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Blog - Page 55

  • La crise arrive (c’est la courbe qui le dit)!

    Cette fois-ci, c’est la bonne: la crise arrive! La courbe des taux l’affirme, elle ne se trompe jamais: à chaque fois qu’elle s’inverse, la récession arrive. Puisque tout est déjà écrit, alors la messe est dite.

    "Ce n’est pas parce que je rougis quand je mens, que je mens quand je rougis", répond le suspect à un inspecteur Maigret désarçonné. Il faut dire que le raisonnement du suspect est logiquement irrécusable: A implique B n’est pas équivalent à B implique A.

    Mais dans le cas de notre courbe de taux inversée, cela donnerait quoi?

    Le sceptique: ce n’est pas parce qu’une récession est toujours précédée d’une inversion de la courbe, qu’une inversion de la courbe anticipe toujours une récession

    L’oracle: et bien si! et les faits sont têtus: les 7 récessions économiques survenues aux US depuis 1965 ont bien été précédées par les 7 inversions de la courbe… (enfin presque).

    Questions: suffit-il d’y croire pour que cela marche, ou bien la courbe de taux inversée a-t-elle déjà décidé à notre place, ou bien encore, circulez il n’y a rien à voir?

    Lexique: lorsque le taux d’intérêt à 10 ans devient inférieur au taux d’intérêt à 2 ans, on dit que la courbe de taux est inversée; traditionnellement cette différence est positive parce que 10 ans est toujours plus incertain que 2 ans, et c’est d’ailleurs pour cela que votre banquier vous propose un taux de crédit plus élevé si vous empruntez à plus long terme.

    Précision: le taux 10 ans est effectivement passé furtivement sous les taux 2 ans, mais depuis le taux 2 ans est repassé en dessous…

    La tragédie des prédicteurs

    Prévoir est une affaire sérieuse en finance. Ainsi, la recherche académique multiplie les efforts, à charge et à décharge, depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il existerait une liste plus ou moins officielle de variables à surveiller comme du lait sur le feu, même si leur pouvoir prédictif reste débattu. Malheureusement, un point commun relie toutes ces variables: elles seraient de moins en moins performantes pour prévoir correctement. En particulier, le PER jugé trop élevé du marché d’actions américain nous annonçait une correction sévère, que l’on attend toujours.

    Autre exemple, les taux d’intérêt réels jugés trop faibles nous annonçaient une remontée des taux que l’on attend toujours. Mais cette fois c’est au tour de la courbe des taux de nous annoncer la crise, et la courbe ne s’est jamais trompée… enfin presque: il y a bien une fois fin 1998, où la courbe s’est ponctuellement légèrement inversée, sans qu’une récession économique survienne par la suite.

    La courbe vous la voulez comment?

    Nous avons défini la courbe de taux inversée par des taux d’intérêt à 10 ans qui deviennent inférieurs aux taux à 2 ans. Mais, pourquoi cette courbe et pas une autre? Après tout, nous aurions pu considérer la différence entre les taux à 10 ans et les taux à 3 mois, ou les taux 30 ans et les taux 5 ans, etc. Ainsi, il existe un nombre important de courbes possibles. Alors pourquoi la courbe du taux à 10 ans moins le taux à 2 ans? Parce qu’elle fonctionne mieux que les autres. Et dans les autres pays? Pas en Europe ni en Asie, mais seulement aux États-Unis. Et depuis quand? Seulement depuis 1965, car avant on rencontre quelques problèmes de données ou de qualité. Pour prévoir quoi au fait? La récession économique telle que définie par le NBER, et pas seulement une double contraction du PIB telle que définie traditionnellement.

    Justice divine et libre arbitre

    "Cela a fonctionné par le passé, donc cela fonctionnera dans le futur"; ou encore "si les choses ont trop monté, alors elles doivent baisser". Le dogme prédictif repose sur de tels principes: nous serions seulement spectateurs d’un destin déjà tracé; comme si le passé avait déjà dévoré l’avenir (Thomas Piketty). La courbe de taux est inversée? Il n’y a rien à faire, c’est trop tard, la récession économique va arriver. Pas si naïf que cela puisqu’il est effectivement possible que des crises soient prévisibles, mais que je choisisse de ne rien faire pour les éviter: mon frigo est vide, je prévois que j’aurai faim demain donc je devrais faire les courses; mais je viens de terminer un bon repas et je n’ai vraiment pas envie de faire les courses maintenant. Très sérieux, en finance on appelle cela des variations rationnelles des primes de risque. Oui mais voilà, vint alors le dogme du "cette fois, c’est différent": si les taux sont si bas, c’est parce que le taux d’intérêt neutre serait plus bas; si l’inflation n’est pas là c’est parce que la concurrence en ligne, etc… Et tout cela justifierait que finalement les taux longs convergent et pourquoi pas passent sous les taux courts, d’où la courbe inversée, sans qu’aucune récession économique ne soit à l’horizon.

