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Opinions - Page 16

  • Qui l'avait annoncé? Moi!

     

     

    Très gros ennuis après le 5 avril pour ceux qui ont cru Macron

    Paradoxe incroyable, la popularité de Macron vient d’exploser. Elle a gagné 13 points en pleine crise du Coronavirus. Elle se retrouve ainsi pour la première fois au-dessus de 50%, alors qu’il y a peu elle avait sondé en dessous de 20%. Alors, quelle peut bien être la cause d’une telle embellie?

    L’illusion Macron, les Français se croient en vacances, payés à rester chez eux ou dans leurs résidences secondaires. On imagine difficilement une manipulation des sondages à un tel niveau. On va donc considérer que, peu ou prou, ce sondage reflète une certaine réalité. Macron a annoncé que tout le monde devait s’arrêter de travailler, que tout le monde serait payé et que personne ne perdrait d’argent. Et les gens l’ont cru…

    Résultat, les homo festivus ont arrêté de bosser, ils se sont répandus sur les pelouses des parcs et jardins, jogging et balades en famille le long des voies d’eau. Aux tandems près, on assisté à une explosion de joie populaire comparable à celle de l’annonce des congés payés en 36. La capitale s’est en partie vidée, les bobos se sont rués sur les trains, direction leurs résidences secondaires à la côte.

    Ainsi 20% de la population parisienne a quitté la capitale. Les gens ne sont pas partis pour échapper au risque épidémique, ils sont tout simplement partis en vacances. La preuve: une fois à la côte, ils ont continué à enfreindre les consignes de confinement dans la plus parfaite irresponsabilité. Même chose chez les artisans et les indépendants en dehors des villes. Mon mécano, qui est un rustique que j’aime bien, m’a dit qu’il tirait le rideau et qu’il partait à la pêche.

    À la Saint-Luc, il m’aurait dit qu’il partait à la palombe… Dans les campagnes tout est à l’arrêt ou presque. Tout le monde a profité de l’effet d’aubaine, les gens sont dans leurs jardins, certains que Macron paierait et qu’aucun ne souffrirait. Demain on rase gratis, les Français l’ont cru, les doigts de pieds en éventail, ils ont remercié Macron de cette formidable embellie en portant sa popularité au plus haut. Cruelles désillusions en perspective.

    Très grosses déceptions en perspective. D’abord, les patrons de PME, les indépendants, artisans, professions libérales, auto-entrepreneurs et autres vont avoir beaucoup de mal à se faire payer. Les conditions d’éligibilité s’annoncent drastiques. Déjà il apparaît que seuls ceux qui ont été arrêtés par décision du pouvoir, tels les restaurateurs, seront éligibles aux aides. Il n’y aura rien pour les autres. On va leur expliquer qu’ils ont mal compris, qu’on ne leur a pas dit de s’arrêter mais de continuer en télétravail… Certains autres sont à l’arrêt de manière indirecte parce que leurs donneurs d’ordres ont arrêté net leurs missions. C’est le cas de certains cabinets de consultants ou de formation dont les entreprises ont repoussé les prestations sine die. Pour tous ceux qui n’auront droit à rien, les choses vont être extrêmement pénibles.

    Quant aux bénéficiaires, ils vont devoir justifier leurs pertes d’exploitation, ce qui va prendre du temps. Dans l’état d’incurie de l’administration, avec l’embouteillage des dossiers, les délais d’étude des dossiers vont être à perte de vue. Les bénéficiaires ne sont pas près de voir arriver l’argent. Comment vont-ils couvrir l’impasse de plusieurs semaines de perte de chiffre d’affaires?

