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sciences - Page 2

  • Rétropédalage internet

    15 septembre 1997. Larry Page et Sergey Brin déposent le nom de domaine de "google.com". Le nom "Google" est un jeu de mots venant du terme mathématique "googol" qui désigne le nombre 1 suivi de cent 0 (10100 ).

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    J'avais internet depuis octobre 1996… on avait deux navigateurs… ils trouvaient pratiquement rien.

    Il n'y avait qu'environ 20 000 internautes (et encore, je suis large) en France, surtout des banques et grosses entreprises; je relevais des adresses de sites sur O1 informatique que j'inscrivais dans un cahier.

    Mon premier site visité? un site belge qui parlait d'Astérix.

    Avec 25 minutes d'attente pour que la page s'affiche bien. Modem 26800

    Mon premier site de voyante: en octobre 1966, sur ODA.

    2 ans plus tard, il faisait dans les 5000 visites par mois. En ce temps-là on disait qu'un site était bien visité s'il faisait 400 visites par mois!

    Mes sites furent réalisés par d'autres jusqu'à l'an 2000 où j'ai pu les réaliser moi-même avec le logiciel Front Page.

  • Première mondiale:

    du muscle " normal " à partir de cellules souches embryonnaires

    Une méthode pour obtenir des fibres musculaires et des cellules souches satellites à partir de cellules souches embryonnaires a été mise au point par une équipe soutenue par l’AFM-Téléthon.

    Cette avancée majeure pour les maladies neuromusculaires vient d’être publiée le 3 août 2015 dans Nature Biotechnology.

    Pour la première fois au monde, l’équipe d’Olivier Pourquié de l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC) d’Illkirch et de l’Université d’Harvard aux Etats-Unis, a mis au point une méthode pour fabriquer des fibres musculaires et des cellules satellites.

    "Grâce à notre méthode qui ne demande aucune manipulation génétique, nous obtenons des fibres musculaires qui se contractent, mais aussi des cellules souches satellites"

    Jusqu’à présent, les chercheurs savaient obtenir les différents éléments des fibres musculaires, les myoblastes , à partir de biopsies puis les amener à se différencier en fibres musculaires. Mais au prix de rendements faibles et imparfaits (en particulier, sans activité contractile). Avec le protocole développé par l’équipe d’Olivier Pourquié, il est désormais possible d’obtenir des fibres musculaires qui se contractent et de véritables cellules musculaires satellites, lesquelles permettent la formation des muscles et la régénération musculaire, comme dans un muscle " normal ".

    Fort de ce succès, les chercheurs ont greffé sur des souris modèles de la myopathie de Duchenne les cellules souches satellites obtenues (à partir de cellules souches de souris). Un mois après, le muscle traité présentait des fibres exprimant de la dystrophine normale, prouvant que ces cellules greffées sont bien capables de régénérer les fibres musculaires " malades ".

    Le protocole a également été testé sur des cellules souches embryonnaires obtenues à partir de souris modèles de la myopathie de Duchenne et a permis d’obtenir des fibres musculaires " malades ".

    Ces cellules musculaires, " normales " ou " malades ", obtenues à partir d’une source inépuisable de cellules souches, sont un outil supplémentaire pour les chercheurs afin d’étudier les mécanismes de formation des cellules musculaires, tester de nouveaux candidats-médicaments mais aussi démontrer l’efficacité de futures thérapies.

    Pour en savoir plus: Differentiation of pluripotent stem cells to muscle fiber to model Duchenne muscular dystrophy. Olivier Pourquié, et al. Nature Biotechnology, 8/3/2015 doi:10.1038/nbt.3297

    http://www.afm-telethon.fr/actualites/premiere-mondiale-muscle-normal-partir-cellules-souches-embryonnaires-3912

     

  • Français, Françaises: ne vous laissez pas manipuler...

    L’ÉDITO D’YVES DE KERDREL - Valeurs Actuelles

    Le choc d’une photo. L’Europe n’en finit pas de pleurer devant le corps sans vie du petit Aylan retrouvé sur une plage turque. L’émotion soulevée par cette photo semble empêcher tous les dirigeants européens de réfléchir et de raisonner.

