Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Santé - Page 11

  • COVID-19, quand les symptômes persistent:

    que sait-on des formes longues de la maladie?

    Alors que la première vague de l’épidémie de Covid-19 en Europe commençait à décroître, un nombre croissant de patients a fait état de symptômes de la maladie tardifs ou résurgents. Jusqu’à présent, seules quelques études descriptives ponctuelles ont porté sur ce sujet, et aucune n’a encore émis d’hypothèses quant aux dérèglements physiologiques à l’origine de ces manifestations. Très invalidants, ces symptômes pouvaient survenir après une apparente rémission.

    Les réseaux sociaux se sont fait l’écho de ces signalements et plusieurs équipes médicales ont mis en place des consultations afin de prendre en charge les patients concernés. En mai 2020, nous avons ouvert à l’Hôtel Dieu de Paris une consultation appelée " post Covid ", spécifiquement destinée à ces patients atteints par de telles " formes longues " de Covid-19.

    Voici ce que nous avons appris jusqu’à présent.

    Lire la suite

  • La covid-19

    La dimension clinique

    Chaque virus pathogène possède des caractéristiques cliniques propres et des caractéristiques cliniques générales. Le sars-cov-2 ne déroge pas. Il fait partie du groupe des infections respiratoires aiguës (IRA), des grippes en termes générique. Mais il présente des caractéristiques propres, des traitements propres, qui, pour n’avoir pas été reconnus suffisamment rapidement en mars-avril ont généré une morbidité et une mortalité en excès évitable.

    Je ne reviens pas ici, vu de l’étranger, sur la lamentable polémique entre les autorités et le professeur Didier Raoult, dont l’apport scientifique est exceptionnel dans cette crise (qu’il en soit remercié), polémique dont la résultante est objectivement un surcroît de souffrance au niveau des populations. Pour une bonne appréciation de l’aspect clinique, je renvoie vers sa dernière vidéo qui aborde ce thème.

    Notons simplement qu’en Allemagne, ce fut un « grippette » qui n’a pas modifié la courbe générale de la mortalité, alors qu’en France, en Belgique et dans d’autres pays, ce ne fut pas le cas, ceux-ci ont fait face à une maladie particulière possédant une morbidité et une mortalité sérieuse. Pourquoi?

    La dimension épidémiologique

    Elle repose sur plusieurs critères. Retenons trois critères: l’infectiosité, la létalité, la durée de la phase épidémique. Pour ces trois critères, il n’y a pas de différences entre cette IRA particulière par rapport aux autres grippes, ni en mars-avril, ni en octobre-novembre.

    L’infectiosité a fait l’objet de fortes controverses, mais finalement, cela se résume à un taux de reproduction (Rt) de l’épidémie qui se situe entre 1,5 et 4, c’est-à-dire celui des grippes usuelles. L’observation quasi expérimentale de la situation du Diamond Princess, ce paquebot qui transportait de nombreux touristes où s’était introduit le virus, dans une situation où les personnes étaient plus âgées que la population générale et dans un cadre fermé surpeuplé par rapport à nos villes, le R(t) a été estimé à 2,28. Rappelons, pour se fixer les idées, que pour des maladies comme la rougeole, la varicelle, la coqueluche, le R(t) se situerait entre 10 et 20. Pour des maladies comme les oreillons, la rubéole, la diphtérie, le R(t) se situerait entre 4 et 10 et pour les grippes (terme générique), le R(t) se situerait entre 1,2 et 4.

    La létalité.

    Là aussi de nombreuses controverses eurent lieu. Cependant l’OMS, en endossant les observations et les conclusions de ce grand épidémiologiste qu’est John P. Ioannidis, fixe celle-ci à 0,27 % (corrigé à 0,23 %), c’est-à-dire au niveau inférieur des grippes influenza (0,3 à 0,5 %). Là non plus, pas de quoi fouetter un chat.

    La durée des phases épidémiques. Si nous prenons le critère grippal du seuil épidémique, la durée des phases épidémiques, tant de mars-avril que d’octobre-novembre, ne dépasse apparemment pas les 8 semaines. On est dans la définition même des phases épidémiques classiques pour un virus saisonnier qui peut aller jusqu’à 11 semaines. Et ce n’est même pas le cas ici. On comprend, au vu de ces données, la polémique qui a surgi afin de descendre ce seuil épidémique au plus bas afin de prolonger le plus possible, et ainsi justifier, la période des mesures sanitaires. Ce n’est pas de la science cela, mais de la politique.

