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Science/Tech - Page 8

  • Ce serait une bactérie qui aide le virus?

    Covid-19: la piste du microbiote, vers un nouveau paradigme ?

    Une découverte majeure: le virus se sert d’une bactérie pour tuer

    Plusieurs équipes dans plusieurs pays (notamment en Chine, en France – à Lille – aux USA), ont fait une découverte majeure qui offre un grand espoir de traitement du Covid19.

    Le virus, en effet, ne tuerait pas directement, mais par l’intermédiaire d’une bactérie intestinale qu’il infecterait, la Prevotella… et c’est cette bactérie infectée qui, devenant virulente, déclencherait l’hyper-réaction immunitaire qui délabre les poumons et tue le malade !

    Ceci expliquerait:

    – pourquoi le traitement du Dr. Raoult, utilisant un antibiotique (l’Azithromycine), et plus encore celui du Dr Sabine Paliard-Franco, qui préconise une double antibiothérapie, fonctionnent,

    – pourquoi les enfants sont épargnés et les personnes âgées plus touchées: Provetella est quasiment absente de la flore intestinale enfantine, mais de plus en plus présente avec l’âge,

    – pourquoi les obèses sont beaucoup plus touchés: leur flore intestinale déséquilibrée contient beaucoup de Prevotella !

    – pourquoi les complications pulmonaires se déclenchent alors qu’on ne retrouve pratiquement plus de covid dans l’appareil respiratoire, la bactérie infectée (qu’on retrouve dans les selles, contenant de l’ARN du covid et parfois même des virus vivants) prenant le relais de son attaque initiale (bénigne), de manière beaucoup plus dramatique, en déclenchant l’hyper-réaction immunitaire inflammatoire qui noie les poumons…

    – pourquoi le virus peut réapparaître chez un patient guéri (avec alternance de positivité et de négativité des tests), car la bactérie, toujours présente dans la flore intestinale, en reste l’hôte et peut le relarguer à tous moments…

    Bref, cela expliquerait tout ; et cette cohérence augure de la validité de l’hypothèse.

    On tient donc une confirmation de l’intérêt de l’azithromycine, comme thérapeutique curative, à prescrire dès le début de l’infection… et même une piste prometteuse pour traiter préventivement les infections graves (des coronavirus… et sans doute aussi de la grippe !), ce traitement passant par le rétablissement d’une flore intestinale saine qui neutralise Prevotella (par la prescription de " probiotiques ", c’est-à-dire d’une bonne flore intestinale)…

    Il est clair que cette piste thérapeutique ultra-prometteuse bon marché rendrait alors caduque l’utilisation d’un vaccin, de découverte aléatoire et onéreuse… ce qui ruinerait donc encore les espoirs lucratifs de Gilead et autres labos pharmaceutiques sur les starting-blocks pour trouver un vaccin à diffuser aux 7 milliards d’habitants de la planète: la plus belle affaire du siècle.

    Il est probable aussi que les médias aux ordres, qui avaient lynché Raoult, parce qu’il laissait entrevoir cette piste thérapeutique bon marché, qui concurrençait leurs antiviraux dont ils attendaient de gros retours financiers, nous taisent cette découverte majeure, et qu’en revanche, ils nous serinent maintenant, à temps et à contretemps, que leur vaccin (qui est loin d’être au point et qu’il faudra refaire chaque année, comme celui de la grippe) est la " seule solution "!

    Source: Alternative Santé.

    Il est clair que cette pandémie suscite des convoitises chez les monstres financiers de la santé, tant le marché du Covid-19 est gigantesque. Plus de 3 milliards d’êtres humains sont confinés, les économies du monde entier sont ravagées.  Celui qui trouvera le remède miracle en obtenant l’approbation de l’OMS et du pouvoir politique fera exploser ses profits comme jamais.

    Voilà pourquoi une boîte de chloroquine à 5 euros ne mettra jamais fin à ce désastre planétaire. Une molécule à 300 euros, c’est bien plus juteux !

    Jacques Guillemain

    https://ripostelaique.com/big-pharma-vent-debout-contre-le-traitement-a-5-euros-du-pr-raoult.html

     

  • Message rassurant du Dr Besnainou : la pandémie est presque finie !

