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  • La gauche rouge sang

    L'usage de la violence par la gauche radicale n'est jamais un dérapage: il appartient à l'essence même de la culture de cette famille politique.

    En meeting à Lyon, le 26 février, Jean-Luc Mélenchon s’est permis d’insulter le cadavre de Quentin Deranque, assassiné quelques jours plus tôt dans cette même ville par d’anciens membres du mouvement la Jeune Garde, créé par son député Raphaël Arnault. Une proximité fièrement revendiquée par le chef de La France insoumise (LFI): " Ce sont nos frères ", a-t-il dit ce soir-là des militants antifas. Comme chez Mélenchon les propos ignominieux volent en escadrille, ses plaisanteries à connotations antisémites sur Epstein/Epstine ont éclipsé ce qu’il a dit de Quentin, avec un art très maîtrisé du double discours. Certes, ceux qui l’ont tué ont "perdu leur sang-froid" au point de s’abaisser " à frapper un homme à terre "; mais en traitant Quentin de "néonazi", de "fasciste" assumé, il a clairement sous-entendu qu’il avait bien mérité qu’on le frappe…

    Comme ce fut le cas pour Charlie Kirk, la mort de Quentin a été, à l’extrême gauche et dans de vastes portions d’une gauche dite “républicaine”, comme dans les médias où s’étend leur influence, l’occasion d’une inversion accusatoire exemplaire, où l’on était plus occupé à faire le procès des idées de la victime, en déformant son parcours pour construire l’image d’un nervi fasciste, que celui de ses assassins. Au nom d’un dogme révélé: puisque la violence est constitutive du fascisme, elle n’est à gauche qu’un mécanisme de défense…

    Ce n’est pas pour rien que LFI ne cesse de célébrer Robespierre

    Or, c’est l’exact inverse qui est vrai. Des piques de la Bastille en passant par les massacres de Septembre et le génocide vendéen, la gauche française est née dans le sang. La Terreur est son sacrement de baptême, qui a configuré son âme. Elle ne s’est pas contentée de pratiquer la violence, elle l’a théorisée. Et l’inversion accusatoire était déjà le pilier de cette justification: puisque la Révolution était la liberté et le progrès, puisqu’elle s’employait à " régénérer " la France – on dirait aujourd’hui “accoucher de la nouvelle France” -, ceux qui n’y contribuaient pas avec enthousiasme ( " Ceux qui n’ayant rien fait contre la liberté, n’ont aussi rien fait pour elle ", selon Chaumette, tombaient sous le coup de la “loi des suspects”) ne pouvaient être que des ennemis de la liberté et des traîtres, qu’il convenait d’éradiquer. "Ce qui constitue une république , dit Saint-Just, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé".

    On aurait tort de ne voir là que de simples réminiscences d’un passé révolu. Ce n’est pas pour rien que LFI ne cesse de célébrer Robespierre: leur logique est la même. Il n’est pas anodin que Mélenchon parle "d’agressio " et de "traquenar " à propos des manifestations pacifiques de Némésis, qu’il a qualifié d’  organisation criminell " . Contester l’ultragauche, c’est déjà être violent, c’est donc mériter les foudres de la violence antifa. Pas anodin non plus que Libération , qui depuis des années justifie la violence d’extrême gauche par l’alibi de la menace fasciste, publie le 23 février, dix jours après la mort de Quentin, un long entretien avec l’historien et militant antifasciste américain Mark Bray, qui y défend l’idée que, puisque "le fascisme est une politique intrinsèquement violente" , exercer la violence à l’égard des fascistes serait toujours une auto-défense, fût-elle préventive: "Une partie de la question antifasciste est la suivante: si vous n’arrêtez pas les groupes d’extrême droite lorsqu’ils sont petits ou moyens, quand les arrêterez-vous?"

