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informatique

  • Monnaie numérique: vers un monde sous contrôle

    On nous explique que la monnaie numérique est inévitable. Que le monde avance. Que le cash appartient au passé. Que tout devient plus simple quand tout devient digital. Plus rapide, plus propre, plus fluide. Un téléphone suffit. Une montre connectée suffit. Le billet devient archaïque. La pièce devient suspecte. Le liquide devient presque honteux.

    Mais derrière cette transition technologique se cache une mutation bien plus profonde qu’un simple changement de moyen de paiement. Ce qui est en train de disparaître, ce n’est pas seulement le cash. C’est l’anonymat économique.

    Aujourd’hui déjà, nous vivons dans une société saturée de données. Les caméras couvrent les centres-villes. Les plaques d’immatriculation sont scannées. Les smartphones tracent les déplacements. Les recherches internet sont archivées. Les réseaux sociaux profilent les comportements. La surveillance n’est plus une hypothèse. Elle est un fait.

    LA MONNAIE NUMERIQUE NE CREE PAS CETTE REALITE. ELLE L’ACHEVE.

    Un billet de 50 euros ne laisse pas d’empreinte numérique. Il passe de main en main sans serveur central, sans base de données, sans historique. Il ne dit rien sur vous. Il ne dit rien sur vos choix. Il ne permet aucun croisement algorithmique.

    Une monnaie numérique, elle, repose sur une infrastructure informatique. Chaque transaction implique un enregistrement. Même si l’on promet une confidentialité encadrée, même si l’on garantit une protection juridique, la trace existe. Et ce qui existe peut être exploité.

    On nous rassure. On parle d’"euro numérique". On parle d’innovation souveraine. On explique que la Banque centrale européenne travaille à un dispositif respectueux de la vie privée. Le discours officiel est mesuré. Il n’est pas ouvertement autoritaire. Il ne parle pas de contrôle. Il parle d’efficacité.

    Mais la question fondamentale n’est pas ce que les institutions promettent aujourd’hui. La question est ce que permet la technologie.

    REGARDONS LES FAITS RECENTS.

    Au Canada, en 2022, lors des manifestations des camionneurs contre les mesures sanitaires, le gouvernement a déclenché la Loi sur les mesures d’urgence. Résultat concret: gel de comptes bancaires. Des personnes ont vu leur accès à l’argent suspendu, parfois sans décision judiciaire individuelle. L’arme utilisée n’était pas militaire. Elle était financière. Couper l’accès aux fonds, c’est neutraliser une capacité d’action.

    Ce n’est pas un fantasme. C’est arrivé dans un pays occidental, démocratique, réputé stable.

    En Chine, le yuan numérique se déploie progressivement. Parallèlement, le système de crédit social classe les comportements. Officiellement, ces deux dispositifs ne sont pas fusionnés. Mais la logique technologique est claire: quand tout devient numérique, tout peut être interconnecté. Dépenses, déplacements, notation sociale. Le potentiel d’intégration existe.

    On peut balayer ces exemples en disant: " Ce n’est pas comparable ". Peut-être. Mais l’infrastructure, elle, est comparable. Une monnaie numérique centralisée offre un pouvoir d’observation inédit.

    ET PUIS IL Y A UNE NOTION PEU DISCUTEE PUBLIQUEMENT: LA MONNAIE PROGRAMMABLE.

    Une monnaie numérique peut, en théorie, être paramétrée. Elle peut comporter des restrictions. Une durée de validité. Une limitation à certains types de produits. Une interdiction géographique. Une allocation conditionnelle.

    On imagine facilement une aide sociale utilisable uniquement pour certains biens jugés “essentiels”. On imagine une prime écologique valable uniquement pour des achats labellisés. On imagine, dans un contexte de crise énergétique, des plafonds de consommation intégrés directement dans la monnaie.

    Techniquement, ce n’est pas impossible. Techniquement, c’est même relativement simple.

    La question n’est pas de savoir si ces mécanismes seront utilisés demain. La question est de comprendre qu’ils deviennent possibles.

    ET L’HISTOIRE MONTRE QUE LORSQU’UN OUTIL PUISSANT EXISTE, IL FINIT PAR ETRE EMPLOYE.

    Les défenseurs de la monnaie numérique avancent des arguments sérieux. Réduction des coûts de transaction. Inclusion financière. Lutte contre le blanchiment. Modernisation du système monétaire. Ces arguments ne sont pas absurdes. Ils sont rationnels.

    Mais ils reposent sur une vision: celle d’une société où la transparence totale est considérée comme un bien supérieur à l’anonymat.

    OR, L’ANONYMAT N’EST PAS UNE ANOMALIE. IL EST UNE PROTECTION.

