Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Société - Page 421

  • Recyclage

    Produire de l’énergie avec les déchets nucléaires ?

    La start-up Transatomic Power est parvenue à développer un réacteur nucléaire à sels fondus, pouvant être alimenté uniquement par les déchets nucléaires des autres centrales.

    Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)Trois anciens étudiants du MIT (Russ Wilcox, Mark Massie et Leslie Dewan) ont conçu un réacteur nucléaire, capable de produire d’énormes quantités d’électricité rien qu’en consumant les déchets radioactifs issus des centrales conventionnelles, tout en réduisant leur durée de vie radioactive. Pour promouvoir cette solution, ils ont créé en 2010 leur entreprise : Transatomic Power.

    Pour comprendre comment ils s’y sont pris, il est nécessaire de rappeler que les centrales nucléaires classiques ne sont en mesure d’extraire qu’une infime partie de l’énergie contenue dans l’uranium, en moyenne 3 à 5%. C’est justement cette caractéristique qui rend les déchets nucléaires aussi dangereux : l’énergie qu’ils renferment est considérable.

    En exploitant cette énergie résiduelle, la technologie de Transatomic Power permettrait semble-t-il de multiplier par 75 l’électricité produite par tonne d’uranium extrait.

    Et ce, tout en réduisant la durée de vie radioactive des déchets, de plusieurs centaines de milliers d’années à quelques centaines d’années. Certes, on pourra objecter que c’est encore trop, mais une division par 1000 de la durée de conservation des déchets, ce n’est pas rien en matière de coût sur le long terme ! Loin s’en faut…

    La conception design du réacteur est basée sur d’anciennes recherches américaines datant des années 1950 et 1960. Époque à laquelle les réacteurs à sels fondus avaient été envisagés pendant un temps avant d’êtres abandonnés au profit des réacteurs à eau pressurisée, devenus la norme partout dans le monde depuis les années 1980.

    L’équipe de Transatomic Power a amélioré l’idée de départ en modifiant certains des matériaux employés. Un modérateur en hydrure de zirconium au lieu du graphite entraîne une réduction de la taille et donc du coût de construction du réacteur. Et en remplaçant le Flibe par des fluorures de lithium et d’uranium, la combustion d’un uranium très faiblement enrichi devient possible.

    Cela a deux conséquences majeures sur le fonctionnement du réacteur à sels fondus :

    ◾D’une part, étant miniaturisé, il peut désormais être construit à côté des centrales existantes, afin de s’alimenter en déchets nucléaires directement à la source. Ce qui éviterait le fort problématique transport des déchets d’un endroit à un autre…

    ◾D’autre part, lorsqu’il n’a plus de déchets à sa disposition, il fonctionne sur le même modèle que les réacteurs conventionnels, à la différence qu’il accepte de l’uranium enrichi à moins de 2%. Et si jamais l’uranium venait à manquer, le réacteur peut aussi être alimenté en thorium !

    Avec les centaines de milliers de tonnes de déchets nucléaires déjà stockées, les futurs réacteurs de Transatomic Power seraient en mesure de produire assez d’électricité pour la planète entière pendant 72 ans au rythme actuel de consommation. Sans même compter les déchets nucléaires qui seront produits d’ici là et l’uranium encore disponible dans le sous-sol ! Quant au thorium, les ressources sur terre sont suffisantes pour les milliers d’années à venir.

    Côté prix, ces ingénieurs-entrepreneurs pensent pouvoir abaisser le coût de production de l’énergie nucléaire d’au moins 1/3 en se basant sur l’architecture habituelle des centrales, ce qui rendrait l’électricité nucléaire moins chère que celles issues des centrales à charbon. Associée à la diminution du coût du stockage/retraitement des déchets et d’autres innovations, cette technologie pourrait engendrer d’ici quelques années des économies bien plus importantes encore, réduisant le coût de l’électricité nucléaire de moitié voire davantage.

    Bref, ils mettent à notre disposition une solution qui nous débarrasse des déchets nucléaires, et qui est susceptible de produire massivement de l’électricité bon marché.

  • Tellement énorme que j'ai mis cette note sur mes deux blogs!!!

    Préservatifs bio

    Comment parvenir à "l’éco-orgasme", le plaisir écologiquement correct ? C’est ce que propose l’association Génération cobayes qui a lancé jeudi une campagne pour protéger nos hormones en évitant au maximum l’intrusion de substances chimiques dans l’intimité du couple.

