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HOMMAGE
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Europe, le canard sans tête
Tout comme le canard qui continue de courir après qu’on lui ait coupé la tête, l’Europe continue d’avancer dans le monde d’après l’élection de Donald Trump. Mais les dirigeants européens ne savent plus où aller, car le maître américain ne donne plus de consignes ou des consignes inverses à celles données depuis 40 ans. Alors que vont donc pouvoir faire nos dirigeants?
Après Musk, et ses critiques envers le Premier ministre britannique Starmer et le chancelier Scholz, voici le vice-président Vance et ses critiques à tous les dirigeants européens: vous n’êtes pas réellement démocrates et vous ne respectez pas la volonté de vos peuples, en particulier en matière d’immigration! Vous devez changer et renouer avec les valeurs en vigueur dans une vraie démocratie. Le choc du discours de Munich fut rude!
Après l’intervention du président Trump au forum de Davos pour expliquer que le libre-échangisme et la mondialisation c’était fini, c’était le coup de trop.
Que pourront faire les dirigeants européens si leur suzerain leur donne des consignes inverses à celles données pendant 40 ans?
Car la main-mise américaine en Europe était claire: vous ne bougez pas une oreille et surtout vous nous obéissez et mettez en place l’agenda dont nous vous avons chargé. Or là, c’est différent: nous passons à la glasnost à la Gorbatchev! Les dirigeants d’Europe de l’Ouest connaissent avec 40 ans de retard le même phénomène que l’on a connu à l’Est à la fin du communisme.
Car les attaques vis-à-vis des dirigeants d’Europe de l’Ouest sont les mêmes que celles faites à l’époque envers Honecker en RDA, Ceaucescu en Roumanie ou Raïkov en Bulgarie!
Et bien sûr la réaction est la même: refus du réel, refus de prendre en compte le changement de période et la fin d’une idéologie ; donc on se contracte. Les dirigeants européens privés de consignes décident que désormais ils essaieront de conserver leur pré carré en maintenant le libéralisme et son extension finale le wokisme jusqu’à la fin. D’où l’idée d’accentuer la censure et de créer un système visant à encadrer les élections qui donneraient des résultats non souhaitables. En réalité opposés à leurs vœux.
Mais on n’arrête pas l’histoire, le mouvement qui a commencé continuera sur sa lancée, on ne pourra indéfiniment maintenir les peuples en cage. Les dirigeants d’Europe de l’Est n’ont pu empêcher la démocratisation, ceux d’Europe de l’Ouest n’y arriveront pas non plus. L’ouverture des dossiers aux Etats-Unis, ceux des assassinats des deux Kennedy, le dossier concernant la présidence française… mettront en lumière toutes les basses manœuvres des services secrets de l’Ouest.
Et les peuples se réveilleront un jour en se rendant compte que les deux systèmes ne valaient pas beaucoup mieux l’un que l’autre! Car si d’un côté, celui de l’Est, ce fut l’empire du mal, de l’autre côté, celui de l’Ouest, ce fut Qui veut faire l’ange fait la bête!
Christophe Bugeau
Lien: https://france-vigilante.fr
https://www.youtube.com/@ChristopheBugeau/videos
P.S.: Je laisse la responsabilité de ses dires à l'auteur (NDLR)
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Le scandale "France Travail"…
dénoncé par Sarah Knafo (élue Reconquête!) mérite à lui seul une Révolution
Quand j’ai parlé de France Travail et ses 54 000 salariés, le directeur général a répondu "enfumage" et "mensonge".
Pourtant, je n’avais encore rien dit. Salaires mirobolants, scandales, souffrance des salariés, fêtes somptuaires, défaillances…
D’abord, sachez que LE MECENE DE FRANCE TRAVAIL, C’EST VOUS.
Pour financer les 43 milliards dont dispose France Travail, vous devez payer une assurance chômage: une partie au cas où vous seriez au chômage, le reste pour France Travail. C’est 4% de votre salaire tous les mois. France Travail, c’est #NotreArgent.
Source: INSEE
Or, quand une agence est financée par le fruit de notre travail, son efficacité doit être scrutée au microscope.
Il faut nous interroger en permanence sur l’emploi de #NotreArgent.
En tant qu’élue du peuple, c’est même mon devoir.
Alors, qui est ce directeur général de France Travail, M. Thibaut Guilluy, qui se démultiplie dans les médias, comme dans un véritable plan de communication de crise, pour m’attaquer parce que je fais mon travail?
Ami d’Emmanuel Macron, M. Guilluy fut candidat LREM aux législatives en 2017, avec pour suppléante… la fille de Brigitte Macron. Un engagement politique qui n’a manifestement pas nui à sa carrière. (Patience, vous connaîtrez bientôt le salaire d’un DG de France Travail.)
Monsieur Guilluy est donc un homme politique. Il a perdu les élections, mais a vite été recasé…
→ En 2020, il est nommé "Haut-commissaire à l’emploi": encore un organisme très utile. Je vous laisse voir par vous-même en quoi cela consiste…
→ Fort de cette expérience, il est nommé en 2023 DG de France Travail.
→ Il préside aussi deux agences publiques créées en 2018 et en 2022, comme si la France manquait d’agences publiques…: le Conseil de l’inclusion dans l’emploi et Les entreprises s’engagent, pour une société "inclusive et durable", ainsi que de nombreuses associations, toujours pour une société "inclusive et durable".
