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Savoir - Page 3

  • Paris, ville sale... (entre autres...)

    La saleté serait due à l’évolution des comportements des habitants, et à une occupation de l’espace public qui s’étire de plus en plus dans la journée.

    ENQUÊTE Dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024, la propreté est un enjeu crucial pour la capitale. Pourtant, nombre de riverains se plaignent de la saleté de ses rues. Pourquoi en est-on toujours là ?

    Six heures du matin, rue de la Roquette. Les noctambules sont allés se coucher, la voie est libre, les balayeurs sortent de leur atelier souterrain de la Bastille. Une équipe de quatre arpente la rue de la place de la Bastille à la place Léon-Blum. Canettes, emballages plastique, déchets organiques, sacs-poubelle éventrés, épanchements d'urine en quantité : nuit et jour, des dizaines de milliers de Parisiens et de touristes affluent dans cette rue, parmi les plus fréquentées de la capitale. Et leurs déchets s'accumulent.

    Les nettoyeurs vident les corbeilles de rue - les poubelles grises dotées de sacs en plastique, au nombre de 30.000 dans Paris - puis laissent les sacs d'ordures remplis et fermés à côté des corbeilles dans l'attente de leur enlèvement... Attente qui peut parfois durer des heures.

    Vers 7h30, les balayeurs arrivent, eux, au bout de la rue. Le jardinet qui jouxte la bouche de métro de la place Léon-Blum est lui aussi truffé de déchets. Il risque de le rester... Le nettoyage des espaces verts relève en effet du service des parcs et jardins de la Ville, mais les jardiniers rechignent à jouer les éboueurs. Résultat : trop souvent, les espaces verts se transforment en dépotoirs de longue durée.

    Palmarès de la saleté urbaine

    La rue de la Roquette n'est pas une exception. Au Champ de Mars, Jean-Sébastien Baschet, président de l'association chargée de le défendre, déplore " une dégradation continue de la propreté du site depuis des années ". Dominique Feutry, qui dirige l'association Vivre le Marais (association de riverains qui compte le plus de membres de la capitale avec quelque 2.000 adhérents) constate que son quartier donne " une impression de saleté ", surtout le week-end, au moment de plus grande affluence des touristes. Le canal Saint-Martin, lui, est défiguré chaque nuit par environ deux tonnes et demie de déchets générés par les noctambules.

    Le palmarès de la saleté urbaine revient sans doute à la petite rue Dejean, au nord de Paris, derrière Barbès. Ses 70 mètres sont littéralement couverts de déchets alimentaires, avec ses commerces de bouche à l'hygiène parfois douteuse et, surtout, ses dizaines de vendeurs à la sauvette qui proposent des cacahuètes grillées, poissons fumés et séchés, et parfois même de la viande de brousse, dont la vente est interdite en France.

    "Il y a un laisser-faire énorme. Le balayage n'est pas fait le samedi après-midi"

    La petite association La Vie Dejean a fait condamner par deux fois la Ville et l'Etat par  le tribunal administratif pour "carences fautives" et "rupture d'égalité" de traitement avec les autres arrondissements parisiens, en matière de sécurité et de propreté. Mais rien n'a changé“. Il y a un laisser-faire énorme. Le balayage n'est pas fait le samedi après-midi. Les bennes à ordures, qui vident les bacs [poubelles vertes, NDLR], passent quatre fois par jour, mais le lavage au Kärcher n'est fait qu'une fois par jour, très tôt le matin, et les balayeurs, quand ils sont là, cessent d'être présents à partir de 19 h 30 au plus tard ", résume Yveline Levy-Piarroux, présidente de l'association de La Vie Dejean.

    Les quartiers "riches" pas épargnés

    Son réquisitoire est partagé par Philippe Limousin, président de l'association déCLIC 17/18 des riverains du 17e et du 18e arrondissement. " A 6 heures du matin, Paris est une poubelle. Tout est permis. Dans les années 1960, les concierges étaient verbalisés si ce n'était pas propre devant leur porte. Pourtant, à l'époque, on se chauffait encore au charbon ", rappelle ce professeur à la retraite, qui habite près du carrefour de la Fourche, côté 18e arrondissement.