    Après la gastro-bio, la cosméto-bio, voici venu le temps des capotes-bio. Elles pourraient être une solution à certains produits dangereux pour la santé. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces substances qui sont " capables de modifier le fonctionnement hormonal et d’induire des effets néfastes ", rapporte l’AFP. Définies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme " des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme, pouvant interférer avec le fonctionnement du système endocrinien",  elles font souvent partie de la composition des préservatifs, lubrifiants et autres produits intimes. Bisphénol A, phtalates, parabènes envahissent le marché de l’intime sans que le consommateur ne le sache.

    Génération cobayes appellent donc les fabricants à plus de transparence sur la teneur de leur marchandise et la jeune génération à exclure ces ingrédients, conseillant notamment " les préservatifs en latex naturel et les lubrifiants à base d’eau ".

    Baisse de la fertilité

    L’exposition à ces perturbateurs endocriniens constituerait notamment "l’explication la plus vraisemblable" à la baisse de la fertilité observée en France ces dernières années, a réagi André Cicolella, toxicologue et président de l’association Réseau environnement santé. Entre un quart et un sixième des couples présentent aujourd’hui des difficultés à concevoir des enfants, c’est-à-dire qu’ils se heurtent à l’impossibilité de la conception pendant au moins un an.

     Également pointés du doigt pour expliquer la hausse du nombre de cancers "hormo-dépendants", principalement les cancers du sein et ceux de la prostate, ces substances ont de quoi inquiéter. Et pour que l’on puisse " tous continuer à se faire du bien sans se faire du mal ", Génération cobayes conseille aux couples qui intègrent la nourriture à leur sexualité, de "privilégier l’agriculture biologique et les produits sans additifs".

     

  • Innorobo 2014: robots en agriculture

     

    L’édition 2014 d’Innorobo, le rendez-vous européen de l’innovation robotique,  vient de s’achever à Lyon. Les robots s’infiltrent dans tous les domaines des activités agricoles. Depuis toujours, les agriculteurs cherchent à mécaniser leurs tâches, à la fois pour permettre des travaux pénibles et pour augmenter la productivité. Submergés par des obligations réglementaires de plus en plus nombreuses (documentation, traçabilité…), ils trouvent aujourd’hui dans la robotique un moyen d’accélérer la modernisation de leur outil de production grâce à des robots simples d’utilisation et d’entretien, capables non seulement de les soulager, mais aussi de les aider à prendre des décisions dans une logique de développement durable.

    Premier exemple: la traite. Tâche répétitive par excellence, dévoreuse de temps et de main-d’oeuvre, elle fut pionnière dans le domaine de l’automatisation, qui remonte aux années 1980. Elle connaît de nombreux développements effectués par les grands du secteur, qu’il s’agisse de Lely (Pays-Bas), de GEA Farm Technologies (Allemagne), DeLaval (Suède) ou, plus récemment, de Sac Christensen (Danemark). La difficulté principale concerne le repérage de la disposition des tétines de la vache, très variable d’un animal à l’autre, mais aussi pour la même vache en fonction de la période. Sac Christensen a ainsi mis au point un bras robotisé industriel qui repère les trayons grâce à son système de vision doté d’un laser et d’une caméra, et assure le branchement des vaches dans deux stalles parallèles. Le système, baptisé Rds FutureLine, permet la traite de 120 vaches laitières à raison de trois traites par jour.

    Ces constructeurs ont enrichi leur offre avec des robots mobiles, aussi appelés drones terrestres, tels que Robagro, développé par BA Systèmes, capable de se déplacer librement dans l’étable pour rechercher du fourrage et des céréales dans des conteneurs dédiés et de les acheminer au pied des vaches laitières. Le robot Jeantil Automatic Feeding, proposé par la PME bretonne du même nom, embarque, lui, un mélangeur qui prépare automatiquement les rations à l’aide d’un logiciel dédié et les distribue dans la journée au rythme prévu par l’éleveur. À l’aide d’un collier présent sur la vache, certains drones peuvent même réaliser une portion personnalisée en fonction de l’animal et des paramètres saisis par l’exploitant.

    Avec le Lely Juno, la corvée de raclage du sol et de repousse du fourrage le long des couloirs d’alimentation est éliminée. Juno se repère à l’aide de capteurs à ultrasons et d’une bande métallique qu’il peut suivre pour retourner automatiquement à sa station de recharge. Le nettoyage des bâtiments, tâche ingrate et chronophage, a aussi trouvé sa solution : le robot mis au point par Dussau Distribution en Aquitaine parcourt la stabulation et nettoie quasiment en temps réel les déjections animales. Son bras articulé portant la buse de nettoyage comprend une tête sensitive qui lui permet de contourner les obstacles.