    Même chose pour les salariés du privé. D’abord, ils ne toucheront que 80% de leur salaire net, hors primes et hors heures supplémentaires. Ça va faire très mal pour les salaires les plus bas qui bouclent tout juste leurs fin de mois et sont à découvert le 15. Ensuite, la loi d’exception qui vient d’être votée prévoit une imputation sur les congés payés et une remise en cause des 35 heures. Ça va pas être la fête chez certains homo festivus, privés de vacances cet été. Le pouvoir et le patronat profitent de la crise pour sarcler certains droits sociaux, très grosses contrariétés en perspective quand les gens vont atterrir.

    https://www.marianne.net

    Ceux qui ont cru Macron vont être déçus. Personne n’a vu l’ombre des 17 milliards que Macron avait promis aux Gilets jaunes. Je crains fort que l’illusionniste ait encore fait des promesses en l’air et que nombre de gens qui se sont crus en vacances ne voient rien venir, ou beaucoup trop tard, après que les banquiers leur auront tiré le tapis sous les pieds.

    Le 5 avril date fatidique. Dans ces conditions, rares sont ceux qui disposent de la trésorerie pour couvrir l’impasse. L’hécatombe va être extrêmement violente dans les PME, chez les artisans et indépendants. Pareil pour les salariés qui ne seront payés par leurs employeurs que jusqu’au 15 mars et qui devront attendre l’État pour prendre le relai.

    Pour nombre de ménages, c’est à partir du 5 avril, quand les rentrées n’arriveront pas sur les comptes et qu’il va falloir faire face aux échéances, que les choses vont se compliquer dramatiquement avec les loyers et les emprunts qui vont continuer à tomber. On peut compter sur les banquiers pour prélever leurs échéances d’un côté et repousser les chèques et bloquer les cartes bleues de l’autre.

    Toute une partie de la population totalement prise au dépourvue et totalement démunie à partir du 5 avril. L’atterrissage va être extrêmement brutal et la désillusion aussi. Nombre de gens vont se retrouver complètement dépourvus et pour certains, très nombreux sans doute, dans l’impossibilité d’aller au ravitaillement, privés d’argent et de moyens de paiement.

    Pénuries et rationnements. Cela va se combiner avec d’inévitables pénuries et avec un rationnement. En effet, de proche en proche, toute la chaîne de production agroalimentaire est en train de s’agenouiller et de perdre une grosse partie de ses capacités.  Les chaînes logistiques aussi. Il va donc très probablement falloir contingenter, et même rationner.

    Dans ces conditions, il y a tout lieu de penser que le mois d’avril sera celui de tous les dangers. Désillusion, frustrations de tous ordres, colère populaire, nous allons assister à des scènes tout à fait spectaculaires.

    Le pouvoir va se retrouver dans une situation d’impuissance totale, confronté à des populations trahies, exaspérées et qui ne respecteront plus aucune règle. Par ailleurs, le message de laxisme déjà largement envoyé aux populations des banlieues qui échappent à tout contrôle va également les autoriser à dépasser toutes les limites.

    À la crise sanitaire va s’ajouter un très violente crise sécuritaire multi-facteurs, que le pouvoir va avoir beaucoup de mal à contenir. Quid des forces de l’ordre envoyées sans protections sanitaires pour contenir des populations rendues folles? Seront-elles au rendez-vous?

    En France, le collapsus général du système approche et on ne voit aucune solution de reprise du pouvoir et de remise en ordre.

    Il y a tout lieu de penser que s’il s’installe, le chaos va durer avec un cortège de violences hallucinant.

    Martin Moisan

    https://ripostelaique.com

     

  • 600 médecins portent plainte

    contre Édouard Philippe et Agnès Buzyn

    Assez de mensonges et de non-dits! Notre système de santé est à bout de souffle. 75 000 lits supprimés en 17 ans. Budgets sabrés, équipements de protection inexistants, personnels déconsidérés.

    On en paie le prix aujourd’hui. Et nos médecins hurlent leur colère. Face au silence assourdissant du pouvoir, c’est par voie de justice qu’ils veulent être entendus.

    https://fr.statista.com

    Alors qu’à droite comme à gauche, les politiques se couchent et jouent la carte de l’apaisement et de l’union nationale dans la lutte contre le Covid-19, les soldats en blouse blanche, qui sont en première ligne et subissent de plein fouet  les conséquences tragiques de la grave pénurie de matériels de protection et de soins, ne l’entendent pas de cette oreille.