     

    Les traitements qui marchent sont :

     

        Hydroxychloroquine + Azithromicyne : Didier Raoult (France), Steven Smith (USA)

        Hydroxychloroquine + Azithromicyne + Sulfate de zinc : Zev Zelenko (USA).

        Azithromycine + Singulair + Zinc : Médecins de l’Est, Philippe de Joux.

        Chloroquine + Doxycycline : médecin de Long Island (USA).

        Macrolide + C3G : Sabine Palliard-Franco (France).

        Azithromycine + Effizinc + Singulair + Héparine : trois médecins généralistes (France)

        (L’oxyde nitrique inhiberait le cycle de réplication du coronavirus :

        (L’anti-grippal japonais Avigan aurait de bonnes performances :

     

  • Coronavirus: Sabine Palliard-Franco a-t-elle trouvé la solution?

    Un docteur français pourrait avoir réussi à trouver un traitement efficace contre le Covid-19 (Sars-Cov-2) qui marche mieux que celui du docteur Raoult (chloroquine + azithromycine).

    Je ne suis pas docteur, je me contente donc de présenter ici quelques textes. Charge à d’autres personnes compétentes d’analyser ces données brutes.

    Les traitements prometteurs que j’ai relevés pour l’instant sans faire de recherche approfondie, mais en m’intéressant un peu au sujet toutefois sont:

     

    > Hydroxychloroquine + Azithromicyne: Didier Raoult (France), Steven Smith (USA)

    > Hydroxychloroquine + Azithromicyne + Sulfate de zinc: Zev Zelenko (USA),

    > Chloroquine + Doxycycline: médecin de Long Island (USA).

    > L’oxyde nitrique inhibe le cycle de réplication du coronavirus: lien.

    > L’anti-grippal japonais Avigan a de bonnes performances: lien.

    > Macrolide + C3G: Sabine Palliard-Franco (France).

    > Azithromycine + Effizinc + Singulair + Héparine: trois médecins généralistes (France)

     

    Le compte-rendu d’expérience du docteur Sabine Palliard-Franco (extraits)

     […] Pour un jeune de 23 ans ayant les mêmes symptômes grippaux, mais ne présentant pas de risque autre qu’un terrain allergique, avec fièvre, toux et aggravation inquiétante de l’essoufflement et oppression thoracique à J7 , n’ayant que la clinique pour prendre une décision, je l’ai traité par ZECLAR/Innovair/anti-histaminique comme pour une surinfection de bronchiolite chez les nourrissons ou une pneumopathie atypique printanière. Traitement qui a donné un très bon résultat en à peine 24 h sur tous les symptômes…

    Confortée par la rapidité et l’efficacité de cette classe médicamenteuse, j’ai donc ajouté à tous mes cas critiques cette prescription de macrolide (ZECLAR, RULID ou Zithromax dont on connaît l’action bactéricide sur les germes atypiques et l’action virucide), ce qui a dans les 24 h amélioré les symptômes subsistants chez tous les patients, même sévères, âgés ou polypathologiques.

     […] Pour ceux à la limite de l’hospitalisation, je constate que sous ce double traitement, (Rocéphine IM ou SC et macrolide per os, bronchodilatateurs) ils n’ont plus de symptômes inquiétants ou sont déjà guéris.

    Pour les cas les moins sévères, le macrolide suffit et agit dès les premières 24 h tant sur la toux, la fièvre, les myalgies, les signes ORL et l’état général. C’est étonnant.

     

    Quel que soit le stade d’avancement de la maladie lors du début du traitement (J5, J7, J9 ou J12) je constate une réponse significative en moins de 48 h et généralement dans les 24 h, sur la surinfection et les symptômes inquiétants, manifestement dissociée de l’évolution naturelle du virus.

    N’ayant pas accès aux tests, je ne peux pas savoir si la charge virale diminue avec ce traitement, mais il est certain qu’avec ce traitement on lutte efficacement contre la surinfection et l’inflammation, ce qui est l’objectif et m’a permis d’éviter au moins 7 hospitalisations dont 5 au-dessus de 75 ans.

    Texte complet pdf : traitement coronavirus palliard-franco

     

    Lettre du fils du docteur Paliard-Franco: "Je suis TRÈS fier de ma mère qui a guéri 100 % de ses patients atteints du Coronavirus ".

