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30/03/2017

En occitan on dit (à peu près); tan que viré, fa le (prononcer: lé) tour: les boulettes à macron!

Après " l’île " de la Guyane, le vote des femmes en 1905: ça, c’est Macron!

Gageons qu’à la prochaine commémoration, Macron évoquera "celles et ceux " dont le nom figure sur le monument aux morts de 14-18…

Désastreuse "Île " de Guyane, Emmanuel Macron a dû rétropédaler. "Je sais où vous êtes! " a-t-il déclaré aux Guyanais, comme il avait dit "Je vous ai compris! " aux pieds-noirs après avoir assimilé la colonisation à un crime contre l’humanité.

Il est vrai que les réseaux sociaux se sont déchaînés : on voit Macron manquant se noyer en tentant de rallier Nice à Bastia au volant de sa voiture, Macron dans une pirogue, en train de pagayer, pour rejoindre l’Île-de-France, etc.

Le problème est que le galopin n’en est pas à son coup d’essai. Comme le rapporte Jean-Marc Morandini sur son blog, " la presse s’amuse des bourdes de Macron " : toujours dans le registre géographique, les uns rappellent que, dans son livre Révolution – pour lequel il a perçu la modique avance de 350.000 € (Gala), qui aurait pu lui permettre de s’offrir les services d’un correcteur -, il a déménagé Villeurbanne (dans la banlieue lyonnaise) chez les Ch’tis: "Lorsqu’on habite Stains en région parisienne ou Villeurbanne en région lilloise (sic), il est plus simple de créer son entreprise […] " Les autres soulignent qu’au mois de décembre, il a déjà fait montre d’un intérêt relatif pour les DOM-TOM, voulant les exiler à l’étranger. Postant, sur Twitter, un selfie pris avec un gamin dans un avion, il commentait : "Avec Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée (sic) en Guadeloupe pour Noël. "

Mais les réseaux sociaux viennent de déterrer une autre énormité, historique celle-là, datant de février et que la " grande presse " ne semble pas avoir remarquée, liée à l’inénarrable fayotage féministe d’Emmanuel Macron.

On se souvient de sa déclaration à la Journée de la femme – qui, il est vrai, est un passage obligé dans la campagne: comme le Salon de l’agriculture, pas moyen d’y couper, il faut flatter le flanc des vaches et des femmes si l’on veut y arriver: Macron, l’œil humide, avait émis le souhait d’avoir l’une d’entre elles (une femme, pas une vache) Premier ministre. C’était beau. Nul ne lui a soufflé qu’il pouvait faire mieux en se retirant de la course pour laisser une femme – on en connaît une qui y aspire – devenir président de la République. Mais son féminisme échevelé ne pousse pas l’abnégation jusque-là.

Il l’affiche en revanche ostensiblement dans ses discours, en commençant ses phrases par " celles et ceux ". Parce que cette règle grammaticale qui veut que " le masculin l’emporte sur le féminin " est jugée abominablement phallocrate, on va donc rajouter " celles " à " ceux " même si c’est inutile… et, mieux, commencer par " celles ", comme quand on s’efface devant une porte pour laisser passer les dames. (Je me gratte le menton, cette galanterie syntaxique ne procède-t-elle pas de ce que les féministes appellent le sexisme bienveillant? Je soumets ce dilemme à leur sagacité.)

Plein de zèle, sur sa lancée, lors de son meeting à Lyon le 4 février, il a déclaré : " Pour voter cette belle loi de 1905 séparant l’Église et l’État, il a fallu des femmes (sic) et hommes de gauche et de droite. "

Sauf que, pas de bol, il n’y avait aucune femme députée en 1905. Jusqu’en 1945, les femmes ne votaient pas… Et si, d’ailleurs, ce changement a été si tardif, c’est que les élus de gauche le redoutaient, persuadés que les femmes seraient influencées par leur curé ; c’est dire toute l’estime dans laquelle ils tenaient leur indépendance d’esprit. Gageons qu’à la prochaine commémoration, Macron évoquera " celles et ceux " dont le nom figure sur le monument aux morts de 14-18.

En attendant, journaux et réseaux sociaux font la collec’ des boulettes et se tapent sur le ventre, dans ce qui commence à s’apparenter à un Macron bashing : à quelques semaines des élections, cela peut faire des dégâts…

Je dirais même plus: c'est pagaïe, (ou l'on voit que le i tréma peut encore être utile...) ou pas gay (mais si, il en est!), ou pagaie.

 

 

 

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