    Les quartiers "riches" n'échappent pas à l'avancée des ordures. "J'habite le 16e arrondissement. Le quartier est sale et il ne s'est pas amélioré depuis mon arrivée en 2004", regrette Yoshiko Inai, une jeune Japonaise qui dirige Green Bird. Une fois par mois, cette association, composée de Japonais résidents ou de passage mais aussi de Parisiens excédés par la saleté, organise des balayages dans la capitale.

    Son exemple est Tokyo, ville de 9,5 millions d'habitants où il n'y a pas de poubelles publiques. Pourtant, on n'y voit pas traîner des ordures ni circuler des rats“. Les gens rapportent les déchets chez eux. Dès l'école primaire, les enfants apprennent à nettoyer leur salle de classe", explique la ressortissante japonaise.

    IMPENSABLE QUE LES ETRANGERS NOUS ENSEIGNENT LA PROPRETE!

    "Les rats sont un symptôme"

    La prolifération des rats à Paris est l'une conséquences les plus fâcheuses des ratés de la propreté publique. " Les rats sont un symptôme. Les rongeurs ne pâtissent pas de la faim dans la capitale. La nourriture est non seulement accessible dans les corbeilles et par terre, mais également du fait du nourrissage de pigeons et chats opéré par certains habitants - un phénomène dont je ne soupçonnais pas l'étendue en prenant ma fonction ", raconte Georges Salines, chef du Bureau de la santé environnementale et de l'hygiène de la Ville de Paris. En un mot, " Paris est dégueulasse ", lance Régis Vieceli, secrétaire général de la puissante CGT du nettoiement.

    "Paris est dégueulasse"

    Pourquoi? La raison principale a trait aux modifications comportementales de ses habitants. "On est face à des évolutions importantes de l'usage de l'espace public. On assiste à une méditerranéisation de la ville", analyse Mao Péninou, adjoint à la Maire de Paris en charge de la propreté, du traitement des déchets, de l'assainissement. L'occupation de l'espace public s'étire de plus en plus dans la nuit, comme le souhaite d'ailleurs la mairie de Paris. Tous les arrondissements sont désormais visés par cette "movida".

    Les horaires en question

    "Cette évolution heurte la tradition parisienne de nettoyage, à savoir un grand coup de propre le matin entre 6 et 9 heures, concède l'édile. Le taux de salissure augmente, et on a des rues sales dès l'après-midi. Il faudrait qu'une partie croissante des quelque 3.500 balayeurs de la Ville, repartis en 130 ateliers, travaillent l'après-midi et en soirée“.

    "Les syndicats bloquent la modulation du temps de travail"

    Mais "l'appel au volontariat, pour que les personnels acceptent de travailler en équipe de l'après-midi, ne marche pas, avoue Mao Péninou. Les syndicats bloquent la modulation du temps de travail", ajoute-t-il. La CGT, syndicat très implanté chez les éboueurs, "est attachée au service public mais elle le fait avec des positions conservatrices", estime l'élu.

    "Faux!" réagit Régis Vieceli. "Nous sommes ouverts à une discussion sur les 3x8, mais il faut embaucher 1.000 éboueurs supplémentaires et renforcer la propreté à 6 heures du matin", précise-t-il. Par ailleurs, les incitations salariales au travail en équipe de l'après-midi octroyées par la Mairie sont jugées insuffisantes: 100 euros par mois de plus pour les équipes jusqu'à 23 h30.

    Savez-vous qu'un balayeur à Paris gagne pas loin de 2500 € par mois? sans compter une allocation supplémentaire pour enfants? sans compter tous les avantages sociaux donnés aux gens de la “territoriale“: logement hlm, crédit pour achat d'un bien immobilier, vacances en veux-tu, en voilà…. les pauvres gens dont la peau du ventre est si bien tendu qu'ils n'ont plus la force de lever leur balai!

