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Santé - Page 47

  • Oui à la gastronomie Française!

     

    Liste_abattoirs_2015.pdf

     

    Vous pouvez la télécharger ici et l’imprimer, elle comprend également les indications pour comprendre ce que signifient les chiffres présents sur les étiquettes de la viande sous cellophane vendue en supermarché.

    Naturellement les abattoirs pour les porcs ne figurent pas dans cette liste puisqu’ils ne peuvent être halal et sont donc abattus traditionnellement, après étourdissement, ni les volailles mais, à part les volailles tuées à la ferme, la plupart de celles élevées industriellement sont tuées selon le rite halal, sans étourdissement…

  • Foie gras: quand c'est moins cher, ça vient d'ailleurs!

    Le prix du foie gras augmentera de "40 centimes d'euros maximum par tranche" de 40 grammes par rapport au prix de 2015, a indiqué jeudi le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog). Le prix final dépendra des enseignes de distribution.

    Cette hausse de prix est "structurelle", a souligné le Cifog.

    "C'est le prix de la qualité sanitaire" car au-delà de l'épizootie et du vide sanitaire qui l'a suivi, estimé à 500 millions d'euros, "les mesures de biosécurité imposent des investissements dans les exploitations agricoles, comme la construction de nouveaux bâtiments", a déclaré le président du Cifog, Christophe Barrailh lors d'une conférence de presse.

    Une garantie de qualité

    "Cette filière est en train de repartir dans des conditions sanitaires complètement repensées, renouvelées, et on aura à la fin de l'année un foie gras d'excellente qualité. Aujourd'hui, le foie gras français correspond aux toutes nouvelles normes en matière de biosécurité. Il sera un peu plus cher, mais c'est une garantie de qualité", a déclaré le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll.

    Mais la France ne retrouvera pas dès 2017, son niveau de production de 2015, qui était alors de 19,2 tonnes.

    Idem sur la balance commerciale. Après un excédent de 56,3 millions d'euros en 2015 sur l'ensemble de la filière, les exportations françaises ont déjà chuté de 7,8 millions d'euros au premier semestre 2016 en raison de la crise sanitaire.

    Dans le même temps, les importations venant de Hongrie et de Bulgarie ont augmenté de 10,9 millions d'euros, selon les professionnels.

    "Aujourd'hui, les professionnels français se mobilisent donc massivement pour que les pays ayant fermé leurs frontières au foie gras français, notamment en Asie, les rouvrent dès que possible", assure le Cifog.

    Un vide sanitaire de 5 semaines

    Pour endiguer l'épizootie de grippe aviaire déclarée en novembre 2015, un vide sanitaire de cinq semaines avait été imposé au printemps dans les élevages de 18 départements du sud-ouest de la France.

    L'élevage de canetons n'a pu reprendre qu'à la mi-mai après une complète désinfection des élevages et la mise en place de nouvelles mesures de biosécurité.

    L'ensemble de la filière attend maintenant le feu vert de l'Office international des épizooties (OIE), indispensable pour les exportations hors Union Européenne.

    *Épizootie : une maladie qui frappe, dans une région plus ou moins vaste, une espèce animale ou un groupe d'espèces dans son ensemble

     

  • La viande de bœuf va augmenter: explications

    L’effet bœuf de Le Foll: sauver la filière bovine grâce au halal des migrants!

    La vache, quel le Foll celui là! Il va nous faire bouffer de la vache enragée…

    Vous allez payer plus cher votre steak de bœuf pour nourrir gratuitement en halal des migrants.

    Voici comment: Trois ministres européens ont décidé d’utiliser l’humanitaire pour désengorger le marché de la viande et du lait et ainsi de faire remonter les cours pour sauver l’agriculture. L’idée est de fournir gratuitement en viande les pays d’accueil de migrants ainsi que les pays d’origine du départ de ces migrants(*). Bravo, l’idée est généreuse, elle séduit même.

    Oui mais si vous nourrissez des rats, faudra s’attendre à une infestation de rats, c’est un véritable appel d’air à l’immigration qui risque d’être mis en place par un allemand Schmidt, un polonais Jurgiel et … un français, puisqu’il faut toujours un socialiste français dans une immense connerie monumentale, le bien nommé Le Foll.