    Du côté obscur

    La courbe est inversée et nous voilà passés du côté obscur. Et si les taux 10 ans étaient à peine supérieurs aux taux 2 ans mais très proches de 0 quand même? Et bien non, cela ne fonctionnerait pas: pas de récession à venir. La lecture est binaire 0 ou 1, récession ou pas, il n’y pas de demi-mesure. D’ailleurs, les modèles populaires qui cherchent à prévoir les crises reposent sur ce principe (modèles Probit). Pourquoi pas? Pourquoi les choses seraient-elles linéaires ou continues? Il existerait donc un seuil à partir duquel tout change: un peu comme l’eau qui devient glaçon seulement si la température passe sous les 0 %.

    Sur quelle planète habite la courbe?

    "Le prix d’un actif seul ne pourra jamais vous dire sur quelle planète vous habitez " (J. Cochrane). Cette phrase fait toujours mouche car elle est toujours vraie. En effet, tant que le prix d’un actif sera déterminé à la fois par les anticipations des agents économiques et leurs préférences, et qu’il sera impossible de démêler l’un de l’autre, alors il sera impossible de savoir ce que révèle le prix d’un actif. Par exemple, le prix d’une action peut monter parce que les investisseurs anticipent une accélération des bénéfices, ou bien ils n’anticipent pas d’accélération mais se montrent simplement plus enclins à acheter des actions, ou les deux. Pour caricaturer, un extraterrestre recevant pour seul signal une courbe de taux inversée, serait incapable d’en déduire la planète d’où provient le signal.

    Victor Hugo et l’effet moutonnier

    Puisque tout le monde fait la même chose, faisons comme eux. Ainsi, puisque tout le monde pense que la courbe inversée anticipe la crise, elle finira bien par arriver et cela ne sert à rien de chercher à l’éviter: "Tout bruit écouté longtemps devient une voix", Victor Hugo avait ainsi défini l’effet moutonnier. Effectivement, mais cela commence quand l’effet moutonnier? et cela finit quand? En fait, on-est pas plus avancé.

    En effet, la courbe inversée est suivie d’une récession économique en moyenne 14 mois plus tard, mais -dans les faits- cela peut aller de 7 à 18 mois. Et il n’y a aucune raison de penser que demain, on reste entre 7 et 18 mois. 

    Comment reconnaître un bon melon?

    Comment deux melons aussi semblables peuvent-ils avoir un goût aussi différent? Ainsi, les seules apparences ne suffiraient pas toujours à déduire. Pour savoir, il faut couper et goûter. Et dans le cas de notre courbe de taux inversée cela donnerait quoi? Et bien plutôt que de se contenter de constater l’inversion de la courbe, il s’agirait de poser la question: pourquoi la courbe s’est inversée? Les taux courts ont-ils davantage monté que les taux longs? auquel cas on anticipe une hausse des taux courts qui valide une expansion de l’activité?

    Ou bien encore, l’inversion de la courbe est due à une baisse des taux longs plus forte que les taux courts, ce qui anticipe une baisse des taux courts car la croissance va ralentir. Les travaux vont même encore plus loin puisque l’on décompose la courbe en plusieurs composantes, et on en déduit qu’une inversion de la courbe sera plus ou moins défavorable selon les composantes qui l’ont causée.

    Hasard ou nécessité

    Une courbe de taux inversée aurait donc des raisons plus ou moins fondées de prévoir la récession économique. Mais pourquoi tant d’égards avec la raison? Pourquoi ne pas imaginer des inversions de courbes complètement infondées et qui finissent effectivement par déclencher des crises?