    Recours croissant au privé

    Un débat d'arrière-garde, si l'on considère que bon nombre de grandes villes occidentales ont adapté depuis longtemps le temps de travail des éboueurs aux nouveaux défis de la propreté. A Milan, la vie nocturne se concentre dans le quartier central des Navigli, les anciens canaux commerciaux de la ville. La Mairie dépêche à 3 heures du matin des bennes et des équipes nourries d'éboueurs qui font place nette. "Infaisable ici. On n'est pas dans une perspective de 24x24", tranche Mao Péninou, très soucieux de préserver "la nuit" et le dialogue social avec les syndicats.

    Du coup, Paris confie de plus en plus de missions de nettoyage en seconde partie de journée aux sociétés privées. Ces dernières collectent déjà les ordures dans la moitié des arrondissements parisiens avec beaucoup moins de personnels mobilisés que ceux de la Ville. La centaine de bennes de Pizzorno, avec ses 250 agents sur les camions, vident les poubelles d'immeuble de 540.000 habitants de la capitale. Pour sa part, Derichebourg emploie 40 bennes et environ 160 agents travaillant en deux équipes (de 5 h30 à midi, et de 17 heures à 23 heures) pour vider les poubelles et les corbeilles de quatre arrondissements parisiens (1er, 3e, 4e et 7e).

    La Mairie ne communique pas le nombre moyen d'éboueurs employés chaque jour sur les bennes chargées de la collecte des poubelles dans les dix arrondissements parisiens qui sont confiés à la Propreté de Paris. D'après la CGT, il s'agit d'environ 1.000 agents sur 300 bennes. Mais l'absentéisme est élevé. Pas de pourcentage officiel disponible. Le taux de 13 % est souvent évoqué " off " par les élus. Un chiffre franchement sous-estimé, suggèrent plusieurs élus d'arrondissement. Pizzorno et Derichebourg, eux, annoncent un taux d'absentéisme de 5/6 %...

    Des amendes trop faibles

    Autre problème, les amendes infligées aux salisseurs. Elles sont dérisoires, comparées à celles d'autres villes occidentales: 68 euros contre plusieurs centaines de dollars à New York, et jusqu'à quelques milliers de livres au Royaume-Uni. Après le plan annoncé en février 2016 , la Mairie a lancé en mars un nouveau plan pour corriger la copie . Celui-ci prévoit avant tout des investissements en matériels, car le parc est trop souvent désuet. En outre, la Mairie recrute quelque 200 éboueurs répartis dans sept ateliers sur les 130 que compte la capitale pour qu'ils travaillent jusqu'à 19 h 30. A ceux-ci s'ajoute une centaine d'éboueurs qui prennent leur service en fin d'après-midi et travaillent jusqu'à 23 heures dans les quartiers les plus affectés par les ordures tardives.

    "Ça ne résoudra rien. Ce n'est que de la communication, commente le syndicaliste CGT Régis Vieceli. La Mairie promet aussi 50% d'inspecteurs verbalisateurs en plus d'ici l'été prochain. Mais avec une amende dont le prix ne bouge pas, l'effet de dissuasion n'est guère assuré. C'est mieux que rien, mais ce plan ne change pas la donne, surtout dans la perspective, pas si lointaine, des Jeux olympiques en 2024. "La Mairie déclare qu'il est trop tôt pour détailler des mesures supplémentaires par rapport au plan de mars 2017.

    Champs-Elysées et berges

    Premier collecteur privé de poubelles de la ville, depuis 2009, la société Pizzorno est également chargée par la Mairie du balayage des trottoirs et de vider les corbeilles de rue des Champs-Elysées en seconde partie de journée. D'une durée de quatre ans, le contrat est en phase de renouvellement. Ses équipes assurent la propreté de l'avenue de 13 heures à 20 heures tous les jours. Pour remplir cette mission, Pizzorno dépêche une vingtaine d'agents, deux balayeuses électriques appelées " gloutons ". Derichebourg, lui, se charge du nettoyage des berges de la Seine dès le début de l'après-midi jusqu'à 1ou 2 heures du matin en été.

