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actualités - Page 11

  • Pauvres ex-musulmans!

    Ces anciens musulmans qui fustigent l’islam accusés de " flirter avec l’extrême-droite " (MàJ)

    Déjà structuré à l’étranger, le mouvement #ExMuslim émerge en France. Deux journalistes de l’Obs ont enquêté sur le sujet pour en déduire que ce courant initié par d’anciens musulmans critiques de l’islam flirte avec… l’extrême droite. Un raccourci qui interroge.

    […]

    Leur article, paru dimanche dans l’hebdomadaire, a suscité de vives réactions. De la part de Waleed Al-husseini notamment. L’écrivain a fustigé sur ses réseaux sociaux le " manque de soutien " de la part de ce " journal de gauche " aux ex-musulmans qui ont souffert lorsqu’ils ont quitté l’islam et qui sont pour la plupart encore recherchés. " C’est de pire en pire. Avant même notre rencontre, ce journaliste de l’Obs avait déjà ses conclusions en tête, et tout ce que je lui avais dit pendant l’entretien n’y a rien changé, a-t-il ajouté sur le réseau social. A chaque fois que j’ai l’espoir que cette gauche ouvre les yeux, je suis déçu encore un peu plus. Si les discours de défense des libertés et de la laïcité des ex-musulmans sonnent d’extrême droite aux oreilles de l’Obs, ce n’est pas parce qu’on a été récupérés par la fachosphère mais parce qu’on a été abandonné par le gauchosphère … "Le message a été partagé plus de 400 fois sur Twitter et plus de 1100 fois sur Facebook.

    Est-il surprenant de la part d’un journal de gauche de porter le sujet des #Exmuslim sur leur prétendue proximité avec l’extrême droite plutôt que d’envisager l’exclusion ou les menaces qu’ils reçoivent chaque jour de la part de la communauté musulmane ? " Ce qui me met en colère c’est que l’Obs suit sa ligne gauchiste et est dans une logique de collaboration intellectuelle avec l’islamisme, portant atteinte aux valeurs de la République française, s’indigne Waleed Al-husseini auprès de Valeurs actuelles. Quiconque s’écarte de cette ligne est taxé d’être dans la " fachosphère " ou de flirter avec l’extrême droite ".

    […]

    Si Waleed Al-husseini s’est réfugié en France, c’est à cause de l’islam et de l’islamisme. " C’est parce j’étais en danger " confie-t-il. […]

    Valeurs Actuelles

    24/11/19

    Venu d’Allemagne et du Royaume-Uni, le mouvement #ExMuslim " se développe en France. Ces anciens musulmans défendent leur droit à l’apostasie et à la critique de l’islam. Jusqu’à flirter avec l’extrême droite ?

    Ici, c’est une femme qui a quitté l’islam pour "Jésus" et subit depuis d’incessantes "agressions physiques et verbales". Là, une autre qui s’est détachée de la religion mais continue de porter le voile en présence de son mari. Ou une jeune lesbienne de 16 ans qui ne se sent plus musulmane et dont le père lui a " juré [qu’elle irait] en enfer " après son coming out. Ces témoignages d’anciens musulmans, " apostats de l’islam ", foisonnent sur les réseaux sociaux, souvent accompagnés du mot-clé #ExMuslim.

    Déjà structuré à l’étranger, le mouvement émerge en France mais reste méconnu, même si des figures, comme l’ex-journaliste de " Charlie Hebdo " Zineb El Rhazoui, s’en revendiquent. Le but de ces "ex-musulmans" ? Défendre la liberté de conscience et le droit à critiquer non pas seulement l’islamisme mais l’islam tout court. Même si cela leur vaut souvent, en France, d’être récupérés par l’extrême droite… […]

    Nouvel Obs

    Parait qu'en Allemagne, certains se sont convertis à une religion chrétienne car on leur a dit qu'ils obtiendraient plus facilement la nationalité allemande!

    Pauvre Jésus!

