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15/08/2016

Non! je ne suis pas Corse... mais je dis bravo aux VRAIS mecs français!

Tension en Corse au lendemain d'affrontements à la hachette dans une crique

Tension en Corse au lendemain d'affrontements à la hachette dans une crique

Les affrontements ont fait 4 blessés à Sisco. (CC/Pierre Bona)

500 personnes étaient rassemblées ce dimanche matin à Bastia, une poignée d'heures après de violents affrontements sur la commune de Sisco qui ont obligé les forces de l'ordre à se déployer en nombre.

Que s'est-il passé samedi soir à Sisco ? Une "violente rixe", selon les termes du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, a éclaté dans une crique entre des riverains et une dizaine de personnes extérieures à la commune, "dans des circonstances et pour des motifs que l'enquête devra déterminer avec précision", obligeant les forces de l'ordre à se déployer en nombre (100 policiers et gendarmes) pour ramener le calme.

4 personnes, dont une femme enceinte, ont été hospitalisées à Bastia. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Trois véhicules ont par ailleurs été incendiés. La section de recherches d'Ajaccio a été saisie de l'enquête.

Bernard Cazeneuve "condamne avec force ces violences" et assure de la "mobilisation de ses services dans le cadre de l'enquête conduite par l'autorité judiciaire, pour faire toute la lumière sur ces faits intolérables et en interpeller les auteurs".

500 personnes à Bastia

Pour le reste, il faut s'en référer avec toute la prudence nécessaire au récit des témoins. Comme cette jeune fille, une mineure, qui s'exprimait au mégaphone ce dimanche matin devant les 500 manifestants rassemblés dans le centre de Bastia.

L'affrontement, relate-t-elle, aurait éclaté alors que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini (cette tenue de plage qui recouvre le corps et les cheveux) étaient prises en photo par des touristes. Des insultes auraient alors été proférées par un groupe de jeunes gens d'origine maghrébine. Plusieurs hommes plus âgés, d'origine maghrébine, seraient alors arrivés, munis de hachettes, s'en prenant à un groupe de jeunes Corses âgés de 15 à 18 ans qui étaient sur la plage, toujours selon ce témoignage.

"Mon frère a été tabassé, il est choqué pour toujours", déclare la manifestante. Des parents des jeunes gens seraient à leur tour intervenus et deux d'entre eux ont été blessés avec des harpons, indique la jeune fille. "Le ton est monté [...], les gens du village sont descendus". Par la suite, les pneus de plusieurs de leurs voitures auraient été éclatés par des femmes maghrébines, tandis que les villageois renversaient une voiture et incendiaient deux autres véhicules appartenant à des membres de la communauté maghrébine.

"Vous n'avez qu'à venir nous voir à Lupino" - un quartier périphérique, populaire et métissé de Bastia -, aurait lancé l'une des personnes d'origine maghrébine.

Dispersion dans le calme

Ce dimanche en fin de matinée, les manifestants ont été reçus à la préfecture de Bastia. A la sortie, dans une ambiance très tendue, la foule a commencé à scander "Aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous", et se sont dirigés vers une des cités du quartier Lupino, dont les gendarmes mobiles bloquaient l'entrée.

Le maire de Sisco, Ange Vivoni, a lancé un appel au calme à sa sortie de la préfecture :

"Vous pouvez monter, mais restez calme", a-t-il dit.

Après s'être rassemblées devant la mairie, au pied d'un immeuble de Lupino et devant l'hôpital de Bastia, plusieurs centaines de personnes se sont dispersées dans le calme, au niveau de la cité des Monts, rapporte "Corse Matin". Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes devant l'hôpital après avoir reçu des projectiles.

Le président du Conseil Exécutif de Corse Gilles Simeoni et celui de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ont lancé un "appel au calme et au refus de toute réaction inappropriée" condamnant "les comportements provocateurs et des actes violents de la part de personne extérieures à la commune", accompagnés "selon les témoins d'une revendication explicitement communautariste".

Dans un tweet, le président du conseil départemental de Haute-Corse, François Orlandi a demandé que cette "agression inacceptable" soit "sanctionnée". Mais "l'appel au calme et au sang-froid est nécessaire pour éviter que les amalgames stigmatisent toute une communauté qui souhaite vivre en paix dans une île où elle travaille depuis des décennies et où, souvent, ses enfants sont nés", écrit-il.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160814.OBS6295/t...

 

https://www.facebook.com/jocorsicasun/posts/1036948776420...

 

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