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occitanie - Page 93

  • Lettre d’une Italienne à ceux qui pensent que tout ceci n’est pas inquiétant

    Je vous ai dit la dernière fois, en citant un médecin qui suit l’évolution mondiale de l’épidémie depuis longtemps, que le coronavirus n’en était qu’à ses débuts en France et ferait énormément de victimes, faute d’une politique adaptée.

    Voici la lettre d’une Italienne qui confirme cela.

    "Je vous écris de Bergame, en Italie, au cœur de la crise du Coronavirus. Les médias américains n’ont pas rendu compte de la gravité de ce qui se passe ici.

    Je vous écris parce que chacun d’entre vous, aujourd’hui, pas seulement le gouvernement, le district scolaire ou le maire, chaque citoyen a la possibilité, aujourd’hui, de prendre des mesures qui empêcheront la situation italienne de devenir la réalité de son propre pays.

    La seule façon d’arrêter ce virus est de limiter la contagion. Et la seule façon de limiter la contagion est que des millions de personnes changent leur comportement aujourd’hui.

    Si vous êtes en Europe ou aux États-Unis, vous êtes à des semaines de la situation actuelle en Italie.

    Je peux vous entendre maintenant. "C’est juste une grippe. Elle n’affecte que les personnes âgées qui en ont besoin".

    Il y a deux raisons pour lesquelles le Coronavirus a mis l’Italie à genoux. Premièrement, la maladie est dévastatrice lorsque les gens tombent vraiment malades et qu’ils ont besoin de plusieurs semaines de soins intensifs, et deuxièmement, en raison de la rapidité et de l’efficacité avec lesquelles elle se propage.

    Lorsque le Premier ministre Conte a annoncé hier soir que le pays tout entier, soit 60 millions de personnes, serait fermé, la phrase qui m’a le plus frappée a été " il n’y a plus de temps ". Parce que pour être clair, ce verrouillage national est une prière. Ce qu’il veut dire, c’est que si les chiffres de la contagion ne commencent pas à baisser, le système, l’Italie toute entière va s’effondrer.

    Pourquoi? Aujourd’hui, les unités de soins intensifs en Lombardie sont à pleine capacité – et même plus que la capacité. Ils ont commencé à installer des unités de soins intensifs dans les couloirs. Si les chiffres ne diminuent pas, le taux de croissance de la contagion nous dit qu’il y aura des milliers de personnes qui, dans une semaine? deux semaines? auront besoin de soins.

    Que se passera-t-il quand il y aura 100, 1 000, 10 000 ou 100 000 personnes qui auront besoin de l’hôpital et qu’il ne restera que quelques places dans les unités de soins intensifs?

    Lundi, un médecin a écrit dans le journal qu’ils ont commencé à devoir décider qui vit et qui meurt lorsque les patients se présentent aux urgences, comme ce qui se fait en temps de guerre. Cela ne fera qu’empirer.

    (JM: en clair, Momo 40 ans, trafiquant de drogue, aura droit à l’appareil respiratoire et Jean-Pierre, 70 ans, retraité ayant cotisé toute sa vie, devra se passer d’appareil respiratoire car ses statistiques vitales ne sont pas terribles. Bah oui, on choisit celui qui a le plus de chance de survivre. Pas de bol, Jean-Pierre!)

        #Coronavirus A Bergame, les médecins se retrouvent " à devoir décider du sort d’êtres humains, à grande échelle ", témoigne le docteur Christian Salaroli. Il décrit " une médecine de guerre ", dont l’objectif est de " sauver la peau " du plus grand nombre. https://t.co/JfeyZLn2w2

     

        — Le Monde (@lemondefr) March 12, 2020

    Il y a un nombre limité de médecins, d’infirmières et de personnel médical et ils sont plus facilement contaminés par le virus. Ils travaillent aussi sans arrêt, sans relâche, depuis des jours et des jours. Que se passe-t-il lorsque les médecins, les infirmières et le personnel médical ne sont tout simplement pas en mesure de s’occuper des patients, lorsqu’ils ne sont pas là?

     

    Et enfin, pour ceux qui disent que cela n’arrive qu’aux personnes âgées, depuis hier, les hôpitaux signalent que des patients de plus en plus jeunes – 40, 45, 18 ans – viennent se faire soigner.