     

  • ATTENTION: Arnaqueurs chez Orange Télécoms

    FAITES PASSER CE MESSAGES A TOUS VOS CONTACTS

    Je me suis crue revenue aux temps de l'ouverture des licences télécoms permettaient aux escrocs de tous poils de vous abonner sans que vous leur aviez donné une quelconque autorisation que ce soit!

    Hier A.M. alors que je vais éteindre mon PC, je fais comme à l'habitude un tour sur mon log. de courriels: surprise, une demi-douzaine me sont parvenus de chez Orange Télécoms: Orange vous remercie pour votre abonnement chez Polaris!

    ???

    Polaris, késako?

    Comme j'avais autre chose à faire, j’éteins mon PC et vaque à d'autres occupations. Ma fille rentre le soir et je lui dis: “va voir chez Orange cette histoire de Polaris“. Elle me répond qu'il s'agit du Cloud d'Orange.

    Très grosse surprise de ma part… je n'ai jamais demandé cette inscription;

    J'ai reçu un appel d'un personnage d'Orange (je n'ai pas retenu le nom mais était-ce le vrai nom…) qui me dit je suis Orange de Caen et je vous appelle pour la fibre optique… “Cela tombe bien, je veux l'installer“….

    mais, bizarrement, il me parle sous mon nom d'état civil alors que j'ai un pseudonyme professionnel, déposé au Tribunal d'Instance de Toulouse en janvier 1971, sous lequel je travaille en indépendant depuis 1983.

    Je trouve cela bizarre et je lui dis mais, comme il m'appelle sous mon nom perso et mon numéro liste rouge, je ne pense pas avoir affaire à un escroc.

    TRÈS GRAVE ERREUR DE MA PART.

    Il me parle de 75 euros mensuel pour la fibre optique et 300 euros de frais d'engagement. Je lui dit mon étonnement: "j'ai déjà appelé le service client et on m'a répondu que l'abonnement était gratuit pour moi…"

    Il devait me reprendre dans un moment (contacter un chef) car il souhaitait me faire une 8autre proposition plus avantageuse. Au bout de 7 minutes d'attente, j'ai raccroché: j'ai autre chose à faire!

    Il m'a rappelée trois jours plus tard -j'étais absente- et a laissé un message disant qu'il s'excusait pour m'avoir fait trop attendre et me expliquant: je vous recontacte très bientôt…. ce qu'il n'a pas fait.

    Comme je souhaitais vraiment avoir la fibre optique, j'ai appelé le service commercial une semaine plus tard, pour demander le passage à la fibre optique et pas autre chose… On m'a donné un RV avec le technicien.

    Or donc, comme indiqué plus haut, cet arnaqueur m'a inscrite au service du Cloud d'Orange, alors que je suis un modeste travailleur indépendant, que je n'en ai aucun besoin et que je suis en cumul emploi-retraite, donc l'abonnement en question ne m'intéresse pas du tout.

     

    Et surtout, il n'en a jamais été question lors de notre seule et unique conversation!

     

    L'installation de la fibre optique chez moi devait se réaliser r ce mardi 26 Novembre 2019. J'attends encore cette visite.

    Pour le moins étrange, je reçois un appel d'Orange le même jours, l'après-midi: une fille me dit! “je reprends le dossier pour la fibre optique…“

    Je ne lui laisse pas le temps de finir: “Merci! le technicien devait passer l'installer ce matin et il n'est pas venu“… elle a l'air surprise et me donne un autre rendez-vous pour cette installation, le mardi 3 décembre. Je lui dis qu' “on ne fait pas perdre leur temps aux gens et que j'espère que cela se fera véritablement“. Là, pour une fois, j'ai fait "patronne" -puisque j'ai un abonnement pro- .Une ou deux heures plus tard, je reçois confirmation du R.V. par courriel.

    Lorsque deux heures après je reçois encore tous ces mails me confirmant l'inscription frauduleuse au système Polaris, je comprends aussitôt que l'appel d'il y a une dizaine de jours de l'employé Orange de Caen était un abus de confiance.