    Il y a bien eu défaillance de l’État, sous-estimation de la menace, légèreté et désinvolture criminelle des autorités, qui n’ont réellement réagi que le 12 mars, donc beaucoup trop tard, alors qu’elles connaissaient la gravité de la situation.

    https://www.lefigaro.fr/politique

    Macron, très agacé et touché dans son orgueil,  a beau railler "ceux qui avaient prévu la crise une fois qu’elle a eu lieu", il est bel et bien responsable du désastre annoncé, pour avoir nié le danger jusqu’au 12 mars, se contentant  jusque-là de nous rappeler les mesures de protection et d’hygiène individuelles, en clamant que 98 % des contaminés s’en sortent sans dommage.

    Pour un chef d’État qui se pose aujourd’hui en chef de guerre, un peu simpliste comme stratégie! Nous en sommes à 12 612 cas et 450 morts! Ce soir, nous aurons 100 victimes de plus.

    Mais il ne pourra pas s’exonérer éternellement de sa responsabilité. Après les médecins, ce sont les familles des victimes qui iront en justice. Trop de manquements ont tout aggravé.

    Ce sont donc 600 médecins qui portent plainte contre l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et le Premier ministre Édouard Philippe. Motif?  Ils sont accusés de " mensonge d’État " dans la gestion de la crise sanitaire qui s’abat sur le pays. Les trois médecins fondateurs du collectif C 19, ont donc saisi la Cour de justice de la République.

    https://www.lefigaro.fr

    La colère vient d’abord de la pénurie de masques, promis depuis deux  mois et qui n’arrivent jamais. Le personnel médical est mené en bateau depuis le début.

    Le 10 mars, Olivier Véran mentait à l’antenne, en affirmant qu’il n’y avait aucune pénurie de masques!

    https://www.francetvinfo.fr

    Il y a 10 ans, les stocks stratégiques représentaient 1 milliard de masques chirurgicaux et 600 millions de masques FFP2. En 2020, il ne restait que 117 millions de masques chirurgicaux et pas un seul masque FFP2. Où est passé le stock? Qui est responsable de ce scandale qui va entraîner des morts?

    Chaque personnel soignant doit  être doté de 5 masques par jour, qu’il faut changer régulièrement. Il en faut donc 5 millions par jour, uniquement pour les personnels de santé. Les usines françaises en fabriquent 6 millions par semaine.

    Malheureusement, non seulement les entreprises qui tournent à plein régime ne parviennent pas à satisfaire les besoins, mais des lots entiers de masques sont volés, au profit de réseaux mafieux. On attend les sanctions promises par Édouard Philippe…

    Et faute de pouvoir fournir les masques, le gouvernement a décrété qu’ils n’étaient en définitive pas utiles! Mais la France fournissait les clients étrangers!

    Médecins, policiers, chauffeurs de bus, caissières et autres personnels au contact des citoyens sont mis en danger par un pouvoir cynique, menteur, incompétent et irresponsable.

    Nicolas Dupont-Aignan résume l’ampleur du désastre. Les racailles crachent sur les policiers dépourvus de masque pour les faire reculer et ceux-ci n’ont pas le droit de réagir. Les LBD seraient plus utiles contre les hors-la-loi des cités que contre les Gilets jaunes!

    Ceux qui nous soignent sont mis en danger, ceux qui nous protègent sont mis en danger. Et que fait l’État? Il ment en affirmant que les masques sont inutiles!

    https://youtu.be/ko4y7F9LuX8

    "La colère des soignants était d’autant plus grande qu’ils ont découvert qu’une entreprise française produit des masques… mais pour le compte du ministère de la Santé britannique, qui a passé commande avant la France!", accuse encore l’avocat du collectif de praticiens.

    "Le détonateur de la plainte pénale déposée le 19 mars devant la Cour de justice de la République est l’interview d’Agnès Buzyn au journal Le Monde, parue le 17 mars dernier. " En substance, elle explique qu’elle savait tout et n’a rien fait".

    Pour l’avocat du collectif, "une enquête pénale est désormais indispensable pour connaître l’étendue de l’information que l’on a cachée aux Français et déterminer les responsabilités de chacun dans ce fiasco sanitaire. "

    Mais la question est de savoir ce que va devenir cette plainte. Elle peut être classée sans suite ou conduire à une enquête pénale.

    Alors que des milliers de citoyens vont  perdre la vie, y compris bon nombre de médecins et autres personnels de santé, la Commission des requêtes va-t-elle classer l’affaire et débouter les soldats en blouse blanche, qui font tout leur possible pour sauver des vies sans protection ni moyens suffisants? Ce serait le comble de l’ignominie, le summum de l’infamie.

    La plainte vise l’article 223-7 du Code pénal, selon lequel " quiconque s’abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ".

    Pour le collectif 19, il fallait agir dès le 30 janvier quand l’OMS a sonné le tocsin.

    Mais le 24 février, Agnès Buzyn déclarait que le virus avait peu de chances d’arriver en France. Le 25 février, Olivier Véran se réjouissait que plus aucun malade n’était traité en hôpital et le 7 mars, c’est Macron et Madame qui allaient au théâtre en toute inconscience, incitant les gens à sortir. Ce n’est que le 12 mars que l’exécutif a ouvert les yeux!

    Pour le collectif, il fallait aussitôt stocker des masques, des blouses, des lunettes, des gants. Il fallait acheter des tests en quantité massive pour procéder à des dépistages systématiques, comme l’ont fait les Sud-Coréens.

    On aurait pu détecter et isoler les porteurs sains mais contagieux, sachant qu’il y a un malade pour cinq porteurs sains.

    Il est clair qu’une enquête s’impose, après tant de mensonges et de décisions contradictoires. Refus d’interdire le match Turin-Lyon, refus de fermer les frontières, absence de contrôles aux aéroports, sans doute par manque de caméras thermiques et de thermomètres frontaux, car la France est totalement dépourvue de l’essentiel.

    Tous les budgets ont été massacrés pour financer les 120 à 130 milliards que coûte annuellement l’immigration de populations pauvres et sans diplômes pour la plupart, qui plombent nos comptes sociaux, avec une faible contribution au PIB.  C’est cela la vérité. Nous sommes ruinés par une politique immigrationniste démentielle.

    50 000 euros par an pour chacun des 50 000 mineurs isolés accueillis en 2019, mais pas de masques pour les personnels de santé! C’est cela la politique de Macron.

    Si les Français savaient la vérité, ils ne seraient pas 65 % à juger Macron convaincant dans son costume de chef de guerre!! Chaque Français dépense 3 à 4 fois plus pour l’immigration que pour la défense du pays! Chaque Gilet jaune donne 1 mois de salaire pour financer le coût de l’immigration.

    Un pays qui laisse crever ses SDF et loge les clandestins à l’hôtel ne peut pas s’en sortir. Il est destiné à rejoindre les pays du tiers-monde.

    Et quand on voit  le résultat du vivre-ensemble, où des policiers se font cracher dessus par les racailles de banlieue, en plein confinement, on mesure à leur juste valeur les bienfaits du mondialisme et du multiculturalisme.

    Macron nous mène au désastre absolu. À la fin de cette crise sanitaire sans précédent depuis l’épidémie de grippe espagnole de 1918, il s’agira de présenter la facture aux responsables et coupables du naufrage de la France.

    En quelques décennies, ils ont dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses, faisant de la deuxième puissance économique du monde en 1975, un pays totalement ruiné en 2020! C’est impardonnable.

    Jacques Guillemain

    https://ripostelaique.com

  • Dans les quartiers "émotifs"

    Lutte contre la contamination: la police reçoit l’ordre d’éviter certains "quartiers sensibles"

    La lutte contre le covid-19 est une épreuve pour les forces de l’ordre. En Seine-Saint-Denis (93), les verbalisations s’accumulent, mais la police a, selon nos sources, l’ordre d’éviter certains quartiers sensibles dans le département voisin des Hauts-de-Seine (92). Au risque d’y voir la contamination progresser?

    La hiérarchie policière peine-t-elle à définir une stratégie d’application pour contrer les contaminations dans les quartiers sensibles? Si les policiers ont reçu pour instruction de durcir le ton en Seine-Saint-Denis (93) et d’emmener en garde à vue les resquilleurs à la troisième verbalisation pour irrespect du confinement, les patrouilles ont, dans d’autres départements, explicitement reçu l’ordre d’éviter certaines zones.

    Des sources au sein de la police en région parisienne ont communiqué à Sputnik des instructions relatives au maintien de l’ordre dans les Hauts-de-Seine (92). Selon le document auquel nous avons eu accès, les policiers "éviteront les quartiers sensibles comme Pablo Picasso, Petit Nanterre, Zilina ou Vieux Pont". Ils ne devraient donc voir aucun contrôle policier… au risque d’y voir la contamination progresser.

     

    fr.sputniknews.com

     

     

     

  • Coronavirus: deux France face-à-face, on y est!

    Les mesures de confinement s’appliquent à toute la France. Or on constate que dans bien des zones, elles ne sont pas appliquées et les contrevenants pas sanctionnés. Quand on prend la peine de regarder, il s’agit des zones de non-France que nous dénonçons depuis toujours. Eh oui ! (Jean Messiha).

    "Quand tu regardes, tu t’aperçois bien qu’il y a 2 France… Ceux qui font des problèmes dans les magasins? Ceux qui résistent à la police qui leur demande de se confiner? C’est qui? Moi, je n’ai plus envie de vivre avec ces gens. La solidarité, c’est entre personnes raisonnables“, s’insurge également une dénommée Gwen sur Twitter.

    "Des territoires entiers livrés à l’immigration ont fait sécession afin de pouvoir être en France, tout en étant ailleurs… Seul un retour massif de l’État, avec son autorité, sa force et sa contrainte peut assurer l’unité et l’état de droit ", ajoute Le Conservateur.

    À Grigny (Essonne)

        Sachez que ces jeunes habitants de Grigny seront prioritaires à l’hôpital par rapport à nos grands-parents. Franchement, qu’apportent ces gens à notre communauté nationale? Ils n’ont de Français que leur carte d’identité. pic.twitter.com/PdiYxXyLz6

        — Renaud

  • Lettre d’une Italienne à ceux qui pensent que tout ceci n’est pas inquiétant

    Je vous ai dit la dernière fois, en citant un médecin qui suit l’évolution mondiale de l’épidémie depuis longtemps, que le coronavirus n’en était qu’à ses débuts en France et ferait énormément de victimes, faute d’une politique adaptée.

    Voici la lettre d’une Italienne qui confirme cela.

    "Je vous écris de Bergame, en Italie, au cœur de la crise du Coronavirus. Les médias américains n’ont pas rendu compte de la gravité de ce qui se passe ici.

    Je vous écris parce que chacun d’entre vous, aujourd’hui, pas seulement le gouvernement, le district scolaire ou le maire, chaque citoyen a la possibilité, aujourd’hui, de prendre des mesures qui empêcheront la situation italienne de devenir la réalité de son propre pays.

    La seule façon d’arrêter ce virus est de limiter la contagion. Et la seule façon de limiter la contagion est que des millions de personnes changent leur comportement aujourd’hui.

    Si vous êtes en Europe ou aux États-Unis, vous êtes à des semaines de la situation actuelle en Italie.

    Je peux vous entendre maintenant. "C’est juste une grippe. Elle n’affecte que les personnes âgées qui en ont besoin".

    Il y a deux raisons pour lesquelles le Coronavirus a mis l’Italie à genoux. Premièrement, la maladie est dévastatrice lorsque les gens tombent vraiment malades et qu’ils ont besoin de plusieurs semaines de soins intensifs, et deuxièmement, en raison de la rapidité et de l’efficacité avec lesquelles elle se propage.

    Lorsque le Premier ministre Conte a annoncé hier soir que le pays tout entier, soit 60 millions de personnes, serait fermé, la phrase qui m’a le plus frappée a été " il n’y a plus de temps ". Parce que pour être clair, ce verrouillage national est une prière. Ce qu’il veut dire, c’est que si les chiffres de la contagion ne commencent pas à baisser, le système, l’Italie toute entière va s’effondrer.

    Pourquoi? Aujourd’hui, les unités de soins intensifs en Lombardie sont à pleine capacité – et même plus que la capacité. Ils ont commencé à installer des unités de soins intensifs dans les couloirs. Si les chiffres ne diminuent pas, le taux de croissance de la contagion nous dit qu’il y aura des milliers de personnes qui, dans une semaine? deux semaines? auront besoin de soins.

    Que se passera-t-il quand il y aura 100, 1 000, 10 000 ou 100 000 personnes qui auront besoin de l’hôpital et qu’il ne restera que quelques places dans les unités de soins intensifs?

    Lundi, un médecin a écrit dans le journal qu’ils ont commencé à devoir décider qui vit et qui meurt lorsque les patients se présentent aux urgences, comme ce qui se fait en temps de guerre. Cela ne fera qu’empirer.

    (JM: en clair, Momo 40 ans, trafiquant de drogue, aura droit à l’appareil respiratoire et Jean-Pierre, 70 ans, retraité ayant cotisé toute sa vie, devra se passer d’appareil respiratoire car ses statistiques vitales ne sont pas terribles. Bah oui, on choisit celui qui a le plus de chance de survivre. Pas de bol, Jean-Pierre!)

        #Coronavirus A Bergame, les médecins se retrouvent " à devoir décider du sort d’êtres humains, à grande échelle ", témoigne le docteur Christian Salaroli. Il décrit " une médecine de guerre ", dont l’objectif est de " sauver la peau " du plus grand nombre. https://t.co/JfeyZLn2w2

     

        — Le Monde (@lemondefr) March 12, 2020

    Il y a un nombre limité de médecins, d’infirmières et de personnel médical et ils sont plus facilement contaminés par le virus. Ils travaillent aussi sans arrêt, sans relâche, depuis des jours et des jours. Que se passe-t-il lorsque les médecins, les infirmières et le personnel médical ne sont tout simplement pas en mesure de s’occuper des patients, lorsqu’ils ne sont pas là?

     

    Et enfin, pour ceux qui disent que cela n’arrive qu’aux personnes âgées, depuis hier, les hôpitaux signalent que des patients de plus en plus jeunes – 40, 45, 18 ans – viennent se faire soigner.

    Vous avez une chance de faire la différence et d’arrêter la propagation dans votre pays. Faites pression pour que tout le bureau travaille depuis la maison aujourd’hui, annulez les fêtes d’anniversaire et autres rassemblements, restez chez vous autant que possible. Si vous avez de la fièvre, n’importe quelle fièvre, restez chez vous.

    Faites pression pour que les écoles ferment, maintenant. Faites tout ce que vous pouvez pour arrêter la propagation, car elle se propage dans vos communautés – il y a une période d’incubation de deux semaines – et si vous faites ces choses maintenant, vous pourrez gagner du temps pour votre système médical.

    Et pour ceux qui disent qu’il n’est pas possible de fermer les écoles, et faire toutes ces autres choses, rappelez-vous que fermer l’Italie était impensable il y a seulement une semaine.

    Bientôt, vous n’aurez plus le choix, alors faites ce que vous pouvez maintenant. "

    Cristina Higgins

     

    Message diffusé par Coronavirus Info LIVE [12.03.20 02:33]

    À sauvegarder: ça pourra servir pour le procès de Macron.

    En Chine, l’épidémie est en voie de régression, suite à une quarantaine imposée à 750 millions de personnes et si l’on fait confiance au gouvernement chinois.

    En France, ce qui est sûr, c’est que l’épidémie ne fait que commencer (voir graphique ci-dessous).

    La France est la prochaine Italie.

    Tous les pays qui n’auront pas pris des mesures drastiques (fermeture des écoles, interdiction des rassemblements, fermeture des commerces autres qu’alimentaires et pharmaceutiques, quarantaine généralisée) parce qu’ils veulent protéger l’économie verront tout de même leur économie être sinistrée mais avec un nombre de morts bien plus importants que dans les autres pays et de manière bien plus grave puisqu’il faudra bien plus longtemps pour endiguer une épidémie qu’ils auront laissée se développer de manière incontrôlable.

    Sans les mesures de protection (fermeture des frontières, des écoles, des rassemblements, mise en quarantaine des clusters, l’épidémie progresse trop vite (voir courbe rouge) et dépasse de beaucoup les possibilités du système médical (ligne en pointillé) de traiter les 15-20 % de cas nécessitant une hospitalisation et les 5 % nécessitant des soins intensifs.

    Quand l’épidémie atteint trop vite un pic, le système de santé est saturé, il n’y a plus assez de lit, il n’y a plus assez d’appareil respiratoire et les personnels soignants (médecins, infirmiers) sont épuisés, commencent à tomber gravement malades du Coronavirus à force d’y être exposés et sont déjà au maximum de leurs possibilités.

    Si des mesures de protection avaient été mises en place suffisamment tôt en France, alors les cas de coronavirus auraient été suffisamment espacés dans le temps pour être tous traités par le système médical.

     

        Cette scène d’un homme qui agonise sur la voie publique se passe en Italie. Dans une semaine on aura la même chose en France. #COVID19 #20hmacron pic.twitter.com/FZyo6zynk7

     

        — Damien Rieu

  • DOSSIER: coronavirus, ce qu'il faut savoir

    La Covid-19 est un réel danger!"

    deux scientifiques font le point sur le coronavirus SARS-CoV-2

    "Nous sommes très préoccupés". Pour les médecins qui souhaiteraient avoir un panorama complet des connaissances sur le nouveau coronavirus, deux scientifiques proposent une revue exhaustive de la littérature. Laurent Lagrost est Directeur de recherche à̀ l’INSERM. Didier Payen est l'ancien chef du service d'anesthésie-réanimation de l’Hôpital Lariboisière à Paris.

    Après deux mois d’annonces, de révélations, d’étonnements et de réactions, nous y voyons un peu plus clair, grâce à la fulgurance de la réaction sanitaire, épidémiologique, scientifique, sociologique, politique et économique. La lecture attentive des données récentes, et maintenant disponibles, semble confirmer l’impérieuse nécessité de considérer la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), maladie infectieuse causée par le coronavirus SARS-CoV-2, avec beaucoup de sérieux et de pragmatisme. Ceci n’exclut pas, bien au contraire, de rester positif et optimiste grâce à la rigueur d’analyse des faits, en évitant la panique née de l’ignorance, de l’incohérence d’attitude ou de la course au sensationnel.

    Ainsi, les sources les plus sérieuses comme le relevé global des cas rapportés chaque jour par l’Université Johns Hopkins CSSE, les publications volontairement rapides en accès libre dans les prestigieux Lancet, Journal of American Medical Association et New England Journal of Medicine par des équipes chinoises en collaboration avec des auteurs extérieurs, nous éclairent et nous instruisent (1-3). Le SARS-CoV-2 qui nous touche (ou peut-être les SARS-CoV-2 comme il ressortira peut-être un jour des études rétrospectives) est un réel danger. Si les comparatifs en vogue mais nécessaires avec le SRAS, le MERS, Ebola ou autres épidémies H1N1 présentent un réel intérêt pour les experts épidémiologistes et cliniciens, leur présentation "à la découpe" dans les médias semble pouvoir produire aujourd’hui un effet contre-productif et erratique dans l’esprit du grand public, premier concerné. La transparence, si nécessaire pour tous, semble trouver des limites dictées parfois par des connotations affairistes et/ou politiques, arguant de la nécessité d’éviter la "panique".

    Celle- ci naît pourtant de l’ignorance ou pire du doute sur l’information donnée. Ainsi, s’il est reconnu aujourd’hui que la pandémie de grippe espagnole de 1918, due à une souche H1N1, a tué entre 50 et 100 millions d’individus, plus que la peste noire, bien peu de nos compatriotes la placeraient pourtant d’emblée devant la première guerre mondiale et la considèreraient tout aussi massacrante que la seconde. Et pourtant.

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