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  • Experts? trop d'experts tuent l'expertise.....

    Envoyé par une amie, Anne qui a fait une traduction personnelle

    (je ne suis pas traductrice, j'ai appris l'anglais grâce à google)

    ca donne le sens global, avec un éclairage intéressant de la part d'un homme très intelligent.

    http://www.zerohedge.com/news/2017-02-07/not-fascism-nassim-taleb-warns-theres-global-riot-against-psuedo-experts

    EMEUTE  MONDIALE contre les PSEUDO EXPERTS

    Le véritable problème est le "probléme du faux-expert", qui ne sait pas qu'il ne sait pas, et suppose qu'il sait ce que les gens pensent.

    Nassim taleb est un libanais, a connu à 15 ans, la guerre du liban. A fait des études poussées en math statistiques aux USA. Il fut trader.

    c'est un QUANT  (Dans l'univers de la finance quantitative de marché, le métier ayant le plus haut niveau d'exigence en mathématiques est sans nul doute celui de Quant ) qui explique que souvent, il compare les "risques" entre 2 situations...

    par ailleurs, il parle et lit très bien le Français, les philosophes, et les théories de Raymond Pointcarré en francais, ne regarde pas la TV et lit très peu les journaux.

    Ses livres sont en général écrit "simplement", mais donnent beaucoup à réfléchir.

    J'ai adoré son livre "le cygne noir".

    Il a été interviewé par un journaliste indien: j'ai fait une traduction, pas très littéraire, mais qui donne le sens global… quand je ne sais pas, je laisse le mot ou mets un?

    Je voudrais commencer par questionner à propos de votre prochain livre, Skin in the Game, le cinquième de la série Incerto. Vous faites quelque chose d'inhabituel avec vos livres: avant de les lancer, vous mettez des chapitres sur votre site Web. Pourquoi donc?

    Mettre mon travail en ligne me motive à approfondir un sujet. Je l'ai mis en ligne et cela donne une certaine structure à ma pensée. La seule façon de juger un livre est par quelque chose appelé l'effet Lindy, et c'est sa survie. Mes livres ont survécu. J'ai remarqué que The Black Swan a bien fait parce qu'il a été mis tôt en ligne, bien avant le lancement. Je préfère aussi les médias sociaux à des interviews dans les médias grand public car de nombreux journalistes ne font pas leurs recherches, et leurs mises à jour "zeitgeist" [ le top ten ] passent pour du journalisme

    NDT : Le zeitgeist est un terme emprunté à l'allemand signifiant " l'esprit du temps ", utilisé notamment dans la philosophie de l'histoire. Il dénote le climat intellectuel ou culturel d'une époque

    Les médias ne sont pas une organisation ou une entité monolithique.

    Eh bien, je parle des États-Unis où je reçois des nouvelles plus crédibles des médias sociaux que des médias traditionnels. Mais je suis très impressionné par les médias indiens qui semblent présenter les deux côtés de l'histoire. Aux États-Unis, on n'obtient que le côté officiel, bureaucratique ou académique de l'histoire.

    Dans Skin in the Game, vous semblez s'appuyer sur les théories de The Black Swan qui donnent un sentiment d'appréhension à propos de l'économie mondiale. Voyez-vous une autre crise venir?

    Absolument! La dernière crise [2008] n'est pas encore finie car ils n'ont fait que de la retarder. [Barack] Obama est un acteur. Il a l'air bien, il élève de bons enfants, il est respectable. Mais il n'a pas fixé le système économique, il a mis de la novocaine [anesthésique local] dans le système. Il a retardé le problème en travaillant avec les banquiers qu'il aurait dû poursuivre. Et maintenant, nous avons doublé le déficit, ajusté le PIB ( ? adjusted the GDP ) pour créer six millions d'emplois, avec une dette massive et le système n'est pas guéri. Nous n'avons conservé aucun taux d'intérêt, ce qui n'a pas aidé. Fondamentalement, nous avons déplacé le problème des entreprises privées vers le gouvernement des États-Unis. Donc, le système reste très fragile.

    Vous dites qu Obama a mis la novocaine dans le système. Comment l'administration Trump pourra-t-elle résoudre ce problème?