    Tout le monde sait que la filière bovine connait des difficultés, les éleveurs ne vendent pas assez cher lait et bestiaux pour avoir un revenu correct. Pour beaucoup ce revenu est de moitié le salaire minimum ceci pour 50-60 heures / semaine et avec un maximum 10 jours de vacances. Intermédiaires entre la grande distribution et le producteur, des grandes sociétés comme Lactalis achètent à vil prix pour vendre chèrement.

    Elles ont le quasi monopôle de la production des produits laitiers (lait, fromages et crèmes fraîches ou sucrées). En final vous avez le distributeur qui se fait une marge plus que correcte mesurable au nombre de Mercedes garées sur les places réservées de la direction d’un simple magasin de bourg. Le producteur de base vend pratiquement à perte et roule, lui, en Clio d’occasion.

    Revenons au principe humanitaire de notre cher ministre qui porte le nom d’une maladie bovine. On sait que nos amis migrants, 100% clandestins et 100% remboursés par la Sécu consomment de la viande certifiée halal sinon la réaction est brutale: Il vous jette le plat (gratuit) à la figure. En plus il faut que ce soit au goût de leur terroir, c’est à dire plutôt bien épicé sinon là aussi le bénévole prend le plat dans la gueule (Il faut être profondément idiot pour aider ces primitifs).

    Donc et par conséquent tous les excédents de la filière bovine devront passer par un abattoir rituel. Il y a là un premier problème. Et même un double problème. Comment des ministres de l’Agriculture osent proposer une solution qui n’est pas légale. L’abattage rituel, c’est à dire sans étourdissement, est interdit sauf dérogation. Le fait de réaliser une filière étatique qui donne doit à une absence de dérogation pour être le régime général est une déculottée devant l’envahisseur musulman.

    L’autre problème est le financement de l’Etat à cet abattage rituel. En principe l’état ne finance pas le culte, sauf pour deux régions depuis le concordat, les curés ou les rabbins ne sont pas salariés de l’état. Au travers des abattoirs rituels le client final va payer pour constituer le salaire d’un vérificateur musulman. Il y a donc financement d’un culte au travers d’une décision d’un ministre. Déjà, et j’en ai parlé sur ce site, que nous avons un système de notation de viande sous forme d’étoiles sans savoir de quel morceau il s’agit, nous aurons désormais systématiquement du bœuf halal ce à quoi je ne peux me résoudre.

    Parce que je suis têtu et irréductible et inventif aussi, gourmand également, j’ai repris des recettes comme de la blanquette de veau et j’ai remplacé le veau par des morceaux de rôti de porc. Impeccable. Idem pour le bœuf bourguignon mais je suggère plutôt du sanglier à la place du porc. Il est dommage de devoir modifier nos recettes ancestrales pour se battre contre un ennemi de l’intérieur.

    Non pas Bœuf bourguignon mais sanglier bourguignon.

    Alors Monsieur Le Foll, rangez vos idées du même nom au placard et mettez-vous y même, jetez la clef dans un caniveau, là où cette idée idiote n’aurait jamais dû sortir et arrêtez de vendre la France clef en main à l’envahisseur musulman.

    Philippe Legrand

     

    http://ripostelaique.com/leffet-boeuf-de-le-foll-sauver-la-filiere-bovine-grace-au-halal-des-migrants.html

     

  • DANGER SUR NOTRE GASTRONOMIE: AUX ARMES CITOYENS!

    Les magouilles de Valls et des socialistes pour faire adopter de force le CETA

    http://ripostelaique.com/les-magouilles-de-valls-et-des-socialistes-pour-faire-adopter-de-force-le-ceta.html

    Des manifestations d’opposants au TAFTA (pour les Etats-Unis) et à son équivalent canadien, le CETA, ont eu lieu ce samedi dans toute la France, après le vote vendredi en Belgique de la proposition de "résolution européenne pour que la France s’oppose à toute application provisoire de l’Accord économique et commercial global avec le Canada".

    Les gouvernements flamand et bruxellois ont voté favorablement pour la mainmise de la grande finance mondialiste tandis que les Wallons s’y sont opposés, ce qui aura pour conséquence de bloquer le processus, l’unanimité des pays membres de l’UE étant nécessaire. La justification du refus des courageux Wallons est imparable: " pourquoi des années de discussion dans le secret si le contenu est bon pour les PME, les agriculteurs, les services publics? Si c’était le cas, les discussions se feraient dans la transparence ". On ne saurait mieux dire.

