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politique - Page 248

  • Washington: Ministère de la Justice et FBI dans la tourmente

    Par Charles Gave

    Il est en train de se passer des choses proprement inouïes au Etats-Unis et bien entendu la presse française n’est au courant de rien puisque le New York Times n’en parle pas.

    Je vais essayer de résumer du mieux que je le peux ce que je crois avoir compris mais comme de nouveaux développements ont lieu tous les jours, rien n’est encore inscrit dans le marbre.

    La thèse centrale est la suivante: il y aurait eu un véritable complot unissant les responsables du ministère de la Justice aux dirigeants du FBI pour essayer de faire gagner à tout prix madame Clinton et donc perdre monsieur Trump.

    Et ce complot aurait continué une fois l’élection passée, le but étant d’obtenir une procédure de destitution du Président Trump pour collusion avec l’ennemi que serait la Russie de Poutine

    Pour démontrer cette collusion, le parti démocrate aurait fait appel à une firme assez douteuse appelle "Fusion", dont la spécialité est d’aller chercher des trucs dégueulasses sur les candidats républicains.

    Fusion fit appel à une ex barbouze  britannique, ancien chef de poste à Moscou, où il avait gardé de bons amis et un "dossier" fut produit, rempli de saloperies sur les exploits sexuels de monsieur Trump à Moscou.

    Et tout le monde de se rendre compte qu’il n’y avait rien de vrai là-dedans.

    Ça c’est la première version.

    La deuxième qui vient se sortir est infiniment plus sinistre

    Au ministère de la Justice se trouve un homme très haut placé, monsieur Ohr.

    Il semble qu’il ait eu des contacts avec Fusion bien avant que le parti démocrate ne s’y intéresse.

    Et l’épouse de ce personnage, spécialiste de la Russie, jusqu’ à l’été 2016 travaillait chez… Fusion

    De là, à penser que tout ce petit monde, démocrates, Clinton, ministère de la Justice, Fusion travaillaient tous ensemble et depuis très longtemps, il n’ y qu’un pas que les élus républicains sont en train de faire avec allégresse.

    Et ce genre de relations laisse en générale des traces écrites ou comptables…

    Et bien entendu, monsieur Ohr n’avait prévenu personne de ses contacts avec Fusion, ce qui est illégal.

    Mais il y a pire

    Le numéro quatre au FBI est un certain Peter  Strzok et c’est lui qui était chargé de mener l’enquête sur les irrégularités de madame Clinton ayant utilisé un serveur non protégé quand elle était ministre des affaires étrangères.

    Ce remarquable personnage fit preuve de la plus grande indulgence vis à vis de madame Clinton.

    Et de l’interroger sans lui faire prêter serment, et de rédiger des conclusions l’innocentant alors même que l’enquête n’était même pas finie… et cette mansuétude alla jusqu’à changer  les conclusions de son équipe à la fin de l’enquête, de "grossly negligent", qui impliquait la prison pour madame Clinton à  "extrêmement légère" qui n’avait aucune conséquence juridique.

    Et monsieur Comey de se coucher tranquillement et d’accepter ce changement qui blanchissait madame Clinton, sans rien dire.

    Mais il y pire: ce brave monsieur Strokz avait une maîtresse au service juridique du FBI avec laquelle il a échangé plus de 10000 emails en quelques mois.

    Dans plusieurs de ces e-mail, il parle de réunions dans le bureau du numéro deux du FBI , monsieur McCabe, pendant lesquelles étaient discutés les plans pour dégommer monsieur Trump, lui même se faisant fort de faire le nécessaire pour "sauver les USA"

    Et il y a des traces écrites de ces discussions, que le Congrès réclame à cors et à cris…

     

    Or, ce brave monsieur McCabe était un ami personnel des Clinton, et le parti démocrate avait du coup remis 650000 dollars à madame Mc Cabe pour qu’elle fasse campagne en Virginie…ce qui est gigantesque pour une élection locale.

