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  • La guerre des monnaies ouvre un nouveau front

    Nous vivons une période troublée. Nous sommes passés d’un monde en paix (très relative) à un monde où il devient légitime de se poser la question de savoir si les conflits épars, actifs ou en gestation vont finir par se rejoindre dans un embrasement mondial. Certains politologues vont même jusqu’à faire une analogie des situations connues dans le passé et qui n’ont trouvé d’issue que par ce moyen.

    L’ENJEU FONDAMENTAL: LE ROLE DU DOLLAR

    Depuis 1944 et les " accords de Bretton-Woods ", le dollar, déjà monnaie domestique américaine, a été consacré monnaie internationale. À l’époque, il apparaissait normal, compte-tenu de la situation géopolitique qui avait fait des États-Unis la puissance dominante tant sur le plan économique que sur le plan militaire, de confier ce rôle mondial à la monnaie américaine. Certains, comme l’économiste anglais John Maynard Keynes, avait tenté de proposer une monnaie, le " Bankor " qui restait à inventer et qui n’aurait pas été liée à un seul État mais à la collectivité. Cela pouvait éviter ce que Robert Triffin avait décrit dans " le dilemme de Triffin ", à savoir que lorsqu’une monnaie domestique était utilisée pour le commerce international, cette monnaie générait mécaniquement une inflation constante car elle n’était plus émise en fonction de l’économie du pays qui l’utilise déjà mais en fonction des besoins du commerce international. Le représentant américain, Harry Dexter White, finit par imposer le dollar avec un argument convaincant; le dollar était déjà aligné sur l’or. Il faut noter également que Pierre Mendès-France, ministre des Finances français dans ces années-là, avait tenté d’alerter ses collègues du danger que pouvait présenter le dollar, allant jusqu’à mettre en cause la souveraineté monétaire de la France.

    Il se trouve que, et c’était conforme à l’analyse de Robert Triffin, l’importance progressive des besoins en dollars d’un commerce international qui se développait rapidement allait finir par remettre en question cette convertibilité en or du dollar. Dans un célèbre discours prononcé en février 1965, de Gaulle avait violemment critiqué le dollar en disant "(ce dollar) qu’il ne tient qu’à eux d’émettre".

    Il avait par ailleurs pris les Américains au mot en renvoyant à la FED des dollars sous forme de billets en demandant en retour leur équivalent en or. En 1969, environ 900 tonnes d’or étaient revenues dans les caves de la Banque de France. La convertibilité-or du dollar était de plus en plus remise en question et, après quelques tentatives de diversion du type "DTS" (Droits de Tirage Spéciaux), le président Nixon, sur injonction de la FED, mit un terme à la convertibilité en or du dollar le 15 août 1971.

    DE L’ETALON-OR A L’ETALON-DOLLAR

     

    Cette décorrélation a ouvert la porte en 1973 à ce qui est appelé le "premier choc pétrolier". Le prix du baril de pétrole est passé en un an de trois à douze dollars du baril, ce qui aurait été tout bonnement impossible sans elle. L’envers de la médaille, c’est que les dollars ne pouvaient être émis par la FED qu’en contre-partie d’une reconnaissance de dettes de l’État fédéral, garantie par le contribuable américain. Tant que le dollar restait seul moyen international de paiement, les monnaies des pays étrangers se mesuraient face au dollar et ces pays de " couvrir leur risque de change "en se procurant des moyens eux-mêmes liés au dollar. Ce sont les bons du Trésor Américain (US Bonds), émis vers la FED, qui devinrent les placements préférés, sinon obligatoires, de ces pays.

    Or, en achetant ces US Bonds, ces pays achetaient de la dette américaine. Cette dette restait alors sans effet sur l’économie américaine, puisque rachetée par le reste du monde.

    À certains qui s’en plaignaient, John Connaly, Secrétaire du Trésor Américain, répliqua: " Le dollar est notre monnaie et votre problème!"

    Mais cette situation idyllique ne pouvait perdurer que si le rapport des forces économiques se maintenait en faveur des États-Unis. Pour cela, les Américains devaient contrôler la croissance des autres économies. Et les premiers qui commençaient à rivaliser avec les États-Unis furent les pays d’Asie. Leur point faible était l’approvisionnement en pétrole, qui leur coûtait quatre fois plus cher.