Qu’est-ce que France Travail? Ex-Pôle emploi, c’est une agence publique avec deux missions principales: indemniser les chômeurs et les accompagner dans leur recherche d’emploi, en collectant les offres des entreprises pour les mettre en relation avec les demandeurs.
Il y a 22 000 conseillers chargés de "collecter les offres des entreprises et de les mettre en relation avec les demandeurs".
Cela vous rappelle quelque chose? C’est normal! C’est aussi ce que font des dizaines de plate6formes sur Internet, des centaines de cabinets de recrutement et des milliers d’agences d’intérim!
Mais c’est avec #NotreArgent que France Travail emploie 54 000 personnes.
Soit trois fois plus que LinkedIn, qui emploie 16 000 personnes dans le monde entier, accueille 900 millions d’utilisateurs dont 30 millions en France, et permet, chaque minute, à 8 personnes d’être embauchées… Sans vivre de nos charges sociales.
MEME FRANCE TRAVAIL LE RECONNAIT…
Or, que remarque-t-on? Que sur une année, France Travail ne permet qu’à 12,9% des chômeurs de trouver un emploi. Si vous avez trouvé un travail avec France Travail, vous faites donc partie des exceptions.
Ce chiffre est accablant! Et c’est sans doute pour cela qu’il est si difficile à trouver… France Travail ne le publie pas. Et il m’a fallu remonter à un rapport de 2017 publié par l’INSEE pour l’obtenir. À combien sommes- nous aujourd’hui? Nous serions curieux d’avoir les chiffres!
France Travail échoue donc pour 87% des chômeurs inscrits chez elle, qui trouvent un emploi par d’autres moyens.
Dans le privé, 87% d’échec, c’est la faillite, ou au minimum, le responsable renvoyé… mais pas chez France Travail!
La Cour des comptes, elle aussi, écrit: "Les résultats obtenus par Pôle Emploi en matière de taux de retour à l’emploi sont décevants".
Et devinez quoi? Quand la Cour a publié son rapport, le DG de l’agence a hurlé pour dénoncer un rapport "exclusivement à charge"!
Même face à la Cour des comptes, la combine de France Travail, c’est toujours d’attaquer le messager pour éviter de se remettre en question.
Maintenant que nous savons qui est M. Guilluy et ce qu’est France Travail, voyons ce qu’il trouve à redire à mes arguments. Sans en contester aucun, il leur oppose seulement des bons sentiments et une liste de moyens déployés… en oubliant tout simplement de parler des résultats.
Le problème, c’est que personne n’accuse France Travail de ne pas mettre les moyens! Bien au contraire. Ces moyens sont énormes, avec #NotreArgent. Et cet argent, il n’en prend pas du tout soin. Il le dilapide. Il le gaspille… à 87%.
QUANT AUX RESULTATS…
- Guilluy n’ose pas contester mes chiffres, alors il bafouille sur TPMP: "Son 12%…. oui, d’accord, bon… Sarah Knafo, elle va sortir des rapports de l’INSEE là, ou je sais pas quoi… mais je l’invite dans une agence qu’elle voie la réalité derrière les chiffres".
Ah? Manifestement, devant des arguments d’une telle pauvreté et qui révélaient de telles défaillances, les téléspectateurs ne se sont pas trompés.
Autre argument de M. Guilluy? Il nous parle d’énormes moyens déployés pour prescrire des formations aux chômeurs.
Alors, expliquons ce système à ceux qui n’ont pas eu la joie de le connaitre. Quand vous êtes au chômage, vous pouvez être obligés de suivre une formation pour continuer de toucher des indemnités chômage. D’anciens chômeurs me racontent "je savais que ça ne me servirait à rien, je cherchais un poste dans un autre secteur, mais c’était obligé, sous peine d’être radié! ".
Et ça, c’est non seulement dégradant, mais c’est encore un gaspillage terrible, car ces formations, c’est toujours vous qui les payez. Regardez encore les réponses à la publication de M. Guilluy.
Pour les résultats, M. Guilluy nous donne uniquement un chiffre de 4 millions de contrats signés. "C’est pas rien!" dit-il. Certes. Mais, en réalité, c’est très peu.
→ Il faut savoir qu’en 2022, 47,3 millions de contrats de travail ont été signés, rien que dans le secteur privé (INSEE).
Dont 43 millions sans l’aide de France Travail, sans argent public, sans #NotreArgent.
→ Sur les 4 millions de contrats célébrés par M. Guilluy, combien sont, en fait, des contrats précaires de quelques semaines, renouvelés plusieurs fois dans l’année, ou des "emplois aidés", donc des emplois financés encore avec #NotreArgent, qui masquent la situation catastrophique du chômage en France? Là aussi, nous attendons ces chiffres avec impatience!
D’ailleurs, dans la même émission, M.Guilluy, pensant nous donner un argument de poids, nous apprend qu’il participait, la veille "à une réception pour fêter la signature de… 40 contrats de travail". Comment mieux illustrer mon propos?
Le DG de France Travail fait la fête pour à peine 40 contrats quand LinkedIn permet de signer 11 520 embauches par jour?!
Encore de l’argent gaspillé pour fêter un service rendu minuscule… À elle toute seule, la fête coûtait peut-être plus cher que le salaire des 40 personnes embauchées!