    La corruption et l’abus de pouvoir apparaissent évidents.

    Et  qui plus est, il se murmure que monsieur Strzok aurait utilisé le faux dossier fabriqué  par l’ancien des services secrets britanniques pour solliciter le droit de faire mettre sur écoutes le candidat Trump et toutes ses équipes.

    Si cela est prouvé, cet homme finira sa vie en prison.

    Mentir sous serment en produisant des documents que l’on a fabriqué soi même est passible de la prison à perpétuité.

    Or, monsieur Trump fut mis sous écoute,  tout le monde le sait.

    Si ç’est monsieur Strzok qui a introduit la demande pour les écoutes, il est foutu mais il a beaucoup de choses à raconter.

    Et si c’est monsieur Comey, ç’est encore pire.

    Si c’est la ministre de la justice d’Obama, nous avons une crise de régime.

    Et pourtant c’est encore ce monsieur Strzok qui a été sélectionné par le procureur spécial monsieur Mueller, pour prouver les liens entre Trump et Poutine.

    On n’y croit pas tellement cela paraît gros…

    Et toute l’opération Mueller du coup apparaît comme une preuve de plus de ce complot du FBI et du ministère de la Justice contre le Président élu puisque Mueller et Comey sont les meilleurs amis du monde.

    La question que ces révélations amène à se poser est donc toute simple: avons nous assisté a la première tentative de coup d’état aux USA depuis les débuts de la République?

    Et cette tentative aurait unie le FBI, la CIA, le ministère de la Justice, le parti démocrate, le président Obama et son ministre de la Justice Loretta Lynch et quelques sous-fifres.

    Voilà qui est infiniment plus grave que Watergate et qui pourrait amener à une déroute sans pareille des oints du seigneur américains, car aussi bien le FBI que le ministère de la Justice, sont sous le contrôle du congrès, même si les juges ne le sont pas.

    Et tout ce joli monde pourrait se retrouver en prison assez rapidement, surtout si l’un ou l’autre se mettent à parler pour éviter d’y finir leurs jours.

    Il s’agit donc d’une affaire immense mettant en danger ce qu’ il est convenu d’appeler "l’état profond" et la structure même des institutions aux USA.

    Et dire que si madame Clinton avait été élue, nous n’aurions jamais rien su de tout cela.

    On l’a échappé belle…

    Mais la bataille ne fait que commencer, elle est loin d’être gagnée et j’aurais sûrement  l’occasion d’en reparler.

    La bagarre va être féroce et les élections de 2018 porteront là dessus, sans aucun doute.

    On est quand même drôlement content de vivre en France ou ce genre d’interventions de la Justice pour faire élire ou battre un candidat est in-envisageable. Quoique... avec Fillon... (NDLR)

    Et du coup, nos ODS restent bien en place, et notre État profond impavide.

    Ouf.

    http://institutdeslibertes.org/washington-ministere-de-la-justice-et-fbi-dans-la-tourmente/

  • Ha, ha, ha! pauvres bênets!!!!! ils marcheront moins vite...

    Castaner veut que les adhérents d'En Marche soutiennent financièrement le parti

    valeursactuelles.com

    Financement des partis. Christophe Castaner, délégué général de LREM, veut pousser ses adhérents à financer les actions du parti.

    Fort de ses victoires électorales aux législatives, on aurait pu imaginer que La République en Marche, le parti issu du mouvement d'Emmanuel Macron, serait suffisamment riche pour mener à bien toutes les actions qu'il souhaiterait. Il semblerait pourtant que non. Christophe Castaner, délégué général de LREM, a lancé un appel aux dons auprès de ses adhérents. " Nous avons fait le choix d'être un mouvement où l'adhésion est gratuite ", commence-t-il dans un courrier envoyé la semaine dernière. " Nous lançons de nombreux projets innovants pour les citoyens (…) qui requièrent beaucoup d'énergie et d'investissement de notre part " explique-t-il ensuite.