    Bien sûr.  Of course. The whole mandate he got was because he understood the economic problems.

    Il a eu son mandat parce qu'il comprenait les problémes économiques ( suis pas sure )

     Les gens ne réalisent pas que Obama a créé des inégalités quand il a déformé le système. Vous pouvez seulement devenir riche si vous avez des biens. Ce que Trump fait est de mettre une sorte de sens des affaires dans le système. Vous n'avez pas besoin d'être un génie pour voir ce qui ne va pas. Au lieu d'élire Trump, si vous alliez au souk local à Alep et rameniez un des propriétaires de magasins de détail, il ferait la même chose que Trump . Comme faire un appel à Boeing et demander pourquoi nous les payons tellement.

    Vous êtes vu comme une sorte d'oracle, étant donné que vous avez vu le crash économique 2008 à venir, vous avez prédit le vote Brexit, et le résultat de la crise syrienne. Vous avez dit que l'État islamique profiterait si Bashar al-Assad étati repoussé et vous aviez prédit la victoire de Trump. Comment expliquez-vous cela?

    Pas l'État islamique, mais Al-Qaïda à l'époque, et j'ai dit que l'administration américaine aidait à les financer. Voyez, vous devez avoir le courage de dire des choses que d'autres ne disent pas. J'ai eu de la chance financièrement dans la vie,  je n'avais pas besoin de travailler pour gagner ma vie et je peux passer tout mon temps à réfléchir. NDT : en fait Nicolas Taleb a beaucoup travaillé, pris des risques, gagné de l'argent, aimant la philosophie, il s'arrêtait de travailler durant une année tous les X années, pour étudier...

    Quand Trump était en lice pour l'élection, j'ai dit " ce qu'il dit est logique pour un propriétaire d'épicerie ".

    Parce que le gars de l'épicerie peut dire que Trump a tort,  parce qu'il peut voir où il a tort. Mais avec Obama, il ne peut pas comprendre ce qu'il dit, donc l'épicier ne sait pas où il a tort.

    Est-ce un choix entre l'étouffement par  la sur-intellectualisation, alors?

    Exactement. Trump n'a jamais couru pour être archevêque, donc vous ne l'avez jamais vu se comporter comme un saint  et c'était bien. Alors qu Obama s'est comporté comme l'archevêque de Canterbury : il allait faire le bien, mais les gens ne sentaient pas (que )  leur vie était meilleure. Comme je l'ai dit, si c'était un commerçant d'Alep, ou un propriétaire d'épicerie à Bombay

    Les gens les auraient aimés autant que Trump. Car ce qu'il dit est du bon sens : demandant pourquoi payons-nous tant pour les ordures ou pourquoi avons-nous besoin de ces impôts complexes, ou pourquoi voulons-nous des lobbyistes. Vous pouvez appeler Trump's un plain-speaking  si cela vous dit. (un parlant "plat", parlant normalement? )

    NDT Les gens disent : il nous a parlé normalement, nous avons compris ce qu'il disait... Trump accompagnait son pére sur les chantiers dés avant l'age de 10 ans et sait parler aux gens. Dans une interview il a dit à un journaliste qu'il pouvait AUSSI parler politiquement correct, donnant un exemple.... au lieu d'un mot, on utilise 4 mots... je ne me souviens plus de l'expression qu'il avait choisie... toujours est il que trump a conclu en disant " c'est une perte de temps"... tête du journaliste.:-)))) Trump a aussi fait un discours remarquable, et très caustique lors d'un gala annuel...

    Mais la façon dont les intellectuels traitent les gens qui ne sont pas d'accord avec eux n'est pas bonne non plus. Je me souviens que j'avais un ami académique qui a soutenu le Brexit, et il a dit qu'il savait ce que signifiait être un lépreux dans l'U.K. Il en était de même en soutenant Trump aux États-Unis.

    Mais il y avait des raisons valables pour que les gens s'inquiétent aussi de Trump.

    Eh bien, si vous êtes un homme d'affaires, par exemple, ce Trump dit ne vous dérange pas. La classe intellectuelle n'est pas plus de 200,000 personnes aux États-Unis et cela ne représente pas tous les gens bouleversés par Trump. ( ? ) Le véritable problème est le "problème du faux-expert", qui ne sait pas qu'il ne sait pas, et suppose qu'il sait ce que les gens pensent. Un électricien n'a pas ce problème.

