Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Science/Tech - Page 33

  • Les drones militaires à atterrissage vertical arrivent !

     

    La DARPA (Département de recherche de l'armée américaine) développe, en coopération avec Lockheed Martin, un drone de soutien polyvalent à décollage et atterrissage vertical.

    Le transport d'équipement vers les zones de combat reste un véritable défi sur le plan logistique. Il faut en effet 45 tonnes d'équipement par semaine en moyenne pour approvisionner les postes de combats avancés et cet acheminement de matériel peut être complexe dans un contexte de conflit. Le transport par hélicoptère ne peut satisfaire ces besoins logistiques car il n'y a pas assez d'appareils disponibles et compte tenu de leur coût d'exploitation, ces appareils sont réservés en priorité à l'évacuation des blessés.

    Le projet de la DARPA a été baptisé Ares (du nom du dieu grec de la guerre) et il repose sur l'utilisation de drones capables de décollage et d'atterrissage vertical. Ces appareils seront pilotés à distance depuis un téléphone ou une tablette. Ils utiliseront deux hélices capables de basculer sur elles-mêmes pour pouvoir décoller et atterrir sur une zone d'atterrissage d'une superficie deux fois moins importante que celle requise pour un hélicoptère de même taille.

    Grâce à sa souplesse et à sa polyvalence, ce type de drone pourra s'adapter à différents types de missions : transport d'équipement, évacuation de blessés, surveillance aérienne ou reconnaissance. Sa charge utile devrait être d'environ 1 350 kg, soit 40 % de son poids brut au décollage.

  • un robot déguisé en bébé manchot

    Pas facile d'étudier la faune sauvage lorsqu'on est un balourd bipède harnaché de tout un tas d'appareils de mesure. Fort heureusement, les scientifiques sont des gens à la fois astucieux et dévoués. Prêts notamment à se déguiser, eux ou leurs appareils, pour approcher leur objet d'étude.

    Wired relaie ainsi l'invention ingénieuse d'un Français, Yvon Le Maho, spécialiste des manchots qui vit entre Strasbourg, Brest et l'Antarctique, comme le résumait ce portrait de 1997 de Libération. Pour étudier une colonie de manchots royaux, lui et son équipe ont récemment utilisé un robot... déguisé en bébé manchot! Recouvert d'un douvet tout doux, l'engin a moins effrayé les oiseaux qu'un robot présenté tel quel, écrit Cnet, en fibre de verre. Et a même pu approcher une «crèche», comme l'appellent les chercheurs, de bébés manchots!

    Dans un article publié dans le magazine Nature, Yvon Le Maho et son équipe racontent cette expérience, ainsi que les différentes réactions des manchots face aux robots. Pour les mesurer, les scientifiques avaient au préalable placé sur 34 de ces oiseaux un moniteur cardiaque dont les robots pouvaient capter le signal à distance, via une antenne RFID.

    A noter tout de même: si le robot nu a davantage effrayé la colonie, il reste moins perturbant qu'un humain:

     

    «[...] Le rythme cardiaque des oiseaux a moins augmenté et est retourné à la normale plus rapidement que lorsque la même tâche avait été effectuée par un humain avec un lecteur manuel», résume Wired.

    La même expérience a été menée auprès d'élephants de mer, qui n'ont visiblement pas bronché à l'approche du robot, même non camouflé, alors même «qu'ils réagissent fortement quand les humains [les] approchent», expliquent les chercheurs, cités par Wired (voir vidéo 3 sur Nature).

    manchots_robot.jpg

     

     

     

     

     

    Ce n'est évidemment pas la première fois qu'une équipe tente de faire oublier sa présence sur un terrain d'observation grâce à l'astuce du camouflage. Nous avons tous en tête ces extraordinaires clichés d'employés du China Research and Conservation Center for the Giant Panda, déguisés en panda dans le but «de réduire le stress de l'animal et l'attachement aux humains», à en croire Andrea Muller de Pandas International, un organisme américain qui soutien le Centre chinois, cité par National Geographic. Le dévouement de ces employés irait même jusqu'au fait de s'asperger d'urine et de caca de pandas, poursuit le site.