    Dans le domaine de la céréaliculture ou du maraîchage, l’automatisation à l’aide de drones terrestres n’est pas encore aussi présente que dans le domaine de l’élevage. Des PME innovantes commencent néanmoins à investir le marché. La société française Naïo Technologies a lancé, en 2013, son premier robot autonome, baptisé Oz. Équipé d’un capteur laser, il identifie les rangées de légumes et les suit pour effectuer un désherbage mécanique. Outre le gain de temps — d’après le constructeur, cinq minutes suffisent pour désherber mécaniquement une rangée de 100 mètres, contre quatre heures pour un humain —, le robot évite l’épandage de produits chimiques. Pourvu d’une autonomie de quatre heures, il se recharge simplement sur une prise électrique…

    Plus innovant encore, l’entomologiste américain David Dorhout s’est inspiré de la communication chimique chez les fourmis pour mettre au point des engins autonomes capables d’améliorer le rendement des terres agricoles en optimisant les techniques d’ensemencement. Nommés Prospero, ces robots communiquent entre eux par infrarouge et se déplacent en “horde” — jusqu’à une centaine d’unités selon la taille de la parcelle — pour disperser les graines de façon optimale. Chaque robot marque la position de ses graines par un point blanc, puis enregistre précisément cette position afin de pouvoir lui appliquer par la suite différents engrais et insecticides et éviter que d’autres machines plantent au même endroit.

    Les fruits bénéficient aussi de la robotisation, pour en réduire le coût d’exploitation mais aussi pour les mettre à disposition sans stockage et sans conservateurs, en étant cueillis à la demande : le Citrus Robot ou le projet Vision Robotics permettent ainsi de repérer et de récolter les agrumes. L’espagnol Agrobot et le japonais Shibuya Seiki ont conçu des modèles capables de ramasser les fraises à maturité. Leurs caméras reconnaissent les fruits parmi les feuilles et jugent s’ils sont mûrs en fonction de leur couleur. Ils calculent leur emplacement et avancent leurs pinces pour les cueillir délicatement. Ces robots peuvent travailler la nuit (avec des lampes) et fournir des fraises vraiment fraîches pour le marché du lendemain. Des recherches sont en cours pour étendre leur utilisation à d’autres fruits et légumes, tels que le raisin ou la tomate, où la couleur joue un rôle important.

     

  • La fin de la civilisation est proche selon la NASA

     

    C’est autre chose que la prédiction des Mayas, mais le résultat est le même. Selon une étude de la NASA notre civilisation serait vouée à disparaître. Ici, il n’est pas question d’apocalypse, d’Armageddon, de Paco Rabanne ou Nostradamus, de nature qui reprend ses droits et dévaste tout sur son passage, juste l’homme qui par ses agissements crée les conditions qui mèneront à sa perte. Et ce, depuis (presque) la nuit des temps.

    L’étude financée par le Centre de vols spatiaux Goddard de la NASA (présentée par The Guardian et la RTBF) dresse un constat sans appel : la civilisation industrielle mondiale telle que nous la connaissons pourrait s’effondrer dans les prochaines décennies en raison d’une gestion des ressources naturelles calamiteuse et d’une mauvaise répartition des richesses.

    L’étude repose sur un nouvel outil analytique, baptisé " HANDY ", pour Human And Nature DYnamical, un modèle de disciplines croisées, et elle est conduite par le mathématicien Safa Motesharri de la National Science Foundation des États-Unis.

     Pour " preuve de sa crédibilité ", la RTBF précise que l’étude a été publiée par le " très sérieux " Elsevier journal Ecological Economics.

    Ainsi, en partant de faits historiques avérés et en se penchant précisément sur la " dynamique nature-humanité " de civilisations disparues, les chercheurs ont tenté de comprendre comment celles-ci avait périclité. Ils se sont rendu compte que l’effondrement des civilisations est un phénomène récurrent dans l’histoire, presque inéluctable. Comme pour l’Empire Romain ou la civilisation Mayas, certains facteurs communs peuvent expliquer ce phénomène. Cette série de facteurs visibles à travers le temps est principalement le climat, la population, l’eau, l’agriculture et l’énergie.

    Comme le souligne la RTBF, c’est l’ensemble de ces facteurs conjugués entre eux qui mènerait à la catastrophe en générant " deux fonctions sociales essentielles " :

    La rareté des ressources provoquée par la pression exercée sur l’écologie et la stratification économique entre riches et pauvres ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement. Du moins au cours des cinq mille dernières années.

