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Informatique - Page 12

  • Impression 3D : Un stylo pour dessiner en relief

    Appelée par certains la 4e révolution industrielle, l’imprimante en 3 dimensions qui consiste à superposer des couches de matières de plastique fondu ne cesse de faire parler car les possibilités et les évolutions sont quasi-infinies. Une voiture avait été entièrement imprimée en 3D en 44 heures, c’est dire l’avancée technologique que nous offre la 3D. Chaque évolution technologique est menée à se miniaturiser, et l’imprimante 3D n’y échappe pas. C’est plus précisément sous forme de stylos 3D que cette technique s’adapte afin d’être accessible à tous. Tous les stylos 3D créés à ce jour consistent à faire fondre une tige de plastique à des températures très élevées, c’est là que se démarque Creopop qui utilise de l’encre sensible à la lumière qui se solidifie grâce aux ultraviolets.

    Contrairement aux autres stylos, Creopop n’utilise donc pas de plastique ce qui signifie pas de brûlures dues à la chaleur très élevée, pas de danger pour les yeux et pas d’odeurs nauséabondes de plastique. Par ailleurs, il ne requiert aucun cordon d’alimentation, il fonctionne avec une batterie chargeable par micro USB. Alors que l'imprimante 3D débutait dans l'impression en plusieurs couleurs, le stylo 3D va bien plus loin car l’encre photosensible utilisée existe sous différentes formes pour laisser libre cours à l’imagination. Encre fluorescente qui brille dans le noir, encre élastique, encre magnétique qui se colle sur un frigo, encre qui change de couleurs en fonction de la température et même encre pour faire du bodypainting, c’est ce qu’on appelle avoir le choix. Creopop en est à sa 3e génération de prototype ergonomique. Le design et la performance de ce stylo dessinant en 3 dimensions en sont encore au stade de perfectionnement. Creopop a lancé son stylo 3D sur le site de crowdfunding Indiegogo et il devrait être commercialisé en 2015 au prix de 89$, ce qui reste abordable par rapport aux autres stylos 3D.

     

  • Toulouse avance

     "Des start-up à Toulouse? Il s'en crée une tous les jours !" Benjamin Böhle-Roitelet, le président fondateur de la société Ekito, qui vient de prendre ses quartiers dans ses nouveaux locaux de la rue Gabriel-Péri, a eu les honneurs de la visite de la secrétaire d'État au Numérique, venue, hier, à Toulouse pour mesurer le dynamisme de la french tech locale.

    Un label décerné récemment par le gouvernement à 9 villes françaises pour soutenir notamment le décollage des start-up. "L'idée est de valoriser les écosystèmes existants afin d'impulser un mouvement régional, mais aussi de les fédérer pour créer un réseau national, explique Axelle Lemaire. Les investisseurs internationaux verront ainsi la France comme une nation innovante, un acteur incontournable du numérique, qui dispose d'un écosystème vibrant et dynamique".

    Et question dynamisme, Benjamin Böhle-Roitelet, n'en manque pas. Il a créé Ekito il y a dix ans et fait travailler aujourd'hui, une quarantaine de personnes. "Nous sommes le seul accélérateur privé de start-up à Toulouse, explique-t-il. Nous les accompagnons dans la construction de leur projet, quel que soit leur métier. Nous avons une fonction de conseil sur le modèle américain de la company builder. Toutes ces start-up ont des stades de maturités différentes. Certains n'en sont qu'au stade de l'idée, d'autres ont déjà leur produit, mais on peut très bien les convaincre d'en changer". Aujourd'hui Ekito sélectionne et accompagne une vingtaine de start-up tous les mois, avec une phase de test. Un travail intense au terme duquel ces petites entreprises sont censées voler de leurs propres ailes. Benjamin Böhle-Roitelet l'assure : "A Toulouse, le vivier est immense".

     

  • SIDERANT!

    Spot, le chien du futur !

    Après Big Dog, la société Boston Dynamics présente son nouveau quadrupède robot : Spot.

    Par Thierry Berthier.