    L’USAGE DE LA TERREUR PHYSIQUE

    Notez qu’au fil de l’entretien, on est passé du fascisme à l’extrême droite, dont on sait que le spectre couvre, pour les antifas, la quasi-totalité de la droite…

    Mark Bray est l’auteur de l’Antifascisme: son passé, son présent et son avenir (Lux Éditeur), où il justifie beaucoup plus explicitement l’usage de cette violence préventive: " Les antifascistes n’attendent pas qu’une menace devienne violente avant d’agir et de la désintégrer – physiquement s’il le faut. " Comme l’usage de la terreur physique: " On ne peut pas toujours changer les croyances de quelqu’un, mais on peut évidemment les rendre trop coûteuses politiquement, socialement, économiquement et parfois même physiquement. " Dans ce camp-là, il est aujourd’hui écouté comme un oracle. La violence de la gauche radicale n’est pas un accident: c’est son ADN et sa philosophie.

  • sur mon autre blog

     

    http://neurosciences.hautetfort.com/archive/2026/03/09/la-triade-noire-de-macron-6586945.html

  • Français du Golfe: l’indécence

    ls sont environ 70.000 Français installés dans les pays du Golfe, principalement aux Émirats, en Arabie saoudite et au Qatar. Cadres, ingénieurs, entrepreneur, influenceurs, trafiquants fuyant l’impôt français pour profiter d’une fiscalité inexistante.

    Pendant qu’ils travaillent pour des régimes autoritaires fermant les yeux sur les violations des droits humains, d’autres – véritables têtes de réseau du narcotrafic – dirigent leurs activités depuis Dubaï, blanchissant l’argent de la drogue dans l’immobilier de luxe.

    Mais lorsque les missiles iraniens ont frappé le Golfe en mars 2026, ces mêmes expatriés, des influenceurs comme Maeva Ghennam aux trafiquants installés, ont supplié la France de les protéger.

    Un cynisme révoltant: on fuit l’impôt et on sert des régimes liberticides, souvent hostiles à la France, mais on réclame la protection de celle-ci dès que le danger approche. Le contribuable français, lui, paie pour les évacuer.

    LE PARADIS FISCAL COMME RAISON SOCIALE

    La motivation est claire: l’absence d’impôt sur le revenu dans le Golfe. Ces expatriés refusent massivement de contribuer à la solidarité nationale tout en utilisant les infrastructures françaises lors de leurs retours au pays.

    L’affaire des "Dubaï Papers" a déjà conduit à des condamnations: deux dirigeants ont écopé de neuf mois de prison avec sursis et 80.000 euros d’amende pour blanchiment de fraude fiscale. Un procès impliquant trois sociétés et quatorze personnes, dont un prince belge, est prévu pour novembre 2026 à Paris, pour un préjudice estimé à 54 millions d’euros.

    TETES DE RESEAU ET NARCOTRAFIC: DUBAÏ, PLAQUE TOURNANTE

    Derrière les paillettes se cache une réalité encore plus sombre. Dubaï est devenu l’un des repaires des grandes figures du narcotrafic français, surnommées "French Arabic" . Issues des quartiers nord de Marseille ou des banlieues lyonnaises, elles pilotent à distance des trafics générant des milliards d’euros et des dizaines de morts par balle en France, tout en menant ouvertement la grande vie dans la Marina.

    Le système bancaire émirien est régulièrement pointé du doigt pour sa complaisance, facilitant le blanchiment d’argent sale. Face aux pressions françaises, dix suspects ont été extradés en 2025 – un record . Mais ces extractions ne représentent que la partie émergée de l’iceberg.

    COMPLICES DES REGIMES AUTORITAIRES

    Cinq mille cinq cents Français travaillent au Qatar1, un État soutien des Frères musulmans, protégé par les États-Unis, où les étrangers n‘ont aucun droit 2, où la charia est source du droit et l’homosexualité criminalisée.

    Six mille autres participent aux méga-projets saoudiens, dans un pays où l’on décapite encore en place publique.

    Ils sont complices par intérêt de régimes liberticides, qui corrompent les élus et dirigeants français et les institutions de l’Union européenne.

    LE REVEIL BRUTAL

    Le 28 février 2026, les frappes iraniennes sur le Golfe changent la donne. 137 missiles et 209 drones sont tirés. L’espace aérien des Émirats est fermé. Soudain, ces Français si fiers de leur indépendance fiscale supplient la France de les protéger.