    La décision est d'autant plus surprenante que les bons résultats aux élections de juin dernier garantissent au parti un peu plus de 20 millions d'euros annuels versés par l'Etat. Oui mais voilà: cette somme ne pourra être touchée qu'à compter de l'année prochaine. Et entretemps, Christophe Castaner doit bien trouver de quoi financer ces projets. Lesquels, demanderez-vous? "Des actions très concrètes, qui ne sont pas des actions politiques classiques comme on les imagine", a répondu dimanche soir le député de la 2ème circonscription des Alpes de Haute Provence, avant d'ajouter que la somme pourrait aussi servir à " préparer des élections". Les élections européennes de 2019 approchent en effet à grands pas et, pour s'épargner une déroute électorale, le parti va devoir rapidement s'y investir pleinement.

     

  • Envoyé par une amie qui pense comme moi,

     et des millions d'autres!

    “Qui ne s’est pas posé la question en regardant les images à la télé, samedi, et en lisant les journaux le lendemain : un million de personnes sur les Champs-Élysées et pas une seule vitrine brisée, pas une seule bagnole ou une poubelle brûlée, même pas un flic caillassé? Comment est-ce possible? Tous les ans pour la nuit de la St-Sylvestre, ou à chaque manif plus ou moins autorisée entre Bastille et République, on y a droit. Alors pourquoi pas cette fois-ci?

    Les médias ont rivalisé en superlatifs pour rendre compte de la mobilisation populaire lors des obsèques de l’idole des jeunes. Un million de personnes. Des Champs-Élysées à la rue Royale. Les caméras filment. Les images défilent. Et le constat s’impose. Brutal. Incroyable. Invraisemblable. La France de Johnny, celle qui suscite soudainement l’admiration des journalistes et de la classe politique, est celle qu’ils abhorrent habituellement.

    Ce 9 décembre 2017, Paris a rendez-vous avec la France des années 1960 et 1970. La France d’avant. La France moisie. La France du passé. La France repliée sur elle-même. Frileuse. Égoïste. La France des beaufs et des Dupont Lajoie. Celle de la Renault 12 et de la R 8 Gordini. Celle du paquet de Gauloises bleu et du vin qui rend heureux. La France qui s’est figée. La France qui doit disparaître. Le spectacle est saisissant. Pas de voiles. Pas de diversité. Pas de bandes qui cassent et qui pillent.

    Il n’y a que la France de l’entre-soi. Celle du vivre ensemble est restée à la porte. Quoi, ma gueule, qu’est-ce qu’elle a, ma gueule? Les micros se tendent. Et les témoignages se succèdent. René. Marc. Laurence. Jean-Paul. Lucienne. Éric. Chacun raconte son anecdote. Souvent tendre. Parfois naïve. Toujours rafraîchissante. Mais le constat reste le même. Aux abonnés absents les prénoms venus d’ailleurs… La jeunesse issue des quartiers, qui doit revivifier un pays à bout de souffle, ne vibre pas aux charmes de “Gabrielle".

    Intéressant, non, comme constat? Un million de "faces de craie" dans la rue et pas un problème. Les autres, les "chances pour la France", dès qu'il y en a une vingtaine sur un trottoir, c'est le bordel ! Comme quoi il y a deux civilisations inconciliables".

     

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  • Coca-merda

    Le président américain Donald Trump boirait jusqu'à 12 canettes de Coca-Cola light par jour.

    Comme bon nombre de ses concitoyens, le président américain Donald Trump avale une douzaine de canettes de Coca sans sucre chaque jour chaque jour rapporte le New York Times.