    Dans la série des tragédies absurdes: mettons-nous dans la peau d’Archibald Buttle (Brazil, T. Gilliam) dont le B devint un T suite à la chute d’un insecte tombant dans l’imprimante de l’ordinateur central, il devient alors par erreur un dangereux dissident recherché par les autorités: une toute petite cause peut avoir de très grands effets (effet papillon). Plus sérieux qu’il n’y parait puisque les sciences dures sont confrontées à ce type de problème dans certains cas où la suite des évènements dépend de conditions initiales que l’on ne peut pas bien mesurer (billard, ou problème des 3 corps de Poincaré).

    Pas besoin d’y croire pour que cela marche

    D’un certain point de vue, l’inversion de la courbe pourrait être interprétée comme un chat noir qui passe sous une échelle un vendredi 13. Autrement dit, la courbe inversée serait une forme de méga mauvais présage synthétisant un ensemble de petits mauvais présages. La question est alors la suivante: y croit-on? Qu’importe dira Niels Bohr évoquant son fer à cheval.

    Ce porte-bonheur s’affichait, bien en évidence, au seuil de la demeure du célèbre physicien danois. À qui s’étonnait qu’un savant si sérieux pût accorder crédit à ce genre de superstition, Bohr aurait répondu: "Je n’y crois pas, mais on dit que ça porte chance, qu’on y croie ou non"…

    La peur de passer pour la chouette de minerve

    L’envol de la chouette de minerve (Hegel) définirait ce moment où la crise est finalement arrivée, et ce n’est que maintenant que l’on peut commencer à comprendre. Autrement dit, il s’agit de l’ennemi absolu en économie et en finance, où l’idée serait plutôt d’anticiper avant pour mieux prévenir la suite. Personne ne veut donc passer pour un chouette de minerve annonçant après coup: " c’était évident ". On a alors une forte tentation à annoncer le pire avant qu’il n’arrive, plutôt qu’après. Et si l’on se trompe? les dégâts seront de toute façon moins nombreux que si on l’annonce trop tard.

    L’homme descend du songe

    Ainsi parlait Antoine Blondin: l’homme, la femme, brillent par leur capacité à pouvoir fantasmer sur tout ce qui passe. Certes, il existe des domaines où des limites sont imposées par le cadre, comme dans les sciences dures. Mais lorsque le cadre est moins rigide, voire inexistant, alors tout est permis. Ainsi, puisque les sciences économiques sont autant des sciences sociales plutôt que des sciences dures, elles continueront d’écouter des histoires plus ou moins crédibles, faciles à comprendre, agréables à écouter, dans l’ère du temps, et dont la véracité ou la fausseté sont parfois infalsifiables. D’ailleurs, la finance contemporaine comprend de mieux en mieux le phénomène et lui fait une place entre le tout rationnel et le tout irrationnel: rationalité limitée, finance comportementale, faux souvenirs, vérités alternatives, etc. autant d’histoires bien racontées par le prix nobel Robert Shiller.

    Et même si c’était vrai

    Cela ne voudrait pas dire qu’on aurait raison de penser ce que l’on pense. En effet, dans notre cas nous croyons que la courbe de taux inversée anticipe la récession, nous avons des raisons de penser que cette croyance est justifiée, et il s’avère effectivement qu’une récession suit l’inversion de la courbe. Nous pourrions alors penser que nous venons de définir une connaissance (Platon): l’inversion de la courbe anticipe bel et bien une récession; c’est une croyance, vraie, et justifiée. Et bien non, c’est ce que nous apprend le problème de Gettier: il est aussi possible que la récession arrive pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’inversion de la courbe, mais dont nous sommes incapables de nous rendre compte (comme l’arrivée d’extraterrestres invisibles…); du coup nous resterions persuadés que c’est bien l’inversion de la courbe qui l’a causée.

    Il ne reste plus qu’à attendre

    Quels que soient les arguments avancés pour nous convaincre du pouvoir prédictif de la courbe inversée, aucun ne sera plus convaincant que la crise elle-même. Il faut donc attendre que la crise arrive pour savoir si la courbe avait une nouvelle fois raison. Mais, il faut aussi rappeler qu’il est impossible de savoir si la crise n’arrivera jamais, puisqu’on ne connait pas la date de péremption du pouvoir prédictif de la courbe inversée.