    Vous avez une chance de faire la différence et d’arrêter la propagation dans votre pays. Faites pression pour que tout le bureau travaille depuis la maison aujourd’hui, annulez les fêtes d’anniversaire et autres rassemblements, restez chez vous autant que possible. Si vous avez de la fièvre, n’importe quelle fièvre, restez chez vous.

    Faites pression pour que les écoles ferment, maintenant. Faites tout ce que vous pouvez pour arrêter la propagation, car elle se propage dans vos communautés – il y a une période d’incubation de deux semaines – et si vous faites ces choses maintenant, vous pourrez gagner du temps pour votre système médical.

    Et pour ceux qui disent qu’il n’est pas possible de fermer les écoles, et faire toutes ces autres choses, rappelez-vous que fermer l’Italie était impensable il y a seulement une semaine.

    Bientôt, vous n’aurez plus le choix, alors faites ce que vous pouvez maintenant. "

    Cristina Higgins

     

    Message diffusé par Coronavirus Info LIVE [12.03.20 02:33]

    À sauvegarder: ça pourra servir pour le procès de Macron.

    En Chine, l’épidémie est en voie de régression, suite à une quarantaine imposée à 750 millions de personnes et si l’on fait confiance au gouvernement chinois.

    En France, ce qui est sûr, c’est que l’épidémie ne fait que commencer (voir graphique ci-dessous).

    La France est la prochaine Italie.

    Tous les pays qui n’auront pas pris des mesures drastiques (fermeture des écoles, interdiction des rassemblements, fermeture des commerces autres qu’alimentaires et pharmaceutiques, quarantaine généralisée) parce qu’ils veulent protéger l’économie verront tout de même leur économie être sinistrée mais avec un nombre de morts bien plus importants que dans les autres pays et de manière bien plus grave puisqu’il faudra bien plus longtemps pour endiguer une épidémie qu’ils auront laissée se développer de manière incontrôlable.

    Sans les mesures de protection (fermeture des frontières, des écoles, des rassemblements, mise en quarantaine des clusters, l’épidémie progresse trop vite (voir courbe rouge) et dépasse de beaucoup les possibilités du système médical (ligne en pointillé) de traiter les 15-20 % de cas nécessitant une hospitalisation et les 5 % nécessitant des soins intensifs.

    Quand l’épidémie atteint trop vite un pic, le système de santé est saturé, il n’y a plus assez de lit, il n’y a plus assez d’appareil respiratoire et les personnels soignants (médecins, infirmiers) sont épuisés, commencent à tomber gravement malades du Coronavirus à force d’y être exposés et sont déjà au maximum de leurs possibilités.

    Si des mesures de protection avaient été mises en place suffisamment tôt en France, alors les cas de coronavirus auraient été suffisamment espacés dans le temps pour être tous traités par le système médical.

     

        Cette scène d’un homme qui agonise sur la voie publique se passe en Italie. Dans une semaine on aura la même chose en France. #COVID19 #20hmacron pic.twitter.com/FZyo6zynk7

     

        — Damien Rieu

  • Avertissement

    Journalistes français en Italie: "Pour que la France prenne enfin la mesure du danger"

    Dans un texte adressé aux autorités françaises et européennes, les journalistes français qui travaillent en Italie appellent les dirigeants à prendre "enfin la mesure du danger" face à la progression fulgurante du coronavirus.

    Journalistes français en Italie: "Pour que la France prenne enfin la mesure du danger"

    "Journalistes en Italie pour des médias français et francophones, nous couvrons depuis le début la crise épidémique du coronavirus dans la péninsule. Nous avons pu constater la progression fulgurante de la maladie et avons recueilli les témoignages du personnel de santé italien. Beaucoup nous font part de la situation tragique dans les hôpitaux, les services de thérapie intensive saturés, le triage des patients, ceux – les plus faibles – que l’on sacrifie faute de respirateurs artificiels suffisants.

    "Par conséquent, nous considérons qu’il est de notre responsabilité d’adresser un message aux autorités publiques françaises et européennes pour qu’elles prennent enfin la mesure du danger. Tous, nous observons en effet un décalage spectaculaire entre la situation à laquelle nous assistons quotidiennement dans la péninsule et le manque de préparation de l’opinion publique française à un scénario, admis par l’énorme majorité des experts scientifiques, de propagation importante, si ce n’est massive, du coronavirus.