    Additifs indésirables

    Le Coca renferme des édulcorants comme l'aspartame ainsi que de l’acide phosphorique, des arômes, de la caféine, un colorant (caramel), du benzoate de potassium. Plusieurs de ces additifs ont été liés à des risques pour la santé et sont déconseillés par notre Guide des additifs:

    • le caramel (E150) est classé rouge (à éviter)
    • le benzoate de potassium (E212) est classé rouge
    • l'aspartame (E951) est classé rouge
    • l'acide phosphorique (E338) est classé rouge

    Quels risques pour la santé ?

    Des études suggèrent aussi que les boissons artificiellement édulcorées augmentent l'appétit et amplifient la sécrétion d’insuline en réponse à la consommation de produits sucrés; elles pourraient favoriser le diabète. D'autres travaux ont rapporté que les consommateurs de soda « light » ont un risque plus élevé d’AVC, mais ce risque apparaît faible et ces résultats sont contestés. Une autre étude a fait état d'un risque plus élevé de démence.

    Une autre étude récente a examiné la relation entre la consommation de soda et l’évolution du tour de taille chez les personnes de 65 ans et plus. Les chercheurs de l'Université du Texas ont découvert que les personnes qui boivent le plus de sodas « lights » voient leur obésité abdominale se développer, ce qui entraîne un risque accru de maladie cardiaque.

    Une étude suggère que les boissons au cola, qu’elles soient sucrées ou édulcorées artificiellement conduisent à une dissolution de l'émail dentaire du fait de leurs acides.

    En pratique

    Ces études sont des études d'observation qui ne permettent pas d'établir une relation de cause à effet. Cependant, on n'a pas de preuves qu'en remplaçant les boissons sucrées par des boissons "light" on retire un bénéfice sur le poids et la ligne, ce qui est pourtant la principale motivation de ces consommateurs. Au contraire, on perpétue l'habitude du goût sucré et, un aliment chassant l'autre, on remplace l'eau par une boisson ultra-transformée chargée d'additifs et de caféine.

    Avec 12 canettes de Cola par jour Donald Trump reçoit en effet une dose de caféine que certains médecins considèrent comme problématique, avec risques d'insomnie, de nervosité, d'irritabilité et même de troubles du rythme cardiaque. Pas génial pour un homme en charge de la plus grande puissance mondiale.

  • Le caca nerveux de Mélenchon

    Jean-Luc Mélenchon, qui semble avoir des aigreurs d’estomac, s’est cherché une bonne raison de râler. Le 112e anniversaire de la loi de 1905 lui semble incompatible avec l’hommage populaire rendu à Johnny Hallyday.

    Outre que l’on ne voit pas très bien le rapport, et que l’on ne se rappelle pas l’avoir vu marquer le coup les 9 décembre des années précédentes, il multiplie les approximations, les contresens et les procès d’intention.

    Macron n’a pas " participé à une messe "

    Dans l’ordre : il croit malin quoiqu’on se demande que ce que ça fout là de nous rappeler que le président de la République française est " chanoine de Latran ". Qu’est-ce que cette tradition folklorique peut bien lui faire? Eh bien, on va en profiter pour lui rappeler que le président de la République française est également un prince. Celui de la principauté d’Andorre, dont il est co-prince avec l’évêque d’Urgel (à bas la calotte!). Mon Dieu, quelle horreur un président–prince, ça rappelle le prince–président!

     

    Il reproche à Emmanuel Macron de "participer à une messe". Mauvaise pioche! C’était une simple bénédiction sans que se déroule ce que les chrétiens appellent " le sacrifice de la messe ". Et ensuite, Emmanuel Macron qui est assez malin, a prononcé son discours devant l’église, et n’a pas béni le cercueil avec le signe de croix à l’eau bénite à la fin de la cérémonie.

    Les pavés de Paris sont-ils antirépublicains?

    Il nous dit ensuite que l’église de la Madeleine est un " monument religieux contre-républicain "et ajoute élégamment, ce qui tombe comme un cheveu sur la soupe, que la Madeleine en question était une pute. Et que cette église de perdition serait en face de l’Assemblée nationale. En face? Il y a pas loin de deux bornes, il faut emprunter toute la rue Royale, traverser entièrement la place de la Concorde, arpenter le pont du même nom car l’Assemblée est de l’autre côté de la Seine!