    Une pétition circule depuis quelques mois contre ces deux traités jumeaux, afin de dénoncer leur visée prédatrice, avec entre autres " l’instauration de droits exceptionnels au bénéfice des entreprises étrangères, ou encore l’intrusion des lobbies industriels dans la préparation des lois (qui) menacent la capacité des pouvoirs publics à décider de politiques au service de l’intérêt général ".

    Le secrétaire d’Etat au commerce français, Matthias Fekl, avait présenté le CETA comme un "anti Tafta". Or, dans les faits, les multinationales américaines de ce dernier possèdent nombre de filiales au Canada géniteur de ce TAFTA bis. Les EU sont donc certains de remporter la mise dans les deux cas.

    Ah, le beau tour de passe-passe que voilà!

    Ces multinationales aux visées hégémoniques, dont le but est d’écraser les peuples européens en faisant de juteux bénéfices sur leur dos par l’instauration de tribunaux arbitraux privés supérieurs aux droits des Etats, auraient donc toute latitude pour attaquer les réglementations nationales de chaque pays membre dès lors qu’elles les estimeraient défavorables à leurs petites affaires. Les plumés, comptez-vous!

    Désireux de défendre plutôt les lobbies américains que le peuple français, Manuel Valls s’est envolé cette semaine pour Ottawa afin d’assurer l’islamophile Justin Trudeau de son soutien et de sa volonté de tenter de convaincre les instances wallonnes de revenir sur leur veto d’ici le vote du 27 octobre lors du sommet Canada-UE à Bruxelles. On jugera de l’hypocrisie, de l’absence totale de respect des règles démocratiques de Valls qui se permet de faire de l’ingérence dans les affaires belges, et de sa déloyauté envers le peuple français dont il est censé défendre les intérêts.

    A l’en croire, le TAFTA c’était mal, mais son pendant canadien ce serait vachement cool et bénéfique.

    En France, c’est le 5 octobre que la proposition contestant la mise en œuvre provisoire du traité réclamée par Matthias Fekl a été examinée puis passée au vote par 18 membres seulement sur 48 décisionnaires du sort de 500 millions d’Européens, ceux favorables à cette application provisoire estimant qu’on pouvait faire confiance au Parlement Européen.

    Sur les réseaux sociaux circule une vidéo faite par la perspicace comédienne Nicole Ferroni qui, avec humour, soulève un lièvre montrant le caractère pas très catholique du vote de la commission.

     

     Valls-et-Trudeau.png

     

     

     

    Déjà, à la seule lecture du compte-rendu, on ne peut que constater l’absence de précision quant au résultat du vote qui n’aura duré que quelques secondes. Heureusement, la vidéo est accessible pour le découvrir.

    La proposition de résolution a été rejetée par 12 voix contre (donc 12 voix favorables à l’application du CETA avant son vote définitif), 4 pour, et 2 abstentions, les autres membres n’ayant pas souhaité y prendre part.

    On peut, durant les débats, entendre M. Gilles Savary se plaindre de la "régression populiste". Manifestement favorable aux Américains, celui-ci considère le Brexit comme un mouvement "d’humeur" dangereux pour l’UE. On appréciera.

    Mais là où la chose devient très intéressante, c’est que pour s’assurer du rejet de cette résolution, toujours très démocratiquement, le groupe socialiste a opéré un changement d’électeurs le matin même! Pas bête.

    En effet, celui-ci a fait démissionner 5 députés PS pour les remplacer par 5 autres, lesquels ont aussitôt démissionné à leur tour dans la même journée pour rendre leur place aux premiers.

     

    Liste-remplaces-commission-CETA.png

     

     

     

     

    La pratique est légale mais, dans un tel contexte, plutôt discutable.

    En comparant cette carte des démocraties dans le monde avec la méthode visant à imposer le CETA, la France devrait être en vert, comme la Libye ou la Chine.

    En comparant cette carte des démocraties dans le monde avec la méthode visant à imposer le CETA, la France devrait être en vert, comme la Libye ou la Chine.

    Sur le site Bilaterals on peut apprendre que l’assistant de l’une des démissionnaires a justifié que " c’était une façon d’assurer la majorité nécessaire au rejet de la résolution, conforme à la position du groupe PS ".

