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humain?

  • Et si l’on reparlait des scandales Véolia-Macron

    Voici la relation d’une énième magouille de Macron pour servir des copains ayant aidé son ascension, on y retrouve les mêmes ou presque… lors de laquelle, le PNF fit semblant d’ouvrir une enquête en juin 2021, pour mieux bloquer le dossier, comme il en est de l’affaire Alstom et en sera avec McKinsey!

     

    Le rachat de Suez par Veolia  fut un autre scandale déjà oublié.  En quelques mois, un mastodonte dévora son principal concurrent, en pleine pandémie mondiale… Malgré l’opposition du groupe Suez et de ses syndicats, cette escroquerie réussit. Etrangement, l’on y retrouve encore Alexis Kohler, l’âme damnée de Macron, à moins que ce ne soit le contraire… Cet homme éminent discret est issu de familles où l’on ne trempe que dans des affaires majeures et mondiales…

     

     Huissiers dépêchés par Veolia chez des universitaires ou journalistes hostiles à cette OPA, menaces auprès du conseil d’administration de Suez, bataille judiciaire, conflits d’intérêts au sein du cabinet Equanim chargé de la médiation entre les deux parties… L’Élysée  brouilla les pistes et organisa l’impuissance de l’État pour avaliser la vente des parts d’Engie dans Suez à Véolia. Les autorités de la concurrence approuvèrent ce rachat, son président est le beau-père de Julien Denormandie.. Comme on se retrouve!

     

      En avril 2021, une plainte fut déposée auprès du PNF par plusieurs syndicats du groupe Suez, suspectant "trafic d’influence" d’Alexis Kohler, du PDG de Veolia, Antoine Frérot, président du conseil d’administration d’Engie, de Jean-Pierre Clamadieu, et du PDG du fonds Meridiam, Thierry Déau. Les plaignants dénonçaient "l’intervention de l’Elysée bien en amont de l’annonce publique du projet", puis les "pressions régulières et répétées pour faire aboutir" le rapprochement.

     

    Les syndicats firent état de plusieurs réunions "impliquant le gouvernement", d’un accord avec Meridiam "en amont de l’annonce du projet", de "l’intervention à différents niveaux de nombreux acteurs proches du pouvoir […], mais surtout l’intervention directe d’Alexis Kohler en octobre 2020 auprès de représentants syndicaux" pour obtenir lors du conseil d’administration d’Engie que Veolia rachète les parts (29,9%) détenues par Suez.

     

    En mai, un mois après la plainte, l’Union syndicale (CGT-CFDT-CFTC) de Suez, revendiquant 65% de la représentativité du groupe, avait "décidé de mettre en demeure les sociétés Veolia, Engie, Meridiam et Suez de ne pas procéder à la destruction ou à l’altération des documents saisis le 26 novembre 2020 et actuellement sous séquestre". Ils s’inquiètaient alors de voir disparaître "ces documents [qui] pourraient se révéler être des éléments de preuves déterminants permettant d’identifier avec plus de précision le rôle de chacun des acteurs ayant été impliqués" dans le rachat.

     

    Mais après plus de sept mois d’âpres négociations, les dirigeants de Veolia et de Suez s’étaient finalement entendus mi-mai pour que le premier dévore une bonne part du second et forme un champion de l’eau et des déchets, de 37 milliards d’euros. Fin juillet, Veolia a lancé une offre publique d’achat sur les 70,1% restants.

     

    La presse relata notamment un appel d’Alexis Kohler passé aux deux administrateurs CFDT d’Engie, pour les convaincre de sortir de la salle au moment du vote qui allait sceller le destin de Suez. Les différents protagonistes s’accordent à dissimuler le rôle clé que joua Kohler, secrétaire général de la présidence de la République, lequel refusa par deux fois de se présenter  à la commission d’enquête de l’Assemblée nationales sur la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences, malgré la peine encourue et auquel, il n’est rien advenu, prouvant ainsi une fois de plus qu’il ne s’agit que de guignoleries.

     

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/ceeau/l15b4376_rapport-enquete

     

    Cette opération engendra la suppression de milliers d’emploi. Suez perdit 60% d’actifs et  environ 40 000 salariés. Ainsi Macron offrit-il à Veolia, déjà en situation de monopole mondial sur le marché de l’eau, la permission de dicter sa loi aux collectivités territoriales françaises.

     

    Cette affaire démontre à nouveau tout son mépris  au bien commun et à l’intérêt général, l’essentiel étant pour lui que Véolia devienne un géant de l’eau et des déchets…

     

    Ayant pour seule idéologie le profit mondialisé, ce scandale prouve à nouveau combien Macron n’est devenu Président que pour servir d’autres intérêts que ceux des Français et accessoirement les siens, lesquels doivent prospérer auprès de ceux acquis avec Nestlé et Pzifer dans le trust d’un paradis fiscal.

     

    Daphné Rigobert