Chez France Travail, on aime ces fiestas. Eh oui, le Canard enchaîné nous apprend que les dirigeants sont tellement fiers de leurs résultats, qu’ils se payent des réceptions à 300.000 euros avec #NotreArgent.
Quelle entreprise privée se permettrait de telles dépenses pour fêter de tels résultats? Et le scandale ne s’arrête pas là!
On apprend que le salaire du DG de Pôle emploi était de 20 000 euros par mois en 2009 (dernier chiffre disponible)! On serait curieux de connaître le montant en 2025.
→ 20.000 euros par mois, pour 87% d’échec dans sa mission, ça n’est jamais arrivé ans le privé et ça n’arrivera jamais
On découvre aussi que les dirigeants de France Travail profitent de largesses invraisemblables et de rémunérations géantes, malgré un service rendu défaillant Avec des salaires à 14.000 euros par mois, si vous hésitiez entre une carrière dans la banque d’affaires et un poste de cadre chez France Travail, n’hésitez plus!
La Cour des comptes avait alerté dès 2020. Vous arrivez à la fin et au plus absurde dans cette machine infernale.
Sur TPMP, M. Guilluy nous parle d’une convention qu’il a signée avec LinkedIn "pour recruter". Étudions cet argument, ou plutôt, cet ÉNORME but contre son camp.
J’AI CREUSE LA QUESTION…
Nous apprenons donc que nous payons tous les mois 54 000 personnes pour qu’ils mettent sur leur site des offres venues d’autres plate-formes?!
Oui, vous ne rêvez pas. C’est bien ce que nous dit fièrement M. Guilluy: "Nous travaillons avec les plate-formes pour mettre en visibilité leurs offres". Et c’est écrit noir sur blanc sur le site de France Travail. C’est-à-dire qu’on finance avec #NotreArgent des annonces de recrutement réceptionnées et passivement mises en ligne, sans plus-value?
Des demandeurs d’emploi me l’ont confirmé: les conseillers France Travail vous proposent souvent des offres auxquelles vous avez déjà postulé sur d’autres plate-formes.
Plus on creuse, plus on découvre.
Savez-vous que France Travail paye des entreprises pour former ses salariés au "développement des compétences", c’est-à- dire à son propre cœur de métier? Voilà une agence dont l’expertise est censée être le développement des compétences des chômeurs pour les aider à retrouver un emploi… qui paye des entreprises pour former ses salariés… à leur expertise?
Et il y a pire… France Travail paye aussi une myriade de sous-traitants pour qu’ils exercent directement à sa place ses propres missions. Celles pour lesquelles nous rémunérons déjà 54 000 salariés!
Vous payez donc deux fois, quand France Travail vous fait croire que son service est gratuit!
Oui, l’agence va, par exemple, jusqu’à payer des entreprises pour qu’elles effectuent À SA PLACE les entretiens avec des demandeurs d’emploi, facturés à France Travail, donc à nous, 90 euros par entretien!
LE COUT GLOBAL DE CETTE SOUS-TRAITANCE?
1,2 milliard d’euros sur une seule année selon la Cour des comptes en 2018.
Même la CGT écrit en juin 2024: "Le gouvernement détourne donc les allocations chômage pour engraisser des entreprises privées ". Et là, une fois n’est pas coutume, je rends hommage au long travail d’enquête de la CGT Chômeurs (eh oui, ça ne manque pas de sel…) qui a publié un rapport instructif sur ces scandales de la sous-traitance chez France Travail. Nous en tirons certainement des solutions opposées, mais les faits sont là.
POURQUOI EST-CE SI GRAVE?
Parce que le but d’un service public est de rendre un service que le privé ne rend pas. Mais si le service public se met à payer le privé pour rendre ce service: c’est pire qu’un non-sens, c’est une gabegie, une double destruction de#NotreArgent.
À la lecture de ces faits, des questions de bon sens se posent:→ Pourquoi payer autant de conseillers France Travail pour vous proposer des offres d’emplois que des tas de sites internet ou d’agences d’intérim proposent déjà?
→ Quelle est aujourd’hui la plus-value de France Travail en matière de recherche d’emploi, par rapport au secteur privé, puisque même France Travail lui achète des formations, voire lui sous-traite son travail?
→ A-t-on besoin que cette activité reste un service public, qui embauche autant de monde, payé avec #NotreArgent, alors qu’il y a déjà des structures qui fonctionnent dans le privé?
Et le scandale France Travail n’est pas uniquement financier. Il est aussi humain.
Parlons de la souffrance des salariés de France Travail! Des articles, des livres, des dizaines de témoignages que j’ai reçus relatent tous la même chose: un mal-être profond, une perte de sens dans une telle lourdeur bureaucratique. Parfois même des suicides. Certains parlent de véritable "machine à broyer". Je profite donc de ce texte pour remercier infiniment tous les conseillers de France Travail intègres, en particulier ceux qui m’ont contactée et ont apporté de nombreux éléments à ma réflexion.
Mettez-vous à la place d’un conseiller de France Travail qui souhaite vraiment faire son travail, aider le demandeur d’emploi qui est en face de lui. Sa direction l’oblige à prescrire des prestations (coûteuses et non sollicitées) qui concurrencent son cœur de métier pour écouler un stock déjà monnayé.