    Extraits: Depuis plus d’un mois, ma mère est confrontée à plusieurs patients présentant les symptômes du Covid-19. Dans sa commune du Nord-Isère, de nombreuses personnes travaillent à Lyon, ville fortement touchée par l’épidémie.

    En l’absence de piste de traitement pour ses patients – car c’était avant les premières apparitions publiques du Pr Raoult –, elle décide alors de leur prescrire une combinaison "Macrolide + C3G": deux familles d’antibiotiques bien connus, très peu chers et faciles à produire, utilisés depuis 20 ans contre les pneumonies atypiques. Après tout, elle trouve que cela ressemble bien à une pneumonie…

    En 24 à 48 h, tous les symptômes disparaissent brutalement. Prodigieusement. Cela chez tous ses patients, des formes bénignes aux plus graves

    Quinze personnes présentaient des formes sévères de la maladie, avec des problèmes respiratoires et des terrains à risque (personnes très âgées, fumeurs, diabète, cancer, etc.). Elle imaginait devoir les envoyer aux urgences rapidement, et pensait même ne plus revoir certains d’entre eux.

    Mais aucun n’a eu besoin d’aller à l’hôpital. Tous ont intégralement guéri en 24 à 72 heures!

    Je peux moi-même témoigner de l’efficacité de ce traitement. Après avoir tenu un bureau de vote la journée du 15 mars pour les municipales, j’ai eu plusieurs symptômes du Covid. Au bout de plusieurs jours, j’étais de plus en plus malade et fatigué. Quand ma mère m’a prescrit ce traitement un matin, j’étais remis sur pied le soir même ! Le lendemain, je n’avais plus aucun symptôme et j’étais en pleine forme.

    […]

    Depuis, plusieurs praticiens, partout en France, mais aussi de nombreux services hospitaliers et Ehpad en Isère, Savoie, Haute-Savoie, dans le Grand Est et en région parisienne appliquent son protocole de soins. De nombreuses vies ont pu être sauvées! Il y a quelques jours encore, ma mère a reçu les remerciements d’un médecin qui a ainsi pu guérir un patient de 97 ans en insuffisance respiratoire.

    Nous avons beaucoup entendu parler du professeur Raoult et de l’hydroxychloroquine. Le débat s’est vite porté sur cette molécule: traitement-miracle pour les uns, inefficace voire même dangereux pour les autres à cause de ses effets secondaires.

    Mais ce tumulte nous fait oublier quelque chose: le professeur Raoult ne donne pas seulement l’hydroxychloroquine. Il la combine avec un antibiotique: l’azithromycine (ou Zithromax). Et qu’est-ce que l’azithromycine? Un macrolide! Référez-vous au début du texte: c’est ce que ma mère prescrit à ses patients ! Inutile de vous dire que cela l’a confortée dans sa conviction que son protocole fonctionnait.

    Seulement, ma mère n’a jamais prescrit de chloroquine associée au macrolide. Il n’y a donc pas ces risques d’effets secondaires cardiovasculaires. […]

    Et si le traitement miracle, ce n’était pas la chloroquine dont on n’arrête pas de parler?

    Et si c’était le macrolide, donné à la fois par le Pr Raoult, par ma mère et divers autres praticiens avec les mêmes excellents résultats?

    Julien Martel

    https://ripostelaique.com/coronavirus-sabine-palliard-franco-a-t-elle-trouve-la-solution.html

     

    J'ai entendu que l'on faisait un essai thérapeutique avec des cellules mésenchymateuse (ce sont des cellules sanguines prélevées dans la moelle osseuse ou sang du cordon). Or, il devait se faire, il y a deux ans, un essai thérapeutique pour deux maladies auto-immunes voisines (myopathie inflammatoire et sclérose en plaques) qui semblent identiques dans le processus inflammatoire, essai fait sur des malades en réanimation...