    "Hors d’Italie aussi, il n’y a plus de temps à perdre. Nous estimons qu’il est de notre devoir de sensibiliser la population française. Souvent, les retours qui nous arrivent de France montrent qu’une grande partie de nos compatriotes n’a pas changé ses habitudes. Ils pensent qu’ils ne sont pas menacés, surtout lorsqu’ils sont jeunes.

    Or, l’Italie commence à avoir des cas critiques relevant de la réanimation dans la tranche d’âge 40-45 ans. Le cas le plus éclatant est celui de Mattia, 38 ans, sportif et pourtant à peine sorti de dix-huit jours de thérapie intensive. Il est le premier cas de Codogno, fin février, au cœur de la zone rouge dans le sud de la Lombardie.

    "Par ailleurs, certains Français n’ont pas conscience qu’en cas de pathologie grave, autre que le coronavirus, ils ne seront pas pris en charge correctement faute de places, comme c’est le cas en Italie depuis plusieurs jours. Soulignons aussi que le système sanitaire impacté aujourd’hui est celui du Nord, soit le meilleur d’Italie, un des meilleurs en Europe.

    La France doit tirer les leçons de l’expérience italienne."

    Manuella Affejee, de la rédaction francophone de Radio Vatican;

    Delphine Allaire, de la rédaction francophone de Radio Vatican;

    Salvatore Aloïse, correspondant d’Arte;

    Olivier Bonnel, de la rédaction francophone de Radio Vatican;

    Bertrand Chaumeton, réalisateur radio;

    Marie Duhamel, de la rédaction francophone de Radio Vatican;

    Ariel F. Dumont, correspondante de Marianne, le Quotidien du médecin;

    Antonino Galofaro, correspondant du Temps;

    Bruce de Galzain, correspondant permanent de Radio France en Italie;

    Marine Henriot, de la rédaction francophone de Radio Vatican;

    Arthur Herlin, directeur de l’agence i. Media;

    Richard Heuzé, politique internationale;

    Blandine Hugonnet, journaliste pigiste; Franck Iovene, AFP;

    Eric Jozsef, correspondant de Libération et RTS;

    Anne Le Nir, correspondante de RTL et la Croix;

    Marc-Henri Maisonhaute, journaliste pigiste; Francesco Maselli, correspondant de l’Opinion;

    Alban Mikoczy, correspondant de France 2-France 3;

    Jean-Charles Putzolu, de Radio Vatican;

    Quentin Raverdy, journaliste pigiste;

    Xavier Sartre, de la rédaction francophone de Radio Vatican;

    Eric Sénanque, correspondant RFI au Vatican;

    Valérie Segond, correspondante du Figaro;

    Nicolas Senèze, envoyé spécial permanent de la Croix au Vatican; Anne Tréca, correspondante RTL;

    Valentin Pauluzzi, correspondant de l’Equipe;

    Arman Soldin, envoyé spécial d’AFPTV;

    Matteo Cioffi, correspondant sportif de RFI;

    Natalia Mendoza, correspondante de France 24;

    Manuel Chiarello, JRI indépendant.

    https://www.liberation.fr/planete/2020/03/12/journalistes-francais-en-italie-pour-que-la-france-prenne-enfin-la-mesure-du-danger_1781450

     

     

     

  • DOSSIER: coronavirus, ce qu'il faut savoir - 2

    "En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables"

    Georges Clemenceau, député, homme d’État, homme politique, journaliste, maire, médecin, ministre, scientifique, sénateur (1841 – 1929)

     

    Le coronavirus n'est pas une grippette

    Une étude de chercheurs chinois publiée dans "The New England Journal of Medicine" ce 28 février précise les caractéristiques de la pneumonie virale chinoise. Bilan: un profil clinique très éloigné de la grippe saisonnière. Qui préoccupe les infectiologues.

    Le coronavirus, une "grippette"? Les médecins qui le prétendaient il y a encore deux mois ont changé de ton. "Quand le premier patient chinois a été diagnostiqué positif au coronavirus, un confrère m’a dit "n’oublie pas de dire aux infirmières que c’est une grippounette!" Aujourd’hui, il fait partie des plus inquiets", raconte le professeur Gilles Pialoux, chef de service de l’unité des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon (Paris XXe).