    En d’autres termes, il existe une disparité criante entre riches et pauvres : la majorité des ressources sont accaparés par les " élites " quand les " roturiers " se contentent de miettes pour survivre. Ce type de comportement ne serait pas viable et aboutirait à la disparition des catégories les plus pauvres, puis de la société dans son ensemble. La technologie n’apporterait rien de significatifs à long terme. Les changements technologiques peuvent augmenter l’efficacité d’utilisations des ressources, mais aussi la surconsommation et l’ampleur de l’extraction des ressources

    En effet, l’apport de la technologie ces deux derniers siècles a, certes permis d’augmenter la productivité agricole et industrielle et donc la production de ressources, mais ces dernières n’ont profité qu’à une frange de la population.

    L’étude menée par Safa Motesharri et ses collègues conclut que dans ces conditions " reflétant mieux la réalité du monde d’aujourd’hui… nous constatons que l’effondrement est difficile à éviter ". De là, découle deux scénarios possibles pour notre civilisation.

    Le premier scénario se déroulerait ainsi :

    Les élites consomment trop, ce qui entraîne une famine parmi les roturiers et finalement provoque l’effondrement de la société. Il est important de noter que cet effondrement est dû à une famine causée par l’inégalité, qui entraîne une disparition de travailleurs, plutôt que d’un effondrement de la nature.

    Le second scénario se base sur le maintien de l’exploitation des ressources: la surconsommation déboucherait sur le déclin rapide des populations pauvres suivi de près par les élites maintenues un temps dans un plein essor artificiel.

     C’est ce maintien artificiel des élites dans une certaine opulence, leur permettant de poursuivre le " business as usual ", face à l’effondrement d’une autre catégorie qui finit par les conduire à leur perte et la civilisation entière avec. Cette même " inconscience des élites " qui a entraîné la disparition des Empires Romains et Mayas et certainement d’autres encore.

    Néanmoins, pour ces scientifiques, ces scénarios peuvent être évités mais il devient urgent d’agir avec des politiques appropriées et des changements structurels afin de refondre notre conception du vivre ensemble pour une civilisation plus stable.

     Pour cela il faudrait réduire les inégalités économiques afin d’assurer une répartition plus équitable des ressources mais aussi s’attaquer à la surconsommation en s’appuyant sur une exploitation moins intensive des ressources renouvelables et une réduction de la croissance de la population.

    Pour The Guardian, cette étude de la NASA basée sur l’outil HANDY est une mise en garde hautement crédible à l’encontre des gouvernements, sociétés et consommateurs afin qu’ils prennent la mesure de l’enjeu et réalisent que le " business as usual " (business tel qu’il se pratique actuellement) ne peut tenir, des mesures urgentes devant être prises.

    Le quotidien britannique poursuit en soulignant que, bien que cette étude soit en grande majorité théorique, d’autres études plus focalisées sur l’axe empirique ont abouti aux mêmes constats et averti qu’une " convergence des crises alimentaires, énergétique et de l’eau " pourrait déboucher sur une " tempête parfaite " d’ici à 15 ans.

     

  • Première mondiale en France

     

     Des chirurgiens français ont mis au point une méthode inédite pour le remplacement complet d'une valve cardiaque grâce à une chirurgie qui ne nécessite pas d'ouvrir le patient. La procédure permet d'améliorer considérablement la récupération post-opératoire.

    Une première mondiale qui ouvre la voie à des opérations beaucoup plus rapides et moins invasives. Des médecins du CHU de Saint-Etienne sont parvenus à un remplacement total d'une valve aortique sans ouvrir le torse du patient. Une valve aortique (également appelée valve cardiaque) est une partie du cœur qui permet au sang de bien circuler dans l'organe. Pour la remplacer, il fallait jusqu'à présent ouvrir le thorax des patients sur plusieurs centimètres et fracturer le sternum pour effectuer l’opération de vive vue.

    Cette nouvelle chirurgie a été réalisée par endoscopie, soit au moyen d’une sonde introduite par voie percutanée. Des micro-incisions de quelques millimètres ont été effectuées sur le thorax du patient pour permettre le passage d'instruments chirurgicaux, de la nouvelle valve et de fibres optiques pour guider le geste du chirurgien", explique dans le communiqué le Dr Marco Vola, chirurgien cardiaque au CHU de Saint-Etienne qui a mis au point la technique.