    Le Cambodge, la Thaïlande, la Corée du Sud et bien d’autres furent dans l’obligation de passer sous les fourches caudines du FMI.

    Voici ce qu’écrit Hong Bing Song dans "La guerre des monnaies" (traduit en 2012 Éditions Le retour aux sources):

    "En 1973, l‘Inde connaissait un excédent commercial et son développement économique était sain. En 1974, les réserves de change de l‘Inde s‘élevaient à 629 millions de dollars, mais sa facture annuelle de pétrole était du double, soit 1,241 milliard de dollars. Le Soudan, le Pakistan, les Philippines, la Thaïlande, les pays africains et d‘Amérique latine furent confrontés, les uns après les autres, à des déficits extérieurs abyssaux. Selon le FMI, en 1974, le déficit commercial cumulé des pays en développement atteignit 35 milliards de dollars, un chiffre astronomique pour l‘époque. Après plusieurs années de forte croissance industrielle et commerciale, au début des années 1970, la baisse sévère de l‘activité industrielle dans le monde entier, au cours des années 1974-1975, connut des proportions inédites depuis la Seconde Guerre mondiale "

    Le Japon fut touché de plein fouet également mais sa situation était différente du fait que sa dette était quasi entièrement japonaise.

    LES BRICS: REPONSE A LA MENACE DU DOLLAR

    Malgré tous leurs efforts et sous l’effet d’intérêts antagonistes, les manœuvres américaines ne purent empêcher l’essor de l’économie chinoise. En quelques décennies, le plan de la Commission Trilatérale fut mené à bien et l’Inde et la Chine devinrent les piliers de "l’atelier du monde".

    Rejetée par les pays occidentaux, la Russie se rapprocha d’eux et le Brésil vint les rejoindre. Tous ces pays avaient en commun un dynamisme économique propre aux pays dits émergents et furent désignés par le terme " BRICs " par Jim O’Neill, (économiste chez Goldman Sachs).

    Leur première réunion officielle se tint en 2006, organisée par la Russie et lors de l’Assemblée générale de l’ONU. En 2010, l’Afrique du Sud les a rejoint en ajoutant  le "S" pour faire BRICS.

    Tous ces pays avaient la conviction que, pour prospérer, il fallait s’échapper du "système dollar" pour plusieurs raisons. Une en particulier les inquiétait: l’extra-territorialité du Droit américain que lui conférait cette monnaie et qui ne reposait sur aucune charte internationale.

    Simultanément, un mouvement de défiance vis-à-vis de l’Occident se fit jour dans beaucoup de pays, en raison d’ingérences américaines de plus en plus fréquentes notamment dans les pays du Moyen-Orient. Le projet de monde " monopolaire " gouverné par la finance internationale ne leur convenait pas et ils attendaient manifestement une opportunité pour l’affirmer.

    Celle-ci vint avec la guerre russo-ukrainienne et un monde nouveau est apparu lors des votes à l’ONU sur les sanctions à infliger à la Russie. Assez rapidement, l’Occident se trouva isolé de ce qui est appelé " le grand Sud".

    Les pays désireux de rejoindre les BRICS furent de plus en plus nombreux et représentent aujourd’hui plus de 60% de la population mondiale et, si on y ajoute le grand Sud, on arrive à 90% de celle-ci. Une nouvelle organisation mondiale est en train de naître que le dollar ne peut contenir.

    La faiblesse de ce dernier est le manque de valeur intrinsèque de cette monnaie devenue purement fiduciaire, après avoir longtemps été alignée sur l’or. Et c’est précisément sur ce point que les BRICS veulent le disqualifier progressivement.

    La future monnaie des BRICS

    Le 8 décembre 2025, les BRICS ont officiellement annoncé la création du prototype d’une nouvelle monnaie, basée à 40% sur l’or physique et à 60% sur des monnaies souveraines des pays formant les BRICS.

    Voici ce que résume le site  Acheteror ":

        " UNIT " est un prototype numérique opérationnel d’un instrument financier garanti par l’or et non une monnaie officielle des BRICS.

        Le système est garanti à 40% par de l’or physique et à 60% par un panier de monnaies des pays des BRICS et permet des paiements sans dollar.

        Bien qu’il s’agisse encore d’un projet pilote, UNIT renforce la demande institutionnelle pour l’or et constitue une étape concrète vers la dédollarisation.