     L'élection de Trump fait-elle partie d'un phénomène mondial? Vous avez commenté la similitude avec l'élection de Narendra Modi en Inde.

    Eh bien, avec Trump, Modi, Brexit, et maintenant la France, il y a des problèmes similaires dans ces pays. Ce que vous entendez, c'est que les gens sont saoulés par  la classe dirigeante. Ce n'est pas le fascisme. Cela n'a rien à voir avec le fascisme. Cela a à voir avec le problème des faux-experts et un monde avec trop  d'experts. Si nous avions une élite différente, nous ne pourrions pas avoir le même problème.

    Il existe d'autres similitudes, citant des études de mouvements populistes à travers le monde: ces leaders sont majoritaires, ils s'appuient sur le ressentiment, ils utilisent les médias sociaux pour accéder directement à leurs électeurs et ils peuvent prendre des décisions radicales.

    Je dis souvent qu'un mathématicien pense en nombre, un avocat en lois, et un idiot pense en mots. Ces mots ne valent rien. Je pense que vous devez tirer la conclusion qu'il y a une émeute mondiale contre les pseudo-experts. Je l'ai vu avec Brexit, et Nigel Farage, qui était trader depuis 15 ans, a dit que le problème avec le gouvernement,  était qu'aucun d'entre eux n'avait jamais eu un vrai emploi. Être bureaucrate n'est pas un bon emploi.

    En tant qu'homme d'affaires, vous avez un point sur les experts et les pseudo-experts que vous dites etre "de gauche". Comment expliquez-vous les autres aspects du phénomène qui ne sont pas économiques: la xénophobie, l'islamophobie, la misogynie, etc.?

    Je ne comprends pas comment une personne de gauche peut défendre le salafisme ou l'extrémisme religieux. Dans une démocratie, vous pouvez permettre aux gens d'avoir n'importe quel point de vue, mais les gens ne peuvent pas venir avec un message pour détruire la démocratie. Pourquoi les gens qui viennent en Occident viennent avec un message pour finir l'Occident? C'est là que le discours va mal.

    Ainsi, au Yémen, l'intervention [saoudienne] est bonne, mais l'intervention [de la Russie] à Alep ne devrait pas être autorisée. (Nassim évoque le 2 poids 2 mesures , c'est de l'ironie)

    Je ne pense pas que Trump ait été raciste lorsqu'il a dit que les criminels mexicains ne devraient pas être admis aux États-Unis; Il ciblait les criminels. Si vous êtes naziphobe, vous n'êtes pas contre les Allemands. Si je m'oppose au salafisme, je ne suis pas islamophobe. Obama a également déporté des Mexicains et a refusé d'accepter des immigrants.

    L'anti-mondialisation fait-elle partie de ce sentiment?

    Je ne suis pas anti-mondialisation.... //// Nassim explique qu'il est contre les grandes corporations. etc.

    Où voyez-vous le monde en mouvement maintenant? Vers la droite,  ou va-t-il revenir au centre?

    Je ne pense pas que ce sera à gauche ou à droite, et je ne le sais pas à court terme. Mais je pense qu'à long terme, le monde ne peut survivre que s'il vit comme la nature. Beaucoup de petites unités de gouvernance, et une collection de super-îles avec une certaine séparation, la prise de décision rapide, et la mise en œuvre visible. Beaucoup de Suisse, c'est ce dont nous avons besoin. Ce dont nous avons besoin n'est pas des dirigeants, nous n'en avons pas besoin. Nous avons juste besoin de quelqu'un au sommet qui ne gâche pas le système....

  • Danger: installez des moustiquaires chez vous, en France!

    L’épidémie de dengue, déclarée depuis début janvier en Nouvelle-Calédonie, a fait une première victime cette année. Une femme de 25 ans est décédée des suites de cette maladie transmise par les moustiques. Les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance.

