la mondialisation ou la guerre en Ukraine, c’est la France qui a le moins bien résisté;

    – C’est la dette publique qui finance le social, car la croissance stagne à 1% tandis que la France ne fait plus d’enfants et que le solde net des naissances est négatif;

    – La France ne fabrique plus que 36% des biens manufacturés qu’elle consomme;

    – Ses parts de marché ont fondu à 2% dans le monde et 12% dans la zone euro;

    – La productivité s’est effondrée de 6% depuis 2019;

    – Seulement 4 Français sur 10 travaillent de 22 ans à 62 ans;

    – Au classement Pisa, les élèves français se situent au 26e rang sur 32. La France a perdu 13 places depuis l’an 2000

    – Le budget 2026 va taxer la production de 44 milliards d’impôts supplémentaires;

    – Les intérêts de la dette atteindront 100 milliards en 2029, soit trois points de PIB alors que la croissance reste scotchée à 1%. La spirale de la dette s’accélère;

    – La classe moyenne se voit déclassée comme jamais et des légions de diplômés et de talents fuient vers des pays plus prometteurs. La France se tiers-mondise à grande vitesse;

    – Depuis sa création, l’impôt sur la fortune a privé la France de 150 milliards de capital productif, de 1% de croissance et de 20 milliards de recettes fiscales par an;

    – Incapables de résister à la concurrence et aux normes intenables de Bruxelles, industrie et agriculture sont menacées de disparition;

     

    – Et que dire de l’impact de l’immigration de masse de déshérités sur l’économie et l’insécurité?

     

    À part cela, la France ne va pas si mal!

    (source chiffres: chronique de Nicolas Baverez dans le Figaro)

  • Censure du net:

    comment l’Union européenne prévoit d’agir sur des contenus légaux dits "borderline" anti-élite et anti-immigration

    L’Union européenne, par l’intermédiaire de l’EU Internet Forum (EUIF), a mis en place un cadre de travail spécifique concernant les contenus dits "borderline" en ligne, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Ces contenus sont définis comme légaux au regard de la législation antiterroriste, mais considérés comme potentiellement nuisibles ou susceptibles de contribuer à des processus de radicalisation.

    Selon les documents de l’EUIF, le "borderline content" inclut notamment des combinaisons de désinformation, de théories du complot et de discours de haine. Plusieurs catégories sont identifiées comme récurrentes dans l’Union européenne, parmi lesquelles des narratifs anti-migrants, xénophobes, antisémites, anti-musulmans, anti-système, pro-Kremlin en lien avec l’agression russe contre l’Ukraine, ainsi que des contenus liés à l’éco-extrémisme, à l’anti-LGBTIQ, à l’antiféminisme et à la misogynie.

    Le document souligne également le rôle des systèmes de recommandation algorithmique dans la diffusion de contenus terroristes, extrémistes violents et " borderline ". Ces systèmes peuvent amplifier involontairement ces contenus ou être exploités par des acteurs malveillants, notamment par l’utilisation de mots-clés alternatifs ou de faux abonnés, contribuant à leur visibilité et à des dynamiques de radicalisation.

    L’EUIF identifie plusieurs difficultés, dont l’absence de seuils communs et de définitions harmonisées, le caractère évolutif des contenus concernés et le manque de lignes directrices claires émanant des régulateurs. Pour y répondre, l’EUIF a produit des outils non contraignants, dont un Handbook on Borderline Content publié en 2023 et 2024, des études sur l’amplification algorithmique et des travaux menés en coopération avec des acteurs du secteur. Ces orientations s’inscrivent dans une logique de coopération volontaire et ne créent pas d’obligations légales.