    La dimension de santé publique

    La mortalité générale est le juge de paix de la santé publique. Cela ne veut pas dire que d’autres critères sont moins importants, comme la surcharge des hôpitaux, la mise en action des soins de premières lignes (très déficitaire en France, comme en Belgique), etc. Certes non.

    On est frappé par les différences entre pays, mais aussi entre régions dans un même pays. Cela a fait l’objet de controverses très intéressantes qu’il serait trop long à exposer ici. Certains éléments font ressortir que les régions les plus touchées en mars-avril le furent moins en octobre-novembre.

    Généralement exact en France, ce n’est pas vrai partout et la Belgique est un exemple contraire: la Wallonie et Bruxelles ont été relativement plus touchées en mars-avril et en octobre-novembre que la Flandre, introduisant sans doute dans l’équation le problème de la pauvreté. Des régions peu touchées en mars-avril le sont restées en octobre-novembre comme pour certaines parties en Allemagne. On est quand même frappé de voir tout un pays comme la Suède, fortement touchée en mars-avril, en sortir quasi indemne en octobre-novembre. Il n’y a donc pas de règles explicatives générales simples, à quelques rares exceptions près.

    Une des exceptions se trouve dans les mesures non pharmaceutiques (versus médicales), ce que les Anglo-saxons nomment les non-pharmaceutical intervention.

    En effet, il y a des différences notables entre pays lorsqu’on considère ce critère. L’étude du professeur Toussaint, comparant des pays du monde entier entre eux, est non seulement très parlante, mais elle n’est pas unique dans ses conclusions. Ces mesures non pharmaceutiques ne montrent aucune supériorité sur leur absence en termes de mortalité générale, bref cela ne semble servir à rien. Peut-être même, est-ce délétère comme l’indiquerait cette étude de la très officielle « Office for national Statistics », où l’on montre un excès de décès assez important causé par le manque de soins lié au confinement. Si cette étude observe un rattrapage de mortalité dans les trois mois qui suivent la crise de mars-avril, celui-ci est loin d’être complet, un excès résiduel reste significatif.

    Nous pouvons enfin répondre à la question de départ.

    Les consignes sanitaires sont-elles à géométrie variable?

    Non, il ne s’agit pas de consignes sanitaires au sens propre, puisqu’au mieux, elles n’auront pas d’impact sur l’épidémie elle-même, ni sur sa gravité.

    On en a eu dernièrement un exemple saisissant: le ministre de la santé belge Vandenbroucke a déclaré que:

        Faire du shopping ne comportait pas vraiment de risque quand tout était bien contrôlé.

    Il conclut:

        Parce qu’à un moment on avait besoin de prendre une décision choc, il fallait un électrochoc et cela impliquait que l’on ferme immédiatement les commerces non essentiels.

    Il confirme ainsi que de telles mesures n’ont aucune base scientifique, ce ne sont pas des consignes sanitaires, mais seulement des consignes politiques.

    Aujourd’hui, il devient de plus en plus difficile à nos gouvernants de justifier leurs mesures profondément liberticides. La cacophonie de celles-ci, là où les mesures non médicales furent les plus dures, est de plus en plus explicite, criante. Le succès du documentaire Hold-Up, vu par des millions de francophones, en est une indication.

    Alors oui, cette cacophonie est visible dans les mesures autoritaires à caractère liberticide qui instrumentalisent l’excuse sanitaire, il ne pouvait pas en être autrement. Les bien-pensants de tout bord, notamment ces « scientifiques » qui préfèrent à la science, une morale à la petite semaine, ont de plus en plus de difficulté à tenir un langage cohérent.

    Comment comprendre qu’en Belgique, les fêtes de fin d’année subiront un confinement sévère, alors que ce n’est pas le cas en France ; comment imposer à ces familles et amis qui se voient régulièrement au cours de l’année, qui se sont mutuellement naturellement contaminés, le non-sens de ne pas pouvoir se conforter aux fêtes traditionnelles, alors que le besoin en ces temps troublés est plus que jamais présent. Cela sert à quoi? Un autre électrochoc !

