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13/01/2017

Comment les Français sont tirés vers le bas

La France va mal. Ses élites sont décriées, vilipendées, honnies. Les Français ne font plus confiance à ceux qui sont censés les représenter. Le divorce est consommé et la colère qui monte depuis plus de quatre ans est alimentée – souvent bien inconsciemment – par le système lui-même. Les leçons de morale pleuvent et sont données par des personnages qui n’ont pas grand-chose de recommandable. Radio, télévision, presse écrite, tous les moyens traditionnels de communication donnent le sentiment que la bêtise et la médiocrité sont deux valeurs cardinales dans notre pays qui est détruit méthodiquement.

Mai 2012. François Hollande est élu président de la République. Celui qui ne peut revendiquer aucun héritage politique mis à part d’avoir géré la boutique socialiste pendant une décennie devient la figure la plus importante du pays. " Flamby " comme l’appelait alors Laurent Fabius occupe le Palais de l’Elysée sans trop savoir quoi faire d’un pouvoir qui lui est tombé dessus à la suite d’événements aussi imprévisibles que la sordide affaire strauss-khanienne du Sofitel new-yorkais. Un quinquennat catastrophique plus tard, Hollande sort par la lucarne, mais aura laissé des marques terribles au pays. Les marques du mensonge, de l’infamie, des politiques brutales comme l’imposition du mariage pour tous et celle de l’absence de politique à de bien trop nombreuses reprises ont fait mal, mais l’expérience la plus terrible peut-être est celle de l’exemple.

Rien ne sert de réussir, tout est dans la médiocrité

Figure ultra-exposée, le président de la République se doit d’être un exemple. L’exemplarité avait d’ailleurs été érigée en vertu lors de la campagne présidentielle de 2012 avec en point d’orgue l’anaphore " Moi président " dont reste très fier Hollande selon les auteurs du livre Un président ne devrait pas dire ça. Sauf que le parcours et l’action du futur ex-chef de l’Etat n’ont rien d’exemplaire. Pire, cela est tellement évident que les Français se sont rapidement détournés de celui qu’ils avaient élu. Prenant conscience qu’ils avaient porté un ectoplasme à la présidence, ils ont aussi vu chaque jour depuis mai 2012 que la médiocrité n’est pas forcément un handicap, bien au contraire.

Un président portant le ridicule en étendard secondé par plusieurs équipes gouvernementales fondées sur les rapports de force politiciens et non pas construites en fonction des mérites individuelles. La chose n’a certes pas débuté sous Hollande, mais elle a été érigée en art de vivre et de gouverner. Le défilé des mauvais, des jaloux, des bras cassés et des petits esprits vils n’a pas cessé avec comme cerise sur le gâteau la bien inutile et éphémère nomination de Le Roux au ministère de l’Intérieur. Spectacle pathétique qui montre que rien ne sert de mener une vie saine et ambitieuse (humainement). Les contre-modèles ont pris le pouvoir et la vertu n’a pas sa place en haut de la pyramide.

Vive le fric!

L’idée d’attribuer un revenu universel dès le premier jour de sa naissance participe de l’envie sauvage de défaire ce qui fait un pays et un individu. Certains bateleurs de la primaire socialiste prétendent que le fait de vivre donne un droit (sacré) perçu sous forme sonnante et trébuchante. La vie est-elle à ce point si insupportable que l’Etat doit s’excuser en donnant une compensation financière mensuelle? Outre l’impossibilité comptable de recourir à une telle mesure, il est temps de se questionner l’idéologie qui sous-tend ce caprice socialiste.

Être payé pour vivre? Ou être payé pour continuer à vivre dominé par une caste de médiocres aussi ambitieux que sans-scrupules? Les socialistes ont peut-être trouvé l’ultime pirouette pour continuer leur manège. On paie tout le monde à commencer par les gueux, les racailles, les décrochés scolaires, etc… pour s’acheter une paix sociale factice et continuer à dominer une populace qui décidément ne vote plus comme elle devrait (Grèce, Brexit, Trump, etc.).

Dans un monde où l’argent n’a plus de prix et où la planche à billets a remplacé l’huile de coude, pourquoi ne pas payer pour que nous autres manants la fermions bien?! L’argent n’est pas un problème. La télévision en est un triste exemple avec les innombrables "journalistes", présentateurs et chroniqueurs qui sont rémunérés des fortunes pour raconter n’importe quoi et abrutir le quidam. La révélation du traitement dont bénéficie Stéphane Guillon pour faire le bouffon cinq minutes par semaine a choqué. 10 000 euros? Allez, banco mon gars! Mais Guillon n’est pas le seul. Son collègue du service public, Laurent Ruquier, gagne la même somme à chaque émission qu’il présente. Il invite ses potes ou les artistes qu’il aime, en laisse quelques uns en pâture à ses deux chroniqueurs payés 1 500 euros par pige et hop, on rentre à la maison. L’exercice de style est facile et très rémunérateur. Comme pour les hommes politiques, les Français sont abreuvés de médiocrité à la télévision et dans les autres médias et savent désormais qu’elle se rémunère à prix d’or.

On flatte le Français, pris sans cesse pour un gogo et on s’interroge sur la qualité du travail dans les entreprises et les services publics. Comment expliquer aux jeunes générations que le travail est une valeur positive quand ce sont les mauvais qui sont promus juste pour les dégager au plus vite du service où leur (absence de) travail est un boulet bien lourd. Nul en Corrèze? Allez, direction le PS! Nul au PS? Allez, direction l’Elysée! Nul à l’Elysée? Direction l’Union européenne? Ça ne vous rappelle personne?

24heuresactu.com

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