Imaginez être payé au SMIC quand vos dirigeants se paient des salaires de 14.000 à 20.000 euros, organisent des fêtes à 300.000 euros et font semblant de vous défendre uniquement sur les plateaux télévisés. Pensez à ces conseillers qui n’ont pas les moyens de répondre aux attentes des demandeurs d’emplois et qui subissent un déluge d’indicateurs à renseigner et respecter à des fins statistiques au lieu d’accompagner des personnes.
On vide de sens leur vocation qui est d’accompagner des humains. C’est Kafkaïen. Que dire des chômeurs aux prises avec cette bureaucratie absurde? Je reçois des dizaines de témoignages et le même terme revient: "La Machine infernale".
Même la CGT Chômeurs accable cette "usine à gaz technocratique". Et il n’y a qu’à lire les commentaires sous chaque publication de M. Guilluy.
NOUS ARRIVONS A LA FIN.
Je vous en ai dit beaucoup, mais il y a encore des dizaines d’autres sujets: la quantité délirante de données que FranceTravail collecte sur nous, le nombre de personnes employées uniquement pour faire des reportings et construire des indicateurs, la collusion avec certains employeurs pour délivrer les attestations permettant d’embaucher des clandestins, la politique "inclusive" à tendance woke de France Travail, le business du chômage qui fait profiter tant d’acteurs par #NotreArgent qui transite par France Travail, etc.
Bref, vous l’avez compris: il y a peut-être un tout petit pourcentage de gens satisfaits par France Travail, mais il y a des dizaines de millions de victimes de France Travail. Les chômeurs qui ne retrouvent pas d’emploi, qui sont perdus dans un système bureaucratique qui les déshumanise et les désespère, les salariés de France Travail honnêtes, qui sont déprimés par cette bureaucratie qui les rend inefficaces.
Et bien sûr, les contribuables! Qui paient beaucoup, qui paient toujours, et qui constatent que leur argent est jeté par la fenêtre. Cela fait beaucoup, beaucoup de victimes. Beaucoup trop pour que M. Guilluy s’arroge le droit de parader dans les médias, et de s’indigner quand on ose légitimement lui demander des comptes.
Devant l’évidence des chiffres et des témoignages, M. Guilluy défend bec et ongles un système dans lequel il a mené toute sa carrière et dont il a gravi tous les échelons: ce n’est pas lui qui sera lucide et objectif.
Mais vous, avec tous les éléments en main. Je tiens à dire que j’ai tenté d’en débattre avec M. Thibaut Guilluy depuis des semaines, mais sans succès. Alors, je suis allée visiter des agences par moi-même, j’ai creusé, j’ai travaillé… Et voilà le résultat de mes recherches.
J’ai tenté de vous donner l’essentiel ici. France Travail est un exemple éclairant de la destruction de vos efforts par la bureaucratie. Il y en a tant d’autres! Dès qu’on les regarde de plus près, on se rend compte que c’est encore pire que ce que l’on imaginait.
Je continuerai de vous informer régulièrement. C’est un travail fondamental: si l’on veut relever l’économie de notre pays, il faut mettre les mains dans cette machine infernale et en démêler tous les fils. Comptez sur moi pour faire toute la lumière dessus, pour faire toute la lumière sur les gabegies qui détruisent notre argent.
SARAH KNAFO
SCANDALE-FRANCE-TRAVAIL.FR
Transcription Christine Tasin
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La covid en France et dans le monde: les faits
Retrouvez la chronologie de l'épidémie, dans nos départements, en France et dans le monde
Du premier cas détecté en Chine à la mise en place du confinement, du premier mort en France au 10000 décès annoncés mardi 7 avril, retour sur les dates marquantes de l'épidémie jusqu'à aujourd'hui.
Les dates-clés de l'épidémie
Dans nos départements et en France et dans le monde
10 juillet- La France compte plus de 30 000 décès dûs au covid-19
1er juillet- L'Europe commence la réouverture de ses frontières extérieures en acceptant les voyageurs d'une quinzaine de pays.
juin-juillet- Certains pays reconfinent localement : Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Allemagne, Maroc, Italie, Serbie, Australie...
28 juin- Second tour des élections municipales
22 juin- Tous les élèves de primaire et de collège doivent revenir en classe.
Les cinémas rouvrent leurs portes.
15 juin- Les cafés et restaurants (et pas seulement les terrasses) rouvrent en Ile-de-France. Les visites dans les Ehpad sont autorisées. Les frontières rouvrent à l'intérieur de l'Europe.
La France compte plus de 29400 décès liés au covid 19.
4 juin-Le nombre d'hospitalisations en Auvergne-Rhône-Alpes passe sous la barre des 1000.
2 juin- L'application StopCovid est disponible au téléchargement.
Deuxième phase du déconfinement:
En zone verte:
- la restriction de circulation (100 km autour de son domicile) est levée
- bars et restaurants, plages, parcs, campings, musées, cinémas et salles de spectacles, zoos, salles de sports, piscines, monuments... sont autorisés à ré-ouvrir progressivement dans le respect des gestes barrières
- tous les collèges, lycées et écoles peuvent accueillir à nouveau leurs élèves.
Paris, la Réunion et Mayotte restent en zone orange avec des restrictions supplémentaires.
Les Français retrouvent leurs terrasses, avec quelques contraintes sanitaires.
1er juin- Décès à l'hôpital: Rhône: 628 ; Loire: 239 ; Ain: 95: Jura: 61 ; Haute-Loire: 16
Saône-et-Loire: 195 ; Côte-d'Or: 243
26 mai: Décès en Ehpad: Rhône: 480 ; Loire: 184 ; Ain: 73 Jura: 40 ; Haute-Loire: 0
Saône-et-Loire: 87 ; Côte-d'Or: 107
11 mai- Début du déconfinement progressif.