    Mieux encore, parmi ces propulsés d’un jour, l’un des signataires d’un courrier, signé par 77 des 288 députés socialistes, dans lequel était demandé à François Hollande de s’opposer à cette application provisoire, a soudainement fait volte-face en votant contre!

    Enfin, cerise sur le gâteau, parmi les 12 députés ayant voté contre, se trouvait Régine Povéda, laquelle n’est autre que la suppléante à l’Assemblée Nationale de… Matthias Fekl, le promoteur de l’application du CETA!

    Comme quoi, la démocratie en république bananière française, c’est quand même drôlement bien foutu, dites donc.

    Caroline Alamachère

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4277083_57f5117f37091.commission-des-affaires-europeennes–opposition-a-toute-application-provisoire-de-l-accord-economiq-5-octobre-2016

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/europe/c-rendus/c0308.asp

    http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/rapport_ics_-_systeme_juridictionnel_des_investissements_ceta.pdf

    http://www.bilaterals.org/?demissionner-pour-mieux-voter-l&lang=en

    https://www.nosdeputes.fr/regine-poveda

    actualité, politique, société, santé

  • Il y longtemps que nous n'avons plus la première place de la meilleure médecine au monde!

    L’histoire de Laura, greffée des mains aux Etats-Unis faute d’accord administratif en France

    Quelques explications officielles s’imposent.  Telle qu’elle vient d’être rapportée par Le Figaro (Anne Jouan), l’histoire est un concentré de prouesses chirurgicales, d’absurdités administratives, d’incompréhensions. Résumons-là.

    Nous sommes en 2007. Laura a 19 ans. Un choc septique fait quelle doit, à l’hôpital Cochin, être amputée des deux avant-bras (sous les coudes et des deux jambes (sous les genoux). Equipée de prothèses, elle reprend ses études à l’école hôtelière de Lausanne et créée start-up. En 2009 elle rencontre le Pr Laurent Lantiéri, chirurgien à la forte personnalité, connu pour ses compétences dans le champ des greffes de membres et de faces.  C’est le début d’un parcours administratifs.

    En 2013, le Pr Lantiéri obtient l’autorisation de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France pour réaliser une intervention chez Laura – intervention qui entre dans le cadre d’un programme de recherche. Laura est alors inscrite sur une liste d’attente, en attente d’une donneuse et de greffons.  Elle fait aussi la connaissance de Priscilla, elle aussi amputée des quatre membres à la suite d’un avortement " qui s’est mal terminé" ("aux urgences de la maternité du CHU de Bordeaux contre lequel elle est aujourd’hui en procès").

    Retirées de la liste d’attente

    "En janvier dernier, elles reçoivent un courrier de l’Agence de Biomédecine, elles ont été retirées de la liste d’attente, rapporte Le Figaro. Elles ne pourront donc pas être greffées en France.  Leur chirurgien a une idée: et si l’intervention se faisait à l’étranger? En novembre 2014, Laura et Priscilla partent à Philadelphie rencontrer le Pr Scott Levin, le chirurgien qui a réalisé, l’an dernier, une greffe des deux mains de Zion, un petit garçon de 8  ans, handicapé lui aussi, à cause d’une septicémie“.

    Les Prs Levin et Lantiéri sont en contact. Le 25 juin Laura est inscrite sur la liste d’attente américaine. " Le chirurgien français joint alors sa patiente, en vacances en Corse. Il lui dit de prendre l’avion pour Paris, qu’il va la retrouver là-bas et qu’ils partiront ensemble pour Philadelphie. Laura passe la douane américaine en chaise roulante, avec sa lettre de transplantation, lit-on dans Le Figaro.  Dans la nuit du 22 au 23 août, elle est opérée (…) Par un hasard du calendrier, mais comme un pied de nez à la France où elle a été amputée, elle retrouve deux mains neuf ans jour pour jour après les avoir perdues.

    Au bout du monde

    Aujourd’hui, jointe aux États-Unis par téléphone, elle explique, toujours au Figaro,  pourquoi elle avait choisi le Pr Lantiéri  et non l’autre équipe française spécialisée ce type d’intervention, à Lyon.