    La tension est montée de plusieurs crans avec la publication, le 28 février dans The New England Journal of Medicine, revue de référence des milieux médicaux, d’une étude précisant les caractéristiques du Covid-19. Pour cause, le tableau clinique que les chercheurs chinois dressent de la nouvelle pneumonie virale est très éloigné de celui de la grippe saisonnière.

    Leur conclusion, fondée sur l’analyse de 1 099 dossiers médicaux de patients diagnostiqués positifs au Covid-19, vient dissiper quelques malentendus. Ainsi, le virus chinois n’est pas seulement dangereux pour les vieux. A l’exception des moins de 15 ans qui ne sont quasiment pas touchés, des formes sévères de la pneumonie virale sont observées dans toutes les tranches d’âge, même si les risques augmentent avec le vieillissement.

    23,7 des malades présentent une comorbidité....

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  • La journée internationale ses seins nus!

    En attendant la journée internationale des seins nus du 26 août prochain, organisée par le mouvement américain Go Topless Day pour commémorer aux États-Unis le droit de vote obtenu par les femmes le 26 août 1920. Une journée où l’homme ne saura plus à quel saint se vouer, ni où donner de la tête.

    https://ripostelaique.com/jai-fait-un-reve-de-seins-nus.html

    Donc notre histoire se passe à New York où l’on sait honorer la femme. Ce que Balzac avait déjà décrit dans ses scènes de la vie privée: "Émanciper les femmes, c’est les corrompre".

    Voilà donc que notre très belle jeune femme écrit à un cabinet de conseil en investissements pour demander des adresses en vue d’épouser un homme très riche.

    "Je suis une belle jeune femme, je dirais même très belle, de 25 ans, bien élevée et j’ai de la classe. Je souhaite me marier avec un homme qui gagne au moins un demi-million de dollars par an.

    Avez-vous dans vos fichiers les adresses de quelques hommes célibataires de New York, veufs ou divorcés, qui gagnent annuellement 500 000 dollars ou plus?

    J’ai déjà été fiancée à des hommes qui gagnent de 200 à 250 000 dollars pas plus mais 250 000 ce n’est pas suffisant pour que je puisse vivre à Central Park West.

    Je connais une femme, dans mon cours de yoga, qui s’est mariée à un banquier. Elle vit à New York, dans le quartier branché Tribeca, et pourtant elle n’est ni aussi belle que moi, et pas même intelligente. Mais alors, qu’a-t-elle fait que je n’ai pas fait? Comment puis-je atteindre son niveau de vie?".

    Et la réponse de l’expert financier, fleurant bon le machisme patriarcal adulé par les féministes bien de chez nous, pour lui proposer une savante et implacable négociation:

    "J’ai lu votre courrier avec une grande attention, et après avoir longuement étudié votre demande c’est avec grand soin que je me suis livré à une analyse financière de votre situation.

    Premièrement, je ne vous fais pas perdre de temps puisque moi-même je gagne plus de 500 000 dollars par an. Ceci étant dit, je considère les faits de la façon suivante. Ce que vous offrez est simplement une bien mauvaise affaire.

    Voici pourquoi:

    Laissons les subterfuges de côté. Ce que vous proposez est une affaire simple à résumer. Vous mettez votre beauté physique et je mets l’argent.

    L’offre est claire et sans détours. Cependant un problème existe: il est certain que votre beauté va s’étioler et va un jour disparaître, alors qu’en même temps, mes revenus et ma fortune continueront très probablement de croître.

    Ainsi, en termes économiques, vous êtes un passif qui subit une dépréciation et je suis un actif qui produit des dividendes.

    Vous subissez donc une dépréciation, mais comme celle-ci est progressive, votre valeur diminue de plus en plus vite!

    Soyons plus précis: Vous avez aujourd’hui 25 ans, vous êtes belle et sans doute le resterez- vous durant les 5 ou 10 années à venir.

    Mais chaque année un peu moins, et quand vous vous comparerez à une photo prise aujourd’hui, vous constaterez combien vous avez vieilli.

    Cela signifie que vous êtes aujourd’hui dans la phase de croissance: c’est donc le bon moment pour être vendue mais non pour être achetée.