    Ah, mais ce qui contrarie aussi Jean-Luc Mélenchon dans le choix de l’église de la Madeleine par la famille de Johnny Hallyday de confession catholique, c’est que les rues qui y mènent, portent le nom d’avocats. Et pas n’importe lesquels, ceux qui ont fait leur devoir républicain en défendant Louis XVI et Marie-Antoinette et qui, pour solde d’honoraires, sont passés sous la guillotine. Un bon républicain doit donc, pour Jean-Luc Mélenchon, se garder de marcher dans ces rues? C’est original.

    Les accommodements laïcistes de Jean-Luc Mélenchon

    Enfin, on a droit à la référence ultime, Clémenceau le Père la Victoire, aussi appelé le " perd la Victoire ", qui avait refusé de rentrer dans Notre-Dame pour le Te Deum de cette victoire en 1918. On profitera de l’occasion pour rappeler à Jean-Luc Mélenchon que son cher Clémenceau fut également un fusilleur d’ouvriers sur le carreau des mines et que, comme héros socialiste, on fait mieux. On lui rappellera également que Charles de Gaulle, qui a aussi quelques titres républicains à faire valoir, est rentré dans Notre-Dame en août 1944 pour le Te Deum de la libération de Paris. Et que le même, d’ailleurs catholique pratiquant, allait en général à la messe où, président de la République, il veillait à ne pas aller communier.

    Jean-Luc Mélenchon ayant été singulièrement discret sur la question des prières de rue de Clichy, ce message Facebook sévèrement à côté de la plaque serait-il le signe que son laïcisme serait à géométrie variable?

    Au rendez-vous raté de la France d’en bas

    Il est incontestable que la France d’en haut était à l’intérieur de l’église de la Madeleine, Emmanuel Macron ayant compris qu’il ne fallait pas rater l’occasion d’envoyer un message à cette France d’en bas qui ne l’aime pas. La récupération est évidente, elle a été habile, mais il n’est pas sûr du tout qu’elle laisse beaucoup de traces. Johnny Hallyday parti, la vie va continuer et elle ne sera toujours pas facile.

     

    La France d’en bas qui était d’ailleurs dans la rue pour saluer le départ de celui qu’elle considérait comme l’un des siens.

    "Le public qui prend le faux pour du vrai, a le sens du vrai et il réagit toujours devant lui quand il se manifeste. Pourtant ce n’est pas sur la scène qu’il faut le chercher aujourd’hui, mais dans la rue ; et qu’on offre à la foule des rues une occasion de montrer sa dignité humaine, elle la montrera toujours."

    Et c’est à ces gens-là qu’il faut parler : une partie d’entre eux a fait le score de Mélenchon au premier tour de la présidentielle. L’échec du FN et son recentrage sur son héritage d’extrême droite leur impose d’aller vers Mélenchon. Et ce n’est pas en tentant de les mobiliser autour d’un anticléricalisme suranné et inutile dans un pays en voie de déchristianisation ou avec des mots d’ordre qui ne les concernent pas, quand ils ne sont pas carrément absurdes, qu’il réussira à les rallier. Les insoumis me rappellent ma jeunesse quand les groupuscules trotskistes " lambertistes " AJS, OCI, PCI et autres nous délivraient forces injonctions ineptes.

    https://www.causeur.fr/melenchon-hommage-johnny-macron-laicite-148308

  • "L'école est testée par des groupes fondamentalistes"

    Au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a confirmé l'interdiction des téléphones portables en primaire et au collège à la rentrée 2018.