    La question qui m’était posée vient d’un exemple également flagrant de ces décisions politiques qui n’ont aucune base scientifique et qui sont autant d’injures au bon sens et à la vie sociale et familiale: les manifestants peuvent se réunir place de la République à Paris, mais ne peuvent pas défiler, les vacances de sports d’hiver sans sports d’hiver… portez votre regard plus loin: ooh, la belle grande roue de Lille qui tournera à vide. Hé oui, cela tourne, et encore et encore !

    La conclusion de ce papier est bien difficile, pour cette époque qui augmente considérablement les incertitudes de notre futur, tant les incohérences, les mauvaises décisions, les mensonges et les peurs ont été et sont encore à chaque tournant de nos vies, entraînant le balancier encore un peu plus loin dans sa marche liberticide. Inévitablement, il reprendra une marche inverse à un moment donné: mais où s’arrêtera-t-il, comment et quand?

    Christophe de Brouwer

     

    Docteur (PhD) en Science de la Santé publique. Professeur honoraire à l'École de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles. Spécialiste de l'impact des exploitations minières sur les populations.

    Contrepoints.org

  • IMPORTANT!

    APPEL du professeur Paul Trouillas, Neurologue à LYON.

    "

  • La seconde vague arrive, mais c’est celle des suicides

    Une catastrophe annoncée

    En France environ 9 000 décès par suicide ont été comptabilisés en 2019 par Santé Publique France. Les confinements et tout particulièrement le second risquent d’en faire exploser le nombre. Nous avions déjà signalé ce risque connu mais malheureusement l’actualité confirme nos craintes : la vague de suicide commence à déferler.

    Ce n’est que le début

    Les suicides secondaires à un traumatisme surviennent après la crise ; nous n’en sommes donc qu’au début

    À Reims

    Le père Stephan Lange, installé en France depuis vingt-six ans est devenu le curé de Saint-André, à Reims. Il s’alarme sur FR3 "Je n’avais jamais vécu ça. En deux semaines, j’ai célébré cinq messes de funérailles à la suite de suicides: une maman de trois enfants, une jeune fille de vingt-cinq ans, une maman de quarante ans, mère de six enfants, un papa de cinquante-deux ans et une personne âgée”.

    En Creuse les suicides ont quasiment doublé

    Selon le parquet de Guéret, le nombre de suicides a quasiment doublé depuis le début du confinement. " Habituellement, il y a un ou deux suicides par semaine, indique le substitut du procureur. Là, nous sommes à deux ou trois par semaine. Même si on reste sur de petits chiffres. Depuis le début du confinement, la tendance est à la hausse, avec davantage de situations de personnes isolées, vulnérables, plutôt âgées, qui décèdent par arme à feu ou pendaison. "

    Le Dr Navarre, psychiatre au CH du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, nous rappelle dans un article publié le 25 mars 2020 dans le journal " 20 minutes " ce que chacun sait déjà : " le confinement n’est pas anodin au niveau psychologique (…), certains vont ressentir une impression de vide ", et évoque " l’angoisse du confinement ".

    le Dr Bocher, chef de service au CH de Nantes, affirme à FR3 Pays de la Loire le 30 mars " Coronavirus : le confinement va à l’opposé des principes de soin dans les hôpitaux psychiatriques (…) On ne connaît pas les conséquences du confinement sur des personnes sujettes aux angoisses " " Les psychotropes risquent d’entraîner des difficultés respiratoires ", alerte le Dr Rachel B. " Du pain béni pour le covid-19 " ajoute t-il.

    Ce risque de suicide du confinement n’épargne personne, même les jeunes a priori bien partis dans la vie tel cet étudiant de HEC qui s’est suicidé sur son campus de la région parisienne. Ni les personnes à la retraite telle cette femme de Sainte-Radegonde.

    Une enquête réalisée entre le 23 et le 25 mars par BVA pour le compte de Santé publique France auprès de 2 000 personnes : " a révélé que 27 % des répondants se trouvent dans un état d’anxiété. Un chiffre à comparer aux    13,5 % mesurés hors période épidémique " lors du Baromètre santé 2017.

