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  • Ils sont maraboutés!

    Le député Jean-Michel Clément (député ex-LREM) : "La majorité de mes collègues ont une relation à Emmanuel Macron comme à un gourou. Ils sont maraboutés "

    Cinq élus, qui ont quitté le groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée, ont évoqué pour Mediapart les raisons de leur départ, ainsi que leurs désillusions. L’un d’eux allant jusqu’à affirmer que les députés de la majorité sont "maraboutés" par le Président et perdent leur "esprit critique".

    Le député LREM Matthieu Orphelin a annoncé début février qu’il quittait son groupe parlementaire. Il est le septième à le faire depuis le début de la législature, emboîtant le pas à son collègue Joachim Son-Forget. Cinq des élus qui ont quitté le groupe récemment se sont confiés à Mediapart.

    "La majorité de mes collègues ont une relation à Emmanuel Macron comme à un gourou. Ils sont maraboutés, a déclaré à Mediapart le député Jean-Michel Clément. Celui-là même qui s’est retiré il y a bientôt un an du groupe après avoir voté contre le projet de loi asile-immigration, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale.

    Un autre député, François-Michel Lambert, qui a quitté le groupe présidentiel à l’automne 2018, a rappelé pour sa part que le dossier sur lequel il avait beaucoup travaillé, l’économie circulaire, ne lui avait pas été confié.

    "Je n’ai été mobilisé sur rien, je n’ai été consulté sur rien", a-t-il souligné.

    Un autre député LREM, Paul Molac, a démissionné en octobre pour rejoindre le nouveau groupe Libertés et territoires.

    "Au sein de LREM, c’était difficile de décrypter et critiquer une loi, elle était forcément bonne puisqu’elle venait du gouvernement […] On observe une absence de prise en compte des députés et du pouvoir législatif, et donc un non-respect de nos institutions", a-t-il expliqué à Mediapart.

    Sébastien Nadot, qui, lui, a été exclu du groupe le 20 décembre après qu’il a voté contre le budget lors de son adoption définitive, rappelle pour sa part les méthodes autoritaires de gestion.

    "C’étaient toujours les têtes du groupe qui nous disaient quoi voter."

    Le groupe LREM à l’Assemblée nationale compte actuellement 306 députés sur un total de 577, soit la majorité absolue des sièges.

    Cette "passion" pour Emmanuel Macron avait déjà été évoquée au sujet de certaines personnes dans l’entourage du Président. Dans le livre "Madame la présidente", deux journalistes du Parisien racontent que des proches de Macron rêvent que Brigitte Macron "meure". "Pour eux, ce veuf éploré serait formidable", ont-elles indiqué dans le livre.

    fr.sputniknews.com

    En ce temps d'économie d'énergie, le dernier qui part est prié d'éteindre la lumière!

     

  • Qui contrôle nos vies?

    Des Gilets jaunes le découvrent

    Nos vies sont largement contrôlées par de puissantes forces. La bonne nouvelle est que des Gilets jaunes nous ont montré la voie pour nous en libérer.

    Où vont les Gilets jaunes? La réponse n’est pas évidente et bien des signes ne sont guère encourageants. Un aspect du mouvement peut néanmoins prêter à l’optimisme.

    Beaucoup de Gilets jaunes ont découvert, en particulier sur les ronds-points, que grâce aux nouvelles technologies comme les réseaux sociaux, les applications de messagerie, les vidéos tournées avec des smartphones, il est désormais beaucoup plus facile de s’organiser pour s’entraider, sans passer par l’État ni par d’autres institutions établies, syndicats ou partis politiques.

    C’est là une découverte fondamentale.

    Elle contraste par ailleurs largement avec l’organisation de nos vies aujourd’hui ;  maternité, crèche, maternelle, école, collège, lycée, université, sécurité, protection contre le crime, transports en commun, Sécurité sociale, chômage, santé, vieillesse, nous avons presque entièrement livré nos existences, pour ainsi dire pieds et poings liés, au pouvoir, aux autorités, aux politiciens, aux grandes administrations incontrôlables ; en un mot, à l’État.

    Bien des Gilets jaunes ont le sentiment diffus que des puissances occultes contrôlent leurs vies. De fait, elles le sont, par des forces puissantes et moins bienveillantes que nous aimerions le penser, mais pas si mystérieuses que cela. Non content de contrôler l’éducation que nous recevons, l’État en fait largement de même dans le domaine de l’information: chaînes publiques, médias aux mains de milliardaires vivant grassement de marchés publics (BTP, armement), aides à la presse. Tous ces canaux d’information insistent fort peu sur l’ingérence de l’État dans nos vies.