    Cependant, il faut bien voir que l’UNIT ne résout pas à elle seule le problème des règlements commerciaux dans un monde multipolaire, mais ce prototype indique clairement la voie par laquelle il pourrait progressivement se substituer aux monnaies purement fiduciaires émises contre de la dette comme le dollar. L’assurance de la stabilité dans le temps de cette monnaie, par ailleurs assez proche de la proposition du Bankor de Keynes, est certainement sa meilleure garantie.

     

    Jean Goychman

    Vice-président du Cercle National des Économistes

     

    https://www.breizh-info.com/

  • Pourquoi le CO2 n’influence pas le climat

    En 1856, Eunice Newton Foote place deux bouteilles en verre au soleil. Une contient du CO2 et l’autre de l’air. Chacune a un bouchon avec un thermomètre. Celle avec le CO2 chauffe beaucoup plus vite et plus fort.

    Il faut savoir que tous les gaz "lourds" chauffent plus rapidement au soleil. C’est lié à leur masse moléculaire. L’argon, qui représente 1% de l’air et dont Eunice Newton ignorait l’existence, est un gaz ayant presque la même masse atomique que le CO2. Il chauffe également plus rapidement que l’air pur. Ainsi, plus il y a de gaz lourds proportionnellement dans notre atmosphère, plus celle-ci sera chaude. Cependant, il en faudrait énormément.

    Mais si le CO2 est "lourd", il a une seconde propriété: pour certaines longueurs d’onde – la célèbre raie des 15 microns de longueur d’onde, par exemple – il absorbe des infrarouges émis par le sol et les renvoie vers celui-ci. C’est seulement sur cette seconde propriété (rien à voir avec Eunice) que l’ONU s’appuie pour affirmer que ce rayonnement du CO2 vers le sol le réchauffe.

    Oui, plus de CO2 fait chauffer le sol, mais il faut savoir que la quantité de CO2 dans l’air est microscopique – infiniment plus faible que la quantité d’argon, par exemple. Pourtant, il y a assez de CO2 dans l’air pour que plus de CO2 ne change **quasi rien** au rayonnement renvoyé au sol. Il est utile de lire l’expérience unique au monde de Harde et Schnell qui sont les seuls à avoir fait une mesure… en 2021! (1)

    Aucun physicien de l’ONU n’a présenté une mesure d’une augmentation de la température de la Terre suite à la croissance du taux de CO2 de 50% en 100 ans. Ce gaz reste un gaz rare. Au contraire, dans 100% des cas, l’ONU invite à croire aux modèles mathématiques que les physiciens imaginent comme bon leur semble.

    Il existe une centaine de ces modèles et tous sont parfaitement faux… Cette réalité ne dérange pas beaucoup de personnes depuis 30 ans. Bizarre…

    Finalement, il semble que l’Europe bénéficie actuellement, et une fois de plus dans son histoire connue, d’une période climatique un tout petit peu plus favorable. Cette période favorable est exploitée par l’ONU pour terroriser les Européens. Les Européens se suicident mentalement et économiquement, incapables de profiter d’un avantage qui ne durera pas plus que d’autres réchauffements climatiques de l’histoire de notre planète. Sont-ils aussi incapables d’en profiter que les souris dans l’Univers 25 de John Calhoun?

     

    Claude Brasseur

  • Monnaie numérique: vers un monde sous contrôle

    On nous explique que la monnaie numérique est inévitable. Que le monde avance. Que le cash appartient au passé. Que tout devient plus simple quand tout devient digital. Plus rapide, plus propre, plus fluide. Un téléphone suffit. Une montre connectée suffit. Le billet devient archaïque. La pièce devient suspecte. Le liquide devient presque honteux.

    Mais derrière cette transition technologique se cache une mutation bien plus profonde qu’un simple changement de moyen de paiement. Ce qui est en train de disparaître, ce n’est pas seulement le cash. C’est l’anonymat économique.

    Aujourd’hui déjà, nous vivons dans une société saturée de données. Les caméras couvrent les centres-villes. Les plaques d’immatriculation sont scannées. Les smartphones tracent les déplacements. Les recherches internet sont archivées. Les réseaux sociaux profilent les comportements. La surveillance n’est plus une hypothèse. Elle est un fait.

    LA MONNAIE NUMERIQUE NE CREE PAS CETTE REALITE. ELLE L’ACHEVE.