    Qu’en sera-t-il lorsqu’ils liront les informations dévoilées cette après-midi par le Wall Street Journal selon lesquelles la famille de cet enfant ne fuyait pas la Syrie, mais vivait depuis trois ans en Turquie? Qu’en sera-t-il lorsqu’ils apprendront que la tante d’Aylan, vivant au Canada, avait financé ce voyage en Europe pour que son frère se fasse refaire les dents?

    Et c’est uniquement pour cela qu’Aylan est mort, lors d’une traversée entre Bodrum et Kos. Cela ne diminue pas l’ampleur de ce drame.

    Mais cela devrait nous amener à réfléchir sur les vrais migrants qui fuient la guerre et ceux qui viennent pour des raisons beaucoup moins avouables.

  • Robotique

    La robotique s’avance à une vitesse croissante dans toutes les composantes de notre société. Les technologies avancées s’apprêtent à modifier l’organisation sociale dans laquelle elles s’inscrivent. Robots traders, robots journalistes, robots chirurgiens et robots juristes illustrent ce changement. Il n’existe aucune raison pour que la robotique ne s’immisce pas dans les enceintes sportives.

    La technologie a déjà frappé à la porte des terrains de sport. Après la Coupe du Monde de football disputée en 2014 au Brésil, après certains championnats européens, la Goal-Line Technology est programmée en Ligue 1 pour la saison 2015-2016. Les "stades connectés“ symbolisent l’avenir. Dans un autre style, la Korea e-Sports Association et le Comité Olympique coréen semblent conjuguer leurs efforts pour que " l’eSport " soit reconnu comme sport olympique afin que le sport électronique soit au même niveau que les échecs.

    Les échecs sont un sport olympique. Ils ont été l’occasion de confronter les capacités humaines aux technologies avancées. On peut toujours s’interroger sur le fait de savoir si les échecs sont véritablement un sport mais "Deep Blue" a, semble-t-il, battu Garry Kasparov, il y a déjà quelques années. Plus récemment, Timo BOLL, champion allemand de tennis de table, a été défié par KUKA, le bras robot doté d’une dextérité impressionnante. Même si les confrontions BOLL/KUKA procèdent d’une démarche plus marketing que sportive, elles confirment que l’homme aime se mesurer à la machine qu’il crée. L’être humain affectionne d’autant plus ce jeu plein d’enjeux qu’il semble toujours sortir vainqueur de ce face-à-face. S’il gagne le match ; il prouve ses capacités naturelles. S’il le perd ; il a défié la nature et confirme le génie humain, illustrant ainsi le Mythe du GOLEM qui décrit l’homme qui crée la machine à son image afin d’égaler le créateur. Dans tous les cas, la supériorité de l’homme est sauve.

    Après le numérique et les jeux-vidéos, après la confrontation homme-machine, est venu le temps de la confrontation robots-robots. Certains robots remplacent déjà l’homme. Ils peuvent remplacer le sportif, pour passer d’une humanité sportive à une autre, d’un monde sportif à un autre.

    Vers une nouvelle catégorie de sports

    Il existe des robots coach-sportifs, des robots d’entrainement, des robots spectateurs qui remplissent les tribunes, des robots pongistes, des robots footballeurs, etc. La robotique, vecteur parfois déroutant mais fascinant d’un monde qui change, invente de nouvelles façons de pratiquer le sport ou de le regarder. Nouvelle économie. Nouveaux enjeux. Nouveaux défis. Nouveaux plaisirs. Nouveau marketing. Dès 2012, la Robocup de football a été organisée. Des équipes de robots-footballeurs s’affrontent désormais sur les terrains du monde entier. De nouvelles compétitions, de nouveaux clubs et de nouvelles fédérations vont voir le jour. Tout dépendra des capacités décisionnelles des robots mais on peut d’ores-et-déjà imaginer la création d’un Championnat du monde des voitures sans conducteur. Le "Driver Less Cars Championship". Bientôt la "DLC World Cup" ou le "DLC One". Le championnat du monde FIA Formule E pour les formules 1 propulsées à l’énergie électrique existe déjà. Peu de monde a parié sur la création d’une telle manifestation sportive il y a seulement 15 ans.