    Autrement dit, qui décidera que maintenant il est trop tard? c’est-à-dire que la courbe s’est finalement trompée? Il faut donc attendre et écouter, le débit faisant le bonheur de l’orateur.

    contrepoints.org

    Par Karl Eychenne

  • Brigitte et Merkel, ou l’art de mal vieillir…

    A gauche, Brigitte sortie de salle d’op. A droite, Merkel tout sourire malgré ses abominables crimes. Merkel, celle qui a la tremblote, veut financer les passeurs. Elle perd la raison, je vous dis.

    En plein soubresauts inopportuns, entre deux oscillations intempestives, interrompant un nouvel épisode de trépidations, Merkel plaide pour une reprise des opérations de sauvetage des migrants en Méditerranée organisées par les États. Elle veut faire de Carole la Fusée, championne des passeurs, son héritière et pomper les contribuables à cet effet?

    Jeudi soir à Berlin s’est déroulée la cérémonie d’extinction des feux pour l’ex-Ministre de la défense (une décatie que je n’aime pas non plus, mon Dieu, la liste s’allonge).

       

  • CHUT! On meurt à petit feu...

    David Engels": "L’Occident est en train de disparaître. Le déclin massif de l’Europe est une tragédie historique qui nous concerne tous"

    GRAND ENTRETIEN – Inquiet de voir la civilisation européenne dépérir, l’historien David Engels livre ses réflexions et conseils personnels dans Que faire? Vivre avec le déclin de l’Europe, un guide de survie à l’usage des amoureux de l’Occident.

     (…) David ENGELS.- La situation est grave: ce n’est pas seulement un modèle politique, économique ou social qui est graduellement en train de disparaître, mais l’entièreté de ce qui fut, pendant mille ans, "l’Occident". Cette évolution est tout sauf un fait divers dont il suffirait de prendre bonne note avant de continuer comme si de rien n’était: le déclin massif de l’Europe en tant que civilisation est une véritable tragédie historique qui nous concerne tous, non seulement en tant que collectif, mais aussi en tant qu’individus. Personnellement, je souffre énormément de la fin annoncée de la civilisation occidentale que j’aime de tout mon cœur, et je sais que je suis loin d’être le seul dans ce cas, bien que beaucoup de contemporains ne se rendent pas encore tout à fait compte de la nature gravissime de cette évolution ou n’osent pas en tirer les conséquences qui s’imposent. (…)

     (…) Taire volontairement la réalité des processus culturels qui se déroulent actuellement – que ce soit l’immigration de masse, le vieillissement de la population, l’islamisation, l’intelligence artificielle, la dissolution des États Nations, l’auto-destruction du système scolaire et universitaire, l’immense retard de l’Europe sur la Chine, la transformation de la démocratie en technocratie – revient, à mon avis, à un acte de haute trahison avec des conséquences durables.

    Car quand la vérité – c’est-à-dire la nature de plus en plus irréversible du processus – éclatera au grand jour, même les derniers restes de confiance en notre système politique se trouveront fracassés, tout comme la solidarité sociale entre les différents groupes sociaux et culturels qui composent notre société. Ce n’est qu’en analysant sincèrement et froidement la situation actuelle que nous pouvons déterminer les marges de manœuvre (de plus en plus réduites) qui nous restent et tenter d’envisager les réformes nécessaires pour sauver et stabiliser ce qui persiste de notre civilisation. (…)

    (…) Désormais, le temps où nous pouvions compter sur la stabilité à la fois de notre système politique et culturel est révolu ; si nous voulons protéger notre héritage, la lutte doit désormais être double: d’un côté, nous devons transformer chaque individu, chaque famille, chaque groupe d’amis en une petite forteresse aux valeurs et identités soudées ; d’un autre côté, nous devons développer une nouvelle idéologie politique alliant conservatisme culturel et lutte pour une Europe unie (non nécessairement identique à l’Union européenne).

     (…) Le Figaro

  • Ne marchez pas dans leur combine!

    Le "jour du dépassement", une théorie mensongère

    La théorie du " Jour du dépassement " n’a aucun sens. Elle est à reléguer au rang des pseudo-

    Par Michel Gay.

     (Tiré d’un article de Michael Shellenberger paru sur Forbes le 29 juillet 2019.)

    Depuis ce 29 juillet et jusqu’à la fin de l’année, l’humanité consommera plus de ressources que notre planète ne peut en produire de manière durable, selon le Global Footprint Network (GFN), qui détermine de telles dates depuis 1986.

    "L’humanité utilise la nature 1,75 fois plus vite que les écosystèmes de notre planète ne peuvent se régénérer " a déclaré le GFN. " Cela revient à utiliser 1,75 Terre ".