    Et s’observe dans tous les pays ou le confinement a été imposé : USA, Grande- Bretagne, Australie, Inde.

    Les raisons diverses du mal-être

    Les adolescents privés de leurs premières amours sont complètement déprimés, le téléphone et même Skype et/ou FaceTime, Instagram ou WhatsApp ne pouvant en rien remplacer l’intimité qu’ils commençaient à découvrir. Même leur école et leurs professeurs en chair et en os, qu’ils critiquaient souvent, leur manquent cruellement.

    Les conséquences mentales sur des personnes saines habituellement, parfois psychologiquement fragiles et persuadées d’être confrontées à un danger de mort imminente, sont importantes et seront souvent durables dans le temps… La durée de la quarantaine est significativement liée à l’augmentation des symptômes dans toutes les études. Le nombre des personnes décompensées va s’accroître avec la durée du confinement et le renforcement quotidien de l’hystérie et de la psychose entretenues par le ministère de la Santé, le Président ou son Premier ministre et diffusées servilement par les médias.

    " L’histoire de l’invocation de mesures de quarantaine est ternie par des menaces, une peur généralisée, un manque de compréhension, des discrimination, difficultés économiques et rébellion. (…) La mise en quarantaine peut créer de graves problèmes psychologiques, émotionnels et financiers pour certaines personnes ". Cette étude ne portait pourtant que sur la quarantaine des personnes malades qui, de ce fait comprennent le            bien-fondé de leur isolement et en connaissait la durée limitée…

    Les séquelles de l’assignation à résidence aveugle pour des durées indéterminées des populations italiennes, espagnoles et françaises (moins conditionnées à la dictature que la Chine) seront certainement beaucoup plus lourdes.

    Les suicides liés à la crise économique du confinement

    D’après une enquête Ifop pour la fondation Jean-Jaurès réalisée fin septembre et résumée dans le Figaro, les dirigeants d’entreprise, les artisans-commerçants, les jeunes et les chômeurs sont les populations les plus à risque de suicide. L’enquête relève trois catégories socio-professionnelles très touchées : les dirigeants d’entreprises dont 27 % ont eu l’intention réelle de se suicider en 2020, les artisans-commerçants, dont 25 % l’ont aussi souhaité, et les chômeurs (27 %). Parmi les artisans-commerçants qui ont envisagé une tentative de suicide, 42 % disent être passés à l’acte, avec une hospitalisation. " Cette proportion représente le taux le plus élevé de notre enquête et donne à voir la gravité particulière de ces situations qui devraient alerter les pouvoirs publics ", soulignent les auteurs.

    Dans un rapport publié le 8 mai , des chercheurs américains affirment qu’il y a trois principaux facteurs en jeu dans l’augmentation des décès par désespoir liés au confinement :

    –  Échec économique avec chômage massif

    –  Isolement social obligatoire pendant des mois et isolement résiduel possible pendant des années

    –  Incertitude causée par l’émergence soudaine d’un nouveau microbe.

    Pour déterminer leur projection ils ont utilisé des indices historiques des situations similaires dans le passé et en particulier la Récession de décembre 2007 à juin 2009 comme référence. Au cours de cette période, une flambée du chômage a contribué aux décès par suicide et aux décès par surdose de drogue.

    Ils concluent qu’une reprise rapide de l’économie pourrait entraîner aux USA environ 28 000 décès supplémentaires de désespoir, tandis qu’un rétablissement lent pourrait entraîner plus de 150 000 décès. Les auteurs de l’étude croient que le scénario le plus probable se situe quelque part au milieu avec environ 75 000 décès supplémentaires.

    En France, les confinements successifs nous placent dans la plus mauvaise situation de reprise économique et c’est 25 000 morts de désespoir qu’il faut craindre.

    Le confinement aveugle ne diminue pas la mortalité du Covid-19 mais cause beaucoup de victimes collatérales par défaut de soins et de futurs morts de désespoir.

    Quand est-ce que le gouvernement mettra fin à cette mesure stupide qui réalise un véritable suicide économique mais aussi humain dans des catégories les plus actives?

    Gérard Delépine

    Source: