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actualité

  • Il veut a tout prix faire la guerre!

    Macron a demandé aux hôpitaux de se préparer à la guerre contre la Russie d’ici mars 2026

    Selon les révélations du Canard enchaîné en date du 27 août, les Agences régionales de santé ont reçu un document, datant du 18 juillet 2025, dans lequel il était précisé que les hôpitaux devaient se tenir prêts à accueillir des milliers de soldats blessés, évoquant " une guerre de ‘haute intensité’ ". Le journal satirique indique, documents à l’appui, que d’ici le mois de mars 2026, les différentes Agences régionales de santé du pays doivent se préparer à un possible "engagement majeur" de la France.

    En cas de conflit armé, les hôpitaux français pourraient avoir à accueillir entre 10.000 et 50.000 soldats blessés sur une durée comprise entre 10 et 180 jours.

    Dans son document, le ministère de la Santé précise encore que " dans le contexte international que nous connaissons, il est nécessaire d’anticiper les modalités du soutien sanitaire en situation de conflit de haute intensité ". La France pourrait donc servir de base arrière pour accueillir et soigner les soldats français ou alliés, membres de la "coalition de Volontaires" qui pourrait être engagée dans le cadre des garanties de sécurité à l’Ukraine. Outre la France, cette "coalition des Volontaires" comprend les pays suivants: Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne, Pays-Bas, Belgique, Portugal, Norvège, Albanie, Canada, Japon, Australie. Rappelons que le déploiement d’une "force d’intervention" sur le sol ukrainien serait considéré par le président Poutine comme un casus belli.

    Pour cela, le ministère de la Santé envisage concrètement la mise en place de structures médicales capables de prendre en charge ces soldats blessés. Ces centres médicaux devraient être implantés à proximité d’une gare, d’un port ou d’un aéroport, afin de rapatrier les hommes et de les " réacheminer vers leur nation d’appartenance ".

    Les soignants sont par ailleurs invités à intégrer le Service de santé des Armées "quel que soit leur secteur d’exercice". Sont également mentionnées des formations destinées à les sensibiliser " aux contraintes d’un temps de guerre marqué par la raréfaction des ressources, l’augmentation des besoins et la survenue d’éventuelles rétroactions sur notre territoire ", mais aussi à la prise en charge des "troubles post-traumatiques et à la filière de médecine physique et de réadaptation".

    Le gouvernement a adopté une approche similaire lorsqu’il a annoncé la préparation d’un livret sur les pratiques à suivre en cas de crise. Le document, intitulé Tous résilients, sera distribué à l’automne, et une "sous-partie" sera spécifiquement consacrée à la guerre.

    Alors que l’hôpital français est en état de mort clinique, le pouvoir macroniste entend lui imposer une tâche qui serait démesurée en situation normale.

    Rappelons par ailleurs que d’après le général Burkhard, ancien CEMA, en cas de guerre de haute intensité, la France ne possède que pour 5 jours de munitions. Pour le général: "Si demain on a un problème en France [comprendre avec l’immigration], on ne saura pas faire".

    Dans une interview à TF1-LCI le 19 août dernier, Emmanuel Macron a qualifié Vladimir Poutine d’"ogre à nos portes" et de "prédateur". "Je ne dis pas que dès demain c’est la France qui sera attaquée, mais c’est une menace pour les Européens", a ajouté le président, soulignant que "le président Poutine a rarement tenu ses engagements" et "a cherché à revoir les frontières pour étendre son pouvoir".

    Le président semble ignorer que, de l’aveu même de François Hollande et d’Angela Merkel, les accords de Minsk n’ont pas été signés pour être appliqués, mais pour donner à l’Ukraine le temps de se renforcer militairement face à la Russie, avec l’aide des Occidentaux. Il semble également ignorer qu’en 1990, en échange de la réunification de l’Allemagne, les Occidentaux avaient donné aux Russes l’assurance que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’Est. "Pas un pouce vers l’Est!" avait certifié James Baker, le secrétaire d’État américain de l’époque. On connaît la suite:

    La Finlande et la Suède ont adhéré à l’OTAN en 2023 et 2024

    Le président en sursis tente d’exister en se forgeant une stature sur le plan international. Il surjoue donc la menace russe. On pourra lui faire remarquer qu’au bout de trois années et demie de combat, l’armée russe n’a pas encore réussi à conquérir la totalité du Donbass qui faisait partie de ses buts de guerre revendiqués. L’imagine-t-on partir à la conquête de l’Europe, en se heurtant cette fois à la totalité du bloc de l’Otan, et donc, frontalement, aux États-Unis?