    Je vous invite donc, que vous soyez professionnels ou particuliers à faire très ATTENTION car Orange est devenu un marécage d'arnaqueurs et d'escrocs. Le loi permet aux opérateurs de télécoms de vous abonner d'autorité à un de leurs services par téléphone même si vous n'avez jamais demandé ce faire.

  • Montant de l'aide internationale... et donc, de la France?

    Le roi d’un pays très pauvre d’Afrique s’offre 19 Rolls-Royce et 120 BMW

    Le roi de l’Eswatini, un pays touché par un haut niveau de pauvreté, vient d’offrir 19 Rolls-Royce à sa famille constituée de 15 femmes et 23 enfants.

    Jusqu’à l’année dernière, l’Estwatini s’appelait encore Swaziland. Ce petit pays situé au sud-est du continent africain est gouverné depuis 1986 par le roi Mswati III, qui avait succédé à son père dans la famille royale.

    Le peuple du pays est durement touché par la pauvreté mais son roi continue pourtant de se comporter comme la plupart des dictateurs africains depuis ces dernières décennies: en dilapidant l’argent du peuple dans des dépenses fastueuses.

    19 Rolls-Royce et 120 BMW

    Il vient d’offrir 19 Rolls-Royce (dont des limousines Ghost et des SUV Cullinan) à la finition très spéciale pour les membres de sa famille (qui compte 15 femmes et 23 enfants). On rapporte aussi qu’il aurait passé commande de 120 modèles BMW, et que son garage comprend déjà pas moins de 20 Mercedes-Maybach S600 Pullman en plus d’une Maybach 62. Il possède par ailleurs un jet privé.

     

        HEARTBREAKING NEWS: Amidst all the economic challenges eSwazitini, King Mswati III yesterday decided to bless his wives with very expensive wheels 2 pic.twitter.com/2g9P7Z32OW

     

        — Mzilikazi wa Afrika (@IamMzilikazi) October 30, 2019

    Turbo.fr / fr.motor1.com

  • Abonnez-vous d'urgence à Valeurs Actuelles!

    Barthès: roi du ricanement, empereur des coups bas

    Cette semaine, pour la première fois nous publions dans notre magazine une enquête sur le système Barthès et sa clique de l'émission Quotidien.

    Se croyant au dessus des lois, ceux-ci se sont permis de partager le contenu de notre dossier gratuitement sur les réseaux sociaux. En plus d'être déloyal, c'est parfaitement illégal!

    La malfaisance objective de Quotidien

    Pourquoi Quotidien et Yann Barthès partagent-ils notre dossier?

    La réponse est toujours simple et triviale: l'argent.

    Quotidien et toute la gauche morale avec eux rêveraient de nous faire taire.

    Taper au porte-monnaie est l'une de leurs nombreuses techniques de censure.

    Valeurs actuelles étant le seul magazine de droite qui s'assume, nous atteindre leur permet à chaque fois de gagner un peu plus de terrain.

    En plus de ne toucher aucune subvention, contrairement à la majorité écrasante des médias français, Valeurs actuelles fait face seul contre toute la bien-pensance gâvée d'argent public, jouissant de moyens disproportionnés et sévissant sur de nombreuses chaînes de télévision!

    Nous vous en parlions il y a quelques jours, la bien-pensance s'attaque depuis des mois au journaliste Eric Zemmour en le tapant au portefeuille: procès d'abord, puis les annonceurs Nutella, Groupama, MAIF, Monabanq qui retiraient leurs publicités de ses émissions.

    Un peu essouflée, la voilà qui change de cible:

    cette fois-ci c'est nous, Valeurs actuelles à qui l'on vient couper les sources de revenus.

    Faites d'une pierre deux coups:

    en courant acheter demain votre magazine dans votre kiosque le plus proche ou en vous abonnant au Club, vous soutenez Valeurs actuelles et en même temps vous infligez à Yann Barthès la punition qu'il mérite!

    Tentant non ?

    En plus, en vous abonnant cette semaine, vous ne paierez que 7,90€/mois et c'est sans engagement.

    Montrons à Yann qu'il n'est pas tout puissant

    Aidez-nous cette semaine à faire de ce numéro la meilleure vente de l'année 2019 de Valeurs actuelles.