    Les lobbies sont très influents, par exemple celui de la finance ou de l’industrie pharmaceutique. Beaucoup de gens sont convaincus qu’ils contrôlent l’État, raison pour laquelle le système est défaillant. La réalité est plus subtile: la seule force de ces lobbies est précisément que l’État s’immisce partout. Ils s’adressent à lui pour parvenir à leurs fins via des méthodes plus ou moins recommandables.

    Cela s’applique d’ailleurs tout autant à des lobbies qui ne disent pas leur nom, telles les ONG écologistes, faisant campagne en faveur des politiques d’État consistant, par exemple, à saupoudrer tous nos paysages d’éoliennes, renchérissant par là même le prix de l’électricité.

    Le problème majeur est bien que l’État nous contrôle trop, et permet aux lobbies d’obtenir des faveurs, au détriment des individus. Vous souhaitez vous libérer des lobbies? Alors vous devez trouver le moyen de vous libérer du contrôle de l’État.

    Pour en revenir aux Gilets jaunes et aux ronds-points, et à les observer, on s’aperçoit qu’ils ont entr’ouvert une porte menant à une issue pour sortir de cette regrettable situation.

    Un autre monde est possible

    Il est désormais plus facile que jamais de s’organiser sans passer par ceux qui aujourd’hui contrôlent nos vies, et l’organisation spontanée, initiale, des Gilets jaunes, l’a fort bien montré.

    Ce constat peut s’étendre à d’autres domaines. Voici quelques exemples illustrant comment ce mode d’auto-organisation spontanée pourrait se mettre en place.

    Éducation: nous gagnerions beaucoup à ce que nos enfants puissent être instruits sans recevoir en même temps une vision du monde dictée par l’État. Des initiatives en ce sens existent déjà: créer son école, SOS éducation, la Fondation pour l’école, et tant d’autres. Ce que les Gilets jaunes ont fait pour leurs manifestations peut être réalisé pour trouver spontanément la bonne organisation pour dispenser à nos enfants la meilleure éducation, loin de la carte scolaire et des établissements négligés.

    Santé: les possibilités sont ici gigantesques. Exemple: la société Virta Health propose aux diabétiques une application et un soutien en ligne, incluant des médecins. Après une année, cette start-up a déjà obtenu 60% d’inversions de diabète de type 2, c’est-à-dire qu’elle a permis à des malades de recouvrer la santé, et cesser leur traitement, ou de le réduire pour la plupart des 40% de patients restants. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, les nouvelles technologies nous offrent des possibilités énormes de mieux nous porter, sans passer par la voie traditionnelle.

    Sécurité et protection contre le crime: nos voisins britanniques ont mis en place des organisations de type neighbourhood watch (surveillance du voisinage), en coordination, bien entendu, avec la police. Nous gagnerions à envisager d’en faire de même. L’organiser spontanément devient de moins en moins difficile. Il ne s’agit pas d’intervenir en personne, mais de prévenir les menaces dans son quartier et de faire le lien avec les autorités. Le préalable sera d’ailleurs de rétablir le lien de confiance avec les forces de l’ordre.

    L’information: le journal Contrepoints, qui a pris sa place dans le paysage de l’information, a été créé à l’initiative d’une association, et refuse, et refusera toujours, toute aide de l’État. Il répond clairement à une demande du public et, au bout de quelques années, est devenu une organisation professionnelle, toujours associative, avec des journalistes ayant leur carte de presse. Cela démontre encore qu’on peut bien faire, sans subvention de l’État. Il est même préférable de s’en dispenser.

    Le billet ici présent n’a pas pour vocation de donner des liens vers toutes les possibilités d’améliorer grandement sa vie sans rester sous le contrôle de l’État. Dans chacun des domaines de nos vies c’est envisageable, et de plus en plus chaque jour.

    Les Gilets jaunes ont démontré que l’entraide, les rencontres, l’organisation sont possibles, sans passer nécessairement par l’étape de la manifestation. Pour y parvenir, il est d’ailleurs plus efficace de ne pas gaspiller de l’énergie en vain, s’adonner à la violence et au chaos. Bien au contraire. Mieux vaut préserver cette énergie et la consacrer à améliorer ses conditions de vie.

    Grâce au mode initial de déclenchement du mouvement des Gilets jaunes, un petit pas est franchi qui apporte un nouvel éclairage sur le contrôle de nos vies par l’État et, bien plus important, sur les possibilités qui s’offrent à nous pour y échapper. Libre à chacun de nous, désormais, d’y réfléchir et d’imaginer des solutions qui rendront notre vie meilleure dans un environnement d’entraide.

    Charles Boyer

  • J'y crois, j'y crois pas.....