    Le gouvernement par la peur (ou politique de la peur) repose sur plusieurs principes et mécanismes psychologiques et politiques, utilisés pour contrôler, manipuler ou influencer une population: créer ou amplifier une menace, provoquer l’anxiété par un langage alarmiste, des images choc, des scénarios catastrophe. Dans les mois qui viennent, on devrait voir les médias du régime nous servir d’abondance le récit d’un Poutine nouvel Ivan le Terrible, prêt à se jeter sur l’Europe et à porter le fer et le feu jusqu’à Brest, Gibraltar et Édimbourg.

    On pourrait voir les médias indépendants comme le nôtre censurés, voire interdits. Avec un psychopathe cocaïnomane à l’Élysée, tous les scénarios sont possibles

     

    Henri Dubost

  • Français du Golfe: l’indécence

    ls sont environ 70.000 Français installés dans les pays du Golfe, principalement aux Émirats, en Arabie saoudite et au Qatar. Cadres, ingénieurs, entrepreneur, influenceurs, trafiquants fuyant l’impôt français pour profiter d’une fiscalité inexistante.

    Pendant qu’ils travaillent pour des régimes autoritaires fermant les yeux sur les violations des droits humains, d’autres – véritables têtes de réseau du narcotrafic – dirigent leurs activités depuis Dubaï, blanchissant l’argent de la drogue dans l’immobilier de luxe.

    Mais lorsque les missiles iraniens ont frappé le Golfe en mars 2026, ces mêmes expatriés, des influenceurs comme Maeva Ghennam aux trafiquants installés, ont supplié la France de les protéger.

    Un cynisme révoltant: on fuit l’impôt et on sert des régimes liberticides, souvent hostiles à la France, mais on réclame la protection de celle-ci dès que le danger approche. Le contribuable français, lui, paie pour les évacuer.

    LE PARADIS FISCAL COMME RAISON SOCIALE

    La motivation est claire: l’absence d’impôt sur le revenu dans le Golfe. Ces expatriés refusent massivement de contribuer à la solidarité nationale tout en utilisant les infrastructures françaises lors de leurs retours au pays.

    L’affaire des "Dubaï Papers" a déjà conduit à des condamnations: deux dirigeants ont écopé de neuf mois de prison avec sursis et 80.000 euros d’amende pour blanchiment de fraude fiscale. Un procès impliquant trois sociétés et quatorze personnes, dont un prince belge, est prévu pour novembre 2026 à Paris, pour un préjudice estimé à 54 millions d’euros.

    TETES DE RESEAU ET NARCOTRAFIC: DUBAÏ, PLAQUE TOURNANTE

    Derrière les paillettes se cache une réalité encore plus sombre. Dubaï est devenu l’un des repaires des grandes figures du narcotrafic français, surnommées "French Arabic" . Issues des quartiers nord de Marseille ou des banlieues lyonnaises, elles pilotent à distance des trafics générant des milliards d’euros et des dizaines de morts par balle en France, tout en menant ouvertement la grande vie dans la Marina.

    Le système bancaire émirien est régulièrement pointé du doigt pour sa complaisance, facilitant le blanchiment d’argent sale. Face aux pressions françaises, dix suspects ont été extradés en 2025 – un record . Mais ces extractions ne représentent que la partie émergée de l’iceberg.

    COMPLICES DES REGIMES AUTORITAIRES

    Cinq mille cinq cents Français travaillent au Qatar1, un État soutien des Frères musulmans, protégé par les États-Unis, où les étrangers n‘ont aucun droit 2, où la charia est source du droit et l’homosexualité criminalisée.