    Pouvoir payer sans être tracé n’est pas un privilège de fraudeur. C’est une garantie pour le citoyen ordinaire. C’est la possibilité d’acheter un livre, de faire un don, de soutenir une cause, sans que ces actes soient archivés dans une base de données.

    Certains diront: "Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi craindre la traçabilité?". C’est un argument classique. Il inverse la charge. Il suppose que la surveillance est normale, et que la vie privée doit se justifier.

    CE RAISONNEMENT EST DANGEREUX.

     

    La liberté ne consiste pas à agir uniquement dans les limites de ce qui est observé et validé. Elle consiste à pouvoir agir sans demander l’autorisation implicite d’un système.

    Un monde sans cash n’est pas seulement un monde plus moderne. C’est un monde où chaque transaction devient un point de données. Où l’économie quotidienne se transforme en flux analysable. Où le comportement financier devient un indicateur parmi d’autres.

    On parle beaucoup de transition numérique. On parle peu de concentration du pouvoir.

    Une monnaie numérique émise par une banque centrale signifie que l’émetteur a une visibilité directe sur les flux. Même si l’accès aux données est juridiquement restreint, la centralisation technique existe. Et la centralisation crée toujours un déséquilibre.

    Dans un monde intégralement digital, l’exclusion financière peut devenir instantanée. Un simple blocage suffit. Une mise à jour logicielle suffit. Une décision administrative suffit.

    LE CASH, LUI, EST INSENSIBLE AUX MISES A JOUR.

    Il ne dépend pas d’un serveur. Il ne dépend pas d’une connexion. Il ne dépend pas d’un algorithme.

    On nous répète que le monde change. C’est vrai. Mais chaque progrès technique pose une question politique.

    Qui contrôle l’infrastructure?

    Qui définit les règles d’usage? Qui décide des exceptions?

    La monnaie numérique n’est pas en soi un instrument de tyrannie. Elle peut être conçue avec des garde-fous solides. Elle peut coexister avec le cash. Elle peut être limitée dans ses fonctions.

    MAIS LE PROBLEME EST LA: LA TENTATION SERA TOUJOURS D’ALLER PLUS LOIN.

    Plus d’efficacité. Plus de traçabilité. Plus de contrôle en temps réel. Plus de régulation automatisée.

    À chaque crise – sanitaire, climatique, sécuritaire – la pression pour utiliser pleinement les capacités techniques augmentera.

    Et un jour, la question ne sera plus: "Faut-il conserver le cash?".

    La question sera: "Pourquoi avez-vous besoin d’anonymat?".

    À ce moment-là, le débat sera déjà clos.

    CAR UNE FOIS QUE LE CASH AURA DISPARU, IL NE REVIENDRA PAS.

    Et avec lui aura disparu un espace discret mais fondamental de liberté.

    Un monde entièrement numérique n’est pas un monde dystopique par définition. Mais c’est un monde où la liberté dépend de paramètres informatiques.

    Et la liberté qui dépend d’un paramétrage n’est plus une liberté.

     

    Viguès Jérôme

  • Avoir très très peur pour l'avenir de l'homme...

    Cerveau humain, intelligence artificielle et robotique

    Pourquoi les cerveaux humains détiennent la clé d'une intelligence artificielle plus élevée.

    Comprendre l'"évolution interne" permanente du cerveau (et nous aider ainsi à nous adapter et à apprendre des compétences complexes comme la maîtrise du langage) pourrait un jour mener à des robots plus intelligents.

     Pourquoi les êtres humains sont-ils capables d'apprendre des langues complexes si jeunes? Et pourquoi la solution à un "problème faisant appel à la perspicacité" (comme le fait de connecter neuf points sur une grille rectangulaire avec quatre lignes droites contiguës sans relever le crayon) traverse-t-elle soudainement votre esprit à votre réveil le lendemain?

    INSIGHT, un projet révolutionnaire financé par l'UE mené par un des pionniers de la biologie évolutionnaire théorique, est parvenu à mieux comprendre comment nous résolvons exactement les problèmes, en examinant la façon dont les idées dans nos cerveaux pourraient évoluer au cours de nos vies. Les résultats pourraient avoir des implications au niveau de la programmation d'un système robotique de résolution des problèmes qui pense par lui-même et enrichir nos connaissances sur le mode de développement du langage humain.

    "La résolution illimitée de problèmes par l'homme et l'apprentissage sans limite sont de loin supérieurs aux résultats obtenus actuellement avec les machines", explique le professeur Eörs Szathmáry, directeur du Parmenides Centre for the Conceptual Foundations of Science à la fondation Parmenides de Munich, en Allemagne et professeur de biologie à l'université Eötvös à Budapest, en Hongrie. "Ces robots manquent notamment d'algorithmes adéquats permettant de résoudre des problèmes faisant appel à la perspicacité dans divers contextes, ce qui est au cœur de la compréhension humaine."