    En achetant ce magazine, vous lirez non-seulement un passionnant dossier sur le système Quotidien mais vous effectuerez également un acte militant en montrant à la bobosphère qu'elle n'a pas tous les droits!

    Cette semaine, à chaque fois qu'un exemplaire de Valeurs actuelles est acheté, quelque-part en France un bien-pensant donneur de leçons tombe de sa trotinette éléctrique.

    Pourquoi rejoindre le Club Valeurs actuelles ?

    La boite à outils indispensable pour défendre vos convictions:

    Un accès illimité aux articles inédits

    Les éditos de nos chroniqueurs

    Le magazine en version numérique à chaque veille de parution

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    Retrouvez chaque jour dans le Club les contributions de prestigieux journalistes:

    Geoffroy Lejeune, Charlotte d'Ornellas, Tugdual Denis, Louis de Raguenel, Laurent Dandrieu, Olivier Maulin, Cyril de Beketch, Solène Bied-Charreton, Raphaël Stainville, Mickaël Fonton, Bastien Lejeune, Thomas Morel et tant d'autres encore!

    L'abonnement au Club Valeurs actuelles n'est qu'à 1€ le premier mois et sans engagement, en plus il n'est qu'à 7,90€/mois seulement au lieu de 9,90€ jusqu'à la fin de la semaine!

     

    J'en profite immédiatement: Valeurs-actuelles.com

     

  • Education

    Maurice Berger: "Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation"

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Les violences gratuites sont en augmentation constante en France. Pour le pédopsychiatre Maurice Berger, auteur d’un livre sur son expérience auprès des adolescents hyper-violents, elles sont le fruit de facteurs psychologiques et culturels.

    Maurice Berger est pédopsychiatre, psychanalyste, ex-professeur associé de psychologie de l’enfant. Il travaille en Centre Éducatif Renforcé et enseigne à l’École Nationale de la Magistrature. Il vient de publier, Sur la violence gratuite en France. Adolescents, hyper-violents, témoignages et analyses (L’Artilleur, 2019)

    FIGAROVOX.- En tant que pédopsychiatre dans un centre éducatif renforcé (CER), vous êtes confronté quotidiennement aux jeunes qui commettent des "violences gratuites". Un terme revient souvent dans le débat public, surtout récemment: jugez-vous que l’on assiste à un "ensauvagement" de la société?

    Maurice BERGER.- Toutes les deux minutes, une plainte est déposée à la police pour une violence gratuite et tout citoyen peut être confronté à une telle agression. Pour moi, l’ensauvagement, c’est lorsque la parole ne fait plus tiers, lorsqu’existe un différend même minime entre individus.

    Il y a quelques années, 85% des mineurs traduits devant la justice changeaient de comportement après leur rencontre avec l’institution judiciaire, la parole du juge. Ils ne sont plus que 65% actuellement, et c’est d’eux dont je parle ici. L’impulsivité prime, l’autre n’est plus considérée que comme un objet sur lequel décharger la tension qu’on ressent dans l’immédiateté, comme une gêne à éliminer. Ceci soulève la question de savoir quelles sont conditions nécessaires pour qu’un individu se civilise.

    En tant que médecin, j’affirme que ces comportements extrêmes sont de plus en plus fréquents et de plus en plus grave. Cette évolution n’est pas soudaine, j’en écrivais la certitude en 1992. L’attitude des gouvernements successifs a été de penser implicitement "après moi, le déluge", déluge qui est là maintenant ; et aussi de se plier à une idéologie qui définit comme "sécuritaire" et animée d’intentions électorales toute personne qui alarme sur ce sujet.

    En tant que médecin qui, depuis 40 ans, a le plus travaillé en France sur la prise en charge des enfants et adolescents violents, j’affirme que ces comportements extrêmes sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves. Un facteur parmi d’autres est l’impunité importante concernant la première atteinte aux personnes, que j’appelle le droit de tabassage.