    Moins extrême, National Geographic évoque également ces scientifiques qui se sont recouverts d'une couverture blanche pour voir si la pelisse pâle de l'ours Kermode (une espèce rare) lui permettait de mieux pêcher (apparemment oui); de ces observateurs qui placent un gant ressemblant à une grue; de tous ces robots qui ont un jour imité un crocodile ou un rocher.

     

    nmeth_3173-SF1.jpg

     

     

     

     

     

    Celle-ci n'a rien à voir avec ci-dessus: elle traînait dans mon ordi

     

    02586.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • La voiture volante est prête à décoller

     

    Un prototype avancé de voiture volante a été présenté mercredi à Vienne. L'AeroMobil 3.0 est destinée au grand public.

    Il s'agit du prototype de voiture volante le plus avancé du monde. Son nom: AeroMobil 3.0. Avec son cockpit de voiture de course et ses airs de libellule, le "Flying Roadster" peut rouler à 160 km/h et voler à 200 km/h.

    Ce véhicule a été présenté mercredi 29 octobre au Pioneers festival de Vienne. Selon le Guardian, cette voiture peut être garée dans n'importe quel parking et être approvisionnée dans une station essence classique.

    Moyen de transport régulier

    Doté d'ailes rétractables, l'engin a toutefois besoin d'une piste de 200 mètres de long pour décoller et de 50 mètres pour atterrir. "Même les voiture volantes peuvent être coincées dans les bouchons", rapporte le quotidien britannique.

    Stefan Klein, le designer en chef d'AeroMobil et Juraj Vaculik, le directeur de l'entreprise, sont convaincus qu'il ne s'agit pas seulement d'un gadget. Selon eux, il s'agit "d'une innovation qui pourrait changer le transport personnel à l'échelle mondiale".

    Pour ses concepteurs, cette voiture volante pourrait devenir un moyen de déplacement régulier pour les moyennes distances. Le "Flying Roadster" pourrait notamment être particulièrement utilisé dans les pays en voie de développement où les routes sont mauvaises.

    AeroMobile reste pour l'instant vague sur la commercialisation de sa voiture ailée. Les concepteurs ont encore des tests à effectuer avant d’offrir leur appareil au grand public.

     

    aa.jpg

     

     

     

     

     

  • Crises cardiaques : le drone plus rapide que les secours!

     

    Mis au point par un étudiant dans une université des Pays-Bas, le "drone ambulance" permet d'apporter en un temps record un défibrillateur sur le lieu de l'incident.

    Le prototype d'un "drone ambulance" a été présenté à l'université de Delft aux Pays-Bas. Capable de se déplacer à 100 km heure et de porter une charge de 4 kilos, soit le poids d'un défibrillateur, il peut se rendre de manière indépendante en localisant un appel d'urgence.

    "Environ 800.000 personnes subissent un arrêt cardiaque chaque année dans l'Union européenne, et seulement 8% d'entre elles survivent", assure Alec Momont, l'étudiant belge ayant développé le système.

    Une minute pour 12 km 

    Ce fort taux de mortalité s'explique par les dix minutes que mettent les secours à se rendre sur les lieux de l'incident alors que la victime décède généralement au bout de 4 à 6 minutes, précise-t-il. Le drone ambulance pourrait mettre une minute à se déplacer dans un rayon de 12 kilomètres. Un micro et une caméra embarquée, permettraient de faire le lien avec uNe équipe médicale.

    Encore à l'état de prototype, le drone coûterait 15.000 euros pièce. Il a déjà séduit le service d'urgence néerlandais et la fondation néerlandaise pour le cœur.

    un-d.jpg

  • Bientôt des publicités 3D flottant dans l'air ?

    Des scientifiques japonais ont créé un système de projection en 3D qui flotte dans l’air. Le procédé est basé sur un laser qui chauffe localement les molécules d’air jusqu'à les rendre lumineuses en un point. À l’avenir, cette technologie pourrait servir à diffuser dans le ciel des messages publicitaires, de la signalétique urbaine ou des alertes en cas d’accident ou de catastrophe naturelle.