    Par perspicacité nous entendons la capacité par laquelle nous, humains, pouvons créer de nouvelles représentations plus utiles d'un problème, afin d'autoriser des solutions autres que celles apportées par la "force brute",et guider des actions futures. Cela nous permet de traiter de façon très créative des problèmes sortant de l'ordinaire, chose que l'intelligence artificielle a du mal à faire.

    Par exemple, pendant plusieurs années l'expérience et le jeu nous apprennent à marcher, parler et socialiser, alors que le développement d'idées complexes, qui élargissent les connaissances comme la théorie d'Einstein sur la relativité, peut prendre une décennie, voire plus. Souvent une solution inattendue ("eureka") peut surgir sans avertissement préalable, suggérant que le traitement inconscient joue un rôle crucial dans la perspicacité.

    L'évolution de la pensée

    "Les similarités profondes entre la pensée et l'évolution nous conduisent à supposer que des adaptations cognitives (accomplies par la sélection naturelle 'neuronale') ont lieu en temps réel dans les réseaux neuronaux du cerveau humain au cours de la vie", explique Szathmáry. "Nous appelons ce processus la neurodynamique darwinienne“.

    Le projet INSIGHT a fourni des preuves visant à soutenir cette théorie en utilisant des simulations informatiques, des robots, des examens de cultures cellulaires et des expériences de psychologie humaine et de neuro-imagerie. Par exemple, des neurones murins ont été stimulés pour apprendre les modèles temporels d'activité, qui ont été enregistrés et ensuite reproduits sur un réseau naïf pour voir si les informations apprises pourraient être copiées. Les robots ont été nourris d'algorithmes de sélection naturelle conçus pour créer une exploration autonome créative illimitée, et ont été testés pour voir s'ils pouvaient, en effet, créer leur propre objectif.

    "Contrairement à la sélection artificielle, qui dit 'voilà ta fonction, 'c'est à partir de là que tu dois évoluer', nous avons trouvé qu'un robot pouvait développer son propre jeu", explique Szathmáry“. À terme, ces robots pourraient générer leurs propres valeurs et désirs, et en un sens, avoir leur raisonnement propre."Afin de tester cette hypothèse, le projet a mis au point une nouvelle boîte à outils robotique évolutionnaire, appelée Robogen, qui permet à quiconque possédant un ordinateur de créer des corps et cerveaux de robots dans des simulations fondées sur la physique, d'imprimer en 3D des parties évoluées du corps, d'assembler le robot entier et d'observer son comportement dans le monde réel. Le projet a également fait des progrès en cartographiant la façon dont la dynamique darwinienne du cerveau est importante pour le traitement du langage.

    Les implications de ces recherches sont importantes. Une tournure intéressante pourrait être que les processus évolutionnaires qui ont lieu au niveau cérébral pourraient être encore plus puissants qu'à l'état sauvage, étant donné qu'ils sont modifiés et guidés par l'apprentissage. Alors qu'une grande partie de ces hypothèses reste spéculative (et qu'une amélioration des modèles est requise), le projet INSIGHT a commencé à donner corps à une théorie qui pourrait un jour conduire à des machines capables d'apprendre par elles-mêmes, à une traduction plus intelligente du langage et révolutionner l'enseignement et la résolution de problèmes.

     

  • Lisez pour comprendre le bitcoin

     

    http://www.contrepoints.org/2015/09/16/221958-qui-gere-le-bitcoin

  • Rétropédalage internet

    15 septembre 1997. Larry Page et Sergey Brin déposent le nom de domaine de "google.com". Le nom "Google" est un jeu de mots venant du terme mathématique "googol" qui désigne le nombre 1 suivi de cent 0 (10100 ).

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    J'avais internet depuis octobre 1996… on avait deux navigateurs… ils trouvaient pratiquement rien.

    Il n'y avait qu'environ 20 000 internautes (et encore, je suis large) en France, surtout des banques et grosses entreprises; je relevais des adresses de sites sur O1 informatique que j'inscrivais dans un cahier.

    Mon premier site visité? un site belge qui parlait d'Astérix.

    Avec 25 minutes d'attente pour que la page s'affiche bien. Modem 26800

    Mon premier site de voyante: en octobre 1966, sur ODA.

    2 ans plus tard, il faisait dans les 5000 visites par mois. En ce temps-là on disait qu'un site était bien visité s'il faisait 400 visites par mois!

    Mes sites furent réalisés par d'autres jusqu'à l'an 2000 où j'ai pu les réaliser moi-même avec le logiciel Front Page.

  • 5 sens, plus le 6e qui est la voyance plus de nouveaux sens....