    En utilisant le langage de Wall Street, celui qui vous possède aujourd’hui à intérêt à vous avoir en "Trading position", position de vente, et non dans "buy and hold", acheter et conserver. C’est pourtant ce que vous offrez.

    Par conséquent, toujours en termes économiques, le mariage, qui est un " buy and hold " avec vous n’est pas une bonne affaire à moyen ou à long terme.

    En revanche, la location pourrait se révéler une affaire raisonnable dont nous pourrions discuter vous et moi.

    Cependant, ce qui est une pratique habituelle en affaire, je souhaite faire un essai, c’est à dire un "test drive" avant de concrétiser l’opération.

    Somme toute: comme le fait de vous acheter est une mauvaise affaire pour cause de dévaluation croissante, je vous propose une location aussi longtemps que le matériel restera en bon état.

    En attendant de vos nouvelles. Cordialement à vous".

    Balzac nous donne la morale de cette histoire: "La plus corrompue exige, même avant tout, une absolution pour le passé, en vendant son avenir, et tâche de faire comprendre à son amant qu’elle échange, contre d’irrésistibles félicités, les honneurs que le monde lui refusera".

    Alain Lussay

    https://ripostelaique.com/reponse-a-une-jeune-femme-qui-voulait-epouser-un-riche-mari.html

     

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  • Difficile à imaginer!!!

    Le Hubei peine à gérer une montagne de déchets médicaux

    Via Sixth Tone: Le Hubei se bat pour gérer une montagne de déchets médicaux . Extrait:

    Fin janvier, Hubei Zhongyou Youyi EP Technology Co. - une entreprise de traitement des déchets basée dans la ville de Xiangyang, dans le centre de la Chine - a reçu un appel des autorités locales. Les responsables ont demandé à la firme d'envoyer tous les travailleurs et véhicules qu'ils pourraient épargner à Wuhan, la ville au cœur de l'épidémie de COVID-19, dès que possible.

    Un convoi de cinq camions à ordures du Hubei Zhongyou a fait le voyage de 350 kilomètres le 29 janvier. Leur mission était d'aider à transporter des tonnes de masques usagés, de combinaisons de protection contre les risques biologiques et de draps des hôpitaux de Wuhan vers des sites d'élimination pour destruction.

    Au début, la petite équipe de 12 travailleurs et bénévoles pensait que le nettoyage ne prendrait qu'une semaine. Mais maintenant, un mois plus tard, Hubei Zhongyou a jusqu'à 85 personnes stationnées à Wuhan alors que la ville infectée par le virus lutte pour faire face à des volumes sans précédent de déchets contaminés.

    La province centrale de Hubei, où se trouve Wuhan, a subi le plus gros de l'épidémie, avec plus de 67 000 personnes infectées et 2 800 tuées lundi. La crise a poussé les systèmes de santé locaux à leur point de rupture, obligeant le gouvernement à construire de nouveaux hôpitaux à partir de zéro, à convertir les centres d'exposition en salles de fortune et à envoyer des milliers de travailleurs médicaux dans la région.

    Mais alors que l'attention s'est concentrée sur la pénurie de lits et de fournitures dans les hôpitaux du Hubei, les villes ont également connu de graves pénuries de personnel, de véhicules et d'installations de traitement capables de se débarrasser en toute sécurité des équipements médicaux usagés.

    Les déchets hospitaliers doivent être traités avec soin, car ils peuvent être infectés par des micro-organismes nuisibles et devenir une source secondaire d'infection, ont déclaré des experts en santé à Sixth Tone.

    “Les vêtements de protection, les blouses chirurgicales, ainsi que les draps et les housses de couette utilisés par les patients atteints de coronavirus - ces trucs ne peuvent pas être réutilisés“, a déclaré Yin Kaiwen, responsable de la logistique dans une clinique désignée pour les patients infectés par le COVID-19 basé à Wuhan. .

    Les villes disposent de systèmes spécialisés pour l'élimination des déchets médicaux, mais elles ont été rapidement dépassées au début de l'épidémie. Avant le début de l'épidémie, Wuhan disposait d'une installation dédiée au traitement des déchets médicaux d'une capacité de traitement de 50 tonnes par jour. Le 24 janvier, cependant, la ville produisait quatre fois plus.