    Les échos.fr

    et aussi:

    Paris : la recrudescence des rats frappe tous les quartiers

    La ville lumière est-elle infestée de rats? Y a t’il une recrudescence de rongeurs dans les rues, les parcs et les jardins? D’après de nombreux témoignages de riverains et de promeneurs de la capitale, les rats sont là. Bien visibles. Et nombreux. Mardi, Jérôme Dubus, un élu XVIIe (LRM), a poussé un cri d’alarme auprès du Conseil de Paris, demandant "la mise en place très rapide d’un plan massif d’éradication de ces rongeurs sur l’ensemble de Paris".

    Ailleurs, on mange les rats, alors, au lieu d'un amende, obligez les contrevenants et faignants des syndicats à manger du rat. Ils ne seront pas près de contrevenir ou de contester… surtout les syndicats, ils ne seront plus attachés comme des morphales à leur zavatangeszacquits!

     

  • Tatouages, détatouages, faux ongles… : comment réduire les risques pour la santé ?

    À la suite d’une séance thématique intitulée "Décoration du corps humain et risques pour la santé", l’Académie de pharmacie a récemment publié des recommandations destinées à réduire le risque d’effets indésirables et de complications liées aux pratiques comme le tatouage, le détatouage, la pose d’ongles synthétiques, le blanchiment dentaire, etc.

    Ces recommandations insistent sur le besoin d’information des publics, de formation de professionnels, de recherche toxicologique et épidémiologique, ainsi que sur l’importance du contrôle et de la traçabilité des produits employés.

    Ces recommandations insistent en particulier sur le flou qui existe autour de la composition des encres de tatouage les plus récentes, ainsi que leur traçabilité. Outre le fait que ces encres peuvent rendre impossible le détatouage au laser, une étude récente a montré que, au-delà du derme, leurs particules les plus fines se fixent dans les ganglions lymphatiques où elles provoquent une désorganisation cellulaire.

    Les bonnes pratiques de tatouage permettent de limiter, mais non supprimer, les risques d'effets indésirables, immédiats ou à long terme (illustration).

    Les bonnes pratiques de tatouage permettent de limiter, mais non supprimer, les risques d'effets indésirables, immédiats ou à long terme

    Un Français sur 10 est tatoué (et 20 % des moins de 35 ans)

    En juin 2017, l'Académie de pharmacie s'est penchée sur la tendance actuelle qui pousse les Français à modifier leur corps à des fins décoratives, "pour séduire ou exprimer sa personnalité". La mode influe aussi sur les choix des motifs (exemple: tatouages maoris inspirés par les images des rugbymen maoris, tatouages visant à reproduire ceux d'une célébrité, etc.).

    On estime que 10% de la population française est tatouée (20% chez les moins de 35 ans), avec plus de 4 000 salons en activité.

    La pratique du tatouage cosmétique (maquillage permanent) s'est également répandue.

    Analyse d'autres pratiques à visée décorative en vogue aujourd'hui

    Au-delà des tatouages, l'Académie a fait le point sur les conséquences sanitaires de pratiques aussi diverses que le piercing, le blanchiment des dents ou la pose d'ongles synthétiques.

    Cependant, elle n'a pas abordé le blanchiment de la peau, autre pratique qui se répand et peut être source d'effets indésirables et de complications.

    Les effets indésirables et les complications des tatouages ont fortement diminué

    Les complications des tatouages sont beaucoup moins fréquents depuis qu'une modification du Code de santé publique, parue en 2008, impose aux artistes tatoueurs (et pierceurs) de suivre trois journées (21 heures) de formation sur l'hygiène et les règles d'élimination des déchets d'activités de soins à risque infectieux et assimilés (DASRI).

    Des risques d'allergies et des infections sont cependant toujours signalées

    Environ 6% des 7 millions de Français tatoués ont fait l'expérience d'effets indésirables, toutes sévérités confondues. Les complications encore observées sont essentiellement des allergies (en particulier aux encres rouges) et des infections (avec une recrudescence des infections à mycobactéries atypiques).