    Six mille autres participent aux méga-projets saoudiens, dans un pays où l’on décapite encore en place publique.

    Ils sont complices par intérêt de régimes liberticides, qui corrompent les élus et dirigeants français et les institutions de l’Union européenne.

    LE REVEIL BRUTAL

    Le 28 février 2026, les frappes iraniennes sur le Golfe changent la donne. 137 missiles et 209 drones sont tirés. L’espace aérien des Émirats est fermé. Soudain, ces Français si fiers de leur indépendance fiscale supplient la France de les protéger.

     

    Maeva Ghennam implore: "La France, protège-nous!" Élodie Gossuin fond en larmes: "Pire journée de ma vie". Benjamin Samat raconte les explosions. Fidji Ruiz panique: "Un missile à la Marina, j’ai trop peur". Diego El Glaoui évacue sa famille.

    LE PARADOXE INDECENT

    Ces Français ont fui l’impôt, travaillé pour des régimes autoritaires hostiles à la France, fermé les yeux sur les violations des droits humains. Certains ont bâti leur fortune sur le trafic de drogue. Mais, au premier danger, ils tendent la main vers l’État qu’ils ont boudé.

    L’humoriste Bastos se moque ouvertement des expats de télé-réalité qui ont choisi Dubaï pour le confort et la fiscalité mais se plaignent dès que la région cesse d’être un décor de carte postale. "Si tu veux revenir, tu paies", lance-t-il, faisant référence aux impôts que ces expatriés ont fui en quittant la France3.

    La France protège ses ressortissants, c’est son devoir. Mais le cynisme de ces "expatriés" qui réclament la protection de la France -après avoir refusé toute contribution à l’effort national- a de quoi révolter. Le contribuable français, celui qui reste et qui paie, finance les évacuations. Une ironie cruelle.

     

    Jean Lamolie

     

    1 Le Qatar est une monarchie absolue, l’Assemblée élue n’a qu’un rôle consultatif.

    2 Seulement 11,6% de la population jouit de la citoyenneté, attribuée sur des critères raciste. En pratique, celle – ci est exclusivement réservée aux enfants dont le père est lui même qatarien.

    3 https://www.mediaterranee.com/0172026-influenceurs-francais-dubai-quand-le-paradis-fiscal-se-transforme-en-zone-de-guerre.html

  • La guerre des monnaies ouvre un nouveau front

    Nous vivons une période troublée. Nous sommes passés d’un monde en paix (très relative) à un monde où il devient légitime de se poser la question de savoir si les conflits épars, actifs ou en gestation vont finir par se rejoindre dans un embrasement mondial. Certains politologues vont même jusqu’à faire une analogie des situations connues dans le passé et qui n’ont trouvé d’issue que par ce moyen.

    L’ENJEU FONDAMENTAL: LE ROLE DU DOLLAR

    Depuis 1944 et les " accords de Bretton-Woods ", le dollar, déjà monnaie domestique américaine, a été consacré monnaie internationale. À l’époque, il apparaissait normal, compte-tenu de la situation géopolitique qui avait fait des États-Unis la puissance dominante tant sur le plan économique que sur le plan militaire, de confier ce rôle mondial à la monnaie américaine. Certains, comme l’économiste anglais John Maynard Keynes, avait tenté de proposer une monnaie, le " Bankor " qui restait à inventer et qui n’aurait pas été liée à un seul État mais à la collectivité. Cela pouvait éviter ce que Robert Triffin avait décrit dans " le dilemme de Triffin ", à savoir que lorsqu’une monnaie domestique était utilisée pour le commerce international, cette monnaie générait mécaniquement une inflation constante car elle n’était plus émise en fonction de l’économie du pays qui l’utilise déjà mais en fonction des besoins du commerce international. Le représentant américain, Harry Dexter White, finit par imposer le dollar avec un argument convaincant; le dollar était déjà aligné sur l’or. Il faut noter également que Pierre Mendès-France, ministre des Finances français dans ces années-là, avait tenté d’alerter ses collègues du danger que pouvait présenter le dollar, allant jusqu’à mettre en cause la souveraineté monétaire de la France.