     

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    credits Big dog military robots (CC BY-NC-SA 2.0)

    Le 9 février 2015, la société américaine Boston Dynamics présentait dans une impressionnante vidéo, Spot, l’un de ses nouveaux robots quadrupèdes. Cette vidéo postée sur Youtube a été vue par presque quatre millions de visiteurs en trois jours seulement. La performance technologique de Boston Dynamics, société de robotique rachetée en décembre 2013 par Google, est bien au rendez-vous. Dans la lignée de Big Dog, le robot Spot ressemble à un chien encore un peu « pataud » mais possède un équilibre à toute épreuve. Ainsi, Spot est capable d’encaisser des coups de pieds donnés par un homme et de s’adapter à des forces latérales sans perdre l’équilibre. Le robot compense les efforts qu’il subit, se stabilise rapidement, ceci même sur un sol gelé. La recherche de résilience dynamique a clairement guidé le développement de Spot. C’était déjà le cas pour le programme Big Dog. Capable d’évoluer en terrain accidenté, de monter un escalier, de courir aux côtés d’un homme sans chuter, Spot atteint un niveau opérationnel désormais compatible avec des utilisations civiles et militaires. Boston Dynamics présente succinctement et sobrement sa création : « Spot is a four-legged robot designed for indoor and outdoor operation. It is electrically powered and hydraulically actuated. Spot has a sensor head that helps it navigate and negotiate rough terrain. Spot weighs about 160 lbs ».La vidéo de Spot nous suggère alors deux réflexions complémentaires :

    Spot est d’abord un succès stratégique pour Google

    Google doit se féliciter d’avoir racheté fin 2013 la société Boston Dynamics car son expertise et son avance technologique ne relèvent ni de l’illusion ni de la spéculation. L’innovation de rupture en matière de robotique est flagrante et les futurs « maîtres » de Spot seront certainement très nombreux. Lorsqu’on imagine le marché potentiel de Spot, on pense immédiatement à l’usage militaire. Spot suivra le combattant et fera office de chien-mule, transportant sans fatigue des charges lourdes. Il pourra intervenir en milieu contaminé ou effectuer des reconnaissances en le dotant de capteurs ad-hoc. L’usage civil est tout aussi large. On pense notamment à l’automatisation de certains chaînons de production industrielle, à la sécurité civile, à l’aide aux personnes handicapées (Spot en chien d’aveugle), aux personnes dépendantes, aux personnes âgées ou simplement Spot comme chien de garde ou chien de compagnie. La mise en production de Spot semble à la fois proche et évidente.

    Spot nous conduit vers l’admissibilité zoomorphique

    Sur un plan strictement robotique, les capacités dynamiques et la morphologie de Spot le font entrer de plain pied dans une zone d’acceptabilité pour l’observateur humain. Spot franchit une barrière d’admissibilité zoomorphique qui sépare l’objet mécanisé perçu par l’homme en tant que tel et le robot imitant l’animal et suscitant une perception humaine différente. Cette barrière d’admissibilité zoomorphique marque une frontière diffuse au sein de la perception humaine : d’un côté, les robots industriels, mécanisés, qui ne suscitent pas de sentiment particulier chez l’observateur humain et de l’autre, des robots imitant l’animal ou l’homme, provoquant de fait des réactions et des sensations spécifiques. Pour des robots humanoïdes, la zone d’Uncanny Valley (vallée dérangeante) a fait l’objet de nombreuses études. Elle correspond (en simplifiant) à une phase de malaise ressenti dans l’imitation de l’homme par la machine. L’observateur humain ressent une forme de dégoût au contact du robot humanoïde qui n’imite pas assez bien l’homme pour passer pour humain mais suffisamment bien pour provoquer ce malaise. Cette zone d’Uncanny Valley est à rapprocher d’un test de Turing sensitif qui ne serait pas passé avec succès par la machine mais qui serait tout de même très proche de ce succès. Concernant un robot zoomorphe comme Spot, la zone d’Uncanny Valley est certainement très resserrée et le zoomorphisme semble s’imposer rapidement chez l’observateur humain.

    Pour s’en convaincre, j’invite le lecteur à visionner ou revisionner la vidéo de Spot en particulier à la trentième seconde lorsqu’un de ses concepteurs le pousse violemment avec le pied. Quelle est notre réaction immédiate, instinctive ? Que ressentons-nous de manière inconsciente ? Notre cerveau va associer cette « agression » à une agression équivalente réalisée sur un vrai chien et va désapprouver instinctivement le geste de l’opérateur. Le transfert zoomorphique opère pleinement et modifie notre perception du robot. Ce transfert devient possible lorsque le robot atteint un niveau de performance et d’imitation avec l’animal suffisant pour créer l’association. On se situe alors dans une phase de pré-succès pour un test de Turing sensitif…