    En réadaptation fonctionnelle, où je travaille aussi, je reçois des adultes qui gardent à vie des séquelles physiques ou cérébrales définitives après une agression pour un supposé mauvais regard, et dont l’agresseur mineur n’est puni que d’un sursis car il n’était pas récidiviste. La vie ou la qualité de la vie restante de la victime est ainsi démonétisée. Or c’est simple, quand on n’est pas puni, on recommence.

    FIGAROVOX - À partir de votre expérience, vous choisissez d’écrire ce livre pour dénoncer certaines idées reçues sur la violence: selon vous, l’explication par la "ghettoïsation" et la "stigmatisation" n’est pas la bonne, pourquoi?

    Lorsqu’il existe de graves dysfonctionnements familiaux, donner 3 000 euros à une famille tous les mois n’arrêtera pas, par exemple, un homme de frapper sa femme devant leurs enfants petits, maltraitance qui est souvent liée dans mes recherches à une culture intégrant l’inégalité homme-femme. 69% des adolescents très violents ont été exposés à des scènes de violences conjugales pendant les deux premières années de leur vie. Ils ont en eux l’image violente de leur père qui resurgit lorsqu’ils subissent une bousculade ou un mauvais regard. Détruire, comme frapper, est le jeu de ceux qui n’ont pas d’imagination.

    Les causes premières de la violence se situent dans la petite enfance. Les mères elles-mêmes ont souvent eu une enfance tellement désastreuse qu’elles sont incapables de sourire à leur bébé, de lui parler, de comprendre quand il a besoin d’être rassuré par un câlin. Surtout, ces parents ne jouent jamais avec leur enfant petit (les jeux vidéos ne sont pas de vrais jeux). Ces enfants n’apprennent jamais le "faire semblant", et devenus adolescents, leur pensée est pauvre, le mot qui revient le plus souvent dans mes entretiens est "normal", sans plus d’explication sur leurs actes.

    Quand on n’a pas joué à faire des accidents avec des petites voitures, ou avec des figurines de pompiers qui viennent éteindre le feu en faisant "pin pon", on ne sait jouer qu’en vrai. Un jeune m’explique "on s’ennuyait, alors on a mis le feu à un entrepôt" (coût 1.700.00 euros totalement remboursés par les assurances responsabilité civile scolaires).

    Pas de "comme si" signifie que tout mot peut être pris au sens littéral. Ces adolescents ne comprennent pas le mot "rêvasser". Quand je demande ce qu’ils feraient s’ils gagnaient un million d’euros au loto, rêverie universelle, la réponse est "votre question est bête, je n’y penserai que lorsque j’aurai le million posé devant moi".

    Dans ce contexte, détruire, comme frapper, est le jeu de ceux qui n’ont pas d’imagination. Faire venir les pompiers pour les attaquer n’est pas une révolte contre l’uniforme en général, c’est un jeu des plus sommaires, qui peut être à "mort réelle".

    Il est évident qu’avec une pensée aussi endommagée, la scolarité au collège unique est vouée à l’échec et que ces sujets ne progressent qu’avec des dispositifs qui passent par des apprentissages manuels: "Il faut me montrer pour que je comprenne". Faute d’attention et d’échanges avec leurs parents, certains jeunes que vous accompagnez ne sont même pas capables de reconnaître les émotions d’autrui…

    Un bébé ne sait qu’il sourit que s’il rencontre un sourire en miroir sur le visage du parent, il ne reconnaît ses émotions que si un adulte lui nomme ce qu’il ressent. Conséquence, certains de ces jeunes ne sont pas capables de comprendre la structure d’un visage. Les émotions qu’exprime le visage d’autrui peuvent être aussi indéchiffrables et ses mimiques sont alors interprétées comme menaçantes, donc il faut l’attaquer. Aucun des jeunes que j’ai rencontrés n’a manifesté de réel sentiment de culpabilité pour ses violences.