    Des sacs de matériel d'occasion entassés dans les parkings devant certains hôpitaux de Wuhan en raison de l'arriéré des usines de traitement et du manque de véhicules de transport des déchets. Selon les estimations du gouvernement, près de 200 tonnes de déchets supplémentaires sont restées à l'intérieur des installations de stockage.

    "L'épidémie à Wuhan est la pire du pays", a déclaré Yan Zuhai, chef adjoint de la publicité au bureau de l'écologie et de l'environnement de Wuhan, lors d'un entretien téléphonique avec Sixth Tone le 26 février. "Face à ce puissant ennemi, la ville ne fait actuellement pas la capacité de gérer les déchets (médicaux). »

    La Chine a pris des mesures d'urgence pour faire face à la crise le 28 janvier, accordant aux autorités locales le pouvoir de brûler les déchets médicaux dans des installations non standard, de mettre en place des centres de traitement mobiles et de transporter les déchets excédentaires vers les villes voisines pour élimination.

    Au cours des semaines qui ont suivi, Wuhan a utilisé des incinérateurs conçus pour les déchets ménagers et dangereux, des fours industriels et même des fours à ciment pour détruire les fournitures médicales utilisées. Il a également fait appel à des sociétés de traitement dans d'autres villes, dont Hubei Zhongyou.

    "Le système d'élimination des déchets médicaux de Wuhan n'est pas conçu pour faire face à une situation d'urgence", a déclaré Sun Yu, directeur de la gestion d'entreprise à Hubei Zhongyou. “Nous les aidons à réduire leur pénurie de moyens de transport et de traitement“.

  • Gôôôôchiasse: L’insulte au Colonel Beltrame

    Si certaines villes n’ont pas traîné pour honorer le sacrifice du Colonel Beltrame en lui attribuant une rue ou une place, il en est allé autrement à Marseille où il aura fallu attendre deux ans pour qu’enfin, une plaque soit posée à son nom sur une des places de la ville…

    Le Colonel Beltrame, c’est ce militaire qui a choisi d’échanger sa place avec celle d’un otage lors de l’attaque terroriste de Trèbes, le 23 mars 2018. L’otage survivra, le militaire non. Beaucoup jugèrent nécessaire de garder trace de ce comportement héroïque, comme en témoigne l’assez longue liste de lieux qui portent désormais le nom du militaire.

    À Marseille cependant, il fut prudemment décidé que bah non finalement: selon les élus socialistes et communistes, aucune place ne semblait assez prestigieuse pour un tel nom (et en tout cas, pas chez eux). Selon l’élu Rassemblement National, il s’agissait surtout de " ne pas provoquer les populations locales ".

    L’affaire aurait pu en rester là: après tout, rien n’oblige une municipalité à nommer les places et les rues en fonction des individus les plus héroïques du pays. D’ailleurs, on n’oubliera pas que certaines mairies, largement aux mains d’idéologues détendus du communisme (même le plus brutal), ont trouvé l’habile subterfuge de distribuer du Stalingrad (place, rue, avenue et j’en passe) en lieu et place du Staline tout court, par trop corrosif pour notre République. Dès lors, oublier Beltrame à Marseille aurait été parfaitement possible et apparemment tout à fait souhaitable pour une partie des élus de gauche de la municipalité phocéenne.

    Cependant, à force d’insister, les élus Rassemblement National ont fini par obtenir gain de cause: une plaque a finalement été posée sur la place devant l’école Sainte-Marthe Audisio (dans le quatorzième arrondissement de Marseille), sans tambours ni trompettes et dans une telle discrétion qu’absolument aucune cérémonie n’avait été préparée. Les édiles ont été obligés d’improviser quelque peu.

    Rassurez-vous: comme toute la représentation politique de la municipalité marseillaise était là, il n’y a plus aucun doute que cet hommage ne posait en réalité qu’un problème temporaire d’emplacement comme l’expliquait alors Patrick Mennucci, le socialiste assumé du cru. Tout est bien qui fi… Oups, on me fait savoir dans l’oreillette qu’en réalité, il n’y avait que les élus du Rassemblement National sur place, ce qui tend malheureusement à accréditer la thèse que les gauchistes marseillais ont jugé totalement inutile de se déplacer pour cet hommage.