    Sur l'élévation du risque de cancer de la peau possiblement associée au tatouage, régulièrement mise en avant, l'Académie précise qu'entre 1950 et 2012, seulement 54 cas ont été reportés ce qui n'en fait pas un sur-risque évident, ni majeur s'il existe.

    Composition réelle des encres de tatouage, la grande inconnue

    Plus que le risque d'infection, les membres de l'Académie de pharmacie insistent sur le flou qui existe sur la composition des encres de tatouage (en particulier en ce qui concerne les encres de couleur et les conservateurs).

    Des encres récemment apparues sur le marché du tatouage peuvent contenir des laques, des plastiques, etc., mais n'indiquent que rarement leur composition.

    Quid d'un éventuel effet cancérigène des nanoparticules d'encre?

    Une étude post-mortem allemande, publiée dans Nature Scientific Reports en septembre 2017 (après les recommandations de l'Académie de pharmacie), a montré que les plus petites particules contenues dans les encres migraient de façon permanente dans les ganglions lymphatiques drainant la région tatouée, ce qui soulève des questions quant aux effets à long terme de ces particules. 

    Pour arriver à ce résultat, les chercheurs allemands ont utilisé les techniques de fluorescence aux rayons X pour rechercher la présence de particules d'encre de tatouage dans des ganglions lymphatiques de personnes tatouées décédées.

    Confirmant des observations macroscopiques anecdotiques, cette étude a retrouvé des particules fines, voire de l'ordre de taille des nanoparticules, dans les sinus capsulaires des ganglions lymphatiques drainant la région tatouée.

    Ces particules de pigments organiques, de métaux lourds ou d'oxyde de titane, avaient entraîné une réorganisation cellulaire locale habituellement observée lors de phénomènes d'inflammation cutanée. L'impact sanitaire de cette observation reste à préciser.

    Le détatouage, dont la demande augmente proportionnellement avec la fréquence des tatouages, n'est pas toujours possible

    L'Académie de pharmacie précise que, contrairement à une idée répandue, tous les tatouages ne peuvent pas être enlevés par traitement laser (erbium, QS 1064 nm, etc.).

    En particulier, le détatouage n'est pas efficace sur les encres de couleur turquoise ou orangé, ni sur les tatouages les plus profonds ou les plus denses.

    De plus, il est plus difficile de faire disparaître des tatouages de couleur effectués avec des encres récentes, comme celles contenant des laques.

    Les tatouages superficiels à l'encre bleue ou noire peuvent être enlevés en quelques séances, mais des traces brunes subsistent parfois.

     Les ongles de synthèse peuvent aussi provoquer des complications, nécessitant des précautions spécifiques

    La pose de faux ongles est devenue populaire, avec des ongles de divers matériaux fixés par une grande variété de colles. Souvent la pose de ces ongles nécessite le durcissement de substances à l'aide d'une lampe UV.

    L'Académie de pharmacie rappelle que cette pratique (et en particulier la dépose de ces ongles pour les changer) peut provoquer des troubles: dermite de contact, paresthésies, décollement de la tablette unguéale, infections, etc.

    De plus, des brûlures superficielles des mains ont été observées avec des lampes UV non conformes aux normes européennes.

    Sur les conséquences sanitaires de la pose d'ongles, l'Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) a publié une liste de précautions qui rappelle que les personnes âgées de moins de 16 ans, les femmes enceintes et le personnel soignant doivent s'abstenir de cette pratique.

    Des recommandations en termes d'information des personnes souhaitant se faire tatouer

    Dans ses recommandations, l'Académie de pharmacie insiste sur la nécessité d'informer les personnes qui sollicitent ces décorations sur les bonnes pratiques (recours à un professionnel) et sur les conséquences qu'elles peuvent avoir (difficulté à détatouer, comportement dans le temps des différentes couleurs d'encre, risque en terme d'exposition au soleil, etc.).

    Cette information devrait être délivrée par les professionnels aux clients potentiels, mais aussi aux adolescents par le biais des enseignants, animateurs, parents, etc.