    Le déploiement technologique sans précédent qui s’annonce, conduira aussi, peut-être dans une logique toujours plus marketing que sportive, un renouveau dans le sport qui restera un support ou un tremplin de choix pour vérifier l’évolution des capacités techniques et technologiques crées par le génie humain et les multiples connexions qui peuvent lui être combinées.

    Vers de nouvelles règles du jeu

    Dans cet espace délimité de confrontation sportive d’un genre nouveau, dans ce champ spécifique d’actions et d’interactions, une grande partie des questions juridiques liées à la robotique se concentrent. Tout dépend du degré d’autonomie atteint ou plus précisément, des capacités décisionnelles des robots sportifs. Mais il suffit d’imaginer un match de robots footballeurs pour se remémorer les questions qui suscitent la réflexion actuelle sur le droit de la robotique. Le sport constitue une véritable occasion de s’interroger. Un terrain de football semble cristalliser la majeure partie des questions juridiques. Le statut particulier du robot, son éventuelle personnalité spécifique, composante de l’équipe, notamment quand il sera sanctionné par un carton rouge. Sa responsabilité en cas de tacle à l’origine de la mise hors service d’un robot joueur. Le discernement de l’arbitre. Le traitement des données personnelles si certains éléments (statistiques) sont enregistrés. Le droit à l’image du robot. Sa marque. La marque de son créateur. La propriété du spectacle sportif. L’éthique sportive à l’occasion des déclarations d’après-match. Etc. Et les paris sportifs… Connectés…

    Parallèlement, voir naître une équipe de football " mixte ", composée d’hommes ou de femmes et de robots n’est pas forcément une utopie. Au regard de la technologie actuelle, il semble difficile de remplacer un joueur de champ par un robot. Pas le goal. Le récent affrontement aux tirs au but entre Lionel MESSI et " RoboKeeper " démontre la possible réalisation d’une telle association. Marquer contre ce gardien relève de l’exploit. Ce " robogoal ", équipé de caméras qui analysent 90 images à la seconde, réagit plus vite que l’homme, anticipe et est capable d’une accélération 17 fois supérieure à celle d’une formule 1. De quoi donner de l’intérêt à des matches de football.

    Quel que soit le concept, nécessairement, il faudra inventer de nouvelles lois du jeu ou adapter les anciennes.

    Vers une nouvelle forme de DOPAGE ?

    Les combinaisons de natation en polyuréthane et les prothèses en carbone d’Oscar PISTORIUS ont fait couler beaucoup d’encre. La devise de l’Olympisme invite à pousser les limites toujours plus loin. La robotique et plus largement, les technologies avancées, permettent d’améliorer la performance humaine. Aujourd’hui, il existe une compétition entre l’homme et la machine dotée de conscience. Les scientifiques s’inspirent du vivant pour le recréer, le programmer et élaborer les robots. Les bras bioniques, les prothèses guidées par la pensée, les tissus intelligents sont sources de progrès pour l’homme. Le " Cybathlon ", premières olympiades pour athlètes bioniques, est programmé pour 2016.

    Toute avancée scientifique comporte ses dérives. L’utilisation de stimulants technologiques adaptés et invisibles ne relève pas de la science-fiction. La tentation de mettre la technologie au service de la performance sportive artificielle est à redouter. Il faudra assurément créer des contrôles antidopage d’une nouvelle génération.

    Le génie humain aura encore gagné mais l’homme se sera une nouvelle fois piégé.

    Weber, avocat.

     

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  • Ha, l'électromagnétisme!

    29 août 1831. Le physicien et chimiste britannique Michael Faraday invente la dynamo. Au cours d'une expérience, il découvre l’induction électromagnétique qui l'amènera à établir la théorie de l'électrolyse et à créer la dynamo, génératrice de courant continu.