    Il s’agit du premier cas mortel de l’épidémie de dengue en Nouvelle-Calédonie déclarée sur l’archipel depuis début janvier. Une jeune femme de 25 ans est décédée des suites de cette maladie transmise par le moustique Aedes aegypti, a indiqué ce vendredi le gouvernement local.

    Cette maladie infectieuse aiguë, qui provoque forte fièvre, maux de tête et douleurs articulaires, peut en effet être mortelle si elle prend une forme hémorragique. Quant à la victime, elle " ne présentait aucun antécédent médical particulier et n’avait pas voyagé dans les trois semaines précédant sa maladie ", a également précisé l’exécutif.

    http://www.ouest-france.fr/sante/dengue-l-epidemie-fait-un-premier-mort-en-nouvelle-caledonie-4793458

  • Macron: vilain museau!

    Comment Macron m’a séduit puis trahi

    par Adrien de Tricornot,  journaliste au Monde, spécialiste des questions économiques et financières. En 2010, lors de la recapitalisation du Monde, Adrien de Tricornot est vice-président de la Société des rédacteurs du Monde. Il en deviendra le président de 2011 à 2012.

    2010, le journal Le Monde est au bord de la faillite et Emmanuel Macron propose son aide "bénévole" aux journalistes. Mais le banquier d’affaires roulait en fait pour un des groupes qui voulait racheter le journal…

    Je suis Adrien de Tricornot, je suis journaliste au Monde. En 2010, le groupe Le Monde avait de grosses difficultés financières et j’étais vice-président de la Société des Rédacteurs du Monde.

    Nous les journalistes, au travers de la Société des Rédacteurs du Monde, étions les principaux actionnaires du groupe*. Nous savions que nous allions devoir faire appel à de nouveaux investisseurs, et voir nos parts diminuer. Nous allions perdre le contrôle actionnarial du journal. Il fallait nous entourer de spécialistes : avocats, banquiers d’affaires.

    Macron, jeune banquier d’affaires, propose de nous aider

    C’est à ce moment là qu’Emmanuel Macron, jeune banquier chez Rothschild, fait savoir à une journaliste, qu’il est prêt à nous aider "pro bono".

    Emmanuel Macron se présente à nous comme un banquier d’affaires qui fait de l’argent, mais n’y trouve pas du sens, membre de la Fondation Jean Jaurès, voulant défendre la liberté de la presse, ancien assistant de Paul Ricoeur… Et donc prêt à nous aider bénévolement.

    "On allait voir Macron le soir chez Rothschild, quand tous ses collègues étaient sortis, pour se tenir au courant discrètement. "

    Et Emmanuel, puisque c’est comme ça qu’on l’appelait à l’époque, devient vite un conseiller important pour nous. On allait le voir le soir chez Rothschild, quand tous ses collègues étaient sortis ou dans des cafés pour se tenir au courant discrètement. On le trouvait formidable, super brillant…

    J’aperçois Macron avec Alain Minc…

    Le 2 septembre 2010 après-midi, on se retrouve une nouvelle fois dans le bureau d’Emmanuel Macron. On lui rend compte de l’état de nos négociations. On s’apprête à conclure avec l’offre Bergé-Niel-Pigasse, qui n’était pas la direction vers laquelle il nous avait conseillé d’aller. Mais l’entretien reste très cordial.

    Le 3 septembre au matin, nous avions une réunion avec les conseillers de Pierre Bergé [un des futurs repreneurs du Monde], 10 avenue George V. La coïncidence, c’est qu’à la même adresse, il y a les bureaux… d’Alain Minc. Or Minc, ancien président du Conseil de Surveillance du Monde, conseille à l’époque le groupe Prisa qui est un des autres candidats au rachat de notre journal.

    … Macron disparaît et part se cacher

    Après notre rendez-vous, nous discutons quelques minutes entre nous avec Gilles Van Kote, président de la Société des rédacteurs du Monde, notre avocat et sa collaboratrice, en bas de l’immeuble. Je vois la porte de l’immeuble s’ouvrir. Un petit groupe sort autour d’Alain Minc, pour aller déjeuner ; le dernier à sortir est Emmanuel Macron. Je croise son regard, il me semble qu’il me voit également ; il échange quelques mots avec Minc tout en restant sur le pas de la porte, puis Macron disparaît derrière la porte cochère et ne sort pas.