     Une opération déjà testée, jamais égalée

    À ce jour, cinq patients ont bénéficié de cette opération aux perspectives intéressantes : elle est moins invasive, évite des cicatrices importantes au patient, dure moins longtemps, cause moins de douleurs post-opératoires et permet une hospitalisation plus courte. Il s'agit pour l'instant d'une nouvelle technique réalisable sur des patients sélectionnés au compte-gouttes, et qui nécessite beaucoup d'entraînement pour l'équipe opératoire (chirurgiens, anesthésistes, cardiologues).

     Plusieurs interventions similaires ont déjà eu lieu ces dernières années. La nouvelle valve aortique était fixée au bout d'un cathéter lui-même acheminé jusqu'au cœur à travers une veine. Mais "la valve défectueuse n'est pas entièrement remplacée, elle est seulement écrasée par la nouvelle, ce qui peut dans certains cas produire des fuites", précise le Dr Vola qui n'exclue pas que cette chirurgie d’avenir soit prochainement étendue à un plus grand nombre de patients.

     

     

  • Une start-up américaine conçoit un drone armé d'un taser

     

    Une start-up texane souhaite lancer le débat sur la légalisation des drones armés en présentant un engin volant capable de neutraliser une personne à coup de décharges électriques.

    Imaginez un monde où votre maison sera gardée par un engin volant équipé de caméras et d'un puissant taser. Ce drone serait capable de détecter toute intrusion dans votre propriété, d'appeler la police et d'immobiliser si besoin l'intrus à coup de décharges électriques. Cette vision quelque peu effrayante du futur est déjà une réalité à en croire la start up Chaotic Moon, qui a présenté un prototype en début de semaine à Austin (Texas), dans le cadre du festival des nouvelles technologies South by South West.

    L'objet volant, nommé ironiquement CUPID (Cupidon en anglais), a été présenté à la presse dans les locaux de Chaotic Moon. Un stagiaire de la société a servi de cobaye: après avoir été repéré par le drone, il est tasé alors qu'il fait mine de s'enfuir. Selon Chaotic Moon, le taser est capable de délivrer une charge de 80.000 volts, alors que les appareils utilisés par les forces de police ne montent qu'à 50.000 volts.

    "Il est temps de lancer un vrai débat sur ces drones"

    Longuement interrogé par le site américain The Verge, William Hurley, co-fondateur de la société, explique que CUPID requiert une validation humaine avant de passer à l'action. "Une personne pénètre dans votre propriété. Le drone s'active, prend des vidéos de l'intrus, et vous envoie une notification par téléphone: "Autoriser cette personne, ou l'arrêter?"", explique-t-il. "Si vous dites "arrêter", le drone va devenir semi-autonome. Il va prévenir la police et demander à l'inconnu de s'arrêter. Si la personne fait demi-tour, le robot va voir que la menace s'éloigne et va laisser faire. Par contre, si l'intrus persiste, là le drone décidera de déployer son taser et ce autant de fois que nécessaire avant l'arrivée de la police".

    CUPID n'en est qu'au stade du prototype. D'ailleurs, Chaotic Moon n'envisage pas de le commercialiser. Cette réalisation doit être plus prise comme une provocation, selon la société, qui souhaite créer un choc dans la sphère high tech, politique et judiciaire. "On parle beaucoup en ce moment de l'autorisation des drones, de savoir s'ils peuvent ou non être armés ... On a voulu faire de ces questions théoriques quelque chose de très concret", explique à The Verge William Hurley. "On démontre que les drones de sécurité, c'est possible. Il est temps de lancer un vrai débat: qu'en pensent les citoyens? Les élus? Les policiers? Sont-ils à l'aise avec l'existence de tels drones?". Selon lui, la question esssentielle est "si vous avez besoin de sécuriser votre domicile, préférez-vous avoir un drone avec un taser, ou bien un être humain armé d'un pistolet? Si nous sommes capables de construire de tels drones, devons nous le faire pour autant?"

    La question de la légalisation des drones est prégnante aux Etats-Unis. L'an passé, l'Etat de Virginie a décrété une interdiction de leur utilisation durant deux ans. En janvier, l'Etat de Californie a lui décidé d'autoriser les drones sous des conditions strictes: interdiction de les armer, destruction des données collectées sous six mois, nécessité d'avoir un mandat pour les forces de police. En France, les drones civils dits "de loisir" sont autorisés. Mais pour des questions de protection de la vie privée, il est interdit de les utiliser pour prendre des photos ou des vidéos. Des dérogations sont néanmoins possibles, mais nécessitent des autorisations préfectorales voire du ministère chargé de l'aviation civile.

     

    dro.jpg