    Or, j'affirme que ces essais ont été abandonnés il y a deux ans PARCE QUE TROP CHERS! donc les personnes en réanimation sont des cobayes gratuits! je certifie sur mon honneur que ce que je dis est exact; en effet, ma fille souffre de la myopathie inflammatoire depuis 1991 et je suis atteinte de sclérose en plaques depuis 2005; je connais bien cet essai qui a été abandonné car il coutait terriblement cher; malgré le fait qu'il soit financé par AFM téléthon (dont ma fille est adhérente à cause de cette maladie) et par une assoc de la sclérose en plaques);

    Le service hospitalier qui s'en occupait est un service de Purpan Toulouse (avant que l’hôpital change de nom) où je suis soignée depuis 2005 et dont mon spécialiste a rencontré ma fille (soignée sans un autre service) et c'est même moi, qui lui avait signalé cette recherche de service hospitalier en France par les financeurs! du coup, mon spé a été choisi car en fait, nous étions deux dans la même famille!

    J'ai été vraiment stupéfaite de voir ce reportage et je me dis que cet essai qui, il me semble, coûtait 700 000 euros par patient,  est abusif: on a pas demandé l'avis des patient, j'en suis presque sure!

     

    https://ripostelaique.com/coronavirus-sabine-palliard-franco-a-t-elle-trouve-la-solution.html

     

     

     

  • Nouvelles de la macaronie

    Jean Messiha balance tous les mensonges (fake news) de BFM TV sur le Coronavirus. Il ne manque pas d’ouvrage et c’est loin d’être terminé.

    Les médias ont passé 3 ans à essayer de couler @MLP_officiel sur la base du débat de 2017.
    Les mêmes médias viennent de passer 3 mois à couvrir l’incompétence et les mensonges criminels du gvt qu’ils ont mis en place en 2017.
    Ici une compil des #FakeNews de @BFMTV.
    Scandaleux

    pic.twitter.com/CPl4gsMNgY

    — Jean MESSIHA (@JeanMessiha) April 5, 2020

     

    Il paraît que c’est par souci de solidarité: Deuxième commande confisquée en une semaine. Alors que le jeudi 2 avril, une première commande de masques de protection, faite à l’initiative de la région Bourgogne-Franche-Comté, avait été " retenue par l’État " au profit du Grand Est, ce dimanche, c’est une nouvelle cargaison de deux millions de masques, arrivée dans la matinée à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, qui a été " intégralement réquisitionnée par l’État, sans concertation, ni même information préalable ", indique le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté dans un communiqué. "

    " En raison du confinement et de la situation sanitaire, des étrangers en attente d’expulsion sont relâchés, malgré des profils parfois inquiétants. " https://www.lepoint.fr/societe/quand-la-crise-sanitaire-ouvre-les-portes-des-centres-de-retention-05-04-2020-2370146_23.php#xtor=CS2-238

    À vos larmes: la bouleversante histoire d’amour du confinement, entre une veuve, Cathy, (depuis 1 mois et demi) de 64 ans et Adam, un beau réfugié tchadien de 21 ans. Plus que jamais, l’immigration est une chance pour la France. Qu’on se le dise. https://twitter.com/franceinter/status/1246696666868129793?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1246696666868129793&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.fdesouche.com%2F1359275-la-veuve-et-le-refugie-la-fable-du-confinement-de-france-inter

     

     

     

  • La chloroquine

    Didier Raoult désigne les coupables. Une pièce capitale au dossier d’instruction: https://www.valeursactuelles.com/societe/des-normes-de-verification-de-plus-en-plus-lourdes-didier-raoult-denonce-la-dictature-de-la-methode-117860

    Espérons que cela va porter ses fruits:

    https://www.lepoint.fr/societe/une-petition-en-faveur-de-la-chloroquine-depasse-les-200-000-signataires-05-04-2020-2370182_23.php

    Chloroquine: l’appel de trois grands noms de la santé en faveur des préconisations du Pr Raoult "

    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/chloroquine-l-appel-de-trois-grands-noms-de-la-sante-en-faveur-des-preconisations-du-pr-raoult-20200405?fbclid=IwAR00UGTGtr5UDkanW1ubsMcEkAe4dtxamamc8jUR-QXaDUzZcHPeqzHgQJQ