Les commerces "non essentiels ouvrent, les bars et restaurants restent fermés.
Les Français peuvent se déplacer dans un cercle de 100 km autour de leur domicile.
En zone verte, les écoles et collèges commencent à réintégrer leurs élèves.
Les préfets peuvent autoriser l'accès à certaines plages.
Image
Tous les départements passent au vert, sauf la Côte-d'Or et la Saône-et-Loire
7 mai- La première carte du déconfinement est publiée. Il sera moins rapide dans les départements rouges.
4 mai- La France compte plus de 25 000 décès dûs au covid-19 dont près de 40% dans les Ehpad et établissements médico-sociaux
28 avril- Edouard Philippe présente le plan "Déconfinement progressif"
26 avril- Décès à l'hôpital: Rhône: 468 ; Loire: 176 ; Ain: 75: Jura: 43 ; Haute-Loire: 9
Saône-et-Loire: 146 ; Côte-d'Or: 207
21 avril- Décès en Ehpad: Rhône: 371 ; Loire: 123 ; Ain: 47 Jura: 31 ; Haute-Loire: 1
Saône-et-Loire: 62 ; Côte-d'Or: 91
20 avril- La France compte plus de 20 000 décès dus au covid-19 dont 40% (7752) dans les Ehpad et établissements médico-sociaux
13 avril, Emmanuel Macron annonce la poursuite du confinement jusqu'au 11 mai.
À partir de là, les écoles, les crèches rouvriront peu à peu, mais pas les universités, ni les cafés et les restaurants. Et les rassemblements seront interdits jusqu’à mi-juillet.
La France compte plus de 15 000 décès dûs au covid-19
Pas de date de réouverture annoncée pour l'instant pour les bars et restaurants
10 avril- 6,9 millions de salariés sont au chômage partiel. La mesure concerne 628000 entreprises.
8 avril- La France compte plus de 10.000 décès dûs au covid-19
8 avril- Décès à l'hôpital: Rhône: 279 ; Saône-et-Loire: 108 ; Loire: 98 ; Côte-d'Or: 83 ; Ain: 49 ; Jura: 18 ; Haute-Loire: 6
31 mars- La France est entrée officiellement en récession au premier trimestre 2020, pour la première fois depuis 1945.
27 mars- Prolongation du confinement jusqu'au 15 avril.
27 mars- Premier décès en Haute-Loire
21 mars- 130 000 Français sont bloqués dans un pays étranger en attente d'un rapatriement
17 mars- Entrée en vigueur du confinement en France. L'UE ferme ses frontières extérieures.
17 mars- Premier décès dans l'Ain
Premier décès en Côte-d'Or
Lundi 16 mars 2020 à 20h: Emmanuel Macron annonce l'entrée en vigueur des mesures de confinement à partir du lendemain.
15 mars- Premier décès dans la Loire
15 mars- Premier tour des élections municipales
14 mars- Fermeture des bars, restaurants et commerces non essentiels.
13 mars
Interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes.
12 mars- Premier décès d'un Saône-et-Loirien
12 mars- Fermeture des crèches, des écoles, des collèges, des lycées et des universités
11 mars- Premier décès d'un Jurassien
Premiers cas en Haute-Loire
9 mars- Interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes.
8 mars- Premier décès dans le Rhône
6 mars- Premier cas dans la Loire
3 mars- Premier cas de Saône-et-Loire
29 février- Premier cas dans l'Ain
29 février- Interdiction des rassemblements en milieu confiné de plus de 5000 personnes.
28 février- Premiers cas dans le Rhône
27 février- Premiers cas de Côte-d'Or
25 février- Premier décès d'un Français, un professeur de 60 ans, de Crépy-en-Valois, qui n'a pas voyagé dans une zone à risque
14 février- Premier décès en France: un octogénaire chinois qui revenait d'une zone à risque
30 janvier 2020: un médecin étudie l'image pulmonaire d'un patient dans un hôpital de Wuhan dans la province centrale du Hubei en Chine.
8 février- Premiers malades du covid-19 hospitalisés à Lyon et à Saint-Etienne (des Britanniques en provenance de Haute Savoie)
La France est en alerte, les hôpitaux se réorganisent pour augmenter leur capacité d'accueil en réanimation.
23 janvier- Premiers cas déclarés en France: trois ressortissants chinois, un à Bordeaux, trois à Paris
11 janvier- Premier mort (officiel) en Chine, un patient de 61 ans, à Wuhan.
Des chercheurs chinois partagent la séquence génétique du virus avec le reste du monde, permettant ainsi la fabrication de tests de dépistage.
31 décembre - La Chine informe l'OMS mais assure que la maladie est «maîtrisable et évitable» et ne se transmet pas entre humains.
8 décembre- Première hospitalisation (officielle) en Chine.
17 novembre- Un journal hong-kongais publie un rapport gouvernemental qui donne à cette date la détection du premier cas de Covid-19 (un homme de 55 ans originaire de Wuhan).
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IMPENSABLE! PROTÉGEZ VOS JEUNES FILLES PRE ET ADOLESCENTES
… et les jeunes garçons aussi
Plus de 10000 mineures sont exploitées dans des réseaux de prostitution en France,
des chiffres 10 fois supérieurs à ceux de 2015. Une victime et des mères témoignent.