    "Les pays riches utilisent les ressources plus rapidement que les pays pauvres", explique le GFN. Les États-Unis, l’Australie, le Danemark et le Canada utilisent leurs ressources avant la fin du mois de mars, tandis que Cuba, le Nicaragua, l’Irak et l’Équateur ne le font pas avant décembre.

    Le "jour du dépassement" (Earth Overshoot Day) est fondé sur la notion " d’empreinte écologique " utilisée par le Fonds mondial pour la nature, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le développement humain, et l’Union internationale pour la conservation de la nature.

    Mais l’empreinte écologique est-elle un concept scientifique?

    Non.

    En 2013, Michael Shellenberger avait déjà démystifié "le jour du dépassement" et le calcul de l’empreinte écologique en s’appuyant sur un article de la revue scientifique à comité de lecture, PLOS Biology, intitulé " La taille de la chaussure est-elle adaptée ? L’empreinte est-elle imaginaire ou réelle?".

    Il avait révélé que cinq des six mesures qui composent l’empreinte écologique, y compris l’alimentation et l’activité forestière, étaient en équilibre ou excédentaires. Les seules émissions déséquilibrées étaient les émissions de carbone de l’humanité.

    Mais résoudre ce problème ne nécessite pas que les pays riches deviennent pauvres, ou que les pays pauvres restent pauvres, mais simplement de se tourner vers des sources d’énergies qui ne produisent pas ou peu d’émissions de carbone. Ce processus est connu sous le nom de "décarbonisation".

    La France et la Suède sont les deux seuls pays au monde où les ressources énergétiques sont nettement décarbonées. Et ils ne l’ont pas fait en s’appauvrissant, mais en s’enrichissant grâce à l’utilisation de l’énergie nucléaire.

    Aujourd’hui, la France produit une électricité émettant un dixième des émissions de carbone de l’Allemagne avec une électricité moitié moins chère, grâce au nucléaire.

    Comment les créateurs de l’empreinte écologique ont-ils masqué ce qu’ils avaient fait ?

    En supposant tout simplement que le seul moyen de résoudre le changement climatique était d’accroître la surface des forêts pour absorber toutes les émissions industrielles de carbone.

    En d’autres termes, l’empreinte écologique convertit les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en surface d’utilisation des sols, ignorant ainsi tous les autres moyens d’absorber ou de ne pas émettre de CO2.

    Pire encore

    Des forêts différentes absorbent le CO2 à des vitesses différentes dans le temps. Mais l’empreinte écologique définie par le GFN choisit arbitrairement un nombre unique pour représenter le taux d’absorption de carbone dans le temps pour toutes les forêts du monde.

    La méthode pour calculer cette empreinte écologique est mieux connue sous le nom de "garbage in, garbage out" (entrer des données fausses dans un ordinateur conduit à des résultats faux).

    Le résultat de l’impact de l’empreinte écologique devrait donc conduire les pays développés riches comme les États-Unis, l’Europe et l’Australie à essayer de vivre comme les Cubains et les Nicaraguayens. Ou bien à reconvertir toutes les vieilles forêts du monde en forêts avec des arbres à croissance rapide.

     

    Le document de Michael Shellenberger publié en 2013 a été largement couvert par les médias, notamment par Scientific American, New Science, et même Le Monde, mais cela n’a pas empêché la Commission européenne et d’autres organismes gouvernementaux de reconnaître le "Jour du dépassement de la Terre" pour des raisons politiques et médiatiques.

    L’empreinte écologique et le jour du dépassement de la Terre ont été créés au moment même où les pays d’Europe occidentale et les Nations Unies ont adopté une approche néo-malthusienne des problèmes environnementaux.

    Que dit l’ONU?

    Ironiquement, l’ONU préconise l’utilisation de combustibles à base de bois plutôt que le nucléaire.

    Dans un rapport de 1987 intitulé "Notre avenir à tous" (Our Common Future) les Nations Unies ont dénoncé le nucléaire et insisté pour que les pays pauvres utilisent le bois de chauffage. " Les pays pauvres en bois doivent organiser leurs secteurs agricoles de manière à produire de grandes quantités de bois et d’autres combustibles végétaux ".

    L’auteur principal de ce rapport était Gro Brundtland, ancien Premier ministre de Norvège, un pays devenu riche dix ans plus tôt grâce à ses abondantes réserves de… pétrole et de gaz.