    Vers la création de nouveaux sens pour les humains

    Pour le neuroscientifique David Eagleman, les technologies peuvent élargir les perceptions sensorielles humaines.

    Lors de la dernière conférence TED qui s’est tenue du 16 au 20 mars à Vancouver, le neuroscientifique David Eagleman membre du Collège de médecine Baylor (à Houston) est venu présenter ses travaux sur la réparation et l’augmentation des sens. Ce spécialiste de la perception du cerveau est convaincu que les technologies peuvent nous permettre de substituer des sens perdus ou de nous munir de nouveaux sens.

    Durant son intervention, il est tout d’abord revenu sur le fonctionnement du cerveau: un formidable outil d’analyse capable d’extraire des informations à partir des données qu’il reçoit et de leur attribuer des significations précises en se basant sur les données déjà stockées dans les neurones.

    Le cerveau a pour particularité intéressante de pouvoir décrypter des signaux quelle que soit leur origine (après un entraînement), du fait de sa grande plasticité. C’est notamment le cas des aveugles qui apprennent à lire le Braille, ou qui développent un sens du toucher étendu au fil du temps. Dès lors, il serait a priori possible de fournir au cerveau des données provenant de dispositifs de perception artificiels. Autrement dit, d’offrir à l’être humain des sens radicalement nouveaux!

    Pour prouver cette théorie, David Eagleman a lancé un projet de recherche visant à accroître le champ de perception des humains à l’aide d’une veste bourrée de petits nodules motorisés qui convertissent des informations en vibrations: le Versatile extra-sensory transducer (VEST) ou Transducteur de variables extra-sensorielles (en français). Un dispositif de substitution sensorielle qui a d’ailleurs fait l’objet d’une campagne Kickstarter l’année dernière.

    L’un des principaux objectifs de cette "veste" est de permettre aux sourds de retrouver l’ouïe sans passer par la chirurgie (implant cochléaire) en convertissant les mots prononcés en vibrations, que le cerveau apprend à décrypter de la même manière que les aveugles apprennent à lire les lettres en braille. Les essais réalisés jusqu’ici montrent que quelques semaines suffisent pour que le porteur commence à maîtriser au moins partiellement le "langage par vibration".

    Cependant, cette technologie prometteuse pourrait à terme aller beaucoup plus loin en passant de la simple substitution des sens à leur augmentation:

    Accroître les capacités visuelles des humains en leur permettant de voir en infrarouge ou en ultraviolet, ou en leur offrant une vision à 360 degrés.

    Donner la possibilité aux investisseurs de ressentir les fluctuations boursières en temps réel, aux astronautes de connaître l’état de santé de la Station spatiale internationale ou aux soldats de déterminer la position de leurs alliés les plus proches sur le champ de bataille, etc.

    Durant la conférence TED, David Eagleman a testé lui-même la veste pour ressentir les conversations Twitter relatives à son intervention en direct: les messages postés par les spectateurs lui ont été transmis sous forme de vibrations dont le motif variait selon le caractère positif ou négatif des mots employés!

     

  • Et bien, dansez maintenant!

    Twitter supprime la limite des 140 caractères dans ses messages privés

    Twitter revendique 316 millions d'utilisateurs dans le monde

    La messagerie du réseau social, très appréciée de ses utilisateurs, fait l'objet de nombreuses modifications depuis plusieurs mois.

    Twitter vire, en partie, sa cuti. Le réseau social a annoncé mercredi la fin de la limite à 140 caractères dans les messages privés. Ses utilisateurs pourront s'envoyer de longues missives, dans la limite de 10.000 caractères, dans des conversations à deux ou à plusieurs. Cette innovation avait déjà été annoncée par Twitter à sa communauté de développeurs au mois de juin. Elle va être mise en place progressivement à partir de mercredi. Une mise à jour sera proposée dès ce soir sur les applications Android et iOS de Twitter. Le changement concerne également sa version Web, pour Mac et la plateforme Tweetdeck. Les tweets publics, eux, resteront limités à 140 caractères.

    L'enjeu de la messagerie

    Twitter a bâti sa réputation sur des messages courts et publics. Ces derniers sont pratiques pour exprimer une idée simple ou parler de l'actualité. C'est moins le cas lorsqu'il s'agit d'échanger en privé. Pourquoi envoyer une missive à un contact sur Twitter, au risque de la voir fractionnée en plusieurs messages, plutôt qu'un mail? Pour éviter une telle fuite vers d'autres services, le réseau social s'est donc attelé à rénover sa messagerie. Outre la fin des 140 caractères, il est désormais possible d'échanger en privé avec plusieurs personnes à la fois dans une même discussion. On peut aussi choisir de recevoir des messages d'utilisateurs qui ne suivent pas son propre compte, une option particulièrement pratique pour les marques ou les journalistes qui voudraient contacter des internautes.