    Burton, une société créée par un groupe de scientifiques japonais, travaille depuis plusieurs années sur une technologie d’affichage qui diffuse des images 3D flottant dans l’air. Le système pourrait être testé en conditions réelles, dès l’année prochaine au Japon, par des entreprises et des municipalités. © DigInfo, Burton Inc.

    Burton, une société créée par un groupe de scientifiques japonais, travaille depuis plusieurs années sur une technologie d’affichage qui diffuse des images 3D flottant dans l’air. Le système pourrait être testé en conditions réelles, dès l’année prochaine au Japon, par des entreprises et des municipalités. © DigInfo, Burton Inc.

    a5.jpg

     

     

     

     

     

     

    Nombreux sont les films de science-fiction dépeignant des villes futuristes où les panneaux publicitaires et la signalétique urbaine sont remplacés par des images 3D flottant dans l’air. Si ce type d’affichage n’est pas encore une réalité, une technologie permet de l’envisager sérieusement. Il y a quelques jours, des scientifiques japonais ont fait une démonstration publique d’un système de projection d’images 3D qui flottent dans l’air. Le procédé, nommé Aerial 3D, repose sur un laser qui génère jusqu’à 1.000 impulsions par seconde. Focalisé par une lentille, il surchauffe les molécules d’oxygène et d’azote dans un volume très petit, jusqu’à transformer brièvement le gaz en un plasma lumineux, de couleur blanche, à mi-chemin entre une étincelle et une Led.

    Ces " pixels " lumineux sont contrôlés par ordinateur afin de dessiner une image en trois dimensions. Les images peuvent même être animées en synchronisant les tirs laser. Une vidéo de démonstration tournée par l’agence de presse Reuters permet de se faire une idée du résultat. Pour le moment, le système ne peut diffuser que cinq sortes d’images assez basiques telles que les contours d’une pomme, d’un papillon ou d’une forme humaine. " La caractéristique la plus importante de notre technologie est que nous pouvons concentrer la lumière sur un point et émettre de la lumière là où nous le voulons " explique Akira Asano, chercheur et directeur de l’entreprise Burton qui est à l’origine de cette innovation.

    Principe de fonctionnement du système d’affichage Aerial 3D. Des rayons laser pulsés à haute fréquence sont focalisés par une lentille sur un point où l’air, surchauffé, devient durant un court instant un plasma lumineux. Les tirs laser produisent successivement différents points qui dessinent une forme puis reviennent au premier, balayant le dessin à réaliser. Il est même possible d’animer ces images flottantes. © Burton

     

    a6.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    Des affichages flottants dès 2015 ?

    Burton travaille depuis plusieurs années déjà sur ce concept qui est lui-même une évolution de travaux menés en 2006 à l’université Keio et le National institute of advanced industrial science and technology. Un premier prototype avait été dévoilé en 2011, capable de fonctionner aussi bien dans l’air que dans l’eau (voir la vidéo YouTube publiée par DigInfoTV).

    Actuellement, la projection se fait à cinq mètres au-dessus de l’appareil, mais les concepteurs pensent pouvoir doubler cette distance. Plusieurs types d’applications sont envisagés, allant de l’affichage publicitaire en passant par la signalétique urbaine ou la diffusion d’informations. Ce dernier scénario pourrait être pertinent en cas de catastrophe naturelle, en permettant d’avertir la population avec des messages visuels en 3D dans le cas où les systèmes de communication seraient hors service. Burton dit vouloir entamer des discussions à partir de l’année prochaine avec des entreprises et des municipalités japonaises pour déployer les premières applications concrètes.

     

  • Cyber-médecine : c’est pour demain !

    À n’en pas douter, les smartphones vont révolutionner notre rapport avec la santé.

    Par Jacques Henry.