    Le plus grave est l’absence d’empathie, de capacité de comprendre ce que l’autre peut ressentir. Ainsi je demande à un jeune qui a mis un adulte dans le coma pour un supposé mauvais regard, pourquoi il n’a pas tué sa victime. Réponse: "parce qu’un copain m’a tiré en arrière par mon sweat". Je l’interroge sur ce que cela aurait fait à la mère de sa victime si son fils était mort. "Elle aurait été triste un moment, puis il faut passer à autre chose, ne pas s’apitoyer toute sa vie, c’est ballot. Il aurait dû mourir un jour de toute manière". Aucun des jeunes que j’ai rencontrés n’a manifesté de réel sentiment de culpabilité pour ses violences, ce qui est très déstabilisant pour les professionnels, il faut passer par d’autres voies.

    FIGAROVOX - En quoi les structures familiales sont-elles en partie responsables de l’apparition de comportements violents?

    Je demande à chaque jeune que je rencontre de me raconter son histoire, et il apparaît que dans la région où je travaille, la grande majorité de ces mineurs sont issus de l’immigration originaire du Maghreb. Ce qui m’a amené à travailler à partir des écrits de psychologues maghrébins, et les membres de l’équipe de Centres Éducatifs Renforcés, en majorité originaires eux aussi d’Afrique du Nord, m’ont aidé à comprendre. Les codes du groupe priment sur la loi extérieure.

    Les familles concernées ici, et ce n’est pas le cas de toutes les familles d’origine maghrébine en France, où prime la solidarité, ont un fonctionnement clanique, c’est un corps dont chaque individu est un membre, sous l’autorité d’un patriarche ou d’une matriarche. Si un sujet s’éloigne géographiquement, ou se met à penser différemment, le groupe se vit comme amputé d’un membre et va chercher à le récupérer.

    Alors que le but d’une famille devrait être que les parents cherchent à ce que leur enfant se construise une pensée personnelle et puisse s’éloigner d’eux pour se construire un projet personnel, dans une famille clanique le mode de pensée est indifférencié, le but n’est pas qu’un sujet pense par lui-même, son identité est d’abord d’appartenir au groupe. Ainsi 50% des jeunes admis au CER ont pour projet de vivre à l’âge adulte dans l’appartement familial ou dans le même immeuble, et quand je demande ce qui se passerait si leur épouse souhaitait un appartement avec plus d’intimité, la réponse est "elle dégage".

    Dans ce cadre indifférencié, certains parents nous déclarent avoir décidé de ne jamais dire non à leur enfant! Les conséquences de ce fonctionnement sont d’abord que les codes du groupe priment sur la loi extérieure. Et la représentation que ces jeunes ont de la relation n’est pas de personne à personne mais de groupe à groupe. Si l’un d’eux est en difficulté dans une relation, il rameute son groupe: "mes frères vont venir te tuer". Un autre demande que le stage professionnel que l’éducateur lui cherche se situe précisément dans l’arrondissement où il vit. Le terme de ghettoïsation est donc inexact, car on est enfermé dans un ghetto ; alors qu’ici au contraire, la contrainte est intérieure, auto-sécrétée, car c’est l’éloignement qui est angoissant, en pensée, ou physiquement hors du territoire.

    FIGAROVOX - En quoi la réponse judiciaire est-elle insuffisante? Comment "mettre une butée", pour reprendre votre expression?

    Le plus souvent, il n’y a pas eu d’interdit cohérent dans ces familles, mais des moments de collage alternant avec des moments de rejet.

    Ces jeunes ont besoin d’un interdit d’agir réel, d’une butée matérialisée, pour comprendre que la loi a une existence.

    Les pères sont souvent partis car pas intéressés par l’enfant. Dans ces conditions, aucune loi ne peut être intégrée, sauf celle du plus fort. Nous, nous n’avons pas besoin d’agir pour savoir que la loi existe, alors que ces sujets n’ont pas la loi dans la tête, certains me disent que les lois ne servent à rien, et ils ont besoin d’un interdit d’agir réel et non symbolique, d’une butée matérialisée, pour comprendre que la loi a une existence et arrêter de commettre des actes au moment même où cela leur vient à l’esprit.