    Il se trouve que, et c’était conforme à l’analyse de Robert Triffin, l’importance progressive des besoins en dollars d’un commerce international qui se développait rapidement allait finir par remettre en question cette convertibilité en or du dollar. Dans un célèbre discours prononcé en février 1965, de Gaulle avait violemment critiqué le dollar en disant "(ce dollar) qu’il ne tient qu’à eux d’émettre".

    Il avait par ailleurs pris les Américains au mot en renvoyant à la FED des dollars sous forme de billets en demandant en retour leur équivalent en or. En 1969, environ 900 tonnes d’or étaient revenues dans les caves de la Banque de France. La convertibilité-or du dollar était de plus en plus remise en question et, après quelques tentatives de diversion du type "DTS" (Droits de Tirage Spéciaux), le président Nixon, sur injonction de la FED, mit un terme à la convertibilité en or du dollar le 15 août 1971.

    DE L’ETALON-OR A L’ETALON-DOLLAR

     

    Cette décorrélation a ouvert la porte en 1973 à ce qui est appelé le "premier choc pétrolier". Le prix du baril de pétrole est passé en un an de trois à douze dollars du baril, ce qui aurait été tout bonnement impossible sans elle. L’envers de la médaille, c’est que les dollars ne pouvaient être émis par la FED qu’en contre-partie d’une reconnaissance de dettes de l’État fédéral, garantie par le contribuable américain. Tant que le dollar restait seul moyen international de paiement, les monnaies des pays étrangers se mesuraient face au dollar et ces pays de " couvrir leur risque de change "en se procurant des moyens eux-mêmes liés au dollar. Ce sont les bons du Trésor Américain (US Bonds), émis vers la FED, qui devinrent les placements préférés, sinon obligatoires, de ces pays.

    Or, en achetant ces US Bonds, ces pays achetaient de la dette américaine. Cette dette restait alors sans effet sur l’économie américaine, puisque rachetée par le reste du monde.

    À certains qui s’en plaignaient, John Connaly, Secrétaire du Trésor Américain, répliqua: " Le dollar est notre monnaie et votre problème!"

    Mais cette situation idyllique ne pouvait perdurer que si le rapport des forces économiques se maintenait en faveur des États-Unis. Pour cela, les Américains devaient contrôler la croissance des autres économies. Et les premiers qui commençaient à rivaliser avec les États-Unis furent les pays d’Asie. Leur point faible était l’approvisionnement en pétrole, qui leur coûtait quatre fois plus cher.

    Le Cambodge, la Thaïlande, la Corée du Sud et bien d’autres furent dans l’obligation de passer sous les fourches caudines du FMI.

    Voici ce qu’écrit Hong Bing Song dans "La guerre des monnaies" (traduit en 2012 Éditions Le retour aux sources):

    "En 1973, l‘Inde connaissait un excédent commercial et son développement économique était sain. En 1974, les réserves de change de l‘Inde s‘élevaient à 629 millions de dollars, mais sa facture annuelle de pétrole était du double, soit 1,241 milliard de dollars. Le Soudan, le Pakistan, les Philippines, la Thaïlande, les pays africains et d‘Amérique latine furent confrontés, les uns après les autres, à des déficits extérieurs abyssaux. Selon le FMI, en 1974, le déficit commercial cumulé des pays en développement atteignit 35 milliards de dollars, un chiffre astronomique pour l‘époque. Après plusieurs années de forte croissance industrielle et commerciale, au début des années 1970, la baisse sévère de l‘activité industrielle dans le monde entier, au cours des années 1974-1975, connut des proportions inédites depuis la Seconde Guerre mondiale "

    Le Japon fut touché de plein fouet également mais sa situation était différente du fait que sa dette était quasi entièrement japonaise.