     

    Maeva Ghennam implore: "La France, protège-nous!" Élodie Gossuin fond en larmes: "Pire journée de ma vie". Benjamin Samat raconte les explosions. Fidji Ruiz panique: "Un missile à la Marina, j’ai trop peur". Diego El Glaoui évacue sa famille.

    LE PARADOXE INDECENT

    Ces Français ont fui l’impôt, travaillé pour des régimes autoritaires hostiles à la France, fermé les yeux sur les violations des droits humains. Certains ont bâti leur fortune sur le trafic de drogue. Mais, au premier danger, ils tendent la main vers l’État qu’ils ont boudé.

    L’humoriste Bastos se moque ouvertement des expats de télé-réalité qui ont choisi Dubaï pour le confort et la fiscalité mais se plaignent dès que la région cesse d’être un décor de carte postale. "Si tu veux revenir, tu paies", lance-t-il, faisant référence aux impôts que ces expatriés ont fui en quittant la France3.

    La France protège ses ressortissants, c’est son devoir. Mais le cynisme de ces "expatriés" qui réclament la protection de la France -après avoir refusé toute contribution à l’effort national- a de quoi révolter. Le contribuable français, celui qui reste et qui paie, finance les évacuations. Une ironie cruelle.

     

    Jean Lamolie

     

    1 Le Qatar est une monarchie absolue, l’Assemblée élue n’a qu’un rôle consultatif.

    2 Seulement 11,6% de la population jouit de la citoyenneté, attribuée sur des critères raciste. En pratique, celle – ci est exclusivement réservée aux enfants dont le père est lui même qatarien.

    3 https://www.mediaterranee.com/0172026-influenceurs-francais-dubai-quand-le-paradis-fiscal-se-transforme-en-zone-de-guerre.html

  • L’Union européenne, une URSS bis

    L’Union européenne, présentée comme le rempart de la démocratie et de la prospérité, ressemble de plus en plus à un système bureaucratique, autoritaire, anti-démocratique où la souveraineté des peuples est confisquée, la vérité manipulée, et l’économie asphyxiée. Mathieu Bock-Côté, dans Les Deux Occidents (2025), parle d’une "dérive néosoviétique" de l’Europe occidentale, où l’extrême-centre impose une modernité radicalisée, "laboratoire d’une ingénierie sociale qui se réclame de la démocratie libérale mais engendre son contraire".

    Comme l’URSS, l’UE a créé une nomenklatura — commissaires, hauts fonctionnaires, lobbyistes — qui vit dans l’opulence, tandis que les citoyens subissent l’austérité. Elle a perfectionné le système en y ajoutant le pantouflage, cette porte tournante entre institutions européennes et intérêts privés, qui transforme l’influence politique en monnaie d’échange.

    1. Souveraineté limitée: les États, vassaux de Bruxelles

    L’UE, avec la complicité de l’Allemagne et du régime Macron, a progressivement réduit les États membres à l’état de simples exécutants. Chaque crise (climat, Covid, Ukraine) sert de prétexte pour accélérer la centralisation du pouvoir. Les traités, directives et règlements européens s’imposent aux législations nationales, souvent sans débat démocratique. Les pays de l’Est, marqués par l’expérience totalitaire, résistent mieux à cette "doctrine Brejnev de la souveraineté limitée", mais l’Europe de l’Ouest se soumet.

    Citation: "Les anciens pays de l’Est résistent mieux à cette nouvelle doctrine de la souveraineté limitée, orchestrée par les institutions européennes. En Europe occidentale, ceux qui s’opposent à cette évolution sont traités comme des dissidents, à marginaliser ou punir". — Mathieu Bock-Côté

    1. Manipulation des élections et censure généralisée

    Les élections européennes de 2024 ont été marquées par des campagnes de désinformation organisées par Bruxelles elle-même. Sous couvert de lutter contre les "fausses nouvelles", la Commission a intimidé les plateformes numériques (X, Meta, TikTok) pour censurer les discours critiques sur l’immigration, la sécurité ou les politiques européennes.

            Un rapport du Congrès américain accuse l’UE d’avoir "influencé la censure de contenus politiques" avant les élections de 2024, y compris aux États-Unis.