    Un billet de 50 euros ne laisse pas d’empreinte numérique. Il passe de main en main sans serveur central, sans base de données, sans historique. Il ne dit rien sur vous. Il ne dit rien sur vos choix. Il ne permet aucun croisement algorithmique.

    Une monnaie numérique, elle, repose sur une infrastructure informatique. Chaque transaction implique un enregistrement. Même si l’on promet une confidentialité encadrée, même si l’on garantit une protection juridique, la trace existe. Et ce qui existe peut être exploité.

    On nous rassure. On parle d’"euro numérique". On parle d’innovation souveraine. On explique que la Banque centrale européenne travaille à un dispositif respectueux de la vie privée. Le discours officiel est mesuré. Il n’est pas ouvertement autoritaire. Il ne parle pas de contrôle. Il parle d’efficacité.

    Mais la question fondamentale n’est pas ce que les institutions promettent aujourd’hui. La question est ce que permet la technologie.

    REGARDONS LES FAITS RECENTS.

    Au Canada, en 2022, lors des manifestations des camionneurs contre les mesures sanitaires, le gouvernement a déclenché la Loi sur les mesures d’urgence. Résultat concret: gel de comptes bancaires. Des personnes ont vu leur accès à l’argent suspendu, parfois sans décision judiciaire individuelle. L’arme utilisée n’était pas militaire. Elle était financière. Couper l’accès aux fonds, c’est neutraliser une capacité d’action.

    Ce n’est pas un fantasme. C’est arrivé dans un pays occidental, démocratique, réputé stable.

    En Chine, le yuan numérique se déploie progressivement. Parallèlement, le système de crédit social classe les comportements. Officiellement, ces deux dispositifs ne sont pas fusionnés. Mais la logique technologique est claire: quand tout devient numérique, tout peut être interconnecté. Dépenses, déplacements, notation sociale. Le potentiel d’intégration existe.

    On peut balayer ces exemples en disant: " Ce n’est pas comparable ". Peut-être. Mais l’infrastructure, elle, est comparable. Une monnaie numérique centralisée offre un pouvoir d’observation inédit.

    ET PUIS IL Y A UNE NOTION PEU DISCUTEE PUBLIQUEMENT: LA MONNAIE PROGRAMMABLE.

    Une monnaie numérique peut, en théorie, être paramétrée. Elle peut comporter des restrictions. Une durée de validité. Une limitation à certains types de produits. Une interdiction géographique. Une allocation conditionnelle.

    On imagine facilement une aide sociale utilisable uniquement pour certains biens jugés “essentiels”. On imagine une prime écologique valable uniquement pour des achats labellisés. On imagine, dans un contexte de crise énergétique, des plafonds de consommation intégrés directement dans la monnaie.

    Techniquement, ce n’est pas impossible. Techniquement, c’est même relativement simple.

    La question n’est pas de savoir si ces mécanismes seront utilisés demain. La question est de comprendre qu’ils deviennent possibles.

    ET L’HISTOIRE MONTRE QUE LORSQU’UN OUTIL PUISSANT EXISTE, IL FINIT PAR ETRE EMPLOYE.

    Les défenseurs de la monnaie numérique avancent des arguments sérieux. Réduction des coûts de transaction. Inclusion financière. Lutte contre le blanchiment. Modernisation du système monétaire. Ces arguments ne sont pas absurdes. Ils sont rationnels.

    Mais ils reposent sur une vision: celle d’une société où la transparence totale est considérée comme un bien supérieur à l’anonymat.

    OR, L’ANONYMAT N’EST PAS UNE ANOMALIE. IL EST UNE PROTECTION.

    Pouvoir payer sans être tracé n’est pas un privilège de fraudeur. C’est une garantie pour le citoyen ordinaire. C’est la possibilité d’acheter un livre, de faire un don, de soutenir une cause, sans que ces actes soient archivés dans une base de données.

    Certains diront: "Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi craindre la traçabilité?". C’est un argument classique. Il inverse la charge. Il suppose que la surveillance est normale, et que la vie privée doit se justifier.

    CE RAISONNEMENT EST DANGEREUX.

     

    La liberté ne consiste pas à agir uniquement dans les limites de ce qui est observé et validé. Elle consiste à pouvoir agir sans demander l’autorisation implicite d’un système.