    Puisqu’il faut des mois pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologue, en France comme en Espagne et ailleurs, la parade a été trouvée… Plus besoin d’attendre un rendez-vous qui ne viendra pas, il suffit d’adapter à un iPhone un appareil qui peut faire le cliché d’un fond d’œil sans utiliser d’atropine et de l’envoyer par mail à son ophtalmologue qui répondra par mail, s’il a le temps naturellement, et pourra prescrire, également par mail, quelles dispositions à prendre… Aussi simple que cela. Ce produit commercialisé par la société Welch Allyn comprend également un logiciel d’analyse qui peut diagnostiquer une pathologie sérieuse en quelques secondes, que ce soit une rétinopathie ou par exemple une hypertension due à un diabète insoupçonné.

    aret.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    Il y a beaucoup à parier que dans peu de mois, on ira dans n’importe quelle pharmacie louer pour quelques euros l’accessoire en question et procéder soi-même à un examen rétinien en quelques secondes, comme on paie un euro pour prendre sa tension ou deux euros pour évaluer son indice pondéral corporel. Mais ce genre de service se trouvera dans quelques années dans n’importe quel supermarché parce que les pharmacies auront disparu…

     

    aretu.png

     

     

     

     

     

     

     

    Il s’agit du début de l’utilisation des smartphones dans le domaine de la santé et les applications sont multiples. Sous peu, on mettra dans la poche gauche de sa chemise une carte du même type qu’une carte de crédit, qui procédera à un électrocardiogramme détaillé envoyé par wi-fi à un smartphone, lequel analysera le résultat et donnera la marche à suivre : aller d’urgence consulter un cardiologue, préparer son testament ou rester calme et continuer à vivre normalement.

    Durant la décennie qui vient, notre corps sera connecté au même titre que notre maison, notre voiture et toutes sortes d’instruments domestiques et professionnels. Il suffira d’avaler une gélule spéciale (récupérable) qui traversera la totalité de notre tube digestif pour fournir en temps réel notre état de santé. Une puce insérée sous l’épiderme permettra de réaliser des analyses complexes d’une centaine de paramètres également en temps réel et n’importe quel smartphone déclenchera une alarme au cas où il y ait un problème grave. Comme notre génome complet sera disponible pour quelques centaines d’euros sur un site « cloud », une application disponible sur n’importe quel smartphone aura accès à cette donnée personnalisée et après une brève analyse, payante naturellement, le verdict sera lisible sur l’écran préconisant la marche à suivre indépendamment de n’importe quel diagnostic réalisé par un praticien.

    Ce sera la cyber-médecine pour le prix d’une simple communication téléphonique avec quelques extras s’il faut procéder à des analyses complexes. On peut imaginer que le même smartphone se connectera à une borne de distribution des médicaments requis pour soigner une pathologie particulière. Il n’y aura même plus besoin de pharmacien, devenu totalement obsolète en quelques années. Le ciblage du médicament le mieux adapté sera effectué en quelques secondes avec un smartphone en tenant compte de plusieurs centaines de paramètres ainsi que du statut génétique de l’utilisateur. En chirurgie, seules les interventions complexes seront encore réalisées manuellement car toutes les opérations bénignes seront largement robotisées, de l’ablation de l’appendice à la cataracte, d’une hystérectomie à la pose d’une prothèse de hanche.

    À n’en pas douter, les smartphones vont révolutionner notre rapport avec la santé et le devenir du corps médical pour qui il serait urgent d’envisager une adaptation à toutes les nouvelles technologies qui ne vont que se multiplier exponentiellement. La santé représente en effet un fardeau insoutenable pour la société et tous les moyens seront rapidement acceptés et mis en place afin d’en réduire le poids économique et financier et le smartphone en est un outil promis à un immense avenir. En conclusion, et pour ne citer qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, on peut imaginer un analyseur d’haleine permettant de situer instantanément les états de santé aux niveaux digestif, hépatique, buccal et dentaire… que de surprises en perspective ! Restez connecté.

    Billet de libre inspiration après connexion au site ci-après :

    http://www.welchallyn.com/en/microsites/iexaminer.html

    https://www.contrepoints.org/2014/10/24/185700-cyber-medecine-cest-pour-demain