    Encore des preuves que ça marche, la méthode Raoult! Espérons que de plus en plus de médecins vont ainsi se rebeller contre les protocoles de mort officiels; et ce praticien de conclure:Moi, j’ai eu des journées jusqu’à neuf morts. Des gens qui disparaissent seuls, sans famille. Deux confrères qui y étaient opposés ont changé d’avis après s’être soignés avec cette méthode. " Il dit aussi comprendre l’opposition des réanimateurs: " À leur stade, c’est trop tard. C’est un traitement à appliquer au début de la maladie. Il s’étonne enfin de la manière dont est mené l’essai clinique européen Discovery: " La chloroquine est testée avec un autre antibiotique que l’azithromycine. C’est stupéfiant! Par ailleurs, je suis surpris de voir qu’on teste encore le Kaletra, qui a fait l’objet d’une étude chinoise négative et à qui on prête des effets secondaires majeurs, notamment rénaux. " Et le praticien de prévenir: " À la fin, il y aura des règlements de compte politiques et médicaux. 

    https://www.republicain-lorrain.fr/sante/2020/04/06/coronavirus-le-bilan-tres-positif-d-un-praticien-lorrain-qui-prescrit-la-chloroquine?fbclid=IwAR2r6vP6hdQ5HdUi_E6zDqy6YhPPSEzBeodnOl19evFeVcmMw6F2SVLp93s

     

    L'idiot utile

    Suite à la pétition de Douste-Blazy, Véran est furax: "Olivier Véran fulmine: Désolé mais ce n’est pas monsieur Douste-Blazy, qui a lui même été ministre et qui sait très bien comment les choses se passent, qui va dicter cette décision. je ne peux pas la prendre seul sans l’aval des sociétés savantes, sans l’aval de centaines d’experts! ". Et ces derniers recommandent la plus grande prudence: "Je ne vais pas faire de pari sur la santé des Français, je suis allé aussi loin que je le pouvais à ce stade pour autoriser la prescription de la chloroquine, j’ai mouillé ma propre chemise" , assène-t-il. 

     https://www.voici.fr/news-people/actu-people/chloroquine-olivier-veran-recadre-philippe-douste-blazy-et-fait-le-point-sur-ses-echanges-avec-didier-raoult-677863?amp&__twitter_impression=true

     

  • Nouvelle preuve

    Site du Vidal

    RIVOTRIL (clonazépam) et paracétamol injectables : utilisation dérogatoire dans le cadre de la COVID-19

    Par DAVID PAITRAUD - Date de publication : 30 Mars 2020

    Dans le cadre de la prise en charge des patients COVID-19, un décret publié au Journal officiel du 29 mars 2020 modifie temporairement, jusqu'au 15 avril 2020, le périmètre d'utilisation, de prescription et de dispensation des spécialités suivantes :

    • RIVOTRIL 1 mg/mL solution à diluer injectable en ampoule (clonazépam) : autorisation de prescrire et de délivrer ce médicament hors AMM, pour prendre en charge la dyspnée ou la détresse respiratoire chez les patients COVID-19 ou suspects, dont l'état clinique le justifie ;
    • spécialités à base de paracétamol injectable : prescription élargie à tout médecin et dispensation autorisée en rétrocession aux patients ambulatoires COVID-19 ou suspects, dont l'état clinique le justifie.

    L'utilisation dérogatoire en ville du clonazépam et du paracétamol injectables est autorisée dans le cadre de la COVID-19 (illustration).

    Le décret du 28 mars 2020 publié au Journal officiel du 29 mars définit des conditions dérogatoires d'utilisation, de prescription et de dispensation des spécialités suivantes dans le cadre du traitement de l'infection par le SARS-CoV-2 : 

    Ces mesures dérogatoires sont applicables jusqu'au 15 avril 2020.
    Encadré 1 - Indication thérapeutique de RIVOTRIL injectable selon son AMM

    Traitement d'urgence de l'état de mal épileptique de l'adulte et de l'enfant (cfVIDAL Reco "Épilepsie de l'enfant").

     

    Encadré 2 - Spécialités de paracétamol injectable commercialisées en France et indication thérapeutique de PERFALGAN selon son AMM

    • PERFALGAN 10 mg/mL solution pour perfusion
    • PARACETAMOL ARROW 1 mg/mL solution pour perfusion
    • PARACETAMOL KABI 10 mg/mL solution pour perfusion 
    • PARACETAMOL PANPHARMA 10 mg/mL solution pour perfusion 
    • PARACETAMOL RENAUDIN 10 mg/mL solution pour perfusion 
    • PARACETAMOL BBRAUN 10 mg/mL solution pour perfusion
    • PARACETAMOL MACOPHARMA 10 mg/mL solution pour perfusion  

    Selon l'AMM, ces spécialités de paracétamol injectable sont réservées à l'usage hospitalier.

    PERFALGAN est indiqué dans le traitement de courte durée des douleurs d'intensité modérée, en particulier en période post-opératoire et dans le traitement de courte durée de la fièvre, lorsque la voie intraveineuse est cliniquement justifiée par l'urgence de traiter la douleur ou l'hyperthermie et/ou lorsque d'autres voies d'administration ne sont pas possibles.


    RIVOTRIL injectable (clonazépam) : utilisation hors AMM dans la dyspnée et la détresse respiratoire
    En ville, le décret prévoit une dérogation d'utilisation hors AMM (autorisation de mise sur le marché) pour la spécialité RIVOTRIL 1 mg/mL solution à diluer injectable en ampoule (clonazépam). Jusqu'au 15 avril 2020, les médecins peuvent prescrire ce médicament chez des patients atteints ou susceptibles d'être atteints par le SARS-CoV-2, pour la prise en charge de la dyspnée et la prise en charge palliative de la détresse respiratoire (cf. Encadré 1).

    Dans cette utilisation hors AMM, les médecins doivent se référer aux protocoles établis par la société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ; ils doivent indiquer sur l'ordonnance la mention "Prescription hors AMM dans le cadre du COVID-19"

    Conformément à cette dérogation, les pharmaciens d'officine sont autorisés à honorer une prescription de RIVOTRIL injectable hors AMM chez des patients COVID-19. Dans ces conditions, la prise en charge par l'Assurance maladie est assurée à 100 %.

     

    • Le clonazépam injectable dans la prise en charge palliative de la détresse respiratoire : l'essentiel des propositions de la SFAP

    La SFAP a élaboré des propositions thérapeutiques pour la prise en charge de la détresse respiratoire chez des patients présentant une forme grave de COVID-19.

    Dans ce document, la détresse respiratoire est définie par les symptômes suivants : asphyxie, polypnée, tachycardie, agitation, utilisation des muscles respiratoires accessoires (élévation de la clavicule durant l'inspiration), respiration paradoxale (dépression abdominale durant l'inspiration), battement des ailes du nez, râles de fin d'expiration, faciès de peur.
    Les auteurs de ces propositions distinguent plusieurs situations : 

    • Accès aux seringues électriques : utilisation de morphine et de midazolam (cf. Encadré 2), par voie IV (intraveineuse) ou SC (sous-cutanée) ; la voie IV est à privilégier.
    • Accès à des dispositifs de perfusion mais sans seringue électrique : utilisation de morphine et de midazolam, par voie IV ou SC. 

    Dans le cas où le midazolam n'est pas accessible (cf. Encadré 3), il peut être remplacé par une autre benzodiazépine : 

    • Clonazépam (RIVOTRIL) [cf. Encadré 4]
    • Clorazépate (TRANXENE)
    • Voire diazépam (VALIUM) en tenant compte du risque de précipitation. 

    Encadré 3 - Le midazolam injectable, bientôt en ville

    Le midazolam injectable est le médicament de première intention pour réaliser une sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès (SPCMD). 
    Actuellement, il est disponible uniquement à l'hôpital.
    La mise à disposition en ville dans les pharmacies d'officine, pour des médecins qui prennent en charge des patients en fin de vie à leur domicile, est programmée pour le mois de juin (notre article du 11 février 2020). Cette décision a été annoncée par le ministère des solidarités et de la santé début 2020, suite aux recommandations de la HAS sur les modalités d'utilisation des médicaments de sédation


    Seul le clonazépam est cité dans le décret du 28 mars 2020 et peut faire l'objet d'une utilisation hors AMM remboursable pour le traitement des patients COVID-19. 

    Encadré 4 - Détresse respiratoire en situation de COVID-19 - Schéma posologique avec le clonazepam (propositions de la SFAP)

    • Perfusion : clonazépam bolus d'induction à 1 mg (IV ou SC), puis en relais à la dose de 3 mg/24h soit en IV SE (seringue électrique) ou SC SE, soit dans un soluté sur 24h ;
    • Sans perfusion : dose de charge contenant morphine 10 mg + clonazépam (1 mg) en SC directe, à renouveler aux bout d'une heure si besoin, puis administration de morphine 10 mg + clonazépam 1 mg en SC directe systématiquement matin et soir (possibilité de laisser un cathlon en place durant 5 jours).
    • Clonazépam et dyspnée

    Pour le traitement d'une dyspnée associée au COVID-19, la prise en charge selon les propositions de la SFAP repose préférentiellement sur l'utilisation : 
    - d'un morphinique 
    - associé systématiquement à une benzodiazépine, dont le clonazépam (à défaut du midazolam) : 0,5 mg IV ou SC toutes les 8 à 12 h. Si possible, relais par 2 mg dans un soluté de 500 cc - 250 cc si possible sur 24h.
    Si le traitement est inefficace sur la sensation de dyspnée, il est proposé de doubler les posologies de la morphine et de la benzodiazépine.

    Paracétamol injectable : prescription par tout médecin et dispensation en rétrocession à partir d'une ordonnance 
    Le décret du 28 mars 2020 prévoit la possibilité, pour les PUI (pharmacies à usage intérieur) pratiquant la rétrocession, de dispenser les spécialités de paracétamol injectable :

    • aux patients ambulatoires atteints de COVID-19 ou susceptibles d'être atteints et dont l'état clinique le justifie,
    • disposant d'une ordonnance médicale émanant de tout médecin et portant la mention "Prescription dans le cadre du COVID-19"

    Dans ce cadre, le paracétamol injectable est utilisé pour traiter la fièvre et la douleur, selon les indications de son AMM, à savoir lorsque d'autres voies d'administration ne sont pas possibles.
    Les règles de dispensation habituelles sont applicables : apposition sur l'ordonnance du timbre de la pharmacie, la date de délivrance et le nombre d'unités délivrées.
    La prise en charge de la spécialité de paracétamol injectable rétrocédée est assurée à 100 % par l'Assurance maladie.
    Lorsqu'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) dispose d'une pharmacie à usage intérieur, celle-ci peut se procurer la spécialité auprès de l'établissement pharmaceutique qui en assure l'exploitation ou auprès d'une PUI d'un établissement de santé.

    La posologie du paracétamol par voie injectable est calculée en fonction du poids du patient (cf. Tableau I).
    Lors de la prescription, il est recommandé d'indiquer la dose de paracétamol en mg et le volume correspondant, afin d'éviter des erreurs de dose.

     Tableau I - Tableau posologique - Paracétamol injectable (extrait du RCP de PERFALGAN)

    Poids du patient

    Dose par administration

    Volume par administration

    Volume maximal par administration sur la base des limites supérieures du poids du groupe (mL)**

    Dose journalière
    maximale***

    < ou = 10 kg *

    7,5 mg/kg

    0,75 mL/kg

    7,5 mL

    30 mg/kg

    > 10 kg
    à < ou = 33 kg

    15 mg/kg

    1,5 mL/kg

    49,5 mL

    60 mg/kg sans dépasser 2 g

    > 33 kg
    à < ou = 50 kg

    15 mg/kg

    1,5 mL/kg

    75 mL

    60 mg/kg sans dépasser 3 g

    > 50 kg avec des facteurs de risque d'hépatotoxicité

    1 g

    100 mL

    100 mL

    3 g

    > 50 kg sans facteurs de risque d'hépatotoxicité

    1 g

    100 mL

    100 mL

    4 g

    * Nouveau-nés prématurés : il n'y a pas de données d'efficacité et de tolérance disponibles chez les nouveau-nés prématurés.
    ** Les patients ayant un poids inférieur doivent recevoir des volumes plus réduits.
    L'intervalle entre deux administrations est de 4 heures au minimum. Ne pas administrer plus de 4 doses par 24 heures.
    L'intervalle entre deux administrations chez l'insuffisant rénal sévère est de 6 heures au minimum.
    *** La dose maximale journalière telle que présentée dans le tableau ci-dessus est destinée aux patients ne recevant pas d'autres produits contenant du paracétamol et devra être ajustée en conséquence, en tenant compte de ces produits.
    Pour aller plus loin 
    Décret n° 2020-360 du 28 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire (Journal officiel du 29 mars 2020 - texte 11)

    Documents édités par la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs - COVID-19 :

    Fiche conseil Urgence sanitaires Patient COVID+ : Prise en charge de la dyspnée - Protocole médicamenteux (SFAP - 20 mars 2020)