    Nous avons du mal à comprendre qu’il faut d’abord empêcher ces sujets d’agir pour qu’ils se mettent à penser. La décision judiciaire est très souvent le seul repère qui fournit à un jeune un reflet de la gravité de ses actes. La progressivité de la sanction prive certains de ce miroir nécessaire qui leur indique ce qui est permis ou défendu, sans même parler de ce qui est bien ou mal. Et certains jeunes ne profitent du travail éducatif qu’après un passage dans un lieu de privation de liberté, privation de la liberté de frapper. La question n’est pas la prison en soi, mais la qualité de contenance et de pensée qui peut y être proposée.

    La multiplication des sursis, cette justice de la dernière chance, peut alors être pour ces sujets précisément une perte de chance. Ceci est loin d’être compris par beaucoup de responsables politiques. Et c’est souvent seulement lorsqu’une réponse judiciaire est suffisamment ferme que certaines familles sont obligées de venir s’interroger sur leurs dysfonctionnements.

    FIGAROVOX  - Jugez-vous qu’en règle générale, y compris en l’absence de drames familiaux comme ceux évoqués précédemment, cette autorité tend à diminuer?

    Oui, l’autorité diminue. Elle vise à réguler les désirs de chacun, à passer du "je" veux ça au "nous". Qu’est-ce que cela donnerait si tout le monde faisait comme moi et ne respectait pas les lois? Mais pour un parent, poser un interdit cohérent nécessite d’accepter de ne pas être aimé temporairement par son enfant, de souhaiter avoir un enfant aimable par les personnes extérieures à la famille et qui ait envie d’être un citoyen; d’être un parent capable de sortir de son confort personnel pour faire l’effort d’interdire, donc de délaisser temporairement la télévision ou son jeu vidéo, et ne pas se dire que l’école ou le club de foot fera ce travail à sa place.

    Tout ceci est d’autant plus difficile à comprendre qu’à notre époque, les interdits ne sont plus "portés" par le groupe social, beaucoup de parents ne prennent plus en compte le "qu’en-dira-t-on", le regard des autres qui souligne que "ça ne se fait pas", sorte de honte qui aidait les parents à réguler les comportements de leurs enfants. Difficile aussi à notre époque où beaucoup de médias tournent systématiquement en dérision toute tentative de rétablissement des interdits nécessaires. Pourtant il est devenu inévitable de re-légitimer un principe d’autorité très ferme à tous les niveaux (école, respect de la police, etc.) pour restructurer notre fonctionnement collectif et pour empêcher la perte de toute idée de "bien commun".

    https://www.lefigaro.fr

  • Français: lis cela!

    La grande illusion, ou chronique d’un désastre annoncé

    Le Gal Antoine Martinez lors d’un passage à TV Libertés

    Rencontres de Bretagne 26 et 27 octobre 2019

    Discours prononcé le 26 octobre par le général Martinez

    Chacun s’accorde à dire que le quinquennat du Président Macron est entré dans ce que l’on pourrait appeler, dans cette comédie dramatique qui se joue dans le contexte théâtral que nous connaissons, l’acte II de son mandat.

    Et le passage à cet acte II correspond, ou plus exactement est la conséquence d’un acte I mené avec arrogance dans la conduite de sa politique, avec mépris pour les citoyens en désaccord avec lui et avec violence avec ceux qui souffrent et qui le manifestent dans la rue. Il n’a pas compris que ce comportement dans la conduite des affaires du pays, lui qui est, de son propre aveu, "le fruit d’une forme de brutalité de l’Histoire, d’une effraction", ne pouvait que conduire à l’échec.

    Comme l’un de ses prédécesseurs réélu en 2002 avec plus de 80% des voix mais qui n’avait pas compris, compte tenu des conditions de cette réélection, qu’il était en son pouvoir de nommer un gouvernement d’union nationale pour essayer au moins de rassembler la nation, le Président Macron, lui non plus, grisé par sa victoire, n’a pas compris qu’il était arrivé au pouvoir après un coup d’État institutionnel qui s’est traduit par un hold-up démocratique, après l’élimination dans les conditions que l’on sait du candidat pourtant donné vainqueur.

    Cela aurait dû l’appeler à plus d’humilité.

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