     

    La vidéo est ici:

    https://www.contrepoints.org/2015/02/13/197829-video-decouvrez-spot-le-chien-du-futur

     

     

  • Google: en avant le futur

    Le projet Google Glass a été mis en mode pause, début novembre. Trop cher: environ 1500 dollars la paire de lunettes connectée. Et trop complexe: présenter directement devant les yeux des informations textuelles et graphiques peut être très déstabilisant pour le porteur des lunettes… et pour ses interlocuteurs ! Le concept, qui relève de la réalité augmentée, trouvera de multiples applications professionnelles (en chirurgie, par exemple). Mais il est en avance sur son temps pour le grand public.

    Un revers sérieux pour le géant d’Internet? Non: que Google soit en avance sur son temps n’est pas une surprise. Toute la stratégie des deux jeunes entrepreneurs, Sergey Brin et Larry Page (41 ans aujourd’hui), qui ont créé Google en 1998 et en ont fait, en seize ans, l’une des sociétés les plus riches et les plus profitables du monde, est d’anticiper les évolutions technologiques pour rester au sommet (la capitalisation du groupe est la quatrième mondiale, à 367 milliards de dollars, soit 293 milliards d’euros).

    Google domine son activité originelle: il détient 65 % du marché des moteurs de recherche. Il a réussi dans le secteur des smartphones, dont l’immense majorité utilise son système Android. Mais quid des prochaines révolutions ? Ne pas les manquer est l’obsession de Brin et Page, qui ont poursuivi une politique systématique d’achats de start-up prometteuses: 168 acquisitions depuis 2001. Mais cette approche a ses limites : Google n’a pas vu venir les réseaux sociaux.

    Pour répondre aux défis du futur, Sergey Brin a créé, au sein de Google, un laboratoire d’exploration de l’avenir, Google X, qui n’hésite pas à flirter avec la science-fiction. Google X s’intéresse à l’informatique, mais aussi à l’automobile (la Google Car), la robotique, l’espace (achat, en juin 2014, de Skybox Imaging, qui développe une constellation de petits satellites d’observation de la Terre) ou les réseaux d’accès à Internet (projet Loon de ballons relais stratosphériques).

    La nouvelle priorité de Google X est la santé. Pourquoi? Sa puissance dans le big data (les informations personnelles, en particulier) lui confère un immense avantage pour comprendre la complexité du corps humain. Exemple: le projet Baseline Study. Il s’agit de collecter un maximum de données génétiques et moléculaires sur un groupe de 175 individus afin de constituer la référence la plus complète possible sur le corps humain sain.

    Autre projet: la création, le 18 septembre 2013, de Calico, dont le but est l’allongement de la durée de vie. Son patron est Arthur Levinson, qui a dirigé de 1995 à 2009 la société de génie génétique Genentech. Il est aussi, depuis la mort de Steve Jobs, le président du conseil d’administration d’Apple ! Le 3 septembre dernier, Calico a créé un partenariat à parts égales avec une entreprise de biotechnologie, Abb-Vie, pour " découvrir, développer et mettre sur le marché de nouvelles thérapies pour des patients ayant des maladies liées à l’âge ". L’investissement de départ est de 500 millions de dollars, mais il pourrait être porté à 1,5 milliard.

    Automobile, robotique, espace, santé… Google n’est-il pas trop ambitieux ? Tout cela est-il sérieux ? Élément de réponse: en septembre, Barack Obama a désigné comme Chief Technology Officer of the United States (son conseiller pour la technologie) Megan Smith, qui était le numéro deux de Google X, après avoir dirigé, pendant neuf ans, le développement commercial du groupe…

  • Google planche sur un bracelet détecteur de cancer

     

    Dans la division des sciences de la vie de Google à Mountain view, se prépare peut-être une révolution dans le secteur de la santé.

    C'est dans l'intimité de son laboratoire baptisé, Google X, que le géant de l'internet, qui se penche depuis plusieurs années sur la santé, tente de mettre au point son bracelet détecteur de cancer. Celui-ci doit permettre d'avertir la personne qui le porte de l'apparition de cellules cancéreuses dans son organisme.

    Pour que le système fonctionne, le patient doit avaler des comprimés contenant des nanoparticules, d'une taille comprise entre 1 et 100 nanomètres (1 à 100 milliardièmes de mètre) qui partent alors à la recherche de cellules cancéreuses (tumorales). Le cas échéant, elles s'y agripperont, les illumineront. Et les cellules d'être alors détectées par le bracelet équipé d'un aimant à nanoparticules.