    LES BRICS: REPONSE A LA MENACE DU DOLLAR

    Malgré tous leurs efforts et sous l’effet d’intérêts antagonistes, les manœuvres américaines ne purent empêcher l’essor de l’économie chinoise. En quelques décennies, le plan de la Commission Trilatérale fut mené à bien et l’Inde et la Chine devinrent les piliers de "l’atelier du monde".

    Rejetée par les pays occidentaux, la Russie se rapprocha d’eux et le Brésil vint les rejoindre. Tous ces pays avaient en commun un dynamisme économique propre aux pays dits émergents et furent désignés par le terme " BRICs " par Jim O’Neill, (économiste chez Goldman Sachs).

    Leur première réunion officielle se tint en 2006, organisée par la Russie et lors de l’Assemblée générale de l’ONU. En 2010, l’Afrique du Sud les a rejoint en ajoutant  le "S" pour faire BRICS.

    Tous ces pays avaient la conviction que, pour prospérer, il fallait s’échapper du "système dollar" pour plusieurs raisons. Une en particulier les inquiétait: l’extra-territorialité du Droit américain que lui conférait cette monnaie et qui ne reposait sur aucune charte internationale.

    Simultanément, un mouvement de défiance vis-à-vis de l’Occident se fit jour dans beaucoup de pays, en raison d’ingérences américaines de plus en plus fréquentes notamment dans les pays du Moyen-Orient. Le projet de monde " monopolaire " gouverné par la finance internationale ne leur convenait pas et ils attendaient manifestement une opportunité pour l’affirmer.

    Celle-ci vint avec la guerre russo-ukrainienne et un monde nouveau est apparu lors des votes à l’ONU sur les sanctions à infliger à la Russie. Assez rapidement, l’Occident se trouva isolé de ce qui est appelé " le grand Sud".

    Les pays désireux de rejoindre les BRICS furent de plus en plus nombreux et représentent aujourd’hui plus de 60% de la population mondiale et, si on y ajoute le grand Sud, on arrive à 90% de celle-ci. Une nouvelle organisation mondiale est en train de naître que le dollar ne peut contenir.

    La faiblesse de ce dernier est le manque de valeur intrinsèque de cette monnaie devenue purement fiduciaire, après avoir longtemps été alignée sur l’or. Et c’est précisément sur ce point que les BRICS veulent le disqualifier progressivement.

    La future monnaie des BRICS

    Le 8 décembre 2025, les BRICS ont officiellement annoncé la création du prototype d’une nouvelle monnaie, basée à 40% sur l’or physique et à 60% sur des monnaies souveraines des pays formant les BRICS.

    Voici ce que résume le site  Acheteror ":

        " UNIT " est un prototype numérique opérationnel d’un instrument financier garanti par l’or et non une monnaie officielle des BRICS.

        Le système est garanti à 40% par de l’or physique et à 60% par un panier de monnaies des pays des BRICS et permet des paiements sans dollar.

        Bien qu’il s’agisse encore d’un projet pilote, UNIT renforce la demande institutionnelle pour l’or et constitue une étape concrète vers la dédollarisation.

    Cependant, il faut bien voir que l’UNIT ne résout pas à elle seule le problème des règlements commerciaux dans un monde multipolaire, mais ce prototype indique clairement la voie par laquelle il pourrait progressivement se substituer aux monnaies purement fiduciaires émises contre de la dette comme le dollar. L’assurance de la stabilité dans le temps de cette monnaie, par ailleurs assez proche de la proposition du Bankor de Keynes, est certainement sa meilleure garantie.

     

    Jean Goychman

    Vice-président du Cercle National des Économistes

     

    https://www.breizh-info.com/

  • Monnaie numérique: vers un monde sous contrôle

    On nous explique que la monnaie numérique est inévitable. Que le monde avance. Que le cash appartient au passé. Que tout devient plus simple quand tout devient digital. Plus rapide, plus propre, plus fluide. Un téléphone suffit. Une montre connectée suffit. Le billet devient archaïque. La pièce devient suspecte. Le liquide devient presque honteux.

    Mais derrière cette transition technologique se cache une mutation bien plus profonde qu’un simple changement de moyen de paiement. Ce qui est en train de disparaître, ce n’est pas seulement le cash. C’est l’anonymat économique.