    Savoir plus sur les dangers de l'électromagnétisme?

    www.on2nenocives.com

  • Quand l’imprimante 3D révolutionne la société

    Le développement des imprimantes 3D est en train de bouleverser notre société.

    Par Nafy-Nathalie. contrepoint.org

    Le bouleversement du domaine de la santé est assez incroyable. Des examens et des opérations sont réalisés à distance. On imagine tout à fait que le reset musculaire possible chez les souris le deviendra assez vite chez l’Homme. La bio impression nous promet des avancées spectaculaires de la médecine. C’est dans ce contexte qu’arrive l’impression d’une prothèse 3D au coût modique de 50 euros. Si elle reste simpliste pour le moment, elle assure malgré tout des gestes de préhension encore basiques mais qui amélioreront considérablement la vie de ceux qui la porteront. Les fichiers pour la réaliser sont accessibles gratuitement sur le net et des projets sont en train de voir le jour un peu partout avec des coûts très limités. Les possibilités semblent infinies et pouvoir bénéficier aux pays émergents.

    Tout ceci a un goût de science-fiction, mais pourtant l’imprimante 3D existe depuis longtemps. Née dans les années 1970, elle ne se démocratise qu’aujourd’hui au moment où son prix d’acquisition devient abordable (divisé par 1000). Pouvant s’acheter à partir de 500 euros, elle devient accessible aux PME et surtout aux consommateurs qui peuvent commencer à fabriquer des objets domestiques de même que des pièces de rechange. Si leur utilisation reste laborieuse et les objets fabriqués assez simples encore, cela devrait progresser rapidement et avec cette évolution, un mode de consommation différent, plus écologique, devrait se développer, adapté aux besoins. Le gaspillage ou la surconsommation devrait disparaître. L’objet ne sera plus jetable mais réparable et recyclable puisque l’on imagine sans souci qu’il sera possible de transformer les bouteilles en plastique, ou pourquoi pas certains objets réalisés auparavant en nouvelles bobines pour alimenter les imprimantes 3D.

    On a peu conscience du niveau d’automatisation de notre monde. La réalité montre cependant que l’humain disparaît de plus en plus des chaînes de fabrication, que ce soit par exemple celles des chaussures, vêtements, appareils ou voitures. L’exemple du secteur de l’agro-alimentaire est particulièrement parlant. En 1900, 62% des Américains étaient agriculteurs alors qu’ils ne sont plus que 1,5% aujourd’hui. Le secteur du bâtiment, qui savait pourtant construire en kit ou préfabriqués, résistait encore à la technologie 3D. Aujourd’hui, il commence à se l’approprier à son tour. En septembre à Amsterdam un pont pourait être imprimé en 3D par l’entreprise MX3D. À Nantes construire une mini maison de 9m2 se ferait en 20 mn. En Chine, on imprimerait dix maisons de 200m2 en moins de 24h et pour un prix inférieur à 5000 euros l’unité, de même qu’un immeuble de 5 étages. Dans les Émirats Arabes, l’accueil du premier immeuble de bureaux en 3D pourrait bientôt avoir lieu. Bref, imaginez un peu ce nouveau monde dans lequel il serait possible d’imprimer en quelques heures une maison décorée, avec meubles (ikea), objets domestiques indispensables (vêtements, vaisselle…), et s’y installer. Serait-ce la fin des bidonvilles et cités dégradées ? Notre mode de vie pourrait être totalement transformé ainsi que notre définition de la propriété, notre foyer devenant simplement le lieu où nos ordinateur et imprimante 3D seraient connectés.

    L’impression 3D annonce aussi un paradoxe étonnant. En amenant une 3ème révolution industrielle, elle nous rapproche d’un marché de l’emploi structuré similairement à celui de nos ancêtres. Seuls les "artisans" capables d’excellence (compagnonnage), de répondre à des demandes personnalisées, pourraient survivre. La plus-value créative devrait être également favorisée puisque l’imprimante ne fabrique, au moins dans un premier temps, que ce qui a déjà été conçu. Il y aura également une relocalisation des usines dans les pays d’origine, la délocalisation ne présentant plus d’intérêt (disparition de stocks, d’entrepôts, d’intermédiaires, de main d’œuvre).