    Un monde sans cash n’est pas seulement un monde plus moderne. C’est un monde où chaque transaction devient un point de données. Où l’économie quotidienne se transforme en flux analysable. Où le comportement financier devient un indicateur parmi d’autres.

    On parle beaucoup de transition numérique. On parle peu de concentration du pouvoir.

    Une monnaie numérique émise par une banque centrale signifie que l’émetteur a une visibilité directe sur les flux. Même si l’accès aux données est juridiquement restreint, la centralisation technique existe. Et la centralisation crée toujours un déséquilibre.

    Dans un monde intégralement digital, l’exclusion financière peut devenir instantanée. Un simple blocage suffit. Une mise à jour logicielle suffit. Une décision administrative suffit.

    LE CASH, LUI, EST INSENSIBLE AUX MISES A JOUR.

    Il ne dépend pas d’un serveur. Il ne dépend pas d’une connexion. Il ne dépend pas d’un algorithme.

    On nous répète que le monde change. C’est vrai. Mais chaque progrès technique pose une question politique.

    Qui contrôle l’infrastructure?

    Qui définit les règles d’usage? Qui décide des exceptions?

    La monnaie numérique n’est pas en soi un instrument de tyrannie. Elle peut être conçue avec des garde-fous solides. Elle peut coexister avec le cash. Elle peut être limitée dans ses fonctions.

    MAIS LE PROBLEME EST LA: LA TENTATION SERA TOUJOURS D’ALLER PLUS LOIN.

    Plus d’efficacité. Plus de traçabilité. Plus de contrôle en temps réel. Plus de régulation automatisée.

    À chaque crise – sanitaire, climatique, sécuritaire – la pression pour utiliser pleinement les capacités techniques augmentera.

    Et un jour, la question ne sera plus: "Faut-il conserver le cash?".

    La question sera: "Pourquoi avez-vous besoin d’anonymat?".

    À ce moment-là, le débat sera déjà clos.

    CAR UNE FOIS QUE LE CASH AURA DISPARU, IL NE REVIENDRA PAS.

    Et avec lui aura disparu un espace discret mais fondamental de liberté.

    Un monde entièrement numérique n’est pas un monde dystopique par définition. Mais c’est un monde où la liberté dépend de paramètres informatiques.

    Et la liberté qui dépend d’un paramétrage n’est plus une liberté.

     

    Viguès Jérôme

  • Pour ceux qui croient au Père Noël:

    – En 1975, la France affichait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. Aujourd’hui, elle se situe au 34e rang mondial, avec un niveau de vie inférieur de 7% à la moyenne européenne!

    – Chaque Français est dorénavant plus pauvre de 25% qu’un Danois ou de 15% qu’un Allemand. Et même de 0,5% plus pauvre qu’un Italien, alors que Duhamel ne semble pas avoir beaucoup d’estime pour Giorgia Meloni;

    – La pauvreté touche 10 millions de citoyens, avec 650 000 personnes supplémentaires qui basculent chaque année dans la précarité;

    – La dette des ménages atteint 60% du PIB;

    – La dette publique atteint 3 500 milliards;

    – Il convient d’y ajouter la part française des emprunts européens et de l’aide à l’Ukraine: 180 milliards;

    – Enfin ajoutons les 12.300 milliards d’engagements de retraite;

    – Total: 1.980 milliards d’endettement, soit 231.000 euros par citoyen, bébés compris. Ce qui donne une ardoise faramineuse de près d’un million d’euros de dettes pour une famille de quatre personnes. Mais la France ne va pas si mal!

    – Partout en Europe, la richesse par habitant a augmenté sauf en France. Face à la crise de 2008, la crise Covid, la mondialisation ou la guerre en Ukraine, c’est la France qui a le moins bien résisté;

    – C’est la dette publique qui finance le social, car la croissance stagne à 1% tandis que la France ne fait plus d’enfants et que le solde net des naissances est négatif;

    – La France ne fabrique plus que 36% des biens manufacturés qu’elle consomme;

    – Ses parts de marché ont fondu à 2% dans le monde et 12% dans la zone euro;

    – La productivité s’est effondrée de 6% depuis 2019;

    – Seulement 4 Français sur 10 travaillent de 22 ans à 62 ans;

    – Au classement Pisa, les élèves français se situent au 26e rang sur 32. La France a perdu 13 places depuis l’an 2000

    – Le budget 2026 va taxer la production de 44 milliards d’impôts supplémentaires;