    Là je dis à mes collègues: "vous n’allez pas me croire, mais avec Minc, il y avait Macron". Mes amis me disent que je suis peut-être un peu fatigué, mais que ça n’est pas possible.

    La partie de cache-cache commence

     Je décide d’aller voir si Macron est toujours derrière la porte. Je ne vois personne dans l’entrée, personne derrière la porte, personne dans la cour.

     

    Je reviens sans l’avoir trouvé. Mais avant que nous séparions, je décide de faire une autre tentative, et je demande aux autres de m’attendre.

    Je monte à l’étage et je sonne au bureau de Minc, mais tout le monde est parti manger. Et je me dis, tiens, si j’allais monter voir aux autres étages.

    J’avais une sorte de pressentiment. J’avais vu que Macron se cachait, or quelqu’un qui se cache doit continuer à se cacher. Je monte les marches. Mon téléphone sonne en appel masqué. Je n’ai pas su qui c’était, j’ai raccroché.

    Je retrouve Emmanuel au dernier étage

    Et puis j’arrive au dernier étage de l’immeuble. Je vois que la porte de l’ascenseur est bloquée – et effectivement quand j’avais essayé de prendre l’ascenseur, il n’était pas dispo. Et tout au bout de l’étage, sur le palier, il y avait Emmanuel Macron qui s’était bien " replié " au moment où il m’avait vu !

    "J’ai retrouvé Macron caché au dernier étage de l’immeuble. Il avait bien pris la fuite au moment où je l’ai vu avec Minc"

    Il avait bloqué la porte de l’ascenseur, et je ne sais pas si c’est lui qui m’avait appelé en masqué pour savoir si c’était moi qui montait les marches. On s’appelait beaucoup à l’époque, mais pas en appel caché ! Ceci dit, c’est peut-être juste un hasard.

    Surtout, étrangement, quand j’arrive sur le palier du dernier étage, Macron regarde ses pieds et a son portable à l’oreille et fait comme s’il ne me voyait pas. Et précisément au moment où j’arrive sur le seuil du dernier étage, j’entends " Oui allô c’est Emmanuel… " : Il se met à démarrer une conversation au téléphone. Pile au moment où j’arrive. Je ne sais pas s’il y avait vraiment quelqu’un à l’autre bout du téléphone…

    Et moi je vois ce type juste devant moi, qui fait comme si je n’étais pas là. Je suis totalement sidéré. Je pourrais être en colère de la trahison, car on voit bien qu’il a essayé de nous cacher quelque chose, mais je suis assez content de l’avoir trouvé !

    Je me rapproche à quelques centimètres de lui, mais toujours rien… il continue à " parler " au téléphone. Je lui tends la main et lui dis : " Bonjour Emmanuel. Tu ne nous dis plus bonjour ? Mes autres collègues t’attendent en bas ". J’ai senti à ce moment l’angoisse en lui. Il avait du mal à respirer. Son cœur battait à 200 à l’heure.

    Je lui demande ce qu’il fait là. Il me répond :

    " – J’attends des clients"

    " – Tu attends des clients, comme ça, sur le pas de la porte ? Pourquoi tu ne rentres pas?

    " – Bah, parce qu’en fait on nous prête des locaux ici, mais j’ai pas encore la clé… "

    " – En tout cas mes collègues t’attendent en bas, ça serait bien que tu descendes leur dire bonjour"

    " – Non je ne peux pas, j’attends des clients… "

    Finalement, je lui force la main pour qu’il descende dire bonjour à mes collègues. Macron retrouve petit à petit son aplomb, pendant qu’on redescend au rez-de-chaussée.

    Je repasse la porte d’entrée de l’immeuble, cette fois avec Macron. Là, mes amis, goguenards, s’attendaient à me voir revenir bredouille. Ils passent de l’état goguenard à celui de la sidération. Parce qu’effectivement Macron était bien là !