    Il ne faut cependant pas nier la question des risques liés à l’imprimante 3D.

    ◾Ceux liés à son utilisation pour la santé sont mis en avant. Il est aussi pointé le fait qu’elle risque de se démocratiser et être "trop facile" d’utilisation.

    ◾Il devrait être rapidement possible de fabriquer tout ce que l’on souhaite à partir de plans accessibles librement sur le net, y compris des armes par exemple. Interdire la possession ou la consommation de produits qui seront libres d’accès n’a aucun sens. Si les libéraux prônent la dépénalisation, les autorités s’inquiètent.

    ◾Les industriels sont soucieux du devenir des droits de propriété intellectuelle et du développement d’une imprimante qui fera de son utilisateur leur concurrent direct.

    ◾Existe aussi la question des risques pour la sécurité, comme ceux que l’on peut rencontrer parfois avec le " made in china ". Les pièces reproduites n’ont pas la fiabilité des pièces " classiques ". Je pense au danger de pièces réalisées imparfaitement, telles les pièces de voiture, les jouets dangereux ou encore les contrefaçons médicamenteuses.

    Plusieurs pistes pourraient être envisagées pour résoudre ces aléas.

    ◾Des normes de production ou d’utilisation de l’imprimante 3D devraient être renforcées pour que son utilisation soit sécurisée.

    ◾L’intermédiation ou les plateformes de téléchargement qui proposent les fichiers 3D pourraient être responsabilisées juridiquement sur le contenu des fichiers proposés et la vérification des droits de propriété intellectuelle.

    ◾Les objets imprimés en 3D, selon les normes, pourraient faire l’objet d’une identification claire sous forme de poinçon inséré dans le fichier d’impression, par exemple.

    Comme le remarque, très justement, Thierry Langlois, directeur immobilier de Vivastreet.com, à propos des impressions 3D appliquées au secteur du bâtiment, "le matériau est un mélange de ciment et de déchets de construction faits de béton, de sable et de verre. Et il est sans doute peu conforme à la législation en vigueur dans les pays occidentaux". Oui… très certainement. La non-conformité des produits créés à la législation en vigueur et à venir est à prévoir. Je reste toutefois persuadée qu’un équilibre pourrait être trouvé assez facilement pour adapter le système 3D et la loi si ne se posait pas également la question des intérêts économiques de certains.

    Réglementer, taxer et interdire vont sans doute être les premiers réflexes de nos politiques ; comme si cela avait déjà pu empêcher quoi que ce soit. Pourtant, cela a déjà commencé. L’exemple de New-York est édifiant à ce titre : alors que les armes sont en vente libre aux États-Unis, il serait question d’interdire la production de celles imprimées en 3D. N’est-ce pas étonnant ? Chacun en tirera ses propres conclusions… Essayer de limiter par la loi l’accès de cette technologie aux particuliers, même au nom du principe de précaution, tout en permettant aux industriels de la développer à leur profit semble être perdu d’avance. Au mieux, cela ralentira son avancée mais ne l’arrêtera pas. On peut d’ailleurs déjà apprendre à utiliser ou même construire des armes pour 300 euros sur un fablab à Montpellier.

    Cette imprimante promet de devenir, au fur et à mesure de son perfectionnement, un vecteur énorme de liberté, d’équité et de progrès social. Le bouleversement de nos modes de consommation et de vie est inévitable et fera peur. Des épisodes comme celui d’Uber laissent pensif sur la manière dont ils pourraient avoir lieu à ce sujet. Il est probable qu’au lieu de se préparer à accueillir les changements, la tendance sera de lutter contre eux, de freiner des deux pieds et finalement de les subir dans la violence et la douleur.

     

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