Elle a fini par être retrouvée au bout de six jours, à 500 kilomètres de chez elle, dans un état second. Lilou, 16 ans, a disparu le 23 octobre 2024 de Metz, alors qu’elle devait aller faire une course au pressing dans le cadre d’un stage. Après une énorme mobilisation de sa mère sur les réseaux sociaux, l’adolescente a réapparu le 29 octobre dans un train en gare de Voiron (Isère).“Saine et sauve” comme le veut la formule. Mais la mise en examen pour proxénétisme aggravé d’un homme, quelques jours plus tard, laisse imaginer ce qu’il s’est passé.
Ce mardi après-midi-là, Lilou, 16 ans, marche une demi-heure, hagarde, avant de comprendre où elle se trouve. “Gare de Grenoble”. Elle monte dans le premier train, sans billet et sans connaître sa destination. Elle espère se faire arrêter par des contrôleurs qui la conduiront à la police. Le train entame son voyage, Lilou est dans un état second, encore en partie sous l’effet de la drogue.Une dame, intriguée, vient la voir. Et la reconnaît. Car le visage de Lilou est partout sur les réseaux sociaux depuis six jours, depuis que sa mère a lancé un appel à témoins après la disparition de sa fille. La passagère appelle la mère de l’adolescente, reste avec elle, puis descend en gare de Voiron pour aller chercher des policiers.
LES MAINS ATTACHÉES, SOUS L’EMPRISE DE LA DROGUE
Et aux enquêteurs, Lilou a beaucoup de choses à dire, mélange d’images précises, de souvenirs flous et de trous noirs. L’adolescente explique s’être fait enlever par deux automobilistes à qui elle a demandé son chemin alors qu’elle s’était perdue en périphérie de Metz après s’être trompée de bus. Un homme l’attrape, ferme la porte.
“’étais tétanisée, je ne savais pas quoi faire“. Puis la jeune fille est droguée, “des bonbonnes de protoxyde d’azote” détaille-t-elle. Le voyage dure cinq heures, l’équipage arrive dans un appartement de location de courte durée.
Lilou reste enfermée pendant que les deux hommes vont acheter “de la lingerie, du maquillage, des habits“. Ils lui coupent les cheveux, les teignent en noir, puis font des photos pour mettre une annonce en ligne. “Ensuite, il y avait des appels, ils répondaient par message, donnaient les tarifs, et ensuite les gens venaient.“
Les gens, ce sont des clients de tous âges. Difficile d’imaginer qu’ils ne comprennent pas que Lilou n’est pas consentante : “Non seulement j’étais paralysée à cause de la consommation de protoxyde d’azote, d’alcool. Mais j’avais aussi les mains attachées et je ne pouvais rien faire, pas les repousser“.
Et pas un client ne semble gêné: “Personne ne me demande si ça va, n’essaye de me détacher, ne me demande mon âge. Ils faisaient ce qu’ils avaient à faire, dit-elle pudiquement, et ils partaient“.
Mais au bout de quelques jours, les proxénètes voient sur les réseaux sociaux le visage de Lilou, et leur description. Car la mère de la jeune fille est en train de remuer ciel et terre. Ils la jettent dehors en sous-vêtements avec un sac, la menacent de représailles si elle parle et lui disent de partir. Quelques heures plus tard, Lilou retrouvera sa mère.L’ENQUÊTE PARALLÈLE
Quand Pauline arrive au commissariat de Metz pour signaler la disparition de sa fille le 23 octobre, elle sait que quelque chose de grave est en cours: “Je le sentais dans mon ventre“. Mais les policiers lui conseillent de signer une déclaration de fugue. En rentrant chez elle, la mère de famille décide de mener elle-même son enquête.
Elle prend l’ordinateur de Lilou, et fouille ses comptes Snpachat, Tiktok: “On a tout piraté!“. Elle envoie des messages aux contacts des comptes de sa fille, puis aux contacts de ses contacts. Elle tente de localiser le téléphone et repère où sont les caméras de vidéo-surveillance sur une ébauche de trajet que Lilou aurait emprunté.
“Chez moi, c’était rempli de papiers avec des itinéraires et des chronométrages“. Pauline obtient vite un premier témoignage qui lui donne la description d’un homme et d’une voiture. Elle publie les résultats de ses recherches sur Facebook. “Ce qui est exceptionnel dans ce dossier, c’est la mobilisation de la mère de Lilou par les réseaux sociaux et l’emballement médiatique qui a suivi“, souligne une source judiciaire.
Car selon le témoignage de l’adolescente, c’est bien la très forte présence des messages de recherche sur les réseaux sociaux qui a déterminé sa libération.Parmi les anonymes qui ont contacté Pauline, il y a Patricia. Chez elle, l’histoire de Lilou résonne particulièrement fort. Parce que sa fille de 15 ans, originaire de la même région, est elle aussi tombée dans un réseau de prostitution quelques semaines plus tôt. Parce que Patricia a elle aussi mené sa propre enquête pour l’en sortir. Audrey (le prénom a été changé) pensait partir quelques jours avec une vague connaissance pour aller prendre du bon temps à Paris.