    Pourtant, ce sont ces mêmes socialistes et autres communistes qui se gargarisent d’habitude de ces valeurs républicaines qu’il convient d’appeler à la rescousse à chaque fois qu’il le faut mais qu’on se gardera bien ni de définir, ni d’appliquer lorsqu’une occasion pourtant ô combien symbolique se présente…

    Pourtant, ce sont ces mêmes socialistes et autres communistes qui poussent les cris les plus stridents lorsqu’on laisse le champ libre à ces élus d’un autre bord, d’une autre extrémité que la leur, douillette et validée par tous.

    Pourtant, ce sont ces mêmes socialistes et autres communistes qui n’ont que l’État français et le vivrensemble à la bouche ; on ne peut que s’étonner de les voir se carapater alors qu’on entendait là honorer un représentant tout ce qu’il y a de plus officiel de l’État français, dans l’exercice tout ce qu’il y a de plus officiel de ses fonctions, qui a fait preuve d’un acte tout ce qu’il y a de plus honorable.

    Dans le meilleur des cas, on en viendrait à croire que ces brochettes de gauchistes refusent simplement d’être vues en compagnie des élus RN. Attitude aussi infantile que peu digne de l’occasion, mais – il faut l’avouer – pas vraiment en décalage avec le niveau moyen des politiciens.

    Dans le pire des cas, on arrive à imaginer qu’en fait, c’est bien parce que cet hommage dérangerait effectivement certaines populations, celles qui seraient trop heureuses de la mort d’un militaire français tué par un terroriste islamiste. Et que déranger ces populations, ce serait risquer, pour ces élus en carton, de perdre leur mandat aux (trop) prochaines élections.

     

    La couardise de cette attitude électoraliste de courte vue contraste assez violemment avec l’acte héroïque du Colonel Beltrame. On comprend mieux, dès lors, que ces lâches méprisables ne veuillent pas infliger la flétrissure de leur présence à un hommage qui lui serait rendu.

    En cela, ils ont raison.

    Mais leur attitude lamentable est véritablement exécrable en ce qu’elle contient les germes d’une démission complète du courage, du bon sens et, surtout, un aplatissement consternant d’officiels républicains devant ceux qui entendent pourtant de façon de plus en plus claire en finir avec eux, par l’épée s’il le faut. Pire encore, ce manque minable de courage donne un argument de plus à ces populations décidément fort sensibles émotives pour les mépriser et les manipuler électoralement: prisonniers de leur mandat par la bonne soupe municipale, on les retrouve donc prêts à toutes les démissions et les compromissions idéologiques les plus basses pour conserver la gamelle.

    Ici, on pourrait s’en tenir à ce constat.

    Malheureusement, ce qui s’est passé sur cette place Beltrame dans le 14ème à Marseille n’est pas la simple dérive d’une brochette de larves gauchistes en mal de réélection, dont l’appétit de la gamelle dépasse de loin tout sens de l’honneur: ce genre d’électoralisme se retrouve dans un nombre croissant de communes urbaines et périurbaines de grandes métropoles, gangrenées par ces quartiers trop émotifs et qui, d’abandons républicains en recherches forcenées de compromis et d’apaisements artificiels, se sont muées en zones de non-droit où imaginer faire revenir le droit et la loi revient à déclencher des émeutes et l’inévitable Niagara d’outrances de toutes les associations lucratives sans autre but que celui de surjouer une victimisation qui rapporte (financièrement et électoralement).

    Ces élus font la démonstration de ce qu’avoir choisi la République du #Padevague entraîne en déliquescence du pays, où plus personne ne semble en mesure de faire simplement appliquer les lois essentielles de la vie en société. Par abandon successif de tout courage, de peur de passer pour un affreux réactionnaire, voire un homme de drouate ou pire encore, un fasciste (pensez donc: réclamer le retour de l’Ordre, c’est l’horreur, quasiment le nazisme !), ces élus ont choisi, sinon consciemment mais en tout cas par défaut, de laisser s’installer les pires pratiques (incivilités au départ, puis trafics en tous genres, puis activités de plus en plus criminelles jusqu’au terrorisme maintenant).

    En délavant les valeurs françaises de liberté, d’égalité et de fraternité au point d’arriver à un simple triplet d’égalité, de taxes et de pantoufles, ces élus ont ouvertement choisi le suicide pour tous, par contrition, par attrition et par soumission à des racailles.

    Ce pays est foutu.

    https://www.contrepoints.org

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