    Des personnalités comme Brundtland ont défendu l’idée que les pays pauvres n’avaient pas besoin de consommer beaucoup d’énergie, ce qui s’est révélé être totalement faux. La consommation d’énergie est étroitement liée au PIB (produit intérieur brut) par habitant, aussi bien aujourd’hui qu’auparavant lorsque les pays riches étaient eux-mêmes pauvres.

    Aucun pays riche ne dépend principalement du bois pour produire de l’énergie, tout comme aucun pays pauvre ne dépend principalement du nucléaire.

    " L’empreinte écologique" a autant de mérite scientifique que l’astrologie, la phrénologie et les théories de la Terre plate, et il est temps de la traiter comme une théorie pseudoscientifique et mensongère.

     

  • Ben voyons!

    Comme d'habitude, les débiles pensent qu'ils sont entourés de débiles comme eux....

     

    Poitiers: un homme condamné pour en avoir poignardé un autre, "le coup de couteau serait parti tout seul"

    […]

    Lors de ce procès en comparution immédiate, le prévenu a tenté de convaincre le tribunal qu’il s’agissait d’un geste accidentel: "Je n’avais pas l’intention de me servir du couteau" dit d’emblée le prévenu. "Mais alors pourquoi être allé en chercher un?" lui demande le président. Et pas un petit. L’arme en question mesure -manche compris- près de quarante centimètres. "C’était pour l’impressionner", répond-t-il.

     […]

    Selon le prévenu, le coup de couteau serait parti tout seul en quelque sorte.

    "C’est rentré tout seul"

    Si je te fais pareil, tu verras que ça rentre tout seul, trouduc

    […]

    L’homme de 33 ans a donc été condamné à 4 ans de prison dont deux années ferme avec notamment obligation de soins. France Bleu

    4 ans de prison dont deux années ferme: Ben voyons, à ce stade, on est assuré que bientôt, on devra se promener en côte de maille pour éviter un sale coup.

    Depuis 1989-90, je disais à mon entourage et à mes cliente-s que nous aurions besoin de côte de maille, d'un gilet kevlar (c'était nouveau à l'époque) et d'un tank pour aller au supermarché quand je serais à la retraite. Une fois de plus, hélas, j'avais raison!

     

  • Macronesse veux plus ressembler à un vieux pruneau...

    Quand je mets pas de photo pour illustrer, c'est que j'ai peur de vomir en relisant mon article!

     

    La femme à macrouille aurait passé trois heures au bloc, avant de partir en vacances avec son mari.

    Ce n’est pas une cliente comme les autres qui serait arrivée à l’hôpital américain de Paris, mardi 16 juillet dernier. Comme le révèle Closer, Brigitte Macron aurait subi une importante opération de chirurgie esthétique avant la coupure estivale.

    L’opération avant Brégançon

    L’épouse du président de la République se serait d’abord entretenue pendant une heure avec un éminent et médiatique chirurgien esthétique, comme l’explique la revue people, avant de revenir le lendemain, le 17 juillet.

    Escortée par deux voitures et quatre gardes du corps (aux frais de la République, bien sûr!) , la dame aurait alors pris le chemin du bloc opératoire, où elle aurait passé trois heures. Si l’opération se serait déroulée sans encombre, nul n’en connaît encore la teneur.

    Brigitte Macron se serait ensuite rendue à la résidence présidentielle de la Lanterne, à Versailles, où elle a pu se reposer, avant de rejoindre son mari, une semaine plus tard, au Fort de Brégançon, où une piscine a récemment été construite.

    Closer précise que le couple devrait privilégier les activités calmes aux habituelles virées en jet-ski et autres balades en vélo.

    Cette opération ne devrait pas manquer de faire réagir les Français, prompts à commenter la différence d’âge du couple présidentiel. “Les vingt ans d’écart, ce qui a pu être dit, c’est tellement rien“, s’était défendue Brigitte Macron à ce sujet dans les colonnes du magazine ELLE, à quelques mois de l’arrivée de son époux au pouvoir. “Bien sûr, on petit-déjeune, moi avec mes rides, lui avec sa fraîcheur, mais c’est comme ça“, avait-elle ajouté.

    Elle a la peau tellement tirée et piquouzée que quand elle hausse les sourcils, sa poitrine remonte!

     

     

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