Mais une fois sur place, c’est la douche froide. Son “amie” est en fait une rabatteuse. Et Audrey se retrouve elle aussi droguée, prise en photo pour des annonces, et prostituée par un petit réseau.UN PROXÉNÈTE QUI GÈRE SON RÉSEAU DEPUIS SA CELLULE DE PRISON
Ce réseau est dirigé, selon le récit d’Audrey, par un homme qui est actuellement en prison, condamné à six ans pour proxénétisme. Il donne ses consignes depuis sa cellule par téléphone, en visio; et menace la jeune fille de représailles, et de violences contre sa famille, si elle ne s’exécute pas. L’adolescente est surveillée par un jeune homme et par la rabatteuse. Durant les deux à trois semaines de prostitution, elle est trimballée d’un Airbnb à un autre en région parisienne.
Le nom de la rabatteuse apparaît d’un coup dans certains commentaires sous les messages liés à la disparition de Lilou. “Ça a fait tilt, je me suis dit qu’elle avait recommencé, et que la fille de cette dame allait passer là où était passée ma fille“. Patricia contacte Pauline, et la soutient dans les jours qui suivent, même si la piste de cette rabatteuse semble s’être éteinte dans le dossier de Lilou.
Car la mère d’Audrey s’est elle aussi sentie bien seule durant la disparition de sa fille, incomprise par les policiers.DES PHOTOS ENVOYÉES AUX HÔTELS, ET UNE RABATTEUSE PISTÉE SUR SNAPCHAT
Alors pendant des jours et des nuits, elle a arpenté les réseaux sociaux, à la recherche de toutes les pistes possibles. Elle demande à son opérateur de téléphonie de lui fournir la liste des appels de la ligne de portable de sa fille, passe des coups de fil, et comprend qu’elle est à Paris. Elle appelle tous les hôtels qu’elle peut, leur envoie la photo d’Audrey pour savoir si elle est passée par là.Patricia finit par retrouver la trace de la rabatteuse, et, aidée de ses enfants, la contacte, tente de la piéger. Puis la menace. Audrey est finalement “déposée” dans un poste de police. L’adolescente explique qu’elle a été prostituée de force par le jeune homme qui l’a amenée. “Les policiers se sont mis à rire” soupire-t-elle. Sa mère saute dans une voiture et vient la chercher.
Aujourd’hui, comme Lilou, Audrey a beaucoup de mal à dormir, hantée par ses souvenirs. Elle non plus n’est toujours pas retournée à l’école. Elle a déposé plainte mais son dossier est pour l’instant au point mort.
Dans l’affaire de Lilou, un homme de 24 ans – condamné en 2020 pour des faits de vol et recel de vol – est en détention provisoire, mis en examen pour proxénétisme aggravé. Des clients pourraient être prochainement poursuivis pénalement selon le parquet de Grenoble (où l’enquête est dirigée).
Depuis 2015, le nombre d’enquêtes menées par l’OCRTEH (Office central de lutte contre la traite des êtres humains) pour prostitution de mineurs a été multiplié par dix.
Mais le nouveau visage de cette prostitution, qui s’organise en ligne, de façon plus invisible, avec des victimes déplacées très fréquemment d’une location courte durée à une autre, rend les investigations difficiles.
Le Zoom de France Inter
Plus de 10000 mineures sont exploitées dans des réseaux de prostitution en France, des chiffres 10 fois supérieurs à ceux de 2015. Une victime et des mères témoignent.
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21/03/2024 à 22h45 -
Maladies hivernales
France: l'activité de la grippe reste intense et la couverture vaccinale de la population à risque de grippe sévère est inférieure à celle de la saison dernière (35%)
En France, en semaine 03 de 2025 (13 au 19 janvier 2025), l’activité liée aux infections respiratoires aiguës (IRA) était globalement stable tous âges confondus. Toutefois les indicateurs augmentaient chez les moins de 15 ans et diminuaient chez les plus de 15 ans en ville et à l'hôpital. Cette activité était principalement portée par la grippe
- Grippe saisonnière
Dans l'Hexagone, l'activité de la grippe demeurait intense en S03 avec toutefois une dynamique différente selon les classes d'âge. Les indicateurs étaient globalement en hausse chez les moins de 15 ans et en baisse chez les 15 ans et plus.
En ville, l'activité continuait de progresser chez les enfants particulièrement chez les 5-14 ans, était stable chez les 15- 64 ans et diminuait chez les 65 ans et plus. La part des syndromes grippaux dans les actes médicaux SOS médecin était d'un niveau élevé dans toutes les classes d'âge (24,1% soit +1,6 point par rapport à la S02). Cette augmentation concernait les 5-14 ans (+5,6 points) et les moins de 5 ans (+2,6 points).
A l'hôpital, les indicateurs grippe/syndrome grippal étaient en diminution tous âges confondus (4,1% des passages vs 4,3% en S02), mais on observait une nette augmentation de ceux-ci parmi les passages aux urgences et des hospitalisations chez les moins de 15 ans, particulièrement chez les 5-14 ans. En revanche, ces indicateurs étaient en diminution chez les plus de 15 ans. La part des hospitalisations pour grippe/syndrome grippal parmi les hospitalisations toutes causes se situait toujours à un niveau d'intensité très élevé chez les moins de 15 ans et redescendait cette semaine à un niveau modéré chez les plus de 15 ans. En S03, 18% des passages aux urgences pour grippe/syndrome grippal ont donné lieu à une hospitalisation tous âges confondus (22% en S02). Les 65 ans et plus représentaient 58% des hospitalisations après passage aux urgences pour grippe/syndrome grippal (67% en S02). Depuis la semaine 40, 697 cas de grippe, ont été signalés par les services de réanimation participant à la surveillance (non exhaustif) ; 71% de ces malades pour lesquels l'information était connue n'étaient pas vaccinés contre la grippe.