    Aujourd’hui déjà, nous vivons dans une société saturée de données. Les caméras couvrent les centres-villes. Les plaques d’immatriculation sont scannées. Les smartphones tracent les déplacements. Les recherches internet sont archivées. Les réseaux sociaux profilent les comportements. La surveillance n’est plus une hypothèse. Elle est un fait.

    LA MONNAIE NUMERIQUE NE CREE PAS CETTE REALITE. ELLE L’ACHEVE.

    Un billet de 50 euros ne laisse pas d’empreinte numérique. Il passe de main en main sans serveur central, sans base de données, sans historique. Il ne dit rien sur vous. Il ne dit rien sur vos choix. Il ne permet aucun croisement algorithmique.

    Une monnaie numérique, elle, repose sur une infrastructure informatique. Chaque transaction implique un enregistrement. Même si l’on promet une confidentialité encadrée, même si l’on garantit une protection juridique, la trace existe. Et ce qui existe peut être exploité.

    On nous rassure. On parle d’"euro numérique". On parle d’innovation souveraine. On explique que la Banque centrale européenne travaille à un dispositif respectueux de la vie privée. Le discours officiel est mesuré. Il n’est pas ouvertement autoritaire. Il ne parle pas de contrôle. Il parle d’efficacité.

    Mais la question fondamentale n’est pas ce que les institutions promettent aujourd’hui. La question est ce que permet la technologie.

    REGARDONS LES FAITS RECENTS.

    Au Canada, en 2022, lors des manifestations des camionneurs contre les mesures sanitaires, le gouvernement a déclenché la Loi sur les mesures d’urgence. Résultat concret: gel de comptes bancaires. Des personnes ont vu leur accès à l’argent suspendu, parfois sans décision judiciaire individuelle. L’arme utilisée n’était pas militaire. Elle était financière. Couper l’accès aux fonds, c’est neutraliser une capacité d’action.

    Ce n’est pas un fantasme. C’est arrivé dans un pays occidental, démocratique, réputé stable.

    En Chine, le yuan numérique se déploie progressivement. Parallèlement, le système de crédit social classe les comportements. Officiellement, ces deux dispositifs ne sont pas fusionnés. Mais la logique technologique est claire: quand tout devient numérique, tout peut être interconnecté. Dépenses, déplacements, notation sociale. Le potentiel d’intégration existe.

    On peut balayer ces exemples en disant: " Ce n’est pas comparable ". Peut-être. Mais l’infrastructure, elle, est comparable. Une monnaie numérique centralisée offre un pouvoir d’observation inédit.

    ET PUIS IL Y A UNE NOTION PEU DISCUTEE PUBLIQUEMENT: LA MONNAIE PROGRAMMABLE.

    Une monnaie numérique peut, en théorie, être paramétrée. Elle peut comporter des restrictions. Une durée de validité. Une limitation à certains types de produits. Une interdiction géographique. Une allocation conditionnelle.

    On imagine facilement une aide sociale utilisable uniquement pour certains biens jugés “essentiels”. On imagine une prime écologique valable uniquement pour des achats labellisés. On imagine, dans un contexte de crise énergétique, des plafonds de consommation intégrés directement dans la monnaie.

    Techniquement, ce n’est pas impossible. Techniquement, c’est même relativement simple.

    La question n’est pas de savoir si ces mécanismes seront utilisés demain. La question est de comprendre qu’ils deviennent possibles.

    ET L’HISTOIRE MONTRE QUE LORSQU’UN OUTIL PUISSANT EXISTE, IL FINIT PAR ETRE EMPLOYE.

    Les défenseurs de la monnaie numérique avancent des arguments sérieux. Réduction des coûts de transaction. Inclusion financière. Lutte contre le blanchiment. Modernisation du système monétaire. Ces arguments ne sont pas absurdes. Ils sont rationnels.

    Mais ils reposent sur une vision: celle d’une société où la transparence totale est considérée comme un bien supérieur à l’anonymat.

    OR, L’ANONYMAT N’EST PAS UNE ANOMALIE. IL EST UNE PROTECTION.

    Pouvoir payer sans être tracé n’est pas un privilège de fraudeur. C’est une garantie pour le citoyen ordinaire. C’est la possibilité d’acheter un livre, de faire un don, de soutenir une cause, sans que ces actes soient archivés dans une base de données.

    Certains diront: "Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi craindre la traçabilité?". C’est un argument classique. Il inverse la charge. Il suppose que la surveillance est normale, et que la vie privée doit se justifier.

    CE RAISONNEMENT EST DANGEREUX.

     

    La liberté ne consiste pas à agir uniquement dans les limites de ce qui est observé et validé. Elle consiste à pouvoir agir sans demander l’autorisation implicite d’un système.

    Un monde sans cash n’est pas seulement un monde plus moderne. C’est un monde où chaque transaction devient un point de données. Où l’économie quotidienne se transforme en flux analysable. Où le comportement financier devient un indicateur parmi d’autres.

    On parle beaucoup de transition numérique. On parle peu de concentration du pouvoir.

    Une monnaie numérique émise par une banque centrale signifie que l’émetteur a une visibilité directe sur les flux. Même si l’accès aux données est juridiquement restreint, la centralisation technique existe. Et la centralisation crée toujours un déséquilibre.

    Dans un monde intégralement digital, l’exclusion financière peut devenir instantanée. Un simple blocage suffit. Une mise à jour logicielle suffit. Une décision administrative suffit.

    LE CASH, LUI, EST INSENSIBLE AUX MISES A JOUR.

    Il ne dépend pas d’un serveur. Il ne dépend pas d’une connexion. Il ne dépend pas d’un algorithme.

    On nous répète que le monde change. C’est vrai. Mais chaque progrès technique pose une question politique.

    Qui contrôle l’infrastructure?

    Qui définit les règles d’usage? Qui décide des exceptions?

    La monnaie numérique n’est pas en soi un instrument de tyrannie. Elle peut être conçue avec des garde-fous solides. Elle peut coexister avec le cash. Elle peut être limitée dans ses fonctions.

    MAIS LE PROBLEME EST LA: LA TENTATION SERA TOUJOURS D’ALLER PLUS LOIN.

    Plus d’efficacité. Plus de traçabilité. Plus de contrôle en temps réel. Plus de régulation automatisée.

    À chaque crise – sanitaire, climatique, sécuritaire – la pression pour utiliser pleinement les capacités techniques augmentera.

    Et un jour, la question ne sera plus: "Faut-il conserver le cash?".

    La question sera: "Pourquoi avez-vous besoin d’anonymat?".

    À ce moment-là, le débat sera déjà clos.

    CAR UNE FOIS QUE LE CASH AURA DISPARU, IL NE REVIENDRA PAS.

    Et avec lui aura disparu un espace discret mais fondamental de liberté.

    Un monde entièrement numérique n’est pas un monde dystopique par définition. Mais c’est un monde où la liberté dépend de paramètres informatiques.

    Et la liberté qui dépend d’un paramétrage n’est plus une liberté.

     

    Viguès Jérôme

  • Pour ceux qui croient au Père Noël:

    – En 1975, la France affichait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, la Suisse, le Luxembourg et la Suède. Aujourd’hui, elle se situe au 34e rang mondial, avec un niveau de vie inférieur de 7% à la moyenne européenne!

    – Chaque Français est dorénavant plus pauvre de 25% qu’un Danois ou de 15% qu’un Allemand. Et même de 0,5% plus pauvre qu’un Italien, alors que Duhamel ne semble pas avoir beaucoup d’estime pour Giorgia Meloni;

    – La pauvreté touche 10 millions de citoyens, avec 650 000 personnes supplémentaires qui basculent chaque année dans la précarité;

    – La dette des ménages atteint 60% du PIB;

    – La dette publique atteint 3 500 milliards;

    – Il convient d’y ajouter la part française des emprunts européens et de l’aide à l’Ukraine: 180 milliards;

    – Enfin ajoutons les 12.300 milliards d’engagements de retraite;

    – Total: 1.980 milliards d’endettement, soit 231.000 euros par citoyen, bébés compris. Ce qui donne une ardoise faramineuse de près d’un million d’euros de dettes pour une famille de quatre personnes. Mais la France ne va pas si mal!

    – Partout en Europe, la richesse par habitant a augmenté sauf en France. Face à la crise de 2008, la crise Covid, la mondialisation ou la guerre en Ukraine, c’est la France qui a le moins bien résisté;

    – C’est la dette publique qui finance le social, car la croissance stagne à 1% tandis que la France ne fait plus d’enfants et que le solde net des naissances est négatif;

    – La France ne fabrique plus que 36% des biens manufacturés qu’elle consomme;

    – Ses parts de marché ont fondu à 2% dans le monde et 12% dans la zone euro;

    – La productivité s’est effondrée de 6% depuis 2019;

    – Seulement 4 Français sur 10 travaillent de 22 ans à 62 ans;

    – Au classement Pisa, les élèves français se situent au 26e rang sur 32. La France a perdu 13 places depuis l’an 2000

    – Le budget 2026 va taxer la production de 44 milliards d’impôts supplémentaires;

    – Les intérêts de la dette atteindront 100 milliards en 2029, soit trois points de PIB alors que la croissance reste scotchée à 1%. La spirale de la dette s’accélère;

    – La classe moyenne se voit déclassée comme jamais et des légions de diplômés et de talents fuient vers des pays plus prometteurs. La France se tiers-mondise à grande vitesse;

    – Depuis sa création, l’impôt sur la fortune a privé la France de 150 milliards de capital productif, de 1% de croissance et de 20 milliards de recettes fiscales par an;

    – Incapables de résister à la concurrence et aux normes intenables de Bruxelles, industrie et agriculture sont menacées de disparition;

     

    – Et que dire de l’impact de l’immigration de masse de déshérités sur l’économie et l’insécurité?

     

    À part cela, la France ne va pas si mal!

    (source chiffres: chronique de Nicolas Baverez dans le Figaro)

  • Censure du net:

    comment l’Union européenne prévoit d’agir sur des contenus légaux dits "borderline" anti-élite et anti-immigration

    L’Union européenne, par l’intermédiaire de l’EU Internet Forum (EUIF), a mis en place un cadre de travail spécifique concernant les contenus dits "borderline" en ligne, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Ces contenus sont définis comme légaux au regard de la législation antiterroriste, mais considérés comme potentiellement nuisibles ou susceptibles de contribuer à des processus de radicalisation.

    Selon les documents de l’EUIF, le "borderline content" inclut notamment des combinaisons de désinformation, de théories du complot et de discours de haine. Plusieurs catégories sont identifiées comme récurrentes dans l’Union européenne, parmi lesquelles des narratifs anti-migrants, xénophobes, antisémites, anti-musulmans, anti-système, pro-Kremlin en lien avec l’agression russe contre l’Ukraine, ainsi que des contenus liés à l’éco-extrémisme, à l’anti-LGBTIQ, à l’antiféminisme et à la misogynie.

    Le document souligne également le rôle des systèmes de recommandation algorithmique dans la diffusion de contenus terroristes, extrémistes violents et " borderline ". Ces systèmes peuvent amplifier involontairement ces contenus ou être exploités par des acteurs malveillants, notamment par l’utilisation de mots-clés alternatifs ou de faux abonnés, contribuant à leur visibilité et à des dynamiques de radicalisation.

    L’EUIF identifie plusieurs difficultés, dont l’absence de seuils communs et de définitions harmonisées, le caractère évolutif des contenus concernés et le manque de lignes directrices claires émanant des régulateurs. Pour y répondre, l’EUIF a produit des outils non contraignants, dont un Handbook on Borderline Content publié en 2023 et 2024, des études sur l’amplification algorithmique et des travaux menés en coopération avec des acteurs du secteur. Ces orientations s’inscrivent dans une logique de coopération volontaire et ne créent pas d’obligations légales.