    "Je n’ai pas voulu y aller, car c’était trop loin de chez moi. Et j’ai dû me rendre à Philadelphie, au bout du monde, le comble ! Alors qu’en France, nous avons tous les moyens médicaux pour réaliser ce genre de greffe. C’est navrant, affolant, révoltant ". [Et de raconter comment, l’hiver dernier, elle a reçu un courrier de l’Agence de Biomédecine lui indiquant qu’elle n’était "provisoirement " plus sur la liste d’attente]. "Pour moi, c’était le projet d’une vie et ils n’ont même pas pris la peine de m’appeler ou de me convoquer. Ils n’en ont rien à faire des gens comme moi".

    Attente d’explications

    Laura avait demandé à la Sécurité sociale française la prise en charge de l’intervention réalisée aux États-Unis. Réponse : impossible pour un acte qui peut être réalisé en France. Laura envoie régulièrement des photos à Priscilla et lui fait admirer le résultat de l’intervention dont elle a pu bénéficier loin de Lyon et Paris. Priscilla " dort près de son téléphone, espérant un appel des États-Unis". "Le chirurgien m’a dit que je serai greffée  avant Noël. C’est quand même une honte: être massacrée dans un hôpital français et devoir partir aux États-Unis pour se reconstruire“.

    Des explications officielles s’imposent, tant de la part de l’Agence de la Biomédecine que de l’assurance maladie. Le plus tôt sera sans doute le mieux.

     

  • Si votre santé vous intéresse.....

    Un déficit en vitamine D conduit à un risque de décès plus élevé selon une étude danoise qui fait appel à des marqueurs génétiques.

    Une nouvelle étude conduite à l'Université de Copenhague (Danemark) montre que le manque de vitamine D dans le sang conduit à un risque de mortalité accru.

    Des études récentes ont trouvé que de faibles niveaux de cette vitamine importante sont associés à un risque augmenté de certaines maladies, sans qu’on puisse prouver que c’est bien la vitamine D qui explique cette surmortalité. Cette nouvelle étude suggère pour la première fois qu’il y a bien un lien de cause à effet entre des taux bas de vitamine D et la mortalité.

    "Dans des études antérieures, une relation statistique étroite a été établie entre les niveaux de vitamine D faibles et des taux de mortalité plus élevés. Cependant, la carence en vitamine D peut être le marqueur d’un mode de vie déséquilibré et d’une mauvaise santé en général ce qui fait qu’on n’est pas sûr que la vitamine D explique réellement les résultats observés. Cela a conduit à mettre sur pied notre étude, qui est fondée sur un examen génétique des participants - les gènes n’ont rien à voir avec le mode de vie ", dit Børge Nordestgaard, professeur de clinique à la Faculté des sciences médicales de la santé et de l'Université de Copenhague, et médecin-chef à l’Hôpital Universitaire de Copenhague.

    L'étude a inclus 95766 Danois suivis pendant des périodes allant de 5,8 années à 19,1 années. Elle est publiée dans le British Medical Journal. Dans cette étude, les chercheurs ont identifié les individus ayant des variants génétiques qui affectent le taux de vitamine D (DHCR7 et CYP2R1), et les taux de vitamine D sanguins ont été mesurés sur 35334 participants. A la fin de la période de suivi, en 2013, 10349 personnes étaient décédées.

    Dans cette étude, les chercheurs considèrent un taux bas de vitamine D lorsqu’il est inférieur de 20 nmol/L (8 ng/mL) à la normale. Au Danemark, on conseille d’avoir un taux de vitamine D de 50 nmol/L (20 ng/mL).

    Résultats : chaque augmentation du score génétique DHCR7/CYP2R1 était associé à une baisse de 1,9 nmol/L de la vitamine D plasmatique et une augmentation de la mortalité par cancer et toutes causes, mais pas de la mortalité cardiovasculaire. D’une manière générale, une baisse d’origine génétique de 20 nmol/L de la vitamine D plasmatique se traduisait par une augmentation de 30% de la mortalité toutes causes, et de plus de 40% de la mortalité par cancers.

    La vitamine D est synthétisée par exposition au rayonnement UVB du soleil, mais cette synthèse n'est efficace qu'entre avril et octobre dans l'hémisphère nord. L'alimentation ne suffit pas à compenser les déficits en hiver, qui sont très courants dans les pays européens.