    Science-fiction ou projet réalisable

    "Ce projet relève à la fois du gadget et de la science-fiction. Comme la plupart des projets médicaux de Google X", lâche le docteur Roland Moreau, inspecteur général des Affaires sociales, interrogé par Atlantico.fr. Selon lui, le problème "concerne les marqueurs tumoraux", qui ne sont pas fiables à 100% pour détecter la maladie. Ensuite, les nanopuces vont devoir être "capables d'attirer et de fixer ces marqueurs tumoraux ou les cellules cancéreuses dans le sang". Enfin, dernier obstacle à la réalisation du projet: "La détection des signaux de lumière émis par les nanoparticules à travers la peau".

    En octobre dernier, alors que Google avait d'ores et déjà annoncé qu'il travaillait sur le rôle prometteur des nanoparticules dans le domaine de la santé, Laurent Lévy, fondateur et président de la société Nanobiotix spécialisée dans l'utilisation de nanoparticules pour le traitement de cancers par radiothérapie, avait jugé que l'annonce du mastodonte américain ne tenait en "rien de la science-fiction". "C'est réalisable et ce n'est pas une idée nouvelle", avait ajouté le spécialiste qui estime que les premiers débouchés pourraient intervenir d'ici une dizaine d'années.

    A noter que pour mener à bien cette expérience et mieux travailler sur la détection des signaux, Google a créé de la peau synthétique mélangée à de la vraie peau...

  • La maman connectée qui surveille votre maison

     

    Branchée à internet, Mother entre en interaction avec des "motions cookies", des petits capteurs que l’on place où l’on veut dans la maison ou bien dans les poches de ses proches...  De vrais mouchards.

    Ses yeux brillent dans le couloir sombre. Sa bouche éclairée inspire la bonne humeur. Mother est bien là. En bonne mère, elle surveille le domicile et la famille. Avec son look de Barbapapa, et ses rondeurs de poupées russes, cet objet connecté pourrait pourtant être le signe d’une autre époque. Il fait penser à un ancien copain de route, Nabaztag, ce fameux lapin connecté du début des années 2000 qui nous plongeait déjà dans le monde des objets intelligents. Et pour cause. Son créateur est le même : Rafi Haladjian, fondateur de la société Sen.se.

    Cette maman numérique symbolise à merveille la nouvelle génération d’appareils qui transforment le foyer en maison plus intelligente. Il pousse encore plus loin l'expérience de ce Lapin un peu crétin, avec ses oreilles qui gesticulaient à longueur de journée. Un autre temps.

    Des motions cookies à coller partout

    Mother se veut beaucoup plus ambitieux. Branchée au réseau internet de la maison, il entre en interaction avec des "motions cookies", des petits capteurs que l’on place où l’on veut dans la maison ou bien dans sa poche et dans celles de ses proches. Une fois identifiées, ces petites pastilles colores au noms improbable (modern Beirut, thin Kiss…) se positionne où bon vous semble. Sur la porte d’entrée pour en vérifier l’ouverture et la fermeture, dans la poche de son garçon pour signaler son absence ou sa présence, sur la machine à café pour surveiller sa consommation de capsules, dans le réfrigérateur pour en surveiller la température… Autant de possibilité que l’on peut faire évoluer à satiété. Les Motion cookies peuvent être réaffectés à de nouvelles tâches à tout moment. Ces nouveaux camarades de petite taille se glissent partout et s’adaptent à leur tâche en détectant et en comprenant les mouvements avec le temps. 

    Mother se branche à votre box via un câble ethernet et communique ensuite avec le smartphone. Pour cela il faut télécharger l’application Pocket mother, une interface plutôt bien faite qui permet donc de voir le nombre de pas et la distance parcourue chaque jour, de gérer les alertes en cas d’intrusion chez soi, de surveiller l’activité des autres membres de la famille…

    Vendue 290 euros avec 4 motion cookies, l’aventure Mother n’en est qu’à ses débuts. Sen.se a effectivement profité du CES de Las Vegas, qui s’est tenu début janvier, pour lancer un appel aux développeurs,  et multiplier les possibilités des fameux cookies pour permettre l’interconnexion avec d’autres objets connectés. Le bon vieux Nabaztag doit se retourner dans sa tombe.