Dans les établissements médicaux-sociaux, les cas groupés d'IRA signalés demeuraient majoritairement attribués à la grippe.
La part des décès avec une mention de grippe parmi les décès certifiés électroniquement diminuait légèrement par rapport à la S02 tout en restant à un niveau très élevé par rapport aux épidémies précédentes (6,8% en S03 vs 7,3% en S02), indiquant une sévérité marquée de l'épidémie.
En semaine 02, les taux de positivité des prélèvements réalisés en ville par les laboratoires de biologie médicale, en médecine de ville chez les patients consultant pour IRA et en milieu hospitalier étaient respectivement de 32% (+1,5 points par rapport à la SE02), 51,5% (-2,5 pt) et 21,9% (+1 pt).
Les trois virus A(H1N1)pdm09, A(H3N2) et B/Victoria co-circulaient. Les analyses de caractérisation des virus indiquaient que les souches virales A(H1N1)pdm09 et B/Victoria circulant actuellement en France sont apparentées aux souches présentes dans les vaccins grippe 2024-25. Cette co-circulation de trois virus, qui sont décrits pour avoir un impact différent selon les groupes d’âges, est inhabituelle et pourrait expliquer que toutes les classes d’âges soient touchées de façon importante.
Dans l’Hexagone, en semaine 03, toutes les régions étaient en épidémie, y compris la Corse. En Outre-mer, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane étaient en épidémie, Mayotte était en pré-épidémie.
La vaccination reste le meilleur moyen de se protéger contre la grippe, en particulier contre les formes graves de la maladie. Rappelons que dans le contexte épidémique actuel, les autorités de santé invitent tous les professionnels de santé concernés par les campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et en particulier les pharmaciens d’officine, à intensifier la communication auprès de leurs patients, notamment ceux à risque, autour des éléments suivants:
Rappel des gestes barrières nécessaires et efficaces contre la propagation du virus (lavage de mains, port du masque lorsque les personnes sont contaminées) ;
Incitation à se faire vacciner lorsque les personnes sont à risque de développer une forme grave de la grippe.
La couverture vaccinale contre la grippe au 30 novembre 2024 (données intermédiaires) était de 35,2% chez l'ensemble des personnes ciblées par la vaccination, de 41% chez les personnes âgées de 65 ans et plus, et de 19% chez celles âgées de moins de 65 ans à risque de grippe sévère. Ces couvertures vaccinales sont inférieures à celles estimées pour la saison 2023-2024 à la même date.
- Bronchiolite
En SE03, une diminution des indicateurs syndromiques de la bronchiolite était observée en ville et à l'hôpital pour la cinquième semaine consécutive.
Pour les nourrissons les plus jeunes, l'intensité est restée inférieure à celle des épidémies antérieures.
Chez les enfants de moins de deux ans, les bronchiolites représentaient respectivement 4% (-0,7 point par rapport à la SE02) des actes médicaux SOS Médecins, 7,3% (-1,2 pts) des passages aux urgences et 15,3% (-4 pts) des hospitalisations après passage aux urgences.
Le taux de positivité du VRS (virus respiratoire syncytial ) continuait à diminuer en médecine de ville comme à l'hôpital.
Dans l'Hexagone, en S03, la Corse passait en épidémie. Les autres régions étaient toutes en post-épidémie, sauf l’Île-de-France qui était revenue à un niveau de base en S02. Dans les DROMs, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane étaient en post-épidémie et Mayotte restaient en épidémie.
La campagne d'immunisation passive des nouveau-nés contre les infections à VRS est toujours en cours. Deux stratégies sont possibles: soit la vaccination de la femme enceinte pour protéger le nouveau-né ou le nourrisson de moins de 6 mois soit l'immunisation des nourrissons par un anticorps monoclonal.
- Covid 19
Les indicateurs syndromiques du covid 19 restaient globalement stables en ville et à l'hôpital par rapport à la semaine précédente et à des niveaux bas.
Les taux de positivité pour SARS-CoV-2 continuaient à diminuer en ville comme à l’hôpital. L’indicateur de suivi du SARS-CoV-2 dans les eaux usées diminuait également (-24,1%).
Depuis la semaine 40, 243 cas de covid 19 ont été signalés par les services de réanimation participant à la surveillance ; 68% étaient âgés de 65 ans et plus et 90% des malades dont le statut vaccinal était connu n’étaient pas vaccinés.
La vaccination reste le meilleur moyen de se protéger contre la COVID-19, en particulier des formes graves de cette maladie. La couverture vaccinale contre la COVID-19 au 30 novembre 2024 (données intermédiaires) est estimée à 12,5% chez l'ensemble des personnes ciblées par la vaccination, à 14,8% chez les personnes âgées de 65 ans et plus, et à 5,7% chez celles âgées de moins de 65 ans à risque de COVID-19 sévère. Ces couvertures sont possiblement sous-estimées.
La campagne de vaccination conjointe contre la grippe et le Covid-19 est prolongée jusqu’au 28 février 2025.
Source: Santé publique France