    – Les intérêts de la dette atteindront 100 milliards en 2029, soit trois points de PIB alors que la croissance reste scotchée à 1%. La spirale de la dette s’accélère;

    – La classe moyenne se voit déclassée comme jamais et des légions de diplômés et de talents fuient vers des pays plus prometteurs. La France se tiers-mondise à grande vitesse;

    – Depuis sa création, l’impôt sur la fortune a privé la France de 150 milliards de capital productif, de 1% de croissance et de 20 milliards de recettes fiscales par an;

    – Incapables de résister à la concurrence et aux normes intenables de Bruxelles, industrie et agriculture sont menacées de disparition;

     

    – Et que dire de l’impact de l’immigration de masse de déshérités sur l’économie et l’insécurité?

     

    À part cela, la France ne va pas si mal!

    (source chiffres: chronique de Nicolas Baverez dans le Figaro)

  • Censure du net:

    comment l’Union européenne prévoit d’agir sur des contenus légaux dits "borderline" anti-élite et anti-immigration

    L’Union européenne, par l’intermédiaire de l’EU Internet Forum (EUIF), a mis en place un cadre de travail spécifique concernant les contenus dits "borderline" en ligne, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Ces contenus sont définis comme légaux au regard de la législation antiterroriste, mais considérés comme potentiellement nuisibles ou susceptibles de contribuer à des processus de radicalisation.

    Selon les documents de l’EUIF, le "borderline content" inclut notamment des combinaisons de désinformation, de théories du complot et de discours de haine. Plusieurs catégories sont identifiées comme récurrentes dans l’Union européenne, parmi lesquelles des narratifs anti-migrants, xénophobes, antisémites, anti-musulmans, anti-système, pro-Kremlin en lien avec l’agression russe contre l’Ukraine, ainsi que des contenus liés à l’éco-extrémisme, à l’anti-LGBTIQ, à l’antiféminisme et à la misogynie.

    Le document souligne également le rôle des systèmes de recommandation algorithmique dans la diffusion de contenus terroristes, extrémistes violents et " borderline ". Ces systèmes peuvent amplifier involontairement ces contenus ou être exploités par des acteurs malveillants, notamment par l’utilisation de mots-clés alternatifs ou de faux abonnés, contribuant à leur visibilité et à des dynamiques de radicalisation.

    L’EUIF identifie plusieurs difficultés, dont l’absence de seuils communs et de définitions harmonisées, le caractère évolutif des contenus concernés et le manque de lignes directrices claires émanant des régulateurs. Pour y répondre, l’EUIF a produit des outils non contraignants, dont un Handbook on Borderline Content publié en 2023 et 2024, des études sur l’amplification algorithmique et des travaux menés en coopération avec des acteurs du secteur. Ces orientations s’inscrivent dans une logique de coopération volontaire et ne créent pas d’obligations légales.

     

  • N'importe quoi!

    La croix celtique soumise à l’interprétation des juges rouges

    En mai 2022, lors d’un match à Lorient, un supporter du Stade de Reims déploie un drapeau comportant une croix celtique, symbole qui n’est pas interdit par la loi française; il vient pourtant d’être condamné à 4000 euros d’amende, interdit de stade pendant dix-huit mois, et sommé de verser 2000 euros à SOS Racisme.

    Cette décision ne repose pas sur le droit mais sur une construction idéologique dangereuse: incapable d’interdire un symbole légal, la justice invente un délit d’intention en s’abritant derrière la notion floue de "contexte".

    C’est une rupture assumée avec le sacro-saint " État de droit ", puisque la loi n’est plus la même selon l’opinion supposée de celui qui s’exprime. Les juges ne sanctionnent plus des faits objectifs, ils interprètent politiquement des gestes pour leur faire dire ce qu’ils veulent y voir. Cette jurisprudence est redoutable parce qu’elle est extensible à l’infini et qu’elle permet de transformer toute expression légale en infraction potentielle. Aujourd’hui un drapeau dans un stade, demain une opinion sur un plateau, après-demain une simple pensée jugée déviante.

    Le football n’est ici qu’un prétexte: le véritable objectif est d’imposer une police idéologique et d’intimider ceux qui refusent de se soumettre au dogme dominant, pendant que des associations militantes prospèrent sur la judiciarisation du débat politique.

    Thomas Joly