    Climat: la météo autrichienne sceptique sur le consensus

    L’Office Central Météorologique et Géodynamique autrichien (le ZAMG) pose un regard critique sur le sujet du réchauffement climatique.

    Un article de NoTricksZone

    En science du climat, selon l’expression consacrée, il y a un consensus de 97% sur tous les points. Les 3% restants sont juste des fous. Tel est le cas car quiconque contredit ouvertement ce "consensus" peut oublier sa carrière, se voir ignoré, et exclu des opportunités de financements de projets. Il vaut donc mieux ne pas faire de remous.

    Il est donc d’autant plus surprenant que l’Office Central Météorologique et Géodynamique autrichien (le ZAMG) ait posé un regard critique sur le sujet du réchauffement climatique.

    Sur le site du ZAMG, les scientifiques basés à Vienne débattent d’importantes critiques que voici:

    Des facteurs futurs du changement climatique ne sont pas pris en compte

    Si des facteurs climatiques individuels dans le développement de la température planétaire sont mal jugés par les modèles informatiques climatiques, et même s’ils ont donné des résultats réalistes jusqu’ici, les simulations du futur seront fausses. De plus, à côté des facteurs anthropiques, d’autres facteurs climatiques ne sont même pas pris en compte dans les scénarios du futur. Ils ne peuvent simplement pas être prédits.

    Le problème qui se pose avec les modélisations informatiques du climat planétaire, c’est qu’ils concentrent leur contrôle de qualité sur la reproduction des températures planétaires moyennes mesurées. Quoiqu’elles soient relativement bien simulées, il y subsiste des difficultés pour savoir si leur sensibilité aux différents facteurs climatiques (l’activité solaire, les aérosols volcaniques, les gaz à effet de serre, etc.) correspondent à la réalité.

    De plus, les facteurs ne sont pas proprement compris, même en ce qui concerne leurs effets de refroidissement ou de réchauffement. Dès lors, il est possible que les modèles informatiques du climat simulent correctement la moyenne de température de la planète, tout en ayant des sensibilités incorrectes attribuées aux différents facteurs.

    Des facteurs anthropiques du climat surévalués?

    Le 4ème rapport d’évaluation du GIEC (Solomon et al. 2007) note que le réchauffement de la deuxième moitié du XXème Siècle a été "très vraisemblablement" causé par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre anthropique.

    Cette affirmation s’appuie sur les simulations de modèles informatiques du climat de la planète. Des critiques, cependant, disent que ces modèles ont une trop haute sensibilité au CO2 comme facteur et, par exemple, sous-estiment l’influence du soleil.

    Une analyse des forces et faiblesses serait d’une grande aide

    Il va falloir du temps de développement pour refléter proprement l’équilibre parmi les facteurs dans les modélisations du climat. Cependant, la critique fondamentale de la performance des modélisations du climat est présentée comme étant la même chose qu’une négation de la réalité. Il est crucial de distinguer clairement quels résultats les modèles climatiques peuvent donner avec certitude (leurs forces) et pour quels résultats ce n’est pas le cas (leurs faiblesses).

     

    Traduction par Charles Boyer de " Austria’s ZAMG Meteorology And Geodynamics Institute Concedes Climate Models Not Reliable "

  • Comme on fait son lit...

    Créteil (94): "Nous voulons de la mixité scolaire, nous voulons du blanc dans nos établissements"

    Unis pour la réussite scolaire (Unirsco) organisait ce samedi sa première réunion publique sur les violences scolaires. Le collectif né à Créteil souhaite fédérer ses actions avec d’autres organisations issues des quartiers populaires.

    " Les problèmes de l’extérieur viennent à l’intérieur des établissements. Nous voulons de la mixité scolaire, nous voulons du blanc dans nos établissements", soutient Salika Amara.

    "Il faut sauver nos gosses, l’école n’est plus un sanctuaire aujourd’hui". C’est le constat fait par Salika Amara, ancienne enseignante et membre du collectif Unirsco (Unis pour la réussite scolaire), constitué à Créteil en septembre 2018 et très actif depuis sa création. […] "Nous avons été alertés par la violence [des jeunes] et nous avions fait des maraudes suite à ces violences, précise Ouarda Iratni, de l’association Parents, membre d’Unirsco. Les jeunes ne touchent pas aux daronnes, il n’y a eu aucun trouble dans les cinq quartiers où nous étions présents à Créteil. Nous sommes des simples mamans et la mère est sacrée chez eux."

    Le collectif Unirsco se veut aussi actif sur les problèmes de discriminations au sein des établissements scolaires: "Les parents nous sollicitent, notamment les mères voilées" , confie Salika Amara, également membre de l’association Filles et fils de la République. […]

    Yahoo/Le Parisien