            Le Digital Services Act (DSA) est utilisé pour museler les opposants, sous prétexte de protéger la démocratie. Résultat: des débats essentiels (immigration, souveraineté) sont étouffés.

            La Commission a ouvert des procédures contre X et Meta pour "violation de l’intégrité électorale", alors qu’elle a elle-même organisé des réunions secrètes avec ces plateformes pour orienter la modération.

    COMPARAISON:

        URSS: censure brutale (Goulag, hôpitaux psychiatriques)

        UE: censure " douce " (algorithmes, désinformation, pression sur les réseaux sociaux)

    Citation: " L’UE, via le DSA, installe une infrastructure de contrôle narratif. L’objectif n’est pas de lutter contre la désinformation, mais d’imposer une seule ‘vérité’ définie par Bruxelles. " — Rapport du Congrès américain, 2026

    1. Corruption, gaspillage et pantouflage: une nomenklatura intouchable
    2. a) Privilèges et salaires indécents

        Ursula von der Leyen touche 34.800 € par mois en 2025 (soit 417 600 € par an), après une hausse de 2 700 € en pleine crise économique.

        Les fonctionnaires européens bénéficient de coefficients correcteurs (jusqu’à +20% à Bruxelles), de pensions indexées, et d’indemnités de dépaysement (jusqu’à 686 €/mois).

        Avantages en nature: logements de fonction, écoles internationales gratuites, remboursements médicaux intégraux, voyages en première classe.

    COMPARAISON URSS/UE:

    Critère          URSS (1970-1991)           UE (2020-2026)

    Salaire d’un dirigeant        10-20x le salaire moyen    10-15x le salaire médian (34 800 €/mois pour von der Leyen)

    Avantages    Datchas, magasins spéciaux (beriozka)           Logements de fonction, écoles internationales, exonérations fiscales

    Justification "Mérite" pour dévouement au Parti       

    "Attirer les talents", "indépendance" des institutions

    1. b) Le pantouflage: la porte tournante entre pouvoir et lobbies

    L’UE a ajouté une pratique typiquement occidentale à son système: le pantouflage, où d’anciens commissaires et hauts fonctionnaires quittent leurs postes pour rejoindre des lobbies, des multinationales ou des cabinets de conseil, monnayant leur influence. Exemples récents:

            Neelie Kroes (ex-commissaire à la Concurrence) a rejoint Uber en 2016, après avoir régulé (ou non) les plateformes numériques.

            José Manuel Barroso (ex-président de la Commission) a été embauché par Goldman Sachs en 2016, suscitant un scandale.

            Phil Hogan (ex-commissaire au Commerce) a rejoint le cabinet Teneo en 2021, après avoir négocié des accords commerciaux avec les États-Unis.

            Günther Oettinger (ex-commissaire) a intégré Deutsche Bank en 2020, après avoir supervisé la réglementation financière européenne.

    CONSEQUENCE: Ces allers-retours créent des conflits d’intérêts permanents, où les décisions bruxelloises profitent souvent à ceux qui, demain, embaucheront les commissaires.

    1. c) Corruption systémique et détournement des fonds

    Les fonds structurels et d’investissement européens (FESI) représentent plus de 350 milliards d’euros pour la période 2021-2027, destinés à financer des projets dans les régions les plus pauvres de l’UE. Pourtant, une partie de ces fonds est siphonnée par des fraudes sophistiquées, souvent avec la complicité d’élus locaux, de fonctionnaires et d’entreprises complices.

    On peut citer le cas des éoliennes fantômes en Roumanie et Bulgarie ou celui de l’Italie ou la mafia calabraise a infiltré les appels d’offres pour des projets d’assainissement des eaux, avec des faux marchés publics facturés à l’UE.

    Les fonds structurels financent aussi des projets pharaoniques et inutiles, souvent décidés pour des raisons politiques plutôt qu’économiques.

        Espagne: les aéroports fantômes de Castellón et de Ciudad Real

        Roumanie: l’autoroute Comarnic-Brașov, qui ne mène nulle part, est inachevée depuis 15 ans

    1. e) Pots-de-vin et trafic d’influence: quand les élus européens vendent leur vote

    En 2023, plusieurs élus européens ont été accusés d’avoir reçu des pots-de-vin pour influencer des votes au Parlement européen. Ces affaires, bien que moins médiatisées que les fraudes aux fonds structurels, révèlent un système de corruption institutionnelle au cœur des institutions de l’UE.