    Macron discute quelques instants avec notre petit groupe. Parmi mes collègues, notre avocat d’affaires, qui est assez rompu aux négociations d’affaires, sait que dans ce domaine tout est permis, mais était sidéré. Et Gilles Van Kote [à l’époque président de la société des rédacteurs du Monde, puis directeur du journal de 2014 à 2015], qui était aussi présent ce jour-là, m’avait dit un jour :

    " On a été trahis par tellement de gens que si même Emmanuel nous trahit, c’est à désespérer de l’humanité. "

    Quelques minutes plus tard après être parti, Gilles Van Kote m’envoie ce texto :

    " Tant pis pour l’humanité. "

    Je pense que Macron a été se cacher parce qu’il a été surpris. Le fait qu’il soit surpris avec Alain Minc est une sorte d’aveux qu’il a des relations qui ne sont pas connues de nous avec lui. Or Macron est notre conseiller. Il a le droit de rencontrer Minc, soit pour des dossiers qui ne nous concernent pas et où il ne parle pas de nous. Mais s’il parle de notre dossier, il doit nous en rendre compte.

    Cela signifie que, pendant la négociation, Macron avait déjà eu des relations avec Minc, sans nous le dire. Or Minc était le soutien d’une offre qui nous paraissait particulièrement dangereuse, celle de Prisa!

    Plus tard, d’autres éléments ont conforté ces très forts soupçons. Dans le livre de Marc Endeweld, L’Ambigu Monsieur Macron(link is external), j’ai appris qu’un courrier que nous avions nous-mêmes [la Société des rédacteurs du Monde] adressé à Xavier Niel, Pierre Bergé et Mathieu Pigasse pour demander un délai de 15 jours supplémentaires de négociations avec les différents repreneurs potentiels, avait en fait été rédigé à l’origine par Alain Minc Conseil, la société de Minc. Or, c’est Emmanuel Macron qui nous avait transmis la trame de ce courrier !

    Et d’ailleurs, quand Macron propose de repousser le délai de remise des offres de 15 jours supplémentaires, cela permettait à Prisa de rester encore dans le jeu ! Et ensuite, Macron nous a même poussés à ne pas rentrer en négociations exclusives avec Niel-Bergé-Pigasse lors d’une réunion d’information avec les journalistes du Monde où nous l’avions invité, et où sa position a été très mal reçue, compte-tenu du risque qu’il nous conseillait curieusement de courir dans notre situation délicate, puisque nous risquions alors d’être placés sous mandataire de justice par le Tribunal de commerce…

    Encore une autre preuve du double jeu de Macron…

    En fait Macron roulait pour lui-même

    Je pense qu’en cours de route, Macron, en se présentant comme conseil de l’actionnaire majoritaire, a obtenu une certaine visibilité dans Paris, la possibilité de discuter avec des gens… Et puis, il a vu arriver dans la négociation des gens avec qui il était rival, comme le banquier d’affaires Mathieu Pigasse de la banque Lazard.

    Et au final, j’ai l’impression que Macron roulait pour lui-même.

    C’est d’autant plus choquant qu’il prétendait rouler pour une cause d’intérêt général. Nous étions pour notre part, élus, bénévoles, et on n’a rien retiré de cette opération qui visait à sauvegarder un groupe de médias indépendants !

    Je n’ai plus eu de contacts avec Emmanuel Macron depuis ce jour, sauf à un prix du livre d’économie, quelques années plus tard.

    Je crois être la seule personne à avoir joué à cache-cache avec un candidat à l’élection présidentielle… et à l’avoir trouvé !

    * Au sein du " Pôle d’indépendance ", qui était l’actionnaire majoritaire, il y avait la Société des Rédacteurs du Monde, mais également les lecteurs et les autres salariés.

     Propos recueillis par Johan Weisz

    Vidéos sur le site

    http://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde

  • Dans la série; toujours à emmerdaver la gauchiasse!

    Résumé: La menace planait sur le Fiphfp depuis août 2016. Elle est désormais officielle. 30 millions seront prélevés sur le budget de l'emploi des personnes handicapées pour financer la sécurité sur les campus universitaires. Ça grince très fort !

    Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco

    Lire les réactions et réagissez !