    "La République doit être sûre d'elle-même, sereine, mais regarder les choses en face." Lors du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", dimanche, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reconnu qu'il y avait "un certain nombre" de problèmes autour de la laïcité dans les établissements scolaires. S'il n'existe "pas de statistiques aujourd'hui" sur la pression de l'islam dans ces établissements, il a affirmé qu'il y en aurait "dans le futur". "Je sais toute une série de choses factuelles suffisamment développées, a-t-il toutefois précisé, pour que je prenne des mesures."

    Première de ces mesures, la création d'"unités laïcité" dans toutes les académies. Composées de professionnels chargés de faire de la "prévention", mais aussi d'intervenir ponctuellement dans un établissement, elles doivent être mises en place au cours du premier trimestre 2018. Parallèlement, le ministre va nommer "dans les prochains jours" un "conseil des sages de la laïcité". Pour Jean-Michel Blanquer, "il y a la loi de 1905" séparant les Églises et l'État: "C'est une excellente référence, il y a une jurisprudence, on doit évidemment la respecter, mais il y aura (aussi) ce conseil" des sages, "qui donnera la règle du jeu". Objectif? "Rompre avec la solitude" des enseignants confrontés à ce genre de problèmes, "qui parfois capitulent". "Un professeur qui se trouve dans cette situation doit pouvoir compter sur son établissement, martèle Jean-Michel Blanquer, et l'établissement doit compter sur le rectorat.""L'école, insiste-t-il, est la première pierre de l'édifice laïcité."

    Un "exemple problématique, c'est quand on ne fait pas respecter la loi de 2004" sur le voile à l'école, indique le ministre. Pour les accompagnatrices de sorties scolaires, il ne veut pas de voile non plus. "Mon approche personnelle, précise-t-il, c'est que toute personne qui accompagne les élèves est en situation d'être ce qu'on appelle un collaborateur bénévole du service public (…) qui doit se conformer à un certain nombre de devoirs." "Maintenant, je respecte le droit, bien entendu, et il y a un état de la jurisprudence qui doit être consacré", enchaîne-t-il, notant "des évolutions" jurisprudentielles à clarifier. En 2013, le Conseil d'État avait estimé que les parents accompagnant des sorties scolaires ne pouvaient être soumis à la neutralité religieuse imposée aux enseignants.

    "Le méchant, c'est l'ignorant"

    "Il est exact que nous sommes testés par des groupes fondamentalistes, reconnaît-il également. Il y a des gens qui essayent de voir si le système résiste." À la question: "Est-ce que vous avez des remontées sur des professeurs radicalisés ou en voie de radicalisation?", le ministre de l'Éducation répond: "Ce type de phénomène peut exister. C'est encore extrêmement marginal. Mais nous allons être très attentifs à ce phénomène." Jean-Michel Blanquer a ensuite été interrogé sur l'enseignement du fait religieux, souhaité par le président de la République. "Les enfants doivent apprendre le fait religieux, ne serait-ce que pour comprendre les religions des autres, assure-t-il, citant une phrase de Platon: "Le méchant, c'est l'ignorant."

    Autre mesure qui figurait dans le programme de campagne d'Emmanuel Macron: Jean-Michel Blanquer a confirmé l'interdiction à la rentrée 2018 du téléphone portable pour les élèves des écoles et collèges. "Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités", précise-t-il. En septembre, il avait évoqué pour ce faire "des casiers qui ferment". Le port de l'uniforme a été rapidement évoqué: "On doit permettre aux établissements qui le veulent de l'instaurer", répond-il.

    Enfin, peut-on imaginer un jour une école au nom de Johnny Hallyday, ou que le chanteur soit étudié dans les programmes scolaires? "II a rendu plus populaire en France Tennessee Williams…, acquiesce le ministre, présent samedi à l'église de la Madeleine. Si demain quelqu'un décide d'étudier Johnny Hallyday, ce sera d'abord surtout en musique! En tout cas, la musique, qu'elle soit classique ou contemporaine, fait partie des choses qui améliorent notre vie."

    La preuve? Lisez l'archive 8 bis de mon blog du site

    www.josyanejoyce.com