    – Les affaires de corruption en lien avec des États étrangers. En décembre 2022, la police belge a arrêté Eva Kaili (vice-présidente du Parlement européen) et trois autres personnes pour corruption, blanchiment et trafic d’influence liés au Qatar et au Maroc. En échange, Eva Kaili aurait adouci des rapports critiques sur le Qatar (notamment sur les droits humains avant la Coupe du monde 2022). En 2021, Pier Antonio Panzeri (ex-eurodéputé italien) a été condamné pour avoir reçu des centaines de milliers d’euros du Maroc en échange d’un lobbying favorable sur le Sahara occidental. En 2020, Marc Tarabella (eurodéputé belge) a été inculpé pour corruption passive dans la même affaire.

    – Les pots-de-vin pour influencer les votes sur les pesticides et les OGM. Il s’agit de affaire des " Monsanto Papers" européennes. En 2023, une enquête du Parlement européen a révélé que des lobbyistes de l’agrochimie (Bayer-Monsanto, Syngenta) avaient financé des voyages, des dîners et des " consultations " pour des eurodéputés clés avant des votes sur:

            L’autorisation du glyphosate (2017-2022)

            La réglementation des OGM (2021)

            Montant estimé: plusieurs millions d’euros en " avantages " (voyages, rémunérations indirectes)

            Résultat: plusieurs rapports parlementaires ont été édulcorés, et des amendements critiques ont été rejetés.

    1. Déclin économique: l’UE, championne de la stagnation

        Croissance atone: 1,3% en 2026 (contre 2,7% pour la moyenne mondiale)

        Désindustrialisation: les coûts énergétiques et la régulation asphyxient l’industrie européenne.

        Dépendance: malgré les discours, l’UE reste dépendante des importations de gaz et de technologies critiques.

    COMPARAISON URSS/UE:

    Critère          URSS           UE

    Croissance   Planification centralisée → pénuries           Régulation tatillonne → déclin industriel

    Dépendance           Pétrole/gaz   Énergie, semi-conducteurs, batteries, numérique

    Résultat        Effondrement en 1991      Stagnation chronique (1,3% en 2026)

    CONCLUSION: l’UE, une URSS en douceur

    L’Union européenne n’est pas l’URSS — elle n’a de police politique ni de camps de travail. Mais elle en reprend les mécanismes structurels:

        Une nomenklatura (commissaires, fonctionnaires) vivant dans l’opulence, avec en plus le pantouflage pour monnayer son influence.

        Un système corrompu, où les fonds publics sont détournés au profit d’une minorité.

        Une économie asphyxiée par la régulation et la bureaucratie.

        Un contrôle de l’information, où la critique est étouffée sous prétexte de "lutte contre la désinformation".

    La différence? L’URSS s’est effondrée en 1991. L’UE, elle, survit… grâce à l’argent des contribuables. Combien de temps encore? Autre différence: l’URSS était une grande puissance, l’UE est de fait totalement vassalisée par rapport aux États-Unis.

     

    Jean Lamolie

  • Censure du net:

    comment l’Union européenne prévoit d’agir sur des contenus légaux dits "borderline" anti-élite et anti-immigration

    L’Union européenne, par l’intermédiaire de l’EU Internet Forum (EUIF), a mis en place un cadre de travail spécifique concernant les contenus dits "borderline" en ligne, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Ces contenus sont définis comme légaux au regard de la législation antiterroriste, mais considérés comme potentiellement nuisibles ou susceptibles de contribuer à des processus de radicalisation.

    Selon les documents de l’EUIF, le "borderline content" inclut notamment des combinaisons de désinformation, de théories du complot et de discours de haine. Plusieurs catégories sont identifiées comme récurrentes dans l’Union européenne, parmi lesquelles des narratifs anti-migrants, xénophobes, antisémites, anti-musulmans, anti-système, pro-Kremlin en lien avec l’agression russe contre l’Ukraine, ainsi que des contenus liés à l’éco-extrémisme, à l’anti-LGBTIQ, à l’antiféminisme et à la misogynie.