     30 millions d'euros! Le financement de la sécurisation des universités serait assuré par une exonération du versement de la cotisation au Fiphfp (Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) pour l'année 2016 (article en lien ci-dessous). L'annonce, dans un tweet de Najat Belkacem, ministre de l'Education nationale, datait du 31 août 2016 : « La rentrée se fera dans des conditions de sécurité renforcée.

    https://informations.handicap.fr/art-ponction-fiphfp-universite-853-9521.php

     

     

     

     

     

  • Toujours a emmerdaver, cette gauchiasse de merde!

    Menaces sur le transport adapté.

    Les personnes handicapées qui utilisent occasionnellement un transport adapté pourraient se retrouver sans service dans quelques semaines si une loi récente n'est pas rapidement amendée...

    L'alerte est venue d'une petite coopérative d'insertion parisienne, Transport Challenger, qui emploie cinq chauffeurs et dont une partie de l'activité consiste à faire du transport adapté en utilisant un Kangoo aménagé. Son fondateur déplore l'absence de prise en compte de cette activité dans la loi du 29 décembre 2016 censée régler le conflit entre les taxis et VTC (voiture de transport avec chauffeur) qui empoisonne quelques grandes villes depuis plusieurs années.

    La réponse législative consiste à réserver aux seuls travailleurs indépendants l'activité taxi ou VTC dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants, les entreprises employant des salariés pour réaliser des transports commandés via une centrale de réservation ou une application devant les effectuer avec des véhicules d'au moins dix places. En clair, Transport Challenger voit son cadre de travail profondément modifié : soit elle abandonne son Kangoo au profit d'un gros fourgon adapté, soit elle licencie ses salariés pour ensuite les faire travailler sous statut d'auto-entrepreneur ou de travailleur indépendant, ce qui n'est pas dans sa vocation sociale.

    Ce bouleversement touche toutes les entreprises de transport adapté, dont les plus importantes ne semblent pas réagir. En pratique, leur volume de transport occasionnel (qu'on peut qualifier de taxi adapté) est marginal, le gros de leur chiffre d'affaires est réalisé sur des marchés passés avec des collectivités locales dans le cadre d'une délégation de service public, des associations ou organismes gestionnaires d'établissements médico-sociaux. Ces marchés ne sont pas concernés par la nouvelle législation, même lorsque le transport est commandé via une centrale de réservation.

    Mais dans quelques semaines, il deviendra en pratique impossible à une personne handicapée résidant dans une agglomération de plus de 100.000 habitants de commander un transport adapté pour pallier les carences du service assuré en délégation de service public. Cela concerne les personnes handicapées qui n'y sont pas admises parce qu'elles ne sont pas inscrites ou résidentes, ou auxquelles un transport est refusé à cause de la saturation d'un "service public" conçu au rabais.

    Les Franciliens, plus particulièrement les Parisiens, mais également les Marseillais et les Lyonnais connaissent bien cette dernière situation : ils commandent un transport (subventionné) auprès d'un PAM, Optibus ou Mobi Métropole, on leur répond qu'il n'y a plus de place. S'ils ne veulent pas renoncer à leur déplacement, ils peuvent alors commander (au prix fort) un "taxi adapté" dans une entreprise qui assure ce service. Ce qui risque de devenir encore plus couteux s'il devient nécessaire d'utiliser un fourgon de dix places pour le transport d'une seule personne en fauteuil roulant !

    Interrogée sur le sujet, Ulysse Transport confirme qu'elle est concernée mais que son activité de taxi adapté ne représente que 5% de son chiffre d'affaires. Côté secrétariat d'Etat aux transports, pas de réponse : comme d'habitude, les choses bougeront peut-être après les premières protestations de clients laissés en rade...

    Faites passer à tout le monde, merci!

    Put.... quand-est-ce qu'elle se casse, la gauchiasse! ça devient trop long!

     

  • Bayrou, le soutien de Juppé, se fait remballer par Zemmour!

    Bravo Zemmour!

     

    http://dai.ly/x5b1ehe

     

    Dupont-Moretti: le conn... utile des collabos!

     

    Au fait, je trouve l'accident du jeune très dommageable pour lui et pour le respect que l'on doit à nos policiers....

    Que la justice fasse son travail!

    Si on ne callaissait pas les gendarmes, flics, militaires et sapeurs-pompier dans les cités, il n'y aurait jamais de bavure. CQFD