    Des actions de formation devraient être mises en place auprès de ces professionnels, ainsi que des actions de vulgarisation vers les publics concernés.

    Des recommandations concernant la déclaration des effets indésirables et la traçabilité des produits

    L'Académie de pharmacie recommande aussi d'améliorer la connaissance de la composition des produits utilisés (encres, colles, etc.), leur contrôle et leur traçabilité, ainsi que de favoriser systématiquement la déclaration d'effets indésirables par les professionnels et les clients, sur le modèle de ce qui est fait pour les médicaments.

     

    Les Académiciens souhaitent également que les professionnels et les publics soient avertis des dangers du recours à des produits non contrôlés disponibles sur internet (encres bon marché, kits de pose d'ongles, kits de blanchiment des dents, etc.).

    Enfin, l'Académie regrette qu'ait été supprimé, en janvier 2016, le CAP de styliste ungulaire exigé pour l'inscription des boutiques posant des faux ongles à la Chambre de commerce.

    Et des recommandations concernant des pistes de recherche

    Enfin, l'Académie de pharmacie exprime son souhait de voir davantage d'activités de recherche autour de l'impact sanitaire des pratiques de décorations du corps, dans les domaines de l'anthropologie, de la toxicologie, de l'identification et de l'évaluation des risques, ou en termes de connaissance des produits utilisés.

    Par Stéphane KORSIA-MEFFRE - Vidal News

  • “Du haut de ces taux zéro, 5 000 ans d’histoire vous contemplent“!

    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

    Si nous faisons un peu d’histoire, et de théologie aussi, rien qu’un peu, de quoi va-t-on se rendre compte rapidement?

    Que depuis l’invention de la monnaie, on fait de l’argent avec de l’argent.

    Pour faire de l’argent avec de l’argent, rien de plus simple car depuis la nuit des temps, le monde s’est divisé en deux catégories: les cigales d’un côté, qui chantent tous l’été, et les fourmis, qui patiemment entassent, économisent, travaillent.

    Vous connaissez l’histoire, enfin la fin de cette fable, quand l’hiver vient, la cigale devient emprunteuse, et la fourmi, excédentaire, peut donc lui prêter.

    La fourmi, qui n’est pas non plus uniquement philanthrope, veut bien avancer un peu de sous à notre cigale mais en échange, il faudra lui rembourser un peu plus. Cela s’appelle le taux d’intérêt.

    L’usure même, dans certaines religions, ou faire de l’argent avec l’argent, est interdit ou très mal vu. C’est le cas pour l’islam et cela a donné les principes de la finance dite "islamique"; pour les chrétiens et les catholiques en particulier, cela sent encore le souffre et le souffle du diable, l’argent reste sale, même si la religion permet le prêt et le taux d’intérêt.

    Pourquoi vous parler de cela? Parce que du coup, depuis très longtemps, l’argent en excédent et pouvant être prêté avec un taux d’intérêt a permis de laisser des traces dans l’histoire, dans nos archives.

    En réalité, nous savons depuis 5 000 ans quel est le prix de l’argent, quel est le taux d’intérêt moyen, et 5 000 ans c’est pas mal pour se donner une idée de la tendance.

    Pour faire simple, le prix de l’argent c’est 10% depuis la nuit des temps!

    C’est un article du Business Insider qui a fait cette petite synthèse passionnante des taux d’intérêt à travers les âges. Et c’est très instructif évidemment sur l’époque que nous vivons aujourd’hui.