    Le document souligne également le rôle des systèmes de recommandation algorithmique dans la diffusion de contenus terroristes, extrémistes violents et " borderline ". Ces systèmes peuvent amplifier involontairement ces contenus ou être exploités par des acteurs malveillants, notamment par l’utilisation de mots-clés alternatifs ou de faux abonnés, contribuant à leur visibilité et à des dynamiques de radicalisation.

    L’EUIF identifie plusieurs difficultés, dont l’absence de seuils communs et de définitions harmonisées, le caractère évolutif des contenus concernés et le manque de lignes directrices claires émanant des régulateurs. Pour y répondre, l’EUIF a produit des outils non contraignants, dont un Handbook on Borderline Content publié en 2023 et 2024, des études sur l’amplification algorithmique et des travaux menés en coopération avec des acteurs du secteur. Ces orientations s’inscrivent dans une logique de coopération volontaire et ne créent pas d’obligations légales.

     

  • Climat: il fait froid parce qu’il fait chaud!

    La vague de froid actuelle aux États-Unis est l’occasion d’analyser les arguments donnés par la pensée climatique dominante qui justifie à peu près tout et son contraire.

    Par Benoît Rittaud

    Ces jours-ci, les États-Unis connaissent une très grosse vague de froid qui a déjà fait plusieurs dizaines de morts. Cela donne hélas l’occasion de rappeler que, contrairement à ce que le catéchisme dominant laisse croire, nous avons bien plus à craindre du froid que du chaud. La revue médicale britannique The Lancet a ainsi évalué en 2021 qu’en vingt ans le froid a tué quatre millions et demi de personnes dans le monde, c’est-à-dire dix fois plus que le chaud. Aucune disparité régionale n’inverse cette tendance lourde, l’Afrique subsaharienne ayant même un rapport aussi élevé que contre-intuitif dans le domaine (un million de morts de froids contre moins de vingt mille morts de chaud, avec il est vrai de grosses incertitudes sur les données).

    Si l’événement météorologique actuel n’avait pas cette dimension tragique, on aurait un peu de peine à s’empêcher de sourire en songeant combien le réchauffement climatique doit manquer aux Américains. Mais attention, car devant les inquisiteurs écologistes un humour de ce genre est mal vu – tout comme l’humour en général, d’ailleurs. Bien sûr, face aux esprits forts les sachants officiels disposent d’arguments définitifs, qui n’a rien à envier à ceux qui prétendaient démontrer jadis l’effet salvateur des saignées ou le mouvement du Soleil autour de la Terre.

    Utiliser tout et son contraire à l’appui de sa théorie, c’est vider cette théorie de toute substance.

    L’argument bon marché, c’est que le réchauffement global n’interdit pas les coups de froid ponctuels, statistiquement non-significatifs. C’est le fameux " ne confondez pas le climat avec la météo ", dont la principale caractéristique est de se carapater aussitôt que survient une canicule à commenter. L’argument plus subtil, c’est celui qui consiste à assumer le paradoxe et d’expliquer que le réchauffement climatique a pour effet de provoquer de vastes déplacements de masses d’air, qui, de temps en temps, peuvent apporter du froid polaire dans des régions de plus basses latitudes. On attend alors avec impatience qu’au prochain événement inverse nos climatologues assermentés concèdent, avec l’humilité qui sied aux scientifiques à l’honnêteté intellectuelle chevillée au corps, qu’un éventuel réchauffement ponctuel en Amérique du Nord contredirait le réchauffement climatique.

    En effet, il faut choisir: s’il fait froid parce qu’il fait chaud, alors il ne peut pas aussi faire chaud parce qu’il fait chaud. Sinon, l’idée même de chaud ou de froid perd tout son sens. Utiliser tout et son contraire à l’appui de sa théorie, c’est vider cette théorie de toute substance. C’est réduire la science à un élément de la société du spectacle, où ce qui compte n’est pas de comprendre mais d’utiliser à son profit, peu importe les moyens, tout événement susceptible de faire le buzz.