    • Mésopotamie (3000 av. J.-C.): 20%
    • Babylone, selon le Code de Hammourabi en 1771 av. J.-C.: 20%
    • Après la conquête perse de Babylone par le roi Cyrus en 539 av. J.-C.: plus de 40%
    • Grèce, au temple de Délos en 500 av. J.-C.: 10%
    • Rome, selon la Loi des 12 tables en 443 av. J.-C.: 8,33%
    • Athènes et Rome, durant la période des 2 premières guerres puniques (300-200 avant J.-C.): 8%
    • Rome en l’an 1 après J.-C.: 4%
    • Empire romain sous Dioclétien en 300: 15% (estimation)
    • Empire byzantin sous Constantin (325): 12,5% maximum
    • Empire byzantin, code de Justinien (528): 8% maximum
    • Cités-États italiennes en 1150: 20%
    • Venise dans les années 1430: 20%
    • Venise dans les années 1490: 6,25%
    • Hollande, au début de la Guerre de 80 ans dans les années 1570: 8,13%
    • Angleterre dans les années 1700: 9,92%
    • États-Unis, en Floride de l’Ouest annexée par les États-Unis dans les années 1810: 7,64%
    • États-Unis, durant la Seconde Guerre mondiale: 1,85%
    • États-Unis durant l’administration Reagan (années 80): 15,84%
    • États-Unis en septembre 2015: 0-0,25%

    Qu’est-ce que cela nous dit sur notre situation actuelle?

    Que même si tout le discours lénifiant des plus hautes autorités financières, économiques et politiques du monde vous disent que tout va très bien, que la situation est sous contrôle et qu’ils prennent soin de votre argent, la réalité factuelle, froide, c’est que JAMAIS dans l’histoire humaine et depuis que l’écriture existe, c’est-à-dire avec 5000 ans de recul, JAMAIS, mes amis, je dis bien JAMAIS, les taux n’ont été négatifs. Pire: JAMAIS les taux moyens n’ont été durablement tellement en dessous de 10% !!

    Cela signifie très clairement que nous ne sommes pas dans une période normale mais dans l’exception.

    Généralement, quand l’exception prend fin, la fin, pour celles et ceux qui n’avaient pas compris, est douloureuse. Alors, protégez-vous!

    https://insolentiae.com/du-haut-de-ces-taux-zero-5-000-ans-dhistoire-vous-contemplent-ledito-de-charles-sannat/

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  • Grotesque! indécent!

    Des CRS délogés de leurs chambres d'hôtel par des migrants

    valeursactuelles.com

    Après avoir procédé à l’évacuation d’un camp de migrants à Grande-Synthe (Nord), des CRS ont découvert avec stupéfaction que leurs chambres d’hôtel avaient été confiées aux expulsés en question, rapporte RT France ce mardi.

    Chez les policiers, c’est l’indignation qui prédomine. Sur les réseaux sociaux résonne depuis quelques heures l’histoire d’un bataillon de CRS contraint d’abandonner les chambres d’hôtel qui leur avaient été allouées, pour les laisser aux migrants qu’ils avaient évacués plus tôt dans la journée du 19 septembre. Le site RT France s’en fait l’écho.

    “On se fait virer par les migrants”

    Les CRS ne s’attendaient pas à avoir de tels voisins de chambre. Mardi 19 septembre, un bataillon de policiers est appelé à évacuer le camp de migrants de Puythouck de ses centaines d’occupants, situé à Grande-Synthe, dans le Nord. Des bus sont mis à disposition des expulsés, par la suite acheminés vers des hôtels dans la région. Mais à leur retour de mission, après 14 heures de service, c’est la stupéfaction : c’est dans leur hôtel qu’ont été placés les migrants. Les CRS ne s’attendaient pas à tant de proximité, et sont contraints de plier bagages.

    Sur Facebook, l’association MPC – Mobilisation des Policiers en colère, a relayé un “message privé” reçu par l’administrateur de la page. “Après 14 heures de service, on apprend avec stupeur qu’un bus de migrants interpellés par nos soins arrive dans notre hôtel, dans nos chambres. Il nous est demandé de quitter nos chambres. Oui, oui, les amis. On se fait virer par les migrants. Nous sommes dans l’attente d’un hôtel”, peut-on lire. Le syndicat de police Unsa a partiellement confirmé l’information, soulignant que “comble du comble”, ce sont bien les policiers qui ont dû céder leur place. Pourtant, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) avait annoncé que 